lundi 14 avril 2008
Babacar NDIAYE, Coordonnateur du PSICD, à propos du second appel à projets
« Le deuxième Appel à propositions est lancé depuis le 03 Avril 2008 »
Démarré officiellement au Bénin depuis mars 2006, le programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées (PSICD) reste un outil de développement du secteur culturel, issu de la coopération entre le Bénin et l’Union Européenne. Il est financé par le 9è Fonds Européen de Développement. Cette année, ce programme exécute son deuxième devis programme, avec à la clé le lancement du deuxième Appel à propositions, une opération dont la finalité est le financement des projets soumis par les acteurs culturels béninois. Dans cet entretien, le Sénégalais Babacar NDIAYE, coordonnateur du Psicd, explique tous les détails cette activité et les autres axes d’intervention de son Programme. Interview !
Votre programme a lancé son deuxième Appel à projet au cours d’une conférence de presse il y a quelques jours. Que peut-on retenir de cette activité pour laquelle vous demander l’adhésion des acteurs culturels Béninois ?
L’appel à projet que nous avions lancé le 03 Avril 2008 dernier à la salle de conférence du Chant d’oiseau, est une activité très importante du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées. Elle consiste simplement à demander aux acteurs culturels de soumettre leurs projets pour bénéficier de subventions dans un délais qui court jusqu’au 3 juin 2008 prochain à 16 heures. Cette activité constitue le deuxième axe d’intervention du programme après le renforcement de capacité des acteurs. Pour ce deuxième appel à projets du programme, il faut retenir que nous avons introduit un second guichet pour accroître la chance du plus grand nombre au financement. Ce guichet s’adresse aux projets à budget réduits dont la taille de subvention est comprise entre 2 et 5 millions de francs Cfa. Tandis que le premier guichet concerne les projets plus grands dont la taille de subvention oscillent entre 15 et 30 millions de francs Cfa.
Pouvez vous nous expliquer davantage le contenu du programme que vous dirigez et qui est baptisé « Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées » au Bénin?
Comme vous le savez, l’accord de partenariat entre les Etats ACP et l’Union Européenne inscrit le secteur culturel comme un des domaines d’appui au développement social et humain. C’est dans ce cadre que le Gouvernement béninois, à l’instar d’autres pays de la sous région, a décidé la mise en place d’un Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées (PSICD) dans le cadre de la coopération avec l’Union Européenne. La Convention de financement signée le 10 août 2005 entre le Bénin et la Commission Européenne, prévoit une enveloppe financière de deux millions neuf cent quarante mille (2.940.000) euros sur le 9ème Fonds Européen de Développement (FED) destinée à appuyer le développement du secteur culturel pour une durée de 3 ans. Le Psicd est placé sous la tutelle du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme qui assure la présidence du Comité de Pilotage Dans son ensemble, le programme vise à renforcer le dynamisme et la professionnalisation des acteurs culturels non étatiques béninois. Il prend en compte toutes les filières culturelles et s’intéresse aux questions de développement local. Sa mission est de promouvoir aussi les identités et la créativité artistique, d’élargir l’accès des populations aux produits culturels et d’encourager le dialogue entre les différentes cultures. Dans cette optique, il contribue à l’émergence et au renforcement durable des acteurs non étatiques en même temps qu’il soutient la structuration et l’organisation du secteur culturel béninois.
Nous avons démarré les activités le 27 mars 2006 et avons déjà bouclé le premier devis programme. Actuellement, nous sommes à plein régime dans la phase de croisière. Le premier devis programme, nous a permis, après un état des lieux et l’identification des besoins du secteur culturel béninois, de travailler essentiellement en 2007 sur deux axes à savoir le renforcement des capacités par la formation de 150 acteurs culturels et l’appui financier à onze projets culturels répartis sur toute l’étendue du territoire national. Pour cette année, nous nous efforçons à maintenir cette dynamique de structuration du secteur et de professionnalisation des acteurs.
Quels sont les types de projets que vous accompagnez ?
