lundi 5 mars 2007
Babacar Ndiaye, coordonnateur national du Psicd Bénin
« Nous avons besoin du soutien de tous les acteurs culturels pour la bonne marche du programme au Bénin »
Le Sénégalais Babacar Ndiaye est le coordonnateur national du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées. A l’issue du lancement officiel des activités de ce programme, il revient dans cet entretien pour dévoiler les grandes lignes d’action pour l’année 2007. Il profite de cette occasion pour exhorter tous les acteurs culturels béninois à une collaboration sans faille pour la réussite du programme, dont la finalité est de contribuer à l’émergence et au renforcement durable des acteurs décentralisés.
Vous venez de procéder au lancement officiel des travaux du Psicd au Bénin, que peut on retenir du concept du projet et de ses objectifs ?
C’est vrai que nous venons de lancer officiellement le programme, mais nous avions commencé effectivement les travaux depuis le mois d’avril 2006. Il a été question pour nous de faire l’état des lieux de l’environnement culturel au Bénin pour ensuite déterminer les besoins réels du secteur. Ce qui, nous a permis de procéder à cette étape de lancement officiel des activités.
En fait le Psicd est issue de l’accord de partenariat entre les Etats Acp et l’Union européenne, qui a inscrit le secteur culturel comme un des domaines d’appui au développement social et humain. C’est dans ce cadre qu’après plusieurs pays comme le Sénégal en 1995 puis la Côte d’ivoire, le Togo, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, le Bénin a sollicité ce programme dans le cadre de la coopération avec l’Union européenne. Dès lors, le 9è Fonds Européen de Développement a mis à la disposition du Bénin pour la période de 2006 à 2009 la somme de deux millions neuf cent quarante Euros soit Un milliard neuf cents vingt huit millions cinq cents vingt huit mille. Il s’agit d’un appui direct pour les acteurs culturels non étatiques du Bénin.
L’objectif fondamental du programme est de renforcer le dynamisme et la professionnalisation des acteurs culturels au Bénin. Cet aspect prend en compte toutes les filières culturelles et s’intéresse aux questions de développement local. Il est question en fait pour le Psicd de promouvoir les identités et la créativité, afin d’élargir l’accès des populations aux produits culturels.
Pouvez vous nous dévoiler les grandes lignes de vos actions pour l’année en cours ?
A l’issue de l’inventaire, que nous avions eu du secteur culturel au bénin, nous avions envisagé, un programme axé sur trois points fondamentaux et qui est validé déjà. Nous allons nous investir dans un premier temps à informer le plus largement possible les acteurs culturels de nos activités. Ceci passe par la mise en place d’un site Internet du programme, un bulletin d’information trimestriel et un portail culturel béninois. Dans un second temps, notre plan d’action va se focaliser sur la formation des acteurs culturels. Nous avions prévus au total six séances de formation dont trois sessions sur l’entreprenariat culturel, une session à l’intention des journalistes culturels et sur la critique d’art et deux autres sur le thème de « décentralisation et culture ». Le troisième point fort de notre action cette année est le financement des projets des acteurs culturels. Tout ceci va démarrer prochainement et le calendrier sera rendu publique.
Comment les acteurs culturels peuvent-ils voir leur projet financer par votre programme ?
Il sera procédé à un appel à proposition de projet selon des thèmes sur l’ensemble du territoire national à la suite des séances d’information sur les conditions d’accès au financement du Psicd. A la fin de l’opération les meilleures propositions seront financées suite à un processus de sélection qui l’implique des évaluateurs indépendants. Pour cette année, nous avions retenus les thèmes relatifs à l’animation des espaces culturels, le livre et l’écrit, les arts vivants et la production audiovisuelle. C’est un appel ouvert à tous les acteurs culturels non étatiques. C’est pourquoi, nous avons besoins du soutien de tous pour la bonne marche du programme au Bénin.
Propos recueillis par Sessi T.
