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Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

mercredi 5 mars 2008

Premier album de Manuella

Du zouk langoureux  pour dire tout l’amour de son être

Manuella. C’est le vocable sous  lequel, la nouvelle « zoukeuse de charme » permettra au public béninois de goûtermanuella_jaket_copie les belles et langoureuses mélodies de son premier album musical baptisé « Tout mon amour ».

Sessi T.
Douce et envoûtante. Elle ensorcelle par la voix et la mélodie, qui accompagnent ses chansons, rythmées en style zouklove et kompa. Un pur produit de la culture antillaise, savamment orchestré pour chanter tout l’amour de son être. Difficile de coller ce premier album de Manuella à une production béninoise. Un format à la Jocelyne Labil ou Tanya St Val.  Cela tranche ! Pas d’afro zouk. Non, elle s’est évertuée à prendre son plaisir dans le zouk « made in Les Antilles ». Dans un cocktail de Créole et du français, l’album « Tout mon amour » de Manuella reste une expression de tendresse dans un style langoureux. Une belle romance, en somme, qui vous emporte dans l’ambiance des plages ensoleillées et bordées de cocotiers des îles caribéennes. Morceaux choisis à la piste 2 de l’album: « Tu sais que je t’aime, oui c’est vrai que tu ne sais pas, j’ai besoin de toi et que tu es dans ma peau, oui  tu es ma raison de vire et que j’ai besoin de toi. Tu me demandes ce que je ne peux pas te donner, tu ne sais pas. Tu es mon coq à moi, ma raison de vivre. Mwen léou ayaya yayi mwen tou seul doudou ». Une vraie déclaration d’amour d’un cœur plein de tendresse, de bonté et de bonheur.

C’est la façon pour Emmanuelle de Souza, fille de la chanteuse Béninoise « Vivi l’Internationale », de mettre pied dans l’arène musicale et affirmer une identité. Elle contraste, tant  par le choix du zouk comme style musical que par la voix  avec la musique de variété pratiquée par sa mère et sa sœur cadette Marlène Zinsou. Par le zouk, Manuella tente d’honorer la mémoire des Noirs déportés par la traite des esclaves. Elle affirme d’ailleurs que « le Zouk n’est pas une musique étrangère ». Pour la dame au cœur  tendre, « c’est une musique des peuples noires d’Afrique, une musique de revendication et d’appartenance historique et idéologique, aux valeurs ancestrales qui caractérisent la race noire». Une raison, pour elle de plaider pour la cause des femmes noires, qui souffrent sur le continent. Dans sa chanson « Mamail africa », la première de l’album,  elle se fait l’avocat des femmes et réclame un changement de leur condition de vie.  Un peu loin, Manuella dénonce à la fois en fon et en mina, langues parlées au Bénin et au Togo, le pouvoir immense de l’argent, qui a déshumanisé le monde. Le manque d’argent, s’indigne-t-elle, devient source de misère, de divorce, de discorde dans les familles. Elle exprime avec tendresse des sentiments de bonheur et de douleur, de joie et de tristesse, qui en soi doit faire prendre conscience pour l’amélioration des conditions de vie des peuples. En optant pour le zouk, Manuella, rejoint ainsi, le collège des zoukeurs Béninois comme Martin Hod, Richard Flash, Francis Edia et Hervé Kossi. Cette production, riche de sept titres, qui selon la chanteuse, a déjà envahit le milieu black de Paris, sera à  la portée du public béninois à partir du dimanche 9 mars 2008 prochain. 

Manuella_copieD’une grande taille portée par une peau claire, Emmanuelle de Souza a fait dos aux côtes béninoises pour s’installer sur les rives de la Seine depuis son adolescence. Une fois à Lyon, sa ville de résidence, elle a développé son talent latent de chanteuse avec des formations musicales comme  «Kamalogo», «Kango Kango» et les «Trois magies des Antilles» avec laquelle elle a d’ailleurs enregistré ce album. Puisque, ses premiers jours à Cotonou ont été bercés tant par les mélodies de sa mère que celles d’autres artistes Béninois comme Sagbohan, Stan Tohon et Nel Oliver.
Convaincue de la qualité de sa production et de son talent, elle débarque à nouveau à Cotonou pour conquérir le cœur  des mélomanes, férus du zouk au Bénin. Même, si l’album « Tout mon amour » se laisse écouter sans modération, il pose néanmoins une fois encore le problème d’identité de rythmes modernes béninois prêts à l’exportation à l’image du ndombolo congolais et du « coupé décalé » ivoirien. La question reste toujours posée, en dépit de la qualité irréprochable du travail. 

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dimanche 24 février 2008

Trophée Grammy Awards pour Angélique Kidjo

Angélique Kidjo meilleure artiste du monde contemporain
Trophée Grammy Awards : le Bénin à l’honneur

Angélique Kidjo vient de recevoir la plus prestigieuse distinction honorifique dans le monde en matière de musique. Ilsangelique_kidjo_4001 sont très rares les musiciens africains à accéder à cette sphère de la haute société. Celle qu’on cite souvent comme exemple phare est la diva Miriam Makeba. De ce fait, ce prix constitue un honneur pour tout le Bénin, en commençant par les artistes qui doivent prendre exemple sur elle pour redoubler d’ardeur dans leur travail.