Nous soutenons des projets culturels portés par des acteurs culturels béninois. Comme je le disais tantôt, nous avions subventionné onze projets suite au premier appel à propositions pour un volume de financement de 300 millions de francs cfa. Il s’agissait de projets structurants à grand impact sur le secteur culturel béninois. Ces projets ont obtenu des subventions variant entre 20 millions et 30 millions. C’est vous dire que notre vision est d’éviter le saupoudrage pour aboutir à des résultats probants, capables d’impulser un développement réel du secteur culturel au Bénin. Les termes de référence de ce premier appel se sont intéressés aux domaines culturels tels que le cinéma et l’audiovisuel, les arts vivants, le livre et l’écrit sans oublier l’animation des espaces culturels et le patrimoine. Ces projets financés sont en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire.
Quelle est la procédure pour bénéficier des subventions du programme ?
Pour le financement des initiatives culturelles, l’appel à propositions est le principe retenu. Il consiste à lancer un processus permettant aux demandeurs de soumettre au PSICD des projets culturels susceptibles de bénéficier de subvention suivant des conditions contenues dans un document appelé « lignes directrices ». Selon nos méthodes d’intervention, le demandeur n’est pas une personne physique, mais plutôt une personne morale de type association culturelle, Ong ou agence dont les projets sont à but non lucratif. Une fois les projets soumis, le programme commet des assesseurs nationaux ou non Béninois qui évaluent les propositions selon des critères préalablement vulgarisés. Ce travail est enfin validé par un comité d’évaluation présidé par le Ministre de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme et composé des représentants de la Délégation de la Commission Européenne, du Ministère de l’Economie et des Finances et des acteurs culturels non étatiques. Après cela et avant la signature d’accords de partenariat avec les bénéficiaires, des séances d’information et de formation sur les procédures et règles de gestion de subvention du Fonds Européen de Développement (FED) sont organisées à l’endroit des bénéficiaires. Le programme a aussi un rôle d’accompagnement, de suivi technique et financier des porteurs de projets dès le démarrage de la mise en œuvre de leurs initiatives. Je voudrais préciser que tout le processus d’évaluation, de sélection et d’octroi des subventions repose sur des principes clairs comme la transparence, la mise en concurrence et l’égalité des chances.
Que répondez-vous à ceux qui se plaignent de ce que vos procédures sont trop lourdes ?
D’abord, je voudrais faire comprendre, qu’il s’agit d’une subvention, à travers des fonds publics, non remboursables, mis à la disposition des acteurs culturels béninois porteurs d’initiatives qui ont des objectifs de développement clairement identifiés et ciblés. A ce titre, il nous parait indispensable de définir un minimum de critères, de règles et de méthodes aptes à garantir non seulement les principes de transparence, de libre concurrence que je viens d’évoquer, mais aussi, à vérifier la pertinence de l’action, les résultats escomptés, les activités prévues, les coûts etc. Il est vrai que cela requiert des notions basiques, des capacités en gestion ou en planification de projets mais encore une fois, il y a nécessairement lieu de créer des synergies entres acteurs de diverses compétences ou des partenariats pour augmenter les capacités opérationnelles et multiplier les chances d’accès au financement. La gestion des affaires culturelles est aussi une spécialisation. Ceci dit, les règles et conditions applicables à la gestion des subventions sont préalablement définies par le bailleur. A ce propos, il convient de signaler que des efforts importants ont été faits pour alléger et adapter certaines dispositions des procédures à la réalité du champ culturel et au contexte du secteur au Bénin. Dès lors, il revient aux demandeurs de se conformer aux règles pour pouvoir bénéficier des appuis du programme. Néanmoins, nous avons démarré depuis l’année dernière un vaste programme de renforcement de capacité des acteurs culturels pour leur permettre d’acquérir des outils ainsi qu’un savoir faire dans des domaines précis dont la gestion de projets.
Par ailleurs, en dehors des séances prévues annuellement, la structure opérationnelle que je dirige a toujours été disponible pour assurer un encadrement et un appui techniques à tous les acteurs et opérateurs qui se sont adressés a elle.
Nous espérons que tous ces efforts conjugués contribueront à mieux outiller les acteurs de façon à leur permettre de profiter davantage des opportunités de financement disponibles au PSICD et au sein d’autres organismes.