Dixième édition de Conavab
Sous le signe des innovations La dixième édition de la Coupe Nationale
« Nous allons expérimenter pour deux ans à partir de la dixième édition le couple de la formule téléphonique et départementale ». C’est par ces propos que Patrice Ahloumè, promoteur de Conavab a annoncé les grandes innovations devant régir les prochaines éditions de cette compétition qui pour la dixième édition s’adresse aux artistes de la musique traditionnelle. Désormais la compétition ne sera plus faite uniquement par téléphone sur la radio nationale, mais sera décentralisée avec la participation des radios privées sur l’ensemble du territoire national avec une radio centrale qui sera radio planète. Ainsi les compétitions seront lancées simultanément sur toutes les radios partenaires de 8h 30 à 9h 30, avec la proclamation en direct des scores réalisés par artistes. Un jeu de feedback orchestré par la radio centrale et les six radios départementales. Selon les nouvelles dispositions, les radios départementales recevront par compétition une vingtaine de coup de fil, tandis que la radio centrale en recevra vingt et un. Pour plus de transparence, il est désormais permis aux artistes en compétition d’envoyer un représentant suivre le jeu en direct dans les studios des radios.
Sur le starting bloc de cette dixième édition qui débute le 1er mai 2007 64 artistes sont attendus pour 08 finalistes, dont 16 pour les départements de l’Atlantique-littoral et du Zou-collines et 8 pour les autres départements du pays. La grande compétition de la finale aura lieu le 1er septembre 2007 a
Ces innovations, explique monsieur Ahloumè, visent à offrir plus de promotion aux artistes au travers des médias, tout en réduisant voire minimiser les risques de fraudes, qui conduisent à des grincements de dents ou des contestations.
Palmarès de Conavab en 10 ans de vie
1er édition : Sagbohan Danilaou
2è édition : Somadjè Gbèsso
3è édition : Gbessi Zolawadji
4è édition : Adjignon Hanbladji
5è édition : Man Dev
6è édition : Alèvi
7è édition : El Nasito
8è édition : Dah Tamadaho
9è édition : Simba Franco Junior
Défense de la diversité culturelle au Bénin
Une coalition nationale est née
Notre pays le Bénin, dispose depuis samedi 24 février 2007 dernier d’une coalition dont le but principal reste la
promotion de la l’identité culturelle nationale. Baptisé « Coalition Béninoise pour la Diversité Culturelle » en abrégé CBDIC, ce creuset est représenté par un bureau exécutif national de 7 membres avec à sa tête Vincent Ahéhéhinnou.
Sessi T.
Contribuer à l’émergence d’une identité culturelle forte au plan national pour promouvoir la diversité culturelle au plan international. Tel est le credo de la Coalition Béninoise pour la Diversité Culturelle portée sur les fonds baptismaux le samedi 24 février dernier à l’issue d’une assemblée générale constitutive au siège de l’agence Fifa Médiation à Gbèdjromèdé. Selon son coordonnateur, Vincent Ahéhéhinnou, la nécessité de la mise en place de cette coalition s’explique par la perte de l’affirmation de notre culture dans ses multiples formes d’expressions. Il se justifie par l’envahissement de nos petits écrans par les télénovelas brésiliennes, qui ne véhiculent aucune réalité culturelle de notre pays, mais décriées pour dans les émissions interactives comme la « Grogne ».
La naissance de CBDIC s’explique aussi selon les initiateurs par la nécessité pour notre pays de conserver et de développer les traits distinctifs qui le singularise des autres, pour mieux s’imposer dans le concert des autres nations, notamment dans la globalisation des échanges.
Dès lors, la coalition entend s’atteler à la promotion des valeurs et les richesses de la diversité culturelle comme une contribution de chacun à l’édification d’un monde de paix loin des logiques d’intérêts économiques et marchandes. Il s’agit aussi pour la CBDIC de renforcer le processus de dialogue des identités culturelles à travers la facilitation des expressions culturelles.
Aux côtés des pouvoirs publics, cette coalition naissante compte plaider pour l’affirmation du droit souverain du Bénin à concevoir une politique culturelle solidaire impliquant des facteurs de développement durable à l’endroit des acteurs culturels et des populations. De concert avec les autres organisations sous-régionales, la coalition béninoise pour la défense de la diversité culturelle projette de conduire à terme le processus de ratification par les pouvoirs publics africains de la convention sur la diversité culturelle et met un point d’honneur sur le respect de son contenu dans chaque pays africains.
lundi 26 février 2007
Appui au secteur culturel au Bénin
Le Psicd démarre officiellement ses travaux
Après le Burkina Faso, la Guinée la Chargé la Délégation la Commission
Sessi T.
