dimanche 13 décembre 2009
Ouagadougou accueille les trophées kora en avril 2010
La prestigieuse cérémonie de récompense des meilleurs artistes musiciens du continent dénommée KORA-Awards a
enfin trouvé un site digne de ce nom pour la prochaine édition. Celle-ci aura lieu le 4 Avril 2010 et c’est le Palais des sports de Ouaga 2000 qui va abriter l’évènement qui est placé sous le signe de l’amitié entre les peuples ivoirien et burkinabé. Ce grand évènement sera précédé par une soirée spéciale de lancement à Abidjan, le 20 décembre prochain à l’Ivoire Golf Club à la Riviera sous le haut patronage des MM. Guillaume SORO et Tertius ZONGO, premiers ministres respectifs de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. La nouvelle a été rendue officielle en présence de monsieur Fillipe SAWADOGO, ministre de la culture, du tourisme et de la communication, porte-parole du gouvernement burkinabé et monsieur Sidiki KONATE, ministre du tourisme et de l’artisanat de la Côte d’Ivoire. Le Président Exécutif des KORA-Awards, qui était aux côtés des deux ministres pour la circonstance, n’a pas pu cacher sa joie de voir renaître son évènement.
A.A
C’est désormais officiel, l’édition prochaine des KORA-AWARDS aura lieu le 4 Avril 2010, jour de pâques, à Ouagadougou au Palais des sports de Ouaga 2000. L’évènement est fortement soutenu au sommet par les Présidents Blaise COMPAORE du Burkina Faso et Laurent GBAGBO de la Côte d’Ivoire qui ont décidé de placer l’évènement sous la bannière de la paix et de l’amitié retrouvées entre les peuples ivoirien et burkinabé.
Dans son allocution, le premier responsable de l’organisation de cet évènement d’envergure n’a pas manqué de rendre hommage aux deux présidents qui par leur soutien permettent aux KORA-AWARDS de repartir d’un bon pied. « Honnêtement, les mots me manquent pour exprimer ma joie de voir renaître de ses cendres comme un phœnix, les KORA-AWARDS ». Il s’est dit fier que l’édition prochaine soit placée sous le signe de la paix et de l’amitié retrouvée entre les deux peuples et à confié aux journalistes qu’il se sentait écœuré, de voir souvent sur les écrans internationaux des scènes de violence, de guerre, de maladies, de famine provenant de notre continent. Il dit avoir hâte de montrer au monde entier, « l’image d’une Afrique qui gagne ». Il a ajouté qu’il était particulièrement heureux de voir que les KORA-Awards s’organiseront à Ouagadougou qui vient d’être sacrée cette année, première capitale culturelle africaine.
Il faut noter que cette ville, en plus d’être depuis plus de 40 ans, la capitale du cinéma africain, a réussi en l’espace de quelques décennies, à devenir successivement la capitale de l’artisanat africain à travers le SIAO, la capitale de la danse à travers « Dialogue de corps », la capitale du théâtre, du HIP-HOP et bien d’autres disciplines artistiques à travers différents festivals. Elle est depuis quelques années, l’une des capitales diplomatiques de l’Afrique au regard des différentes médiations réussies par le président Blaise COMPAORE. C’est ladite ville qui a d’ailleurs porté bonheur au peuple ivoirien après les échecs enregistrés à Marcousis et Accra, … quand la Côte d’Ivoire tentait vainement de résoudre sa crise politique.
M. ADJOVI, souligne à ce propos, que « organiser les KORA-Awards Awards à Ouagadougou est l’une des meilleures choses qui pouvaient arriver ».
La machine organisationnelle est déjà mise en branle et c’est de la capitale ivoirienne, Abidjan, que les hostilités de cette aventure vont commencer à travers une soirée « glamour » dénommé « la nuit des stars KORA». Cette soirée de lancement des KORA-Awards 2010 aura lieu le 20 décembre prochain à l’Ivoire Golf hôtel à la Riviera. Elle sera patronnée par les premiers ministres ivoirien et burkinabé et connaîtra la participation d’artistes de renom des deux pays et de l’Afrique.
L’organisation conjointe des KORA- Awards par les deux pays est un acte louable et rappelle l’organisation de la coupe du monde de football de 2002 pour rapprocher le Japon et la Corée qui ont eu des frictions dans leur histoire commune.
Vivement que le rêve des KORA-Awards 2010 soit une réalité pour que ces deux pays puissent à l’unisson, gratifier les 700 millions de téléspectateurs estimés par CNN, d’une cérémonie inoubliable. En tout cas, le Président exécutif espère pouvoir compter sur les sponsors et les mécènes des deux pays, des multinationales ainsi que sur la collaboration des uns et des autres pour faire de cette édition, un franc succès. « Je promets aux téléspectateurs et mélomanes ivoiriens et burkinabés, à ceux de l’Afrique et du monde, un spectacle inédit, digne de la signature KORA-Awards ».
