mardi 28 novembre 2006
Des Belges à la rencontre du Bénin
Partis de la Belgique pour traverser l’Afrique
Une soixantaine de touristes achèvent leur périple au Bénin
(Un plus pour la promotion de la destination Bénin)
Partis de Bruxelles le 27 octobre dernier, une soixantaine de touristes a parcouru l’Afrique à bord de 2 chevaux. Ils ont achevé leur périple au Bénin samedi dernier où ils ont été officiellement accueillis par le ministre Soumanou Séibou Toléba, au cours d’une cérémonie au palais des congres de Cotonou.
Alban CODJIA
Samedi 16h 20 environ, un véhicule noir portant une plaque d’immatriculation officielle s’immobilise au pied de l’esplanade du palais des congrès. La soixantaine de touristes, les hommes de médias et surtout l’animateur de séance, Joël Kuégah avaient deviné la présence à bord du véhicule du ministre de l’artisanat et du tourisme Soumanou Seibou Toléba. A sa descente, le patron du tourisme qui eut droit aux salutations chaleureuses des touristes prononce quelques mots à leur endroit avant de regagner son siège : « Je tiens à remercier tous ceux qui ont fait le déplacement de la terre hospitalière du Bénin. Je leur souhaite la bienvenue au nom du chef de l’Etat, le Dr Thomas Boni yayi. Et je souhaite également qu’ils puissent revenir, 16, 20 voire 40 fois». La cérémonie d’accueil des touristes démarre quelques minutes après. Avec le speech du responsable de cette aventure touristique dénommée Rallye Touareg Trail 2006, M. Gert Duson. « Nous sommes content d’être accueilli par la ville de Cotonou, On n’est pas un Rallye comme les autres (…) C’est un rallye sympathique, un rallye culturel. Le but est que les gens apprennent à connaître la culture locale des villes qu’ils traversent » déclare t-il en donnant quelques précisions sur l’accueil des populations béninoises. Pour le ministre Toléba, le passage du rallye touareg Trail au Bénin revêt un intérêt à la fois social et touristique et a permis le rapprochement des peuples et le brassage des civilisations entre les touristes et les populations béninoises.
Sourire
Partis de Bruxelles, le 27 octobre dernier, les participants du rallye ont atteint l’Afrique par bateau après un tour à Luxembourg et en Italie. L’aventure du rallye Touareg 2006 démarre concrètement en Tunisie avec les légendaires voitures 2 chevaux (25) et 4 véhicules 4x4 dont l’itinéraire s’est dessiné à travers la Tunisie, la Libye. L’ambition de la caravane était de gagner le Burkina par la frontière entre la Libye et le Niger. Seulement la frontière avait été fermée deux jours avant leur arrivée en raison d’incidents survenus. Bloqués en Libye pendant huit jours, les aventuriers prennent finalement la décision de visiter le Bénin, pays que Gert Duson a trouvé formidable et culturellement riche pour y être venu, il y a quatre ans. Les 2 chevaux et les 4x4 atterrissent alors par avion à Niamey d’où les touristes partent pour visiter différentes localités des communes de Natitingou, Bassila, Grand-popo et de Cotonou. Différents sites touristiques du pays les ont accueillis : le parc de la Pendjari, les tata somba, les couvents et palais d’Abomey sans oublier la forêt de Bantè dans laquelle ils ont passé une nuit et la plage de Grand-Popo. Durant le parcours, les caravaniers auront été séduits par l’accueil des populations. «J’ai traversé 30 pays en Afrique, mais je n’ai jamais vu un pays aussi sympathique où les gens sont accueillants, vous gratifient d’un sourire surtout les enfants au passage des voitures dans les villages », a déclaré M. Gert Duson. « Cela m’a donné envie de prendre par la main chaque enfant belge et lui faire découvrir en toute spontanéité ce qu’est le sourire des Béninois », renchérit un autre touriste.