J .B. Fidèle ADOUKONOU
Le dimanche 10 février dernier, Angélique a été lauréate du prix de la meilleure musique du monde contemporaine grâce à son dernier album intitulé : « Djin Djin » aux Oscars Grammy Awards des Etats-Unis. Le prix lui a été décerné lors d’une soirée prestigieuse à Los Angeles. Au total, cent dix (110) catégories ont marqué cette cinquantième (50ème) édition Grammy Awards qui sont à la musique ce que représentent les Oscars dans le monde du cinéma. Angélique Kidjo vient donc de recevoir la plus prestigieuse distinction honorifique dans le monde en matière de musique. Ils sont très rares les musiciens africains a accédé à cette sphère de la haute société. Celle qu’on cite souvent comme exemple phare est la diva Miriam Makeba. De ce fait, ce prix constitue un honneur pour tout le Bénin, en commençant par les artistes qui doivent prendre exemple sur elle pour redoubler d’ardeur dans leur travail.

Angélique Kidjo en effet a beaucoup travaillé pour en arriver là. Avant cette édition d’or, elle a déjà été nominée par trois fois au moins au cours des années antérieures surtout avec sont précédent album titré « Oyaya ». Mais le trophée ne lui est pas parvenu. Et sans se décopurager, il a poursuivi l’œuvre parce qu’elle a foi de pouvoir gagner le pari. C’est chose faite désormais et la diva nationale qui cartonne dans le monde devient une lumière internationale.

Les débuts de Angélique Kidjo dans la musique remonte aux années 1990. A pas de féline et dans des tenues d’apparat calquées sur le pelage des gracieuses panthères, elle réussit à s’imposer rapidement comme l’une des figures emblématiques de la musique Africaine « Internationale ». En 2002, elle sera récupérée par l’Unicef qui fait d’elle une « ambassadrice itinérante ». Sa popularité mondiale ainsi que son engagement personnel en faveur des enfants sont très utiles à l’Unicef et aux enfants du monde entier. « Pour moi, l’éducation est cruciale parce qu’elle entraîne tout le reste, comme une politique et un développement sains. Lorsque je regarde les enfants d’Afrique, je rêve que tout est possible. Un jour, éducation et bonne santé permettront à mon continent de s’envoler. » Une déclaration qui sonnerait creuse dans la bouche d’un homme politique mais qui révèle chez Angélique Kidjo tout son combat pour un meilleur sort des enfants africains.

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mardi 19 février 2008

Exposition photo « Malick Sidibé 08 » à la Fondation Zinsou de Cotonou

Un boulevard de souvenirs des années 50 et 60

Un univers rétrospectif de la chaleur, de la fougue juvénile bamakoise des années 50 et 60 s’ouvre à Cotonou,Malick_Sidib_ depuis le dimanche 16 février 2008, à travers les 300 photographies noir et blanc du célèbre photographe Malien Malick Sidibé, lauréat du lion d’or à la 57è biennale d’art de Venise en 2007.

Sessi T.

Une exposition de 300 photos souvenirs de la vie à Bamako sur trois sites permanents. Un studio ambulant et une scénographie mobile dans huit quartiers de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Extraits de pensées fortes du photographe. Des installations d’appareils photos pour faire revire l’art de la photographie de plus de quatre décennies antérieures par des prises de vues gratuites du 17 au 23 février. Des projections des diapositifs le soir suivies de films. Une bonne ambiance séduisante pour drainer la foule sur les différents sites. Voilà le bouquet de l’expo « Malick Sidibé 08 » que la fondation Zinsou, spécialisée dans la promotion de l’art contemporain en Afrique, offre au public cotonois. Mais avant l’accueil du public, le vieux photographe ne cache pas sa joie et sa fierté de communier avec le Bénin. « Après Venise, je suis très content d’avoir la plus belle exposition de ma carrière à Cotonou parmi mes frères, » s’exclame-t-il lors du vernissage de l’exposition. Sa joie reste d’autant plus grande à la vue de la représentation grandeur nature de son premier appareil photo, véritable pièce de musée de nos jours. Il n’a pas manqué non plus d’ajouter avec une profonde satisfaction : « je suis comblé dans mon métier et j’ai atteint le sommet  avec mon exposition au Bénin ».

Jeune_sidib_« Malick Sidibé 08 », exposition soigneusement montée par la fondation Zinsou, reste très  vivante et innovantes de par les activités périphériques d’animation et la mise en relief des thématiques par site. Au cœur des « merveilles de Malick », des images festives et d’ambiance des jeunes pour servir de beaux délices aux regards des visiteurs. Look afro des années 50 ; tendance libertine de la jeunesse malienne à se libérer du poids de la tradition, exhibitions de fringues, portraits expressifs de joie de vivre, pose de mariées. Rien ne résiste à l’objectif du chasseur d’images Bamakois. Il peint simplement à l’aide d’images simples et vivantes les réalités quotidiennes de sa société. Il révèle pour la postérité des moments émouvants sur papier. Tout est à capter pour Malick, qui reconnaît qu’il n’est pas écrivain, mais plutôt un historien à travers  l’image. « Je fixe la réalité d’un moment donné avec la photo », s’exclame-t-il. Toutefois, il reconnaît que c’est l’élan des jeunes, qui a été le ferment de son travail. Le reporter de proximité confie que les jeunes ont été très déterminants dans son travail, qui a été enrichi ensuite par les réalisations de studio notamment les portraits créatifs. Il vit à travers ses photographies une complicité et une forte intimité avec ses modèles. Il n’en tire que l’essentiel et l’idéal. La joie, la gaieté, l’élégance et la fougue d’une jeunesse africaine. Les photos de Malick mettent en relief à la fois le beau, l’humour, et la joie d’une société.