Propos recueillis par Sessi T.
jeudi 10 avril 2008
Spectacle déambulatoire « Awobobo Zinkpè »
La troisième journée de la neuvième édition du Festival International de théâtre du Bénin (fitheb) a connu son côté
festif et populaire à travers le spectacle déambulatoire « awobobo Zinkpè ». Quatre géantes pièces ont su crée l’inédit à travers la ville de Cotonou. C’est une initiative du plasticien Dominique Zinkpè. Liesse populaire et découverte.
Sessi T.
« Awobobo Zinkpè » en langue populaire fon. « Epoustouflant » en français ! Un concept nouveau, une nouvelle approche de l’installation chez le plasticien Zinkpè. Il a su l’imposer dans le cadre de la neuvième édition du Fitheb. Curiosité. Attraction. Commentaires. Emerveillement ! Le public de Cotonou et les festivaliers sont restés éberlués à la vue de cette grosse artillerie artistique du célèbre plasticien Béninois Dominique Zinkpè. Quatre pièces de curiosité, qui retracent le quotidien du béninois et symbolisent les moyens de transport les plus utilisés dans ce pays. Une forme de théâtre dans la rue pour ce fitheb, prévu du 22 au 30 mars 2008.
Une vespa « cargo » monstre de cinq mètre de long, surmonté d’un triangle et une tête d’homme sculptée, la gueule largement ouverte. Une limousine taxi brousse à deux têtes, long de huit mètres, (en réalité, deux voitures Renault 4 soudées en tête à queue) surchargée de bagages et de cages à volailles et à bord des passagers sculptés. Le zémidjan monstre aussi ! Il remorque une cliente mastodonte, qui porte de bagages énormes sur la tête. Et enfin une pirogue mouvant sur terre ferme avec des sculptures mobiles mécanisées. Le personnage principal de cette pirogue a un gong en main pour annoncer la venue du fitheb au public. C’est l’inédit au fitheb ! Le spectacle déambulatoire a investi le cœur de la ville de Cotonou à travers un itinéraire précis avec une scénographie adaptée. Parti du siège du fitheb, il a atterri au village du festival à la place du souvenir en passant par l’étoile rouge, Cadjèhoun, et l’église Bon pasteur. La foule n’a cessé de s’enfler à chaque étape. Découverte d’une folie ingénieuse.
Admiratrice, cette foule s’interroge toujours. Le spectacle est unique. Des sculptures de la barque motorisée qui font des mouvements à l’image de l’homme, dénotent d’une ingéniosité monstre. « C’est de la création. Chacun crée dans son univers » s’exclame un admirateur. A un autre de s’émerveiller : « On n’aura tout vu chez les artistes ». Ce spectacle n’a laissé personne indifférent. Cela interpelle, amuse ou fait réfléchit. Des murmures aux réflexions chacun y va de son imagination et de sa sensibilité pour s’approprier à la fois le spectacle et les installations de Zinkpè.
Il s’agit d’une perfection dans l’art du plasticien ! On l’a connu avec les installations « taxis Zinkpè » et ses déclinaisons. Ces pièces avaient fait le tour de l’Afrique et du monde. Cette année-ci l’artiste montre une sorte d’exagération dans les formes et les couleurs. Il a introduit dans sa création de la mécanique avec des matériaux spécifiques. Il a fait l’option de mouvoir ses créatures et de les habiller avec des canettes vides de coca cola récupérées et taillées.
Même si les mouvements mécaniques ne sont pas totalement à la perfection pour exprimer le désir de l’artiste, le spectacle a eu le mérite de faire voir et de faire bouger une foule pour les drainer aux activités du fitheb. Ingéniosité et élévation se donnent ici la main pour accorder à cette œuvre de Zinkpè une certaine noblesse. Mais jusqu’où l’artiste va-t-il continuer de nous étonner ? Seules les années à venir nous le diront.
jeudi 6 mars 2008
Angélique avec son Grammy Awards sur la tête
Chers lecteurs
Nous vous donnons l'opportunité de voir, de contempler la diva de la musique béninoise, Angélique Kidjo, savourant sa consécration à la 50è édition de la soirée de récompense des talents de la musique aux Etats Unis. Plusieurs fois nominée, Angélique Kidjo a décroché enfin le 10 février 2008 dernier son premier Grammy dans la catégorie du meilleur album de musique du monde contemporain à la 50ème cérémonie annuelle des prix Grammy avec son opus "Djin Djin". Cela se passait le 10 février dernier au Staples Center de Los Angeles, aux Etats-Unis. Comme quoi le succès vient toujours au bout des efforts et sacrifices. Courage et félicitations Angélique!