Promotion de la destination Bénin
Le rallye a été possible grâce à l’appui de la communauté belge en collaboration avec l’actuel gouvernement. Objectif, une meilleure promotion de la destination Bénin en matière de tourisme. Un objectif atteint à plusieurs titres. Si cette édition a été une réussite, elle ne sera pas la dernière puisque une autre aventure touristique en direction du Bénin est déjà prévue pour mars 2007.En plus de cela M. Gert Duson, au regard de la beauté touristique du Bénin promet de passer désormais la grande partie de son temps au Bénin, histoire de mettre en place avec les autorités en charge du tourisme, un plan de développement du tourisme béninois. Un tourisme basé sur le contact avec les populations et la solidarité avec celles-ci.
vendredi 10 novembre 2006
8è édition de la fête de la Bière à Cotonou
Les Béninois invités une fois encore à sacrifier à la tradition allemande
Le restaurant « Berlin » dirigé par Volker Heese donne encore rendez-vous aux amoureux de la bière et de la bonne
bouffe les 10 et 11 novembre prochain pour la 8è édition de la fête de la bière. Au-delà des quatre géants buffets le public aura droit à une attraction musicale des artistes de la chanson béninoise comme Nel Oliver, Sagbohan Danialou, Petit Miguelito en live avec l’orchestre « Black Santiago » et la compagnie de danse « Les super Anges ». C’est ce qu’on retient de la conférence de presse donnée vendredi dernier au restaurant « Berlin » en présence de l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne Dr Albrecht Conze.
Sessi T.
Deux mille cinq litres de bière. Deux mille kilos de viande dont 30 méchouis sur quatre géants buffets avec 9 Entrées, 12 plats de résistance et 6 desserts. C’est le contenu de l’attraction culinaire de la 8è édition de la fête de la fête de la bière organisée par le restaurant « Berlin ». Un événement qui aujourd’hui reste une référence pour les amateurs de la bonne bière et de la bouffe. Dans un cadre à la hauteur des attractions, les fêtards auront droit selon leur désir à partager le jardin et la terrasse avec une vue panoramique sur la lagune de cotonou. « Même si nous n’avons pas les ambitions de la fête en Allemagne, la fête de la bière est devenue une réalité culturelle au Bénin. Toutes les années, la fête se déroule fin octobre au Titanic et mobilise 1.500 personnes.» indique Volker Heese.
Par ailleurs, selon le conférencier, le décalage de la date cette année est pour éviter de pénaliser les musulmans qui étaient en période de jeun. « Si nous avons reporté la fête cette année au 10 et 11 novembre, c’est pour permettre à nos amis musulmans de sortir du carême et de participer massivement à cette fête où il n’y a pas que la bière, mais toutes sortes de boissons et quatre buffets géants » s’explique-t-il.
L’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne Dr. Albrecht Conze, a fait à la presse l’historique de la fête de la bière dans son pays. Pour lui la fête, qui cette année est à sa 173è édition est née le 12 octobre 1810. Tout est partie selon l’histoire d’une fête populaire que le prince héritier Ludwig, devenu plus tard le roi Louis 1er de la Bavière, a donné en honneur à son mariage et à celle de la princesse Thérèse. La réussite de cette a conduit à la décision d’une reprise annuelle. Ce qui donne la fête de la bière ou Oktoberfest. Avis alors aux amateurs de la belle mousse blanche.
mercredi 11 octobre 2006
Entretien avec Soumanou Toléba, ministre Béninois de l’Artisant et du tourisme
« Le Bénin dispose d’importants sites touristiques dont la viabilisation apporterait une valeur ajoutée substantielle aux économies locales »
Le Bénin regorge d’un potentiel touristique impressionnant. Pourtant le secteur enregistre des contre-performances notables. Pourquoi un tel paradoxe et comment inverser la tendance ? Soumanou Toléba, ministre béninois de l’artisanat et du tourisme répond. Entretien.
Monsieur le ministre, Pouvez-vous nous faire l’état des lieux en matière de tourisme au Bénin ?
Le Bénin dispose d’énormes potentialités touristiques notamment : les sites naturels attractifs (belvédères, chutes d’eau, plage, voies navigables, etc.), les musées et les vestiges des royaumes, le patrimoine historique (route de l’esclave), les religions et fêtes traditionnelles (Sakpata, Hebiosso, Egungun, Gaani, etc.), les parcs naturels (Pendjari, W). Le pays peut miser également sur la référence démocratique et la sécurité. C’est dire que toutes les bases matérielles existent pour faire du Bénin une destination privilégiée et très compétitive en Afrique. Cependant, les performances restent bien en deçà de ce qu’elles doivent réellement être. Malgré donc ces 23 milliards de FCFA de recettes moyennes annuelles, le secteur touristique contribue seulement pour environ 2% au Produit Intérieur Brut. Il s’agit là d’un taux très faible qui mérite d’être doublé voire quintuplé ! C’est notre rêve.
Comment expliquez-vous cette contre performance ?