Durant trois mois alors le public de Cotonou découvrira toutes les merveilles de l’objectif de Malick Sidibé, qui compteJeune_sidib_1 derrière lui plus de 50 ans de photographie. En chiffre, il totalise 57 expos collectives et 35 individuelles. Une référence africaine, que la fondation Zinsou a bien voulu reconnaître par cette exposition. « Je suis fière de montrer que  l’Afrique ne se résume par qu’à des guerre, ni des sinistres. Elle n’est pas non plus le siège des pandémies. L’Afrique rayonne. Et ceci est valorisé par le travail de Malick » a fait entendre Marie Cécile Zinsou, présidente de la fondation Zinsou, lors d’une conférence de presse à Cotonou. Elle honore ainsi, un modèle de succès de l’Afrique positive, qui a été reconnu au plan international par la 57è Biennale des Arts de Venise en 2007 par la plus haute distinction « le Prix du lion d’or ». Mais en 2003 déjà, il décrocha le prix Hasselblad. Bon visionnaire, Malick a réussi à décrocher à travers ses photographies un mérite. Celui de dire, aux générations présentes et futures, que l’Afrique, c’est la joie, la gaieté et  la fierté de vivre.

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lundi 18 février 2008

La sculpture sur bois au Bénin

Un héritage désormais accessible à tous
Autrefois spécificité des familles Donviné au  temps des royautés au Bénin, la sculpture sur bois est devenu aujourd’hui une activité artistique, qui s’ouvre à toute personne désireuse de s’y adonner.

Armelle Ahoudjo
« Je suis venu à la sculpture sur bois par pure décision pédagogique». Cette déclaration de l’artiste plasticien Béninois Koffi Gahou démontre que la sculpture n’est pas un métier de caste. Devenu sculpteur pour l’homme au képi a été une histoire d’ambition à la fois personnelle et professionnelle. «  Mon ambition est de  réaliser sur bois tout ce que je pense et surtout améliorer l’art traditionnel béninois qui est resté pendant longtemps attacher  aux représentations des symboles royaux d’Abomey » affirme t-il. Il s’agit là pour le plasticien polyvalent d’une démarche de prise  en charge professionnelle avec pour finalité une révolution dans le secteur resté trop longtemps statique. Représentation des symboles royaux, animaux et oiseaux rappellent la bravoure des rois d’Abomey depuis le 17è siècle.

A cette époque l’art en général, mieux l’artisanat d’art a été une affaire royale, où des familles en sont dépositaires. Nous sommes au 17è siècle où la dynastie royale d’Abomey vivait ses heures de gloire. La technique de chaque art est l’apanage d’une caste. On distinguait la caste des orfèvres du cuivre, liées à la famille Hountondji et la caste des tenturiers spécialité de la famille Yèmadjè. La sculpture sur bois a pour dépositaire la collectivité Donvidé. La transmission du savoir à cette époque s’appuie sur l’héritage familial.

Dans sa démarche pédagogique, le « doyen » Koffi, comme il est appelé affectueusement dans le milieu artistique au Bénin a pris appui sur la technique de travail des héritiers sculpteurs de la famille Donvidé.  « C’est à force de travailler le bois avec la famille Donvidé, que je suis devenu sculpteur » explique le plasticien béninois Koffi Gahou.

A l’opposé du « doyen », la sculpture a été une histoire de fascination et de passion chez Fernando Adandossossi, artisan sculpteur à l’atelier commun du Centre de promotion de l’artisanat de Cotonou (Cpa). Il l’exerce en qualité de chef sculpteur depuis 1997. La première rencontre de  Fernando avec la sculpture a été éblouissante. Venu de son village Tori, (situé  dans le département de l’Atlantique) pour les vacances à Cotonou chez un de ses oncles, il fut séduit par les artisans travaillant le bois. « Un jour, lors d’une promenade au Cpa de Cotonou j’ai été séduit par la façon dont le bois était façonné... c’est ainsi que mon aventure a commencé avec le bois » nous confie t-il. Prenant conscience que le travail du bois relevait d’une prédilection et que son avenir y était intimement lié, le jeune passionné de la sculpture s’est très vite inscrit à l’atelier commun du centre de promotion de l’artisanat de Cotonou pour cinq années d’apprentissage de 1991 à 1996. « Aujourd’hui j’exerce ce métier avec fierté et conviction »  confesse t-il.

Loin des castes, la sculpture sur bois au Bénin s’érige facilement, au gré des passions et de la volonté, en activité artistique accessible à tous. Travailler le bois se révèle comme une œuvre artistique  qui nécessite beaucoup de concentration, un esprit d’ingéniosité, des heures et des jours de travail qui varient en fonction de l’objet à produire. « Et c’est justement ce qui justifie la cherté des produits finis » explique Fernando Adandossossi. Le coût des objets sculptés varie aussi en fonction  de l’esthétique, de la grandeur et de la qualité du bois utilisé «  Mon prix varie entre 55 mille et 5 millions de francs cfa » révèle Koffi Gahou.