Environ deux milliards de francs cfa répartis sur trois ans couvrant la période de 2006 à 2009. C’est le montant de l’enveloppe financière alloué au Bénin par le 9è Fonds européen de développement pour le soutien direct aux acteurs du monde culturel. Pour Ndiaye Babacar, coordonnateur national du Psicd, il s’agit d’un outil efficace qui renforce la coopération bilatérale entre l’Union Européenne et le Bénin. Cet outil souligne t-il reste aussi celui du développement culturel durable à la hauteur de la diversité culturelle de notre pays. Selon la même source trois axes majeurs constituent le mode de fonctionnement du programme. Il s’agit d’abord de la formation des acteurs culturels, du financement des initiatives des opérateurs culturels béninois non étatiques et de la structuration du secteur pour son développement durable. Tout ceci il faut le noter sera porté par une puissante machine d’information et de communication matérialisée par la mise en place d’un portail culturel national.
« Le Psicd du Bénin est un programme à la fois original et ambitieux comme le témoigne ses objectifs principaux » s’explique madame Catherine Pravin, Chargée d’Affaire, représentante de Madame Elisabeth Feret, chef de la Délégation la Commission Européenne la Commission Européenne
Avant de prononcer le démarrage officiel des travaux du programme, Théophile Montcho, Ministre de la culture, des sports et loisirs a dit qu’il s’agit « d’une bouffée d’oxygène apportée à tous ceux qui oeuvrent au quotidien pour l’affirmation de notre culture et son rayonnement au plan international. »
mardi 16 janvier 2007
Bilan culturel 2006 au Bénin
Et c’était l’année 2006
Du dimanche 1er janvier au dimanche 31 décembre ; c’était l’année 2006. Une année s’achève et une nouvelle démarre. 2006 ; une année entière ; douze (12) mois de bonheur, de stress, d’improvisations ; 2006, c’était le rendez-vous des défis culturels. Mais que peut-on alors retenir de cette année 2006 et que peut-on attendre de cette nouvelle année 2007 ? Voilà les deux (02) questions auxquelles cette première chronique de l’année répondra.
Cette année 2006 qui vient de finir a été de bons moments où beaucoup d’événements culturels et pas les moindres étaient au rendez-vous.
Depuis bientôt 5 ans, c’est le Festival International de film de Ouidah Quintessence qui a toujours ouvert le bal des manifestations culturelles. C’est ainsi qu’en première semaine de cette année qui vient de s’achever, la 4ème édition du Festival International de Film de Ouidah Quintessence sous la direction effective de son initiateur Jean Odoutan a eu lieu pendant 5 jours à Ouidah. Une 4ème édition qualifiée d’édition d’innovation puisque c’est à partir de cette édition qu’il a été initié l’atelier de critique et de lecture de film, un atelier réservé uniquement aux journalistes culturels. Pendant 5 jours Ouidah a vécu aux couleurs du 7ème art.
Après Quintessence 2006, l’autre événement international qui a fait vibrer le Bénin près d’une dizaine de jours est le Fitheb, cet événement tant attendu. C’était la 8ème édition du Festival International de Théâtre du Bénin qui s’est déroulée du 11 au 19 février 2006 à travers cinq (05) villes béninoises. Une édition de défi qui a permis à Orden Alladatin, le directeur de renouer une confiance avec le public et de plus en plus de partenaires. A travers cette édition 2006, le Fitheb est aujourd’hui sur la voie de retrouver ses lettres de noblesses. Pour cela on ne peut que dire bravo à ceux-là qui se sont véritablement battus pour qu’on en arrive à ce résultat.
Alexandre Atindoko, directeur de a Compagnie de théâtre Tout-Terrain n’a pas manqué le rendez-vous culturel de cette année qui s’est achevée. Il était présent au théâtre de verdure et au pavillon du Hall des Arts de Cotonou avec la tenue effective de son festival rencontre sur Tout-Terrain. C’était la 5ème édition, une édition qui a encore fait des révélations en théâtre et en conte. Au moment où ce festival fêtait sa 5ème édition, la compagnie elle-même fêtait ses 10 ans d’existence. 2006 aura été pour Alèmèdjè et ses collaborateurs une bonne année de grandes réjouissances. Fissc, Festival International de spectacle solo de Cotonou. Le Centre Culturel Français de Cotonou et l’Espace Culturel Ori ont vécu l’édition N°3 de ce festival international qui a connu la participation du Sénégal, Burkina-Faso, France, Gabon, Mali pour ne citer que ces pays. Rappelons que cette édition a été parrainée par la bénino-sénégalaise Germaine Acogny.