Il faut avant tout comprendre qu’au Bénin, il n’existe pas un cadre d’encadrement juridique adéquat pour bien sécuriser le secteur du tourisme. De plus, le déficit de partenariat public- privé dans le secteur de même que l’inexistence d’un marketing efficace et proactif de la destination Bénin auprès des cibles étrangères anéantit l’effort que consent le gouvernement pour faire décoller ledit secteur. A tout ceci il faudrait ajouter le faible dynamisme du tourisme domestique et les coûts non compétitifs des transports en direction du Bénin.
Quelles sont vos priorités dans ce domaine ?
Elles sont de plusieurs ordres. Mais les plus importantes à attaquer à court et à moyen terme sont les suivantes : La Mise en place définitive des bases structurelles d’une croissance durable du secteur du tourisme, l’élaboration du plan de communication globale en vue d’assurer une promotion réelle de la destination Bénin, la mise en place d’un marketing efficace et proactif de la destination du Bénin, la mobilisation des moyens financiers pour le développement et la promotion du tourisme, l’achèvement de tous les projets inscrits au PIP en souffrance, l’accélération de la réalisation du projet de développement de la route des pêches, la sensibilisation des nationaux à s’approprier leur patrimoine en visitant massivement les différents sites et les nombreux musées de notre pays. Pour ce faire des contrats seront initiés avec des structures cibles.
Quelle est à votre avis, l’importance du secteur touristique dans l’économie du Bénin ?
Le tourisme béninois, si l’on parvenait à le rendre plus dynamique devrait avoir des incidences directes sur l’entrée de devises, la création d’emplois directs et indirects de même que sur les infrastructures immobilières et routières qui seront à coup sur densifiées.
A votre avis, le tourisme peut-il favoriser un égal accès des communes à la richesse nationale ?
Cette question pose avant tout la problématique de l’apport du tourisme à la production locale. Il faut en effet noter que le tourisme, selon les textes de loi sur la décentralisation, est l’un des domaines de compétences de la Commune. Elle est habileté à créer l’environnement nécessaire à son éclosion et son développement. De ce fait, les revenus directs ou indirects générés par l’activité touristique sont au profit de la Commune dans une certaine proportion. Les emplois créés et autres activités induites sont le signe patent de l’apport du tourisme à la création de la richesse communale. Par ailleurs, les diverses interventions de l’Etat dans les Communes à travers la mise en place des infrastructures communautaires constituent l’autre facette de redistribution de la richesse nationale dont celle issue du tourisme. En somme, on ne saurait parler d’un égal accès à la richesse nationale par le biais du tourisme mais plutôt d’un accès équitable de toutes les communes à cette richesse à travers un mécanisme de redistribution efficace et efficient
Quant on parle de tourisme au Bénin, on pense à l’insuffisance des infrastructures et au réaménagement de certains sites de même qu’à la qualité des services. Quel est votre avis à propos ?
Cette observation est réelle, mais depuis quelques années un effort est fait dans le cadre de la formation et du recyclage du personnel de nos restaurants et hôtels. Egalement, des formations sur des techniques d’accueil et de guidage sont organisées à l’endroit des guides touristiques Tout ceci pour améliorer la qualité des services.
Peut-on dresser une liste exhaustive des sites touristiques au Bénin ?
Il faut avant tout préciser que le Bénin regorge d’importants sites touristiques dont la viabilisation apporterait une valeur ajoutée substantielle aux économies locales et de facto à l’économie nationale. Certes, les importants sites identifiés sont en étude pour être totalement viabilisés selon leur niveau de rentabilité, mais il faut tout de même noter qu’il n’existe pas encore à la date d’aujourd’hui, un répertoire de tous les sites susceptibles de mériter attention et réflexion de la part des autorités nationales et locales, l’opération d’identification étant en cours dans nos différents départements.
Où en est-on concrètement avec le projet de la Route des pêches ?
La Routes des pêches est le plus grand et le plus important projet touristique de mon département. Aujourd’hui, ce projet est entré dans sa phase active. Entre autres actions déjà exécutées, nous pouvons citer le volet maîtrise foncière avec la finalisation du répertoire des propriétaires et présumés propriétaires de la zone retenue pour ce projet, le volet aménagement des sites qui comprend plusieurs activités dont le plus important est l’élaboration des plans d’urbanisation détaillés pour tous les sites touristiques, le volet communication et marketing qui continue de vendre le projet aux investisseurs nationaux et étrangers, et le volet recherche de financement qui a permis de prendre des contacts avec des institutions bancaires au plan national et sous-régional. On peut citer à titre illustratif la Banque Ouest Africaine de Développement, (Boad), la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la Financial Bank, Ecobank, Bank of Africa, Banque Régionale de Solidarité ...