Une gamme variée de bois

Toute une gamme de  bois est utilisée pour réaliser les sculptures souvent en formes humaines, animales, ou en des représentations de la vie quotidienne. Acajou, teck, abséria, iroko, kakè sont autant de variétés de bois travaillées pour séduire les consommateurs.  L’ébène se révèle toutefois le bois de luxe. « Notre bois de prédilection est l’ébène qui naturellement est noir ou bigarré. » révèle le chef sculpteur de l’atelier commun du cpa. Le prix de ce bois, selon la même source, varie entre 10.000f et 12.500f cfa pour une dimension de 4m sur 30cm de large et d’une épaisseur de 10 cm. Toutefois, il regrette que l’ébène de nos jours est d’une extrême rareté pour cause d’exportation.
Cette réalité n’entame en rien la qualité des sculptures réalisées au Bénin, qui jouit d’une clientèle riche et variée. « La plupart du temps ce sont les européens qui viennent acheter nos produits. Et les quelques béninois qui s’en procurent sont en l’occurrence les hommes de droit » s’exclame le sculpteur au képi. Les objets sculptés une fois achetés servent souvent pour des souvenirs aux touristes, des présents lors des événements heureux et bien d’autres.

Un état de fait, qui lève le coin de voile sur les difficultés que rencontrent les artisans quant à l’écoulement de leurs produits. Manque de stratégie de vente ; absence d’encadrement des acteurs et de déficit de promotion de l’artisanat en général. Triste réalité, qui poussent certains sculpteurs à se convertir dans d’autres secteurs d’activités pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Cela s’explique par le faite « qu’au Bénin on n’a pas la culture de la consommation des œuvres d’arts » regrette Gahou, qui toutefois nuance que chez les européens par contre la consommation des œuvres d’art reste une culture. Cela  pose, selon le doyen des plasticiens, un véritable problème d’éducation de base notamment dans les écoles. Car, remarque-t-il « un béninois qui achète une voiture à 35 millions n’est pas prêt à s’offrir une œuvre d’art à 500 mille ». Pour lui « l’art doit être enseigné dans les écoles »

Cet état de chose requiert des sculpteurs une forte imagination, qui rallie originalité et modernité, devant sublimer le consommateur. « Dans une œuvre d’art, il y a une énergie magnétique qui vous attire et qui vous permet de communiquer tout comme si vous êtes en face d’un personnage, d’un coran ou d’une bible » déclare Koffi Gahou. Sculpter revient à tailler artistiquement  dans le bois l’objet imaginé dans sa propre forme.

Une activité de libre expression
« Il ne suffit pas d’être un bon dessinateur pour être un  sculpteur », avertit Fernando. Pour lui c’est un art que l’on possède avec la pratique. « On n’arrive à capter l’esprit des dessins qu’à force d’exercice au fil des années. » confie le jeune sculpteur du cpa.
Le travail du sculpteur passe par plusieurs étapes à savoir l’étape de la conception qui consiste à représenter l’objet à sculpter sur le bois, celle du polissage pour rendre lisse et enfin la finition. Cet exercice d’esprit exige des outils spécifiques, agissant sur la matière première qu’est le bois. A l’aide du catelaire sous forme de hache communément appelé « hanvi » en langue  goungbé, parlée à Porto novo par les menuisiers, le sculpteur donne la forme voulue appliquée sur le bois. Ensuite des ciseaux biseautés,  interviennent permettant à l’artisan de  tailler la forme voulue de l’objet  à sculpter. A l’étape du polissage interviennent successivement plusieurs autres instruments : la râpe, un instrument plat avec de petites dents en scie à la surface, la lime, des rattoir, et du papier vert. Enfin, l’application de différentes couleurs de cirage (neutre, noir ou marron) vient renforcer l’éclat du bois. Un dernier coup de chiffon passe sur  le produit fini ce qui lui confère toute sa clarté et sa brillance. Et vous voilà face à de belles œuvres d’esprit. Œuvres d’esprit qui témoignent du potentiel culturel dont regorge le Bénin.
La sculpture devenue aujourd’hui un enjeu dans l’économie du Bénin, la qualité de la production, sa promotion au plan national, régional et international doit être une préoccupation de tout un chacun de nous, afin que la culture béninoise impose son identité dans la diversité des cultures.

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Le taxi « Wallaï » de Dominique Zinkpè

Au delà du reflet social, un appel à la conscientisation.
Refléter  des pratiques courantes des populations au travers d’une installation : taxi wallaï. Une ingéniosité qui donne à cette œuvre du plasticien Béninois Dominique Zinkpè tout son sens. A travers « Taxi wallaï », il fait revivre au population nigérienne son vécu, quant à l’utilisation des moyens de transports en commun. 