Madou, la Gazelle comme elle se faisait appeler au début de sa carrière musicale était au rendez-vous avec son dixième anniversaire. Dix ans après son parcours dans cet univers musical, cette fierté de la musique béninoise s’est arrêtée pour faire un premier bilan. Ce bilan était la célébration de son 10ème anniversaire et cela se passait le vendredi 10 novembre dernier au siège du Fitheb. Une soirée au cours de laquelle, Madou a fait revivre au public invité ses débuts en musique, son parcours. Une célébration qui a permis à Madou de se faire entourer de beaucoup de ses amis artistes et de certaines sommités comme Stan Tohan, Clément Mèlomè, Vincent Ahéhéhinnou etc. Avant de continuer avec les événements heureux de cette année 2006, il convient de rappeler que notre univers culturel et artistique a connu une page noire et cette dernière est le décès inattendu de Eskill Baba Lohento, artiste musicien, arrangeur, membre fondateur de Poly-Rythmo et c’était le vendredi 10 novembre 2006 en son domicile à Cotonou. Ainsi va le monde ; puisqu’il faut vivre pour mourir on ne peut qu’accepter cette loi de la nature et nous disons bon repos et salut à notre artiste.
L’année 2006 a aussi permis au directeur du Bubedra, ses collaborateurs et certaines sommités de la musique béninoise de faire des descentes inopinées et musclées dans le réseau des pirates pour purifier le marché des disques. La dernière en date est celle du jeudi 21 décembre dernier où plus 500.000 Cd piratés ont été saisis avec une dizaine de vendeurs indélicats. Cette guerre déclenchée entre les artistes et certains pirates reconnus connaîtra une suite en début de cette année 2007 qui vient de démarrer. Vivement que les gens s’entendent pour le bonheur de nos artistes et pour notre plaisir.
La 4ème édition des trophées Tam-Tam d’Afrique de Aziz Abdoulaye, la 7ème édition du BGA de Wassi Sissy Alli, la 9ème édition de Conavab de Patrice Ahouloumè, l’atelier d’échanges et de formation initié par l’Association Walô du Bénin en collaboration avec
L’année 2006 n’aurait pas totalement vécu si elle n’avait pas connu l’élection de la plus belle fille du pays. Le samedi 30 décembre 2006 à la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou. C’était Miss Bénin 2006 ; dernier grand événement de l’année. Il sonnait exactement 3h20 mn quand le jury managé par Réckiath Madougou faisait découvrir au charmant public béninois le tiercé gagnant de l’année. Il s’agit de Ibtisam Busari du Plateau 2ème Dauphine, Stéphane Akohouendo du Mono 1ère Dauphine, et Kéhindé Busari de l’Atacora Miss Bénin 2006. Il faut préciser que Ibtisam et Kéhindé sont des soeurs jumelles.
Voilà chers amis lecteurs et inconditionnels de cette page culturelle, l’essentiel de ce qu’il faut retenir de l’année 2006 et on espère que 2007 sera aussi une année très bien mouvementée sur le plan culturel et que les trous laissés par 2006 seront comblés par 2007 pour le succès de notre univers culturel et artistique. C’est sur ces mots d’espoir que nous mettons un point final à cette chronique pour jouer au wait and see !.
la Fondation Le Grand Cru des Pays-Bas et beaucoup d’autres événements non moins importants sont autant de manifestations qui ont meublé le programme culturel de cette année 2006 qui vient de fermer définitivement ses portes pour nous ouvrir celles de 2007. L’autre événement qui a aussi marqué cette année est ce faux rendez-vous du samedi 02 décembre 2006 où le public était invité pour vivre une compétition musicale et amicale à l’issue de laquelle devrait être choisi le successeur de feu Gnonnas Pédro. Un événement tant attendu mais qui a déçu le public, les amis mélomanes et même les artistes en compétition. On espère qu’une telle mascarade culturelle ne sera plus au rendez-vous pour ne pas jeter de discrédit sur l’univers culturel et artistique béninois. Tout est bien qui finit bien.
samedi 6 janvier 2007
Célébration de la fête Vodoun au Bénin
Son Altesse le Prince Dah Bokpè inaugure la première édition au Temple de la lumière Adjahouto Houta
Dans quelques jours, le Bénin, notamment les vodouisants vont célébrer la fête de la religion traditionnelle vodou.
Ce sera le 10 janvier prochain. Mais avant Son Altesse Le Prince Dah Bokpè entend mettre la célébration de cette année dans le sens de la valorisation du vodoun comme moteur du développement. Il promet une fête éclatante au temple de la lumière Adjahouto Houta sur la route des pêches.