Propos recueillis par Fabrice ROKO www.nvleco.info
ROUTE DES PECHES, UN OUTIL ESSENTIEL
Avec un effort soutenu de tous les acteurs du secteur, nous pourrons faire du tourisme le premier pourvoyeur de devises dans les dix prochaines années. Le projet Route des pêches en serait d’ailleurs un outil essentiel. En effet, pour une dépense totale d’investissement d’environs 140 milliards de francs CFA que l’Etat béninois devra faire, il est attendu environ 200 milliards de francs CFA de recettes directes au bout de dix ans d’exploitation. Le démarrage effectif du projet Route des pêches, entre Cotonou et Ouidah, constitue d’ailleurs un des axes majeurs de mon programme d’actions. Ce projet devra générer à lui tout seul, plus 9.000 emplois directs et va constituer un levier pour plusieurs activités créatrices de revenus communautaires dans les domaines de la pêche maritime et continentale, du maraîchage, de la saliculture, de la filière des BTP, etc
vendredi 29 septembre 2006
Grand Popo « vend » son charme aux touristes
En prélude au festival des Peuples des Eaux
Grand Popo « vend » son charme aux touristes
Du 1er au 5 juin prochain, la commune de Grand Popo lance une vaste opération touristique en dénommée : Découverte Grand Popo. D’un coût global 83 millions, l’opération servira de levier pour la première édition du festival des peuples des Eaux. C’est l’essentiel de la conférence de presse organisée jeudi dernier par le Maire Eugène Kpadé à la salle de Conférence de presse de Novotel de Cotonou.
Sessi T.
Rentabiliser la fête populaire de fraternité « Novitcha » chez les Popo et permettre à tout le monde de découvrir la beauté, la diversité culturelle et le peuple mosaïque de la commune de Gand Popo selon sa bourse. Tel est l’objectif principal de l’opération de charme entreprise par le conseil communale de cette ville coloniale et touristique. Une opération qui coïncide avec la célébration du 85è anniversaire de la fête « Novitcha ». Dès lors du 1er au 5 juin prochain tout béninois tant de l’intérieur que de la diaspora peut facilement selon sa disponibilité financière (déjà à partir de 10.000 F Cfa à 125.000 Fcfa) aller à la découverte de la commune de Grand Popo. En dehors des attractions touristiques, une foire commerciale, des randonnées nocturnes, des conférences des concerts sont autant d’activités qui occuperont les heures des touristes « Popo » de juin prochain. L’objectif souligne Eugène Kpadé, maire de la commune, est de faire mieux connaître la destination Grand Popo sur le plan national et international. Toutefois la finalité d’une telle opération en dehors de la mobilisation des ressources financières, est d’amorcer une réflexion sur « pourquoi et comment » investir à Grand Popo. Car déplore le patron des terres « Grand Popo n’a pas de ressources nues, il y a que des potentiels et des potentialités touristique et environnemental à mettre en valeur ». C’est pourquoi continue t-il, « l’opération « Découverte Grand Popo » est une entreprise qui se met progressivement en place et qui va se structurer au fil des années pour servir de locomotive aux actions de développement de la commune ». A cet effet un site Internet est réalisé pour faciliter la circulation de l’information : www.decouvertegrandpop.org
Il est clair qu’une pareille initiative locale mérite tout appui afin que le développement des communes soit une réalité vécue et non de vains slogans.
Grand Popo en quelque ligne
La commune de Grand Popo couvre une superficie de 289 km² morcelée en quarante quatre villages. A l’issue des nouvelles réformes de la décentralisation la commune compte sept arrondissements et dispose de 45 km
Dans l’histoire coloniale Grand Pop a joué un rôle de premier plan et se hisse au premier rang des royaumes de Danxomè à signer un traité de protectorat avec la France. Grand
Doté d’un attrait naturel et environnemental unique, Grand Popo est réputé de nos jours comme une localité de merveilles à découvrir et un endroit de relaxation avec la une belle plage et la bouche du roy. Grand Popo constitue une escale obligée pour tout touriste et le réseau des opérateurs touristiques.
Face aux moyens financiers limités, et à l’insuffisance de ressources naturelles, le conseil communal dès son installation en 2003 a
Sur le plan de la démographie Grand Popo totalise 41.638 habitants dont 62% de vaillantes femmes qui s’emploient dans le maintien de la paix social, le développement de l’économie et la scolarisation.