Sessi T. et Armelle Ahoudjo

Une installation originale ! Elle ne laisse personne indifférent à chaque exposition de l’artiste plasticien Zinkpè. Objets detaxi_walla_ récupération, ustensiles usagers, tout à sa place dans le registre des œuvres de l’artiste. En 2002, il nous propose encore une de ses merveilles : « taxi wallaï ».  Une carrosserie de mi-bus peinte en jaune, entourée de deux rangées de bandeaux verts. Une immatriculation à peine lisible. Des phares non fonctionnels. Au premier plan et bien visible la silhouette d’un chauffeur habillé en sahélien : la tête entourée de bandes de tissus blancs. A côté de lui, trois passagers serrés comme des sardines en boite et encombré  de piles de bagages. Tous habillés en long boubou sahélien de couleurs bigarrées et la tête à l’image de celle du chauffeur. Ainsi se trouve bondé l’intérieur du mini bus, où le profil des passagers assis au bord des issues de secours. 
A l’extérieur et sur le porte bagages se dresse une montage de bagages des passagers : colis de toute nature, sacs en plastiques, boîtes de conserve, cartons, nattes, postes téléviseurs et radio, arrosoirs, pots d’ablution, bien disposés rappellent un taxi brousse avec les divers bagages de ses passagers. A l’extrémité de cette montagne de bagages deux passagers attachés, probablement des passagers en surnombre ou des apprentis comme il est fréquent de voir des apprentis s’arc-bouter à des places de fortunes dans les taxis. Au fronton de cette installation et sur un fond blanc, il est écrit en rouge et bien gras : « wallaï !». C’est le taxi wallaï.

Une installation faite en 2002 au Niger, qui s’inscrivait dans une démarche de l’artiste, depuis 2000 à Cotonou, où il décida de réaliser une série d’œuvres baptisées « Taxi de Zinkpè ». Au total, il en a réalisé huit en Afrique et en Europe. Son travail se repose sur le choix des éléments usuels inspirés de l’environnement pour se rapprocher davantage de la réalité sociale. Puisque « taxi walaï » n’est qu’une suite d’un processus, Zinkpè a bien voulu démontrer l’universalité de l’art de par sa démarche. Inspiré par l’expérience de l’exposition « Harmatan 2000 » du Centre culturel Français de Cotonou, où son  premier taxi est typiquement « béninois », l’artiste s’impose deux ans plus tard une nouvelle expérience au Niger, où il a opéré le choix de ses matériaux sur place. Le résultat fut le même : le taxi wallaï a eu le mérite de révéler au peuple nigérien sa réalité des transports en commun.  Le mérite va aussi à l’endroit du « plasticien sociologue », qui de par son sens aigu d’observation arrive à faire miroiter au peuple sahélien son vécu : l’habillement des personnages de son installation « taxi wallaï » en dit bien long. Sans aucune indication, le visiteur de l’exposition, les identifie facilement. C’est le génie zinkpè. Le chargement hors gabarit du mini bus, sans oublier le choix de la carrosserie d’un mini bus, rappelle des pratiques et usages du peuple nigérien. 
Taxi wallaï, tout en restant collé à la réalité sociale nigérienne reste également une exagération voulue par l’artiste. Les deux personnages positionnés aux deux extrémités du porte-bagages et immobilisés par des cordes à l’image des bagages illustrent parfaitement l’exagération dont a fait usage Zinkpè, l’aiguilleur de conscience. Dans cette installation des êtres humains sont chosifiés. Ce n’est pas de l’entendement humain d’attacher des hommes à l’image des animaux encore moins d’un colis ou un sac de maïs.

Seulement il est aisé de comprendre cette manière de caricaturer la réalité sociale chez Zinkpè, le plasticien engagé. C’est cela sa façon d’exprimer une révolte intérieure face à l’injustice sociale. Des œuvres antérieures au taxi wallaï l’expriment assez éloquemment. Il s’agit par exemple de son installation basée sur l’Afrique perfusée de tous les côtés. Zinkpè expriment son indignation face à la domination des puissances du Nord sur le Sud. Au travers de cette œuvre, il fait passer un message : l’Afrique est toujours malade, alitée et agonisant en dépit des « grosses fortunes de milliers de francs » envoyé par les pouvoirs du Nord en guise d’aumônes, d’aide au développement et bien d’autres formules imaginaires de la domination passive. Zinkpè, de part ces installations retrace autrement les maux qui minent l’Afrique. Une Afrique qui reçoit toujours de l’aide des pays étrangers sans pour autant sortir de sa torpeur. Une torpeur qui ne cesse de la faire ralentir sur presque tous les plans. Zinkpè s’indigne face à une telle Afrique. Mais sa position serait- elle la bienvenue dans un monde de charognard poussé par l’intérêt individuel ?
Sans pour autant apporter la réponse, « taxi wallaï » interpelle aussi la conscience des Africains. C’est aussi un appel à l’Afrique et aux Africains. Car l’œuvre éveille la conscience et invite à une prise de responsabilité. Zinkpè a exprimé son sentiment, un cri de douleur, de détresse, une rage artistique. Mais dans quelles oreilles ?

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mercredi 13 février 2008

Apprentissage des danses traditionnelles dans les écoles primaires au Bénin

L’association « Walô » dans la cadence de la relèveNoortje_et_danseurs

Assurer une bonne relève et une conservation du répertoire de nos danses traditionnelles. Telle est la nouvelle mission, que s’est assignée l’association béninoise pour la redynamisation des arts de la scène « Walô ». Depuis le mois de janvier 2008, elle organise des sessions de formation des formateurs devant assurer cet apprentissage dans les écoles au Bénin. Une action rendue possible grâce à la coopération entre le Nuffic, organisation néerlandaise pour la Coopération Internationale dans l'Enseignement Supérieur et la fondation Le Grand Cru. Un bel exemple de la coopération culturelle.

Sessi T.