Sessi T.
Le vodoun, n’est pas que retrouvailles, danses, transes et libations. C’est le nouveau combat que Son Altesse Royale le Prinz Dah Bokpè entend mener pour promouvoir autrement l’image du vodoun tant au Bénin en Afrique et dans le monde. Le vodoun pour lui reste un ensemble harmonieux de règles qui régissent le processus de vie et de rayonnement d’une communauté. Il n’est pas question pour lui de ramener la religion vodoun dans des considérations simplistes de « satanisation » ou de négativisme. Pour le défenseur de la cause de la tradition africaine en Europe, le vodoun doit aller de pair avec les principes fondamentaux de développement. A ce niveau, il ne considère pas le développement comme les grandes infrastructures des pays industrialisés, mais comme le processus de maturation des mentalités à procéder à un discernement endogène. C’est pourquoi, il a décidé cette année de célébrer la première édition de la fête vodoun au temple de la lumière « Adjahouto Houta », le long de la route des pêches.
Dès lors il place cette célébration sous le thème : « Appel des forces de la lumière pour la rénovation du Vodoun au Bénin ». Un thème qui pose le problème de la considération entière de la religion traditionnelle Vodoun au Bénin. Le choix de ce thème reste aussi pour lui un prétexte devant poser les bases d’une profonde réflexion sur le Vodoun. Tout en invitant à une prise en compte des données intrinsèques de cette religion, le thème compte lancer un plaidoyer pour une meilleure prise en considération du Vodoun, qui aujourd’hui est systématiquement diabolisé à tort.
L’initiative prise par Son Altesse Royale Le Prince Dah Bokpè, à travers la célébration de la fête vodoun par un thème spécifique, vise la restauration profonde de l’image du Vodoun, aujourd’hui altérée par toutes tendances, qui annihilent les efforts de promotion de cette religion. Il s’agit pour l’initiateur de démontrer les bases scientifiques du Vodoun, qui reste à part entière une religion monothéiste à l’image du Christianisme, de l’islamisme et autres. C’est alors une première étape d’un processus de restauration du Vodoun qui vient d’être amorcée.
A cette première célébration, la cour royale d’Allada fera le déplacement au temple de la lumière avec à sa tête, sa majesté le Roi Kpodégbé Toï Djigla. Aux côtés de la cour royale d’Allada, de nombreux dignitaires en provenance de Ouidah et de Porto Novo. Animations, rituelles, prières pour la paix, chants et danses seront aussi au rendez-vous ce 10 janvier 2007 au temple de la lumière Adjahouto Houta.
Rappelons que Son Altesse Royale Le Prinz Dah Bokpè, sera à cette célébration avec une forte délégation allemande conduite par le Maire de la commune de Nebelschutz en Allemagne dans le Sachs Il s’agit là d’un volet particulièrement axé sur la coopération décentralisée où un jumelage est en vue avec la ville de Ouidah.
« Nous avons alors initié son jumelage avec la ville de Ouidah. C’est l’autre raison de leur visite au Bénin, une visite qui a été encouragé par le Ministre du Tourisme le Dr. TOLEBA lors de son passage en Allemagne, qui y voit un intérêt touristique. Car La commune de Nebelschutz de
Le Temple Adjahouto Houta en quelques mots
Le Temple ADJAHOUTO HOUTA est situé sur la route des pêches au village Adounko à quelques kilomètres d’Avlékété (Ouidah). Il est reste le Temple Vodoun de la lumière de la Cour Royale d'Allada, sous l’Autorité Suprême de Sa Majesté Le Roi KPODEGBE Toyi DJIGLA et dirigé par Son Altesse Royale Le Prince Dah Bokpe, Représentant du Royaume d’Allada en Europe, qui en est l’Autorité administrative Suprême. L’idée du temple est partie du désir d’universaliser le concept de Vodoun, afin d’apporter des explications éclairées au reste du monde
Démarré depuis 1997, à Kpahou dans une sphère familiale, les travaux de recherches ont conduit en 2000 à une mutation,
qui donne l’allure et l’envergue actuelle du Temple. Il est baptisé « Temple de la Lumière Adjahouto Houta ». Un nom qu’il tient de la présence de la divinité d’Adjahouto en son sein. Actuellement le Temple compte une vingtaine de divinités issue de la tradition religieuse de la lignée d’ Adjahouto. Dès lors tout est en place pour apporter des informations authentiques et scientifiques sur le Vodoun.
