mardi 13 mai 2008
Grand Prix Afrique du Théâtre Francophone
Communiqué des Grands Prix Afrique du Théâtre Francophone
APPEL A CANDIDATURES « GRANDS PRIX AFRIQUE DU THEATRE FRANCOPHONE 2008 »
La CBEOA Association a le plaisir de vous informer de la tenue prochaine à Cotonou du 11 au 14 décembre 2008 de la première édition des GRANDS PRIX AFRIQUE DU THEATRE FRANCOPHONE.
14 trophées dans différentes rubriques du théâtre sont mis en compétition et seront décernés aux lauréats lors de la soirée de Gala le 13 décembre 2008 à Cotonou au Bénin à la faveur de trois jours d’échanges sur le développement culturel en Afrique.
L’appel à candidatures est ouvert du 15 avril au 15 août 2008.
Tout en évitant les hommes et femmes de théâtre des 23 pays francophones d’Afrique au sud du Sahara concernés à y participer massivement, le Comité d’Organisation de ces GRANDS PRIX AFRIQUE DU THEATRE FRANCOPHONE vous invite à visiter le site de l’évènement pour plus de précision.
Pour une large diffusion de ce communiqué, merci de faire le lien à tout artiste, tout réseau d’artistes, de festival, de centre culturel etc.…concernés.
www.prixtheatreafrique.com
Le Comité d’Organisation
05BP1312 Cotonou Bénin. Tél. : 00229 21 03 32 81 / 00229 97 63 08 56
e-mail : contact@prixtheatreafrique.com
jeudi 22 novembre 2007
9è Festival International de Théâtre du Bénin (Fitheb)
La saison des innovations
Le monde culturel béninois se prépare à recevoir pour la neuvième fois la fête africaine du théâtre du 22 au 30 mars 2008 prochains à travers le festival international de théâtre du Bénin. Une fête, qui annonce plus d’innovations afin de faire du Fitheb un rendez-vous incontournable pour les professionnels des arts vivants en Afrique et dans le monde.
Le théâtre quitte les planches et envahit les rues, les maisons et les entreprises ! C’est la grande innovation de la
prochaine édition du festival international de théâtre du Bénin. Un festival, qui selon son directeur Orden Alladatin, renforcera tous les acquis des précédentes éditions pour explorer d’autres horizons. En dehors de la vingtaine de spectacles classiques en salle, la partie populaire et festive du fitheb consistera faire déplacer le théâtre dans les ménages à travers l’expérimentation de ce qui est appelé « du théâtre à la maison ». Il s’agit, selon le directeur du fitheb au cours de la conférence de presse du lancement tenue le jeudi 15 novembre 2007, d’une « forme légère et nomade de spectacle qui doit se jouer à domicile ».
Au nombre des activités populaires innovantes de l’édition 2008 du fitheb, on retient le spectacle déambulatoire dans les rues de Cotonou et les quatre autres villes d’accueil du festival à savoir Porto Novo, Ouidah, Parakou et Abomey. Il s’agit d’un spectacle monté par le biais d’une demi dizaine de sculptures géantes qui vont circuler selon une scénographie bien déterminée.
Le troisième axe d’innovation fait appel au projet « Théatre dans la cité » où il sera question de donner un coup de fouet à la création théâtrale au niveau des compagnies béninoises. Pour le conférencier, l’opportunité sera donnée aux professionnels béninois de créer et de représenter des œuvres au siège du fitheb. Ainsi 12 spectacles inédites seront créer dont les deux meilleures seront positionnées pour la biennale. Dans la suite logique du projet, trois autres spectacles bénéficieront d’une tournée à travers le pays. Soulignons que cette activité a reçu le soutien financier du Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées.
Côté intellectuel et professionnalisation, la prochaine édition du fitheb prévoit des ateliers de formations à la fois à l’endroit des professionnels des planches que des régisseurs de son et lumières. Le Brésil et le Vénezuela sont aussi annoncés comme pays invités à cette édition du fitheb.
En amont de tout ceci, le pré festival a enregistré selon Orden Alladation des activités allant dans le sens de la formation et de la co-création.
Le village du fitheb sis à la place du souvenir bénéficiera désormais d'une décoration en matériaux définitifs avec des formes qui rappellent les lieux touristiques du pays.