Toc toc tac ! Et des pas de danses couplés avec des gestes et mouvements d’ondulation des corps. Tout pour raconter une histoire. Celle des zémidjan (taxi moto) à Cotonou. En position de conducteur, les danseurs se tiennent à la queue leu leu pour offrir une belle scène de danse à la zémidjan avec des séquences de dénonciation de la pollution et de surcharge. Puis d’autres encore avec un processus de modulation et de reconditionnement des corps. Un spectacle qu’offre la vingtaine des danseurs stagiaires en formation de danse de création depuis janvier dernier au siège du festival international de théâtre du Bénin. Sous la supervision des experts Hollandais, Feri de Geus et Noortje Bijvoets de la fondation Le grand Cru, des scènes de danse s’improvisent, s’affinent, se composent, se décomposent et se reconstruisent avec un rythme soutenu et haletant. Les corps s’échauffent et deviennent moites de sueur. L’exercice vaut la peine, car il s’agit du renforcement des capacités des formateurs devant assumer l’enseignement des danses traditionnelles dans les écoles primaires au Bénin.

Une nouvelle expérience
« Nous visons la transmission de nos valeurs culturelles à nos enfants à travers nos danses » précise Richmir Totah, président de l’association Walô. Un objectif que poursuit cette association béninoise de dynamisation des arts de scène depuis l’année dernière avec une session de trois semaines de formation en danse de création à l’endroit des danseurs professionnels de notre pays. Dans cette nouvelle dynamique, il est clair que la mission actuelle est plus grande que celle de l’année dernière. C’est pourquoi explique le président, « nous avons un programme dense subdivisé en quatre saisons pour bien atteindre nos objectifs ». Deux saisons s’ouvrent en effet, en janvier et février pour la professionnalisation des danseurs avec un point d’honneur sur les techniques d’apprentissage avec les enfants. « Dans ma pratique, j’essaie de communiquer  beaucoup avec les stagiaires sur les méthodes d’enseignement des enfants. J’ai une expérience appréciable avec les enfants en Europe, aux Etats-Unis. Il revient alors aux formateurs béninois de choisir la méthode convenable. J’ai remarqué d’ailleurs que les enfants au Bénin sont très disciplinés, mais ne sont pas très actifs à faire des choses individuellement, ce qui n’est pas le cas en Europe. Il serait judicieux d’être ouvert et de s’adapter à l’environnement avec des automatismes. Donc de la flexibilité » conseille la chorégraphe et formatrice Noortje  Bijvoets. Toutefois, elle avoue que l’apprentissage de la danse aux enfants est une excellente chose initiée par l’association Walô. Puisque, selon elle, la danse, stimulant la créativité chez l’enfant et lui enseigne à la fois la discipline de la vie et  la souplesse du corps.
RichmirLa troisième saison du programme de formation prévue pour le mois d’Avril prochain concerne le renforcement de capacités des membres de l’association en Hollande en matière de gestion et de management de projets et d’associations culturels. Et la quatrième saison enfin, qui s’ouvre au Bénin en Avril et mai prochains, envisage aussi bien la formation des formateurs que celle des régisseurs de lumière pour les spectacles de danse. Cependant, rassure le président, toutes les saisons seront couronnées le 17 Mai 2008 à Cotonou par la création et la présentation d’un spectacle de fin de formation.

La qualité de la formation et le rythme soutenu ont permis aux stagiaires aussi de se rendre compte qu’il faut plus de temps pour assimiler les notions et acquérir de nouveaux automatismes. « Les stagiaires eux-mêmes font la différence et apprécient mieux la qualité du travail » apprécie Noortje Bijvoets avant de notifier qu’ils sont dans une démarche de recherche, susceptible d’associer les pièces positives de la danse contemporaine à la danse traditionnelle du Bénin, sans dénaturer le danseur béninois. Rachelle Agbossou, chorégraphe danseuse professionnelle et directrice de la compagnie de danse « Walô » n’est pas d’avis contraire. Mais ajoute que son association est ancrée dans un processus  de formation des futurs danseurs du Bénin. Une initiative, qui du reste apportera de la valeur ajoutée à  l’industrie culturelle de notre pays. D’ailleurs cette action contribuera à coup sûr à la naissance d’une nouvelle race de danseurs capables de mieux exploiter toute la richesse du patrimoine de danse que possède notre pays. Toute la dynamique de création d’un nouveau corps d’enseignants spécialisés dans la danse de création dans notre pays, n’est pas à occulter d’ailleurs. Autant d’actions positives, qui s’inscrivent aussi dans la lutte contre la pauvreté que la sauvegarde du riche patrimoine de danses de notre pays. Elles ont été soutenues  par l’Ambassade du Danemark l’année dernière. Cette année, elles bénéficient de l’appui financier du Nuffic à hauteur de 79.610.700 FCFA. La noblesse de l’initiative fait appel alors à toutes les autres forces pour son renforcement et sa pérennisation. 

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mardi 5 février 2008

Encore quelques photos de la fête du vodoun au Bénin

Voici une fois encore quelques images pour vous permettre de vous replonger dans le vodoun. Vous pouvez voir des séquences d'immolation de bélier, la danse des Egungun (Revenants), la prosternation devant Egungun, qui bénit; la divinité Zangbéto, et quelques dignitaires vodoun dont le roi Oduduwa des Yoruba nago et le roi Adjahouto dodo. Bonne dégustation donc !