Plusieurs activités spirituelles se mènent au temple dans le sens de la procuration du bonheur et du bien être des populations et des pratiquants du Temple. Consultation, initiation, guérison, prières d’assistance et autres. Déjà la liaison du Temple avec l’extérieur a permis la visite de près de 3.000 visiteurs étrangers, issus des pays germanophones.
mercredi 3 janvier 2007
Concert de lancement du nouvel album de O’nel Mala
Le show des privilégiés
Le chantre de l’Eternel, O’nel Mala a donné le vendredi 29 décembre dernier au palais des sports du stade de l’amitié de Cotonou, un concert live de présentation de son tout nouvel album, Lousha. Un show époustouflant en dépit du petit nombre de spectateurs.
Alban CODJIA
« C’est la première fois que O’nel Mala donnera ce concert au monde pour un album qui n’est même pas encore sorti en
côte d’ivoire. » La présentation de Ahouefa Randolphe traduit pour l’essentiel le cadre du concert. Mais cette fois le Bénin ne porte pas chance à l’artiste. Le palais des sports ne se remplira pas. Le démarrage tardif de la soirée n’y a rien pu. Le concert est prévu pour 20 heures. 23 heures, pas de mouvement sur scène. En haut, les gradins ont un maigre occupant. La cabine technique diffuse des mélodies chrétiennes. Pas d’activité au sol sinon les va-et-vient des hôtesses, tantôt pour installer un invité ou proposer de l’eau minérale à acheter à quelqu’un. D’un instant à l’autre, Fafa, la présentatrice circule. 20 minutes s’écoulent, lorsqu’elle hèle: Sion ! Sion ! Elle voulait le groupe Sion. Sem Dossou, un artiste bien connu dans le monde de la chanson chrétienne lui répond, « ils sont dans les coulisses ». Et à elle de dire « Ben, on va commencer hein ! ». « Que ceux qui sont dans les gradins descendent pour remplir le bas ».
Le pasteur Elvis Dagba veut réunir les spectateurs avant la prière pour le bon déroulement du concert. La prière marche. Le petit nombre n’empêchera pas le show car « Dieu ne travaille pas avec la quantité mais avec la qualité ». Les personnes qui sont là sont des personnes de qualité. L’orchestre aussi. Un orchestre panafricain avec des ivoiriens, un togolais et un béninois, habitués à travailler avec l’artiste vu la prestation et l’harmonie entre les deux ce soir là. La présentation des membres de l’orchestre dure une dizaine de minutes.
Délire
00h environ. O’nel s’amène. Le peuple est debout. Beaucoup de cris d’admiration dès le lancement de la première chanson : plus que l’or. Le chant est connu du public. « C’est vous qui chantez », harangue l’homme pour qui « Dieu est bon ». L’animateur de télévision Mikaila Saka danse. Le peuple chante la gloire de Dieu et la défaite du diable. C’était une première alerte. L’ambiance devient un peu plus calme. Le chant qui suit est tiré du nouvel album : Lousha (Je te guérirai). Un album de 14 titres vendu sur place à 2500f
Le délire qui s’en suit est aussi grand que le bain de foule que s’offre O’nel après le départ de l’autre. 1h30 plus tard, la joie emprunte du chemin du non retour. Les spectateurs se lèvent à nouveau. Le concert prend définitivement son envol. Fafa peut se laisser aller sur un air de Rumba. L’hôtesse toujours à ses côtés bat des mains. Mikaila danse encore. En compagnie de Sem Dossou. Les deux hommes se congratulent. Au pied du podium, O’nel est dans ses œuvres. De temps en temps, il glisse des messages d’exhortation à la foi, au pardon, à l’amour de Dieu. Le concert est pour tous les âges, tous les artistes qu’ils soient chrétiens ou pas, toutes les races, sans distinction. Une dame est invitée à chanter le refrain : Dieu est bon. Le public rit et applaudit. Hommage est ensuite rendu à Yiemandja, le messager qui venait de s’en aller, à Sem Dossou et autres. La gaieté a pris ses quartiers au palais des sports et refuse d’en partir. Au milieu de la foule, deux hommes font de la roulette. Leurs cris dominent le reste des spectateurs. Aux alentours, on désapprouve. Mais lorsqu’ils se retrouvent au pied du podium avec O’nel Mala, la roulette continue de plus belle avec l’artiste. Après quelques chansons, le concert prend fin sur une prophétie : « Dieu va vous étonner en 2007 », dixit O’nel Mala.
vendredi 8 décembre 2006
« Dunya », le premier album de Fallyssa
Une nouvelle voix dans l'arène musicale au Bénin
Elle entend briller dans le ciel musical béninois avec son premier album intitulé « Dunya », officiellement dédicacé
le jeudi 07 décembre 2006 au complexe hôtelier « Le Chevalier» de Cotonou. Elle, c’est la jeune chanteuse Fallyssa ayant bénéficié de l’encadrement technique de Nel Oliver, une icône de la musique béninoise.