Rendez-vous est donc pris le 20 décembre 2009 à Abidjan et le 4 Avril 2010 à Ouagadougou, pour entendre et voir la magie de l’organisation des KORA-Awards et surtout pour montrer ce que l’Afrique toute entière a de meilleur à vendre au monde.
mercredi 6 mai 2009
Ernest ADJOVI, promoteur des Koras dans les œuvres sociales
« Je veux apporter du positif aux populations vulnérables pour alléger leur souffrance »
Il conjugue désormais promotion de l’excellence artistique avec les œuvres sociales. Il a apporté sa touche aux
populations de trois villages des communes de Bopa et de Houéyogbé par le financement à hauteur de 12 millions de francs cfa et l’inauguration d’importants infrastructures communautaires : 05 hangars de marché à Gbagbonou, atelier moderne de transformation du gari, muni de rappeuse à Atohoué et enfin un grand poulailler d’élevage à Gbèdji comê. Voilà, qui dévoile la nouvelle vocation de Ernest Adjovi, opérateur économique, promoteur des trophées Kora de la musique africaine et désormais dans l’humanitaire. Dans cet entretien, il expose les motivations de son action et lance un appel à l’union et la prise en charge des populations par elles-mêmes. Décryptage !
Propos recueillis par Sessi T.
Quelles sont les raisons qui justifient votre intérêt pour la promotion des œuvres sociales et communautaires à la suite de la distinction des talents de la musique africaine à travers les trophées kora ?
Après avoir vécu très longtemps à ľexterieur, j’ai vu de très belles choses ailleurs et même sur le continent africain si tant décrié. En délocalisant les trophées kora au Nigeria, je manifeste mon intention de me rapprocher du Bénin. Et une fois au Bénin, j’ai la pleine envie d’apporter le peu de positif aux populations vulnérables pour alléger leur souffrance et participer au développement de mon pays pour avoir droit au critique. Car seul celui qui est au cœur de l’action à droit d’être critiqué. Il est aussi question pour moi de mettre en pratique le dicton américain, qui conseille de ne pas s’attendre à ce que son pays fait pour soit, mais de s’attendre plutôt à ce que l’on fait soit même au pays. Le cas du Burkina Faso, pays sahélien aux ressources naturelles limitées, m’épate toujours et reste édifiant à tous égards. Ce pays exporte de la fraise et du haricot vert en direction de l’Europe, et qui sont notamment vendus dans les rayons des épiceries fines comme Fauchon en France. C’est cela, qui a nourrit ma conviction, qu’au Bénin, nous pouvons d’avantage avec les ressources naturelles dont nous disposons. Tout ceci donne envie de prendre une part active dans la vie économique de mon pays.
Dans cet élan, on sait que vous aviez déjà apporté un appui substantiel aux populations béninoises et inauguré le vendredi 1er mai 2009 dernier d’importantes infrastructures les communes de Bopa et de Houéyogbé. Comment expliquez-vous le choix de ces localités ?
Dans le monde, quand on prononce le nom de famille Adjovi, on pense au Bénin et au Bénin on pense à Ouidah. Je pense à
mon tour que les leaders d’opinion doivent faire l’effort de s’éloigner du régionalisme et promouvoir les tendances de rassemblement et non celles de division. Je souhaiterais faire des choses dans l’Atacora, le Borgou, le Zou, l’Atlantique et ailleurs au Bénin. Mais, le choix de Bopa et de Houéyogbé se justifie par la réalisation d’une promesse aux populations pendant les législatives dernières. C’est une façon pour moi de démontrer qu’un homme doit tenir à ses promesses. Nous avions inauguré un marché de 5 hangars, un grand poulailler d’élevage et un atelier moderne de transformation du manioc en gari. Cela va certainement accroître l’autonomisation des groupements de femmes bénéficiaires et propulser la croissance économique au niveau locale. C’est notre façon de contribuer à la réduction de la pauvreté dans notre pays en complément à tout ce qui se fait dans ce sens. Après Bopa, je ferai de belles choses encore avec les autres populations de mon pays.
A combien peut-on estimé le coût total de ces infrastructures communautaires ainsi inaugurés ?
Au total, un budget d’environ dix millions de francs a été consacré à leur construction et une subvention d’accompagnement de deux à trois millions aux groupements de femmes pour les frais de démarrage des activités. Nous entendons dans cette démarche apprendre aux populations de pêcher et non leur offrir à chaque fois du poisson. Et elles ont compris. Puisqu’elles se sont propos appropriés les projets. Elles ont pris une part très active à la construction à travers l’offre de la main d’œuvres, par le transport du ciment, du sable et autre matériaux de construction. C’est très édifiant.
Un message pour conclure cet entretien !
Mon message est celui de l’union. Je demanderai à tous de rester loin de la division et pratiquer l’esprit de l’union et
d’entraide mutuelle dans la famille. La femme fait partie intégrante de la famille au même titre que les enfants et les hommes. Et depuis des lustres, le devoir de s’occuper de la famille lui incombe. Elle donne vie et nourrit les enfants et la famille. Il nous faut la soutenir pour maintenir le noyau familial soudé. Le défaut de soutien rend la femme plus vulnérable devant le chômage des hommes et la maladie des enfants. Nos soutiens doivent contribuer à une meilleure prise en charge des populations, qui doivent être à l’abri de la disette pour contribuer efficacement à l’édification d’une nation forte et économiquement prospère. C’est désormais notre challenge.