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lundi 4 février 2008

Quelques photos de la fête vodoun

Vous êtes nombreux, chers Internautes et lecteurs de ce site, qui aviez manifestez le désir de vous faire vivre des images de la fête vodoun. Vous avez raison. Je me fais le devoir de voir offrir quelques unes des images prises par moi lors de mes randonnées de ce 10 janvier au Bénin. Dès lors nous prendrons la mesure de votre demande, pour vous apporter plus d'illustrations. Bonne visualisation!

Adepte

vodounssi

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Adeptes "Vodounssi en pleine procession

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jeudi 31 janvier 2008

La Fondation "Dah Bokpè" pour la restauration du Vodoun

Entretien avec Son Altesse Le Prince Dah Bokpè

« J’exhorte les Béninois à s’adonner à la religion que Dieu leur a donné qui est le Vodoun !»

Inlassable dans son combat pour la promotion et la reconnaissance des valeurs traditionnelles africaines et notammentBokp_3_copie béninoise, Le Prince Dah Bokpè n’a pas finit dire son dernier mot. Après avoir construit le temple de la lumière                « Adjahouto Houta », initié en janvier 2007 un programme de restauration du culte vodoun, il a profité de la deuxième édition de ce programme lors de la célébration de la fête des religions traditionnelles le 10 janvier dernier pour annoncer  la création d’une fondation pour poursuivre l’œuvre à travers la mobilisation des moyens et ressources nécessaires. Dans cet entretien, Dah Bokpè, dévoile les motivations profondes de son action et les stratégies à développer pour les concrétiser. Il n’a pas manqué d’inviter les Béninois  à s’approprier le vodoun comme une religion à part entière. Interview !

En début d’année 2007, vous aviez lancé un programme de restauration du Vodoun. Peut on savoir les raisons qui ont motivé cette action ?

Dah Bokpè : Je suis Béninois vivant  à l’étranger et le vodoun porte une image désagréable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de notre pays. Alors qu’au fonds de moi et dans la pratique le vodoun est une technique spirituelle de rapprochement de l’âme vers Dieu. Il est bien enseigné dans  le vodoun et dans les rituels que « Mahou Adimou » (NDLR appellation en langue fon du Dieu suprême) est au dessus de tout. A ce titre il ne peut qu’être favorable aux actions des hommes et du bien être du monde. Donc le vodoun est source de bien et œuvre pour le bien être de l’humain. Mais comme, l’homme incarnent à la fois le bien et le mal, il est clair que le libre pouvoir d’arbitre qu’il détient est un couteau à double tranchant, qui pourra détruire, s’il n’est pas contrôlé.
Dès lors que le vodoun est au service de l’homme pour l’aider à sa réintégration dans l’unité divine ce qui n’a pas encore réalisé dans les conditions normale, j’ai trouvé ainsi la nécessité d’une résurrection légitime. D’où le programme de restauration. Ceci nécessite des moyens étant donné que cela incarne du travail, qui n’est rien d’autre qu’une force en action dans un temps déterminé.

L’idée d’une fondation de droit allemand répond t-il convenablement à la poursuite de votre programme ?

vodounssi_copieEvidemment oui. Car pour toute action sérieuse, il faut un cadre formel et juridiquement bien clair dans notre société actuelle. Et pour répondre au besoin d’un programme de si grande envergure, il n’y a pas mieux à trouver. C’est pourquoi, nous avons choisi un instrument comme une fondation de droit allemand, garantissant une continuité et un contrôle ferme des mouvements de financement. La seule structure qui pourra répondre à cette demande n’est rien d’autre qu’une fondation. Et comme vous le savez les fondations ont souvent complété et servi les Etats sur le plan social pour répondre au besoin des populations déshéritées souvent oubliées.
Vous n’êtes pas sans savoir aussi que les fondations ont toujours joué leur rôle et  le contexte judiciaire ne leur ont jamais permis de faire faillite. Une fondation alors pour poursuivre un programme d’action de la restauration du vodoun  ne peut qu’être condamné à la réussite pour le bonheur de la postérité. C’est là notre vision ferme qui demeure infaillible depuis le 19 avril 2007. Nous sommes persuadés qu’avec la naissance de cette fondation des hommes de clairvoyance, de bonne volonté et de lumière viendront accompagner personnellement, financièrement et matériellement l’action, afin que nous puissions répondre à l’impératif indiqué : la restauration du vodoun , d’abord au Bénin, en Afrique de l’Ouest et dans le monde.

Quels seront alors le rôle fondamental de la fondation « Dah Bokpè » et ses grandes lignes d’actions pour le futur ?

La fondation s’occupera la promotion des valeurs essentielles pour le développement de l’Afrique à travers deux volets : la promotion des jeunes talents et de la restauration du Vodoun. Car, je me suis rendu compte après mes trente années de vie en Allemagne, que toutes les grandes avancées notable dans tous les domaines sont portées par des hommes avant tout ignorés. Je pense à Mozart, à Einstein, qui a développé la théorie de la relativité, à Pythagore, sans oublier Otto Lienthal, qui fait que je puisse me déplacer en avion d’Allemagne au Bénin en si peu de temps. L’inspiration de ces hommes a contribué à  l’amélioration des conditions de vie des hommes. Et  je crois, qu’il existe de ces hommes en Afrique, mais il faudra les découvrir dès les bas âges, afin qu’ils ne soient pas désorientés. En tout premier plan j’ai recommandé à ce que la fondation puisse découvrir ces jeunes génies en Afrique, les accompagner, afin que le continent puisse apporter à la connaissance universelle ce dont elle est capable depuis des lustres.Bokp_2_copie
A côté de ce  programme de base, la fondation va s’atteler  à des actions de réflexion divergée et définir d’abord les grands axes nécessaires pour une restauration profonde de la religion vodoun. C’est pour cela que je fais appel à tous les sages soucieux de voir grandir une telle idée à s’ajouter à nous, dans toute notre humilité, pour l’honneur des mânes de nos ancêtres et du bien être universel. Toute chose qui contribue à la volonté divine.