Sessi T.
Une voie et une originalité musicale faite de la fusion entre la musique moderne et mandingue. Voilà qui caractérise la qualité musicale du premier album de la jeune Fallyssa, qui a été présentée à la presse en avant première à la médiathèque des Diaspora le mardi dernier. Fallyssa reste à tout point de vue une affirmation d’un profond désir de chanter et de faire carrière dans la musique. C’est pourquoi, elle s’est donnée tout le temps nécessaire pour sortir un produit, qui selon elle plairait au public. Elle offre ainsi au public le fruit de ses recherches : de belles sonorités mandingue en couplage avec la musique moderne. « En 2003 j’ai exprimé fortement mon désir de chanter et de m’affirmer en tant que chanteuse. Ce qui m’a conduit à des recherches avec des musiciens traditionnels du rythme mandingue et une appropriation de la maîtrise vocale », affirme la jeune étoile de la musique béninoise.
Comme le nom de l’album « Dunya », qui signifie la vie dans plusieurs langues du Sahel, Falilatou El Hadj Issa, son nom à l’état civil, appréhende la vie dans tous ses détails. Sur les neuf chansons qui constituent le produit, la technicienne supérieure en marketing, fait le tour des thèmes comme l’amour, la nostalgie, la mesquinerie, la mort bref des émotions fortes qui hantent le quotidien de l’homme. « Je chante les faits de société qui ne sont pas forcément des faits vécus par moi » confie-t-elle. Une savante dose de philosophie chantée en langue dendi, bariba, fon et français. Elle justifie par ailleurs le choix de la fusion du mandingue à la musique moderne par ses origines peulh.
mardi 5 décembre 2006
Burkina Faso : Joseph Ki-Zerbo est mort
L’historien et grand opposant politique est décédé lundi des suites d’une longue maladie.
Le grand opposant politique et intellectuel burkinabè Joseph Ki-Zerbo est décédé, lundi matin, à Ouagadougou, des suites d’une maladie. Agé de 84 ans, l’historien renommé avait activement participé à la vie politique et culturelle de son pays et de l’Afrique. Il sera inhumé jeudi dans son village natal de Toma.
Par Habibou Bangré / www.afrik.com
La maladie a eu raison de Joseph Ki-Zerbo. Le grand opposant burkinabè est décédé lundi matin à Ouagadougou, à l’âge de 84 ans. Après l’annonce de la nouvelle, les proches et compagnons politiques se sont succédés pour dire adieu à cet opposant historique et souhaiter toutes leurs condoléances à la veuve et aux enfants du disparu. Le député Malick Yamba Sawadogo, de l’Union pour la renaissance/Mouvement Sankariste (UNIR/MS), a également rendu un hommage respectueux à son ancien adversaire politique sur les ondes de RFI.
Carrière politique riche
Le « baobab », comme certains le surnommaient, avait progressivement quitté le paysage politique, se disant « fatigué et malade ». Ainsi, dès août 2003, il avait renoncé à la présidence du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) qu’il avait créé en 1993. Ce poste est actuellement occupé par Ali Lankouandé et le mandat de député que le Professeur Ki-Zerbo a quitté le 28 août dernier est assuré par Etienne Traoré.
Joseph Ki-Zerbo, né le 21 juin 1922 à Toma (province du Nayala, Ouest), laisse derrière lui une grande carrière politique et culturelle. Il obtient son baccalauréat en 1949 à Dakar et s’envole pour Paris, où il étudiera le droit et les sciences politiques. Son parcours brillant lui vaudra d’être sacré premier agrégé noir-africain d’Histoire à la Sorbonne. Il enseigne en France et dans plusieurs pays africains et se lance dans l'arène politique.
En 1958, il crée avec d’autres Africains le Mouvement de libération nationale (MLN), qui prônera le « non » au référendum lancé cette même année par le président français Charles De Gaulle. Un référendum qui demandait aux colonies si elles étaient favorables à la création d’une communauté française. Le « oui » l’emporte largement et l’historien part vivre en Guinée, qui a massivement choisi le « non ».