Sessi T.
Heureuse et fière de sa consécration, Angélique porte son trophée sur la tête comme les jeunes filles béninoises revenant de la fontaine la bassine remplie d'eau sur le coussinet et jouant à l'équilibrisme. Le Bénin est fier de TOI ANGELIQUE!
mercredi 5 mars 2008
Premier album de Manuella
Du zouk langoureux pour dire tout l’amour de son être
Manuella. C’est le vocable sous lequel, la nouvelle « zoukeuse de charme » permettra au public béninois de goûter
les belles et langoureuses mélodies de son premier album musical baptisé « Tout mon amour ».
Sessi T.
Douce et envoûtante. Elle ensorcelle par la voix et la mélodie, qui accompagnent ses chansons, rythmées en style zouklove et kompa. Un pur produit de la culture antillaise, savamment orchestré pour chanter tout l’amour de son être. Difficile de coller ce premier album de Manuella à une production béninoise. Un format à la Jocelyne Labil ou Tanya St Val. Cela tranche ! Pas d’afro zouk. Non, elle s’est évertuée à prendre son plaisir dans le zouk « made in Les Antilles ». Dans un cocktail de Créole et du français, l’album « Tout mon amour » de Manuella reste une expression de tendresse dans un style langoureux. Une belle romance, en somme, qui vous emporte dans l’ambiance des plages ensoleillées et bordées de cocotiers des îles caribéennes. Morceaux choisis à la piste 2 de l’album: « Tu sais que je t’aime, oui c’est vrai que tu ne sais pas, j’ai besoin de toi et que tu es dans ma peau, oui tu es ma raison de vire et que j’ai besoin de toi. Tu me demandes ce que je ne peux pas te donner, tu ne sais pas. Tu es mon coq à moi, ma raison de vivre. Mwen léou ayaya yayi mwen tou seul doudou ». Une vraie déclaration d’amour d’un cœur plein de tendresse, de bonté et de bonheur.
C’est la façon pour Emmanuelle de Souza, fille de la chanteuse Béninoise « Vivi l’Internationale », de mettre pied dans l’arène musicale et affirmer une identité. Elle contraste, tant par le choix du zouk comme style musical que par la voix avec la musique de variété pratiquée par sa mère et sa sœur cadette Marlène Zinsou. Par le zouk, Manuella tente d’honorer la mémoire des Noirs déportés par la traite des esclaves. Elle affirme d’ailleurs que « le Zouk n’est pas une musique étrangère ». Pour la dame au cœur tendre, « c’est une musique des peuples noires d’Afrique, une musique de revendication et d’appartenance historique et idéologique, aux valeurs ancestrales qui caractérisent la race noire». Une raison, pour elle de plaider pour la cause des femmes noires, qui souffrent sur le continent. Dans sa chanson « Mamail africa », la première de l’album, elle se fait l’avocat des femmes et réclame un changement de leur condition de vie. Un peu loin, Manuella dénonce à la fois en fon et en mina, langues parlées au Bénin et au Togo, le pouvoir immense de l’argent, qui a déshumanisé le monde. Le manque d’argent, s’indigne-t-elle, devient source de misère, de divorce, de discorde dans les familles. Elle exprime avec tendresse des sentiments de bonheur et de douleur, de joie et de tristesse, qui en soi doit faire prendre conscience pour l’amélioration des conditions de vie des peuples. En optant pour le zouk, Manuella, rejoint ainsi, le collège des zoukeurs Béninois comme Martin Hod, Richard Flash, Francis Edia et Hervé Kossi. Cette production, riche de sept titres, qui selon la chanteuse, a déjà envahit le milieu black de Paris, sera à la portée du public béninois à partir du dimanche 9 mars 2008 prochain.