Autant de nouveautés, qui nécessitent un budget total de 493 millions. Le plan de financement prévoit 220 millions pour le compte de l’Etat béninois et le reste à mobiliser de la part des partenaires et autres institutions.
Sessi T.
mercredi 8 novembre 2006
Représentation de la pièce « Collectionneur de vierge »
Les beaux délices de Tala Koukoui sur la planche
Vendredi dernier, le public de Porto-novo, la capitale du Bénin a eu droit à la première représentation de la pièce « collectionneur de vierges » de Florent Couao-Zotti, mise en scène par Tola Koukoui. C’était à la maison internationale de la culture.
Sessi T.
Emotion ! Forte émotion ! Ovation ininterrompue ! Voilà la scène qui a prévalue à la fin de la première représentation de la pièce « Collectionneur de vierges » de Florent Couao-Zotti et mise en scène par Tala Koukoui du théâtre Kaidara. Personne en tout cas moi, je n’oserai affirmer avoir perdu une soirée.
Je dis simplement que c’est une soirée réussie par la beauté de la représentation qui une fois encore fait plonger le spectateur dans son univers de tous les jours. La pauvreté. La beauté. L’instinct de survie. La solution de facilité. La violence. L’abus sexuel. Tout est presque revisité par le metteur en scène pour éduquer le public à travers la comédie et la réflexion.
Une mission que Tola koukoui a merveilleusement rempli du fait du choix de ses personnages incarnés par des comédiens talentueux de la place. Ernest kao, dont l’incarnation de son rôle de mari promis par la tradition à Bintou, ne cesse de faire admirablement rire au public de Porto-novo, qui a fait le déplacement de la Maison Internationale de la Culture.
La pièce « Collectionneur de vierge » est le récit de la tragédie de Bintou, une fille de 16 ans belle et pauvre. Orpheline de père, elle vit avec sa mère, et son frère Oumarou, un casse pied, mieux un adolescent livré à lui-même. Bintou, voulant s’affranchir de la tradition et s’offrir le luxe de la modernité ne trouve comme unique solution, que d’aller dans les bras de Agbon, un riche polygame et collectionneur de vierges.
L’intrigue de la cette pièce s’installe lorsque Oumarou, délégué testamentaire s’acharne à faire respecter la volonté de son père, celle de faire aboutir le mariage promis entre Issa et Bintou. Une façon pour Oumarou de sauver l’honneur de la famille souillé par la perte de virginité de Bintou, engrossée par Agbon. Pour s’échapper des griffes de Oumarou et de Issa, résolus à la conduire au village pour le mariage, Bintou prend la clé des champs pour retrouver Agbon, son « sauveur ». Suivants ses traces, Bintou fut rattrapée par Oumarou et Issa. Une violente discussion s’installe. Ne pouvant plus tenir tête à la tradition Bintou accepta d’abandonner Agbon pour se plier à la tradition. Ne pouvant accepter la honte Agbon tira un coup de pistolet et Bintou trouve la mort. Pour se faire vengeance la mère de Bintou rendra aussi le coup à Agbon en lui tirant une balle dans la tête. Un fin bien tragique que celle de Bintou, une belle créature vouée à un « bel avenir certaine » !
Cependant au-delà de l’esthétique de la langue et de la belle mise en scène, la première représentation de « Collectionneur de vierges » pose un problème de la scénographie fonctionnelle. Le seul décor de la scène devant servir à multiples usages fait perdre le rythme et la suite de la pièce au spectateur. La scène telle que montée ne permet pas la fluidité dans l’enchaînement des intrigues. Le temps de planter un autre décor pour une autre scène fait refroidir l’ardeur des comédiens et des spectateurs qui sans un flash back perdrait facilement le fil de la pièce.
L’autre inconvénient de la scène est cet rangement de rideau blanc, qui ne finit pas et qui donne des éléments indésirables dans le fond de la scène. Il va falloir revoir la scénographie de la représentation.
De plus le costume de Oumarou, habillé, style citadin en blue-jeans griffé « Nike », comme un yankee contraste nettement avec le personnage d’un jeune peulh, soucieux du respect de la tradition. A ce niveau la copie doit être revue afin que la bonne sauce de Tala Koukoui soit la meilleure de la saison théâtrale qui s’ouvre !