Il retourne dans son pays natal en 1960, lorsque l’indépendance est proclamée. Il participe à la chute du président Maurice
Yaméogo, est élu député aux premières législatives multipartites de 1970, mais est éliminé lors du premier tour de la présidentielle de 1978. En 1983, il doit trouver l’exil à Dakar, suite au coup d’Etat du général Sankara et laisse derrière lui la direction du Centre d’études sur le développement en Afrique. Il opte pour le Sénégal, où il occupe la chaire d’histoire de la fameuse université Cheick Anta Diop. Pendant ce temps, sa bibliothèque est incendiée : 11 000 ouvrages partent en fumée. Il rentre finalement au pays en 1992 pour reprendre part à la joute politique.
Intellectuel reconnu
Il a par ailleurs été l’une des têtes pensantes du Collectif contre l’impunité, fondé au lendemain de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en décembre 1998. Car l’investissement de Joseph Ki-Zerbo était aussi intellectuel et culturel. Il a été président du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, membre du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et aussi écrivain.
Il écrit des ouvrages sur le continent africain qui font aujourd’hui référence pour de nombreux étudiants : L’Histoire de l’Afrique noire, des origines à nos jours (1972), La natte des autres, pour un développement endogène de l’Afrique (1992), L’histoire générale de l’Afrique (dont il a dirigé deux volumes : ceux de 1972 et 1980) ou A quand l’Afrique (2003).
Contesté pour certaines de ses positions, Joseph Ki-Zerbo a reçu de nombreux prix saluant ses activités. En 1997 le Prix Nobel Alternatif pour ses travaux sur les modèles originaux de développement ou, en 2000, le Prix Kadhafi des droits de l’Homme. Selon Etienne Traoré, qui a remplacé Joseph Ki-Zerbo à l’assemblée nationale, une veillée funèbre aura lieu ce mardi et le défunt devrait être inhumé jeudi dans son village natal.
Post scriptum: Nous faisons entorse à notre ligne éditoriale pour proposer ce billet à nos lecteurs à cause de la grandeur de cet homme de culture africaine. Immense de par sa culture et son charisme, c'est notre modeste manière de lui rendre un hommage!
Pour la Présentation de sa collection 2007
La Marque « Wrangler » dans tous ses états
La discothèque du Palais des congrès de Cotonou est devenue pour la nuit du vendredi soir dernier la plate-forme de démonstration du show-wrangler. Une soirée riche en attractions et effets vestimentaires.
Sessi T.
Sonorités en vogue ! Parades de mannequins griffés « Wrangler ». Une ambiance de fête et de rêve régnait simplement dans la discothèque du Palais des Congrès, désodorisée solennellement par des extraits de plante aromatisés. Tout était mis pour une belle fête de présentation de la collection 2007 de wrangler. Une collection déclinable en trois catégories dont : sport, décontracté chic et classique. La marque wrangler a profité de cette soirée pour dissiper le cliché qui la classe simplement dans la ligne des « blue jeans ». Non !
La soirée spécial show wrangler apporte un démenti formel à cette idée fixe. La marque « Wrangler » s’impose comme une marque qui accompagne le consommateur dans tous ses états et dans tous ses besoins de se vêtir. Des sorties classiques au pique nique en passant par les besoins vestimentaires au quotidien, la marque « Wrangler » est présente et apporte son savoir-faire, son originalité et sa classe. Bref sa signature de « branché ».
C’est d’ailleurs ce qui justifie le caractère festif de la cérémonie de présentation de la dite collection. Tous les goûts musicaux étaient au rendez-vous. De l’ambiance « night club » pour le show des jeunes aux musiques classiques du 3è âge, rien n’a échappé à la beauté de la soirée.
La crème de la musique béninoise a été sollicitée pour assurer la bonne humeur aux spectateurs, qui loin de passer une soirée traditionnelle, où ils sont souvent scotchés sur leur siège, ont dû se lever pour prendre d’assaut la piste de danse. Exercice exceptionnel et amusant. Ovation en guise de satisfaction. Tour à tour le groupe féminin Terriba, Espoir, le ballet Ori, Naomi, les frères de la jeunesse, Love Affo et le chouchou des mélomanes Petit Miguelito ont assuré le show. Les spectateurs sont rentrés aussi les mains chargées de cadeaux surprises de « Wrangler ».