Quel regard portez vous sur le culte vodoun au Bénin en général ?

Je pense et constate qu’aujourd’hui qu’il y a une « pensée-action » double relative à la façon dont les intellectuels béninois et africains abordent le vodoun. Ils s’adonnent aux religions importées, que je considère personnellement avec tout le respect du fond de  mon cœur en temps joyeux, mais curieusement et brutalement et en même temps ces individus implorent le vodoun aux grands moments de difficultés. Je voudrais bien faire comprendre à mes compatriotes que l’homme n’est pas né dans un hasard sur une terre définie et à un moment précis. Dieu a voulu que les hommes puissent faire leur expérience selon le temps où ils sont nés. Alors que le vodoun est donné par Dieu particulièrement aux Noirs, j’exhorte les Béninois et les Africains, malgré les grandes difficultés existantes, à s’adonner à la religion que Dieu leur a donnée. Je profite de l’occasion pour inviter tous les Béninois en particulier les Africains en général à un petit moment de réflexion. Ceci apportera son fruit.

Un mot pour conclure cet entretien !

Pour finir cet entretien, je dirai que la religion vodoun est une religion à part entière donnée par Dieu pour les Africains et le monde entier  et le Bénin à un grand rôle à jouer pour sa valorisation. Pour cela je veux porter ici une petite attention à l’endroit du gouvernement béninois et l’inviter à consacrer une petite dizaine de minutes d’une session de conseil des ministres à ce sujet.

Propos recueillis par Sessi T.

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mercredi 26 décembre 2007

Bientôt un portail Internet pour la promotion de la culture béninoise

Bientôt un portail Internet pour la promotion de la culture béninoise

La culture de notre pays sera bientôt présente sur la toile mondiale. C’est la marche entreprise vendredi dernierArtb_nin par quelques acteurs culturels en collaboration étroite avec le Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées au cours d’un atelier de validation de l’étude de réalisation de cet outil. C’était au siège du PSICD à Cotonou.

Sessi T.
www.artbenin.com. Voilà le point d’entrée dans l’univers des arts et de la culture au Bénin, dès que le processus de fabrication du site portail culturel sera terminé. Tel a été le choix des acteurs culturels présents vendredi 16 novembre 2007 dernier à l’atelier de validation de l’étude de faisabilité. Une action qui rentre dans la logique de la structuration du secteur culturel au Bénin et du renforcement de capacité des acteurs. L’un des objectifs du programme de soutien aux initiatives culturels décentralisées, sur la base de l’état des lieux réalisé en octobre 2006. L’objectif de ce portail culturel est d’offrir plus de visibilité aux acteurs culturels de notre pays en positionnant cet espace comme le carrefour des informations culturelles sur le Bénin. Un vœu qui doit se réaliser à partir d’une étude de faisabilité produite par l’agence Marion and Murphy Corporate (mmc). La séance de validation a permis aux acteurs culturels de compléter différents aspects non élucider de l’étude. Il s’agit de la charte graphique, du nom du site et des différents points d’entrée du site portail. Selon l’étude les créations artistiques seront mise en relief, ainsi que les différentes manifestations culturelles, qui meuble le show biz au Bénin. Par ailleurs, les différentes structures en charge de l’administration culturelle dans notre pays auront une visibilité avec un clin d’œil à tous les textes de lois régissant le domaine des arts et la culture. Un véritable carrefour d’informations en gestation pour le rayonnement du Bénin dans sa richesse et diversité culturelle. Par ailleurs, les questions relatives à la gestion et à la pérennisation de cet outil n’ont pas été occultées. Il est aussi possible pour chaque acteur culturel de disposer désormais avec ce portail culturel, un espace pour mettre en ligne ses données et son actualité.

Babacar_NdiayeAutant d’atouts, sur lesquels s’est appuyé Babacar Ndiaye, coordonnateur du programme, pour rappeler que la conception de ce portail répond fondamentalement aux besoins de visibilité des acteurs culturels sur Internet. Il a aussi émis le vœu  que les résolutions de l’atelier puissent contribuer à faire de cet outil la vitrine de la culture béninoise. Babacar Ndiaye a enfin lancé un appel aux acteurs culturels béninois de s’approprier le portail afin de le nourrir en informations afin qu’il devienne un véritable lieu de rencontre et d’échange.
Michel Nahoan, directeur de cabinet du ministère de la culture de l’artisanat et du tourisme, a indiqué pour sa part que la culture reste le moteur de tout développement. Tout en confiant son impatience à recevoir les résolutions de l’atelier de validation, le directeur de cabinet a souligné tout l’attachement du gouvernement à la promotion et au rayonnement de la culture béninoise en Afrique et dans le monde.

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