D’une grande taille portée par une peau claire, Emmanuelle de Souza a fait dos aux côtes béninoises pour s’installer sur les rives de la Seine depuis son adolescence. Une fois à Lyon, sa ville de résidence, elle a développé son talent latent de chanteuse avec des formations musicales comme «Kamalogo», «Kango Kango» et les «Trois magies des Antilles» avec laquelle elle a d’ailleurs enregistré ce album. Puisque, ses premiers jours à Cotonou ont été bercés tant par les mélodies de sa mère que celles d’autres artistes Béninois comme Sagbohan, Stan Tohon et Nel Oliver.
Convaincue de la qualité de sa production et de son talent, elle débarque à nouveau à Cotonou pour conquérir le cœur des mélomanes, férus du zouk au Bénin. Même, si l’album « Tout mon amour » se laisse écouter sans modération, il pose néanmoins une fois encore le problème d’identité de rythmes modernes béninois prêts à l’exportation à l’image du ndombolo congolais et du « coupé décalé » ivoirien. La question reste toujours posée, en dépit de la qualité irréprochable du travail.
dimanche 24 février 2008
Trophée Grammy Awards pour Angélique Kidjo
Angélique Kidjo meilleure artiste du monde contemporain
Trophée Grammy Awards : le Bénin à l’honneur
Angélique Kidjo vient de recevoir la plus prestigieuse distinction honorifique dans le monde en matière de musique. Ils
sont très rares les musiciens africains à accéder à cette sphère de la haute société. Celle qu’on cite souvent comme exemple phare est la diva Miriam Makeba. De ce fait, ce prix constitue un honneur pour tout le Bénin, en commençant par les artistes qui doivent prendre exemple sur elle pour redoubler d’ardeur dans leur travail.
J .B. Fidèle ADOUKONOU
Le dimanche 10 février dernier, Angélique a été lauréate du prix de la meilleure musique du monde contemporaine grâce à son dernier album intitulé : « Djin Djin » aux Oscars Grammy Awards des Etats-Unis. Le prix lui a été décerné lors d’une soirée prestigieuse à Los Angeles. Au total, cent dix (110) catégories ont marqué cette cinquantième (50ème) édition Grammy Awards qui sont à la musique ce que représentent les Oscars dans le monde du cinéma. Angélique Kidjo vient donc de recevoir la plus prestigieuse distinction honorifique dans le monde en matière de musique. Ils sont très rares les musiciens africains a accédé à cette sphère de la haute société. Celle qu’on cite souvent comme exemple phare est la diva Miriam Makeba. De ce fait, ce prix constitue un honneur pour tout le Bénin, en commençant par les artistes qui doivent prendre exemple sur elle pour redoubler d’ardeur dans leur travail.
Angélique Kidjo en effet a beaucoup travaillé pour en arriver là. Avant cette édition d’or, elle a déjà été nominée par trois fois au moins au cours des années antérieures surtout avec sont précédent album titré « Oyaya ». Mais le trophée ne lui est pas parvenu. Et sans se décopurager, il a poursuivi l’œuvre parce qu’elle a foi de pouvoir gagner le pari. C’est chose faite désormais et la diva nationale qui cartonne dans le monde devient une lumière internationale.
Les débuts de Angélique Kidjo dans la musique remonte aux années 1990. A pas de féline et dans des tenues d’apparat calquées sur le pelage des gracieuses panthères, elle réussit à s’imposer rapidement comme l’une des figures emblématiques de la musique Africaine « Internationale ». En 2002, elle sera récupérée par l’Unicef qui fait d’elle une « ambassadrice itinérante ». Sa popularité mondiale ainsi que son engagement personnel en faveur des enfants sont très utiles à l’Unicef et aux enfants du monde entier. « Pour moi, l’éducation est cruciale parce qu’elle entraîne tout le reste, comme une politique et un développement sains. Lorsque je regarde les enfants d’Afrique, je rêve que tout est possible. Un jour, éducation et bonne santé permettront à mon continent de s’envoler. » Une déclaration qui sonnerait creuse dans la bouche d’un homme politique mais qui révèle chez Angélique Kidjo tout son combat pour un meilleur sort des enfants africains.


