lundi 24 décembre 2007
Les trophées Kora quittent l'Afrique du Sud pour le Nigéria
Après 10 ans à Sun City en Afrique du Sud
Les trophées « Kora » s’installent au Cross River State au Nigeria
Suite à dix années de célébration de l’excellence de la musique africaine, les trophées « Kora » entament une
délocalisation pour siéger pendant les cinq prochaines années au grand centre touristique de Tinapa à Calabar dans l’état de Cross River au Nigeria. L’annonce officielle a été faite jeudi 20 décembre dernier lors d’une cérémonie de lancement à Abuja.
Sessi T. envoyé spécial à Abuja
Abuja ! Capitale administrative du Nigeria.19h 30 ce jeudi 20 décembre 2008. Climat brumeux mélangé à la fraîcheur de l’harmattan. Une impressionnante valse de voitures des prestigieuses invités à la cérémonie officielle de lancement des trophées kora de la musique africaine. Un événement qui s’installe pour une demie décennie au Nigeria. Décor solennel pour un événement spécial. Tout y est pour donner à cette cérémonie toute son importance : célébrer la délocalisation des kora de l’Afrique du sud au Nigeria et lancer la phase des compétitions de l’édition 2008. Une édition, qui selon Ernest Adjovi, initiateur et producteur exécutif des Koras, connaîtra son épilogue le 06 décembre 2008 à Tinapa à Kalaba dans l’Etat de Cross River.
La délocalisation des koras n’enlève rien à son caractère de célébration de l’excellence de la musique africaine. Un point capital que le producteur exécutif a souligné dans son speech de la soirée de lancement. Pour coller à cette réalité, le meilleur artiste africain de l’année 2008 recevra désormais en dehors du trophée, la mirobolante somme d’un million de dollars. Une annonce qui a fait bouger toute la salle. De quoi surtout fait naître une saine émulation entre les artistes du continent. L’autre challenge des promoteurs des Kora est de faire la promotion de Tinapa, un grand centre touristique à fort potentiel d’attraction naturel avec une vocation de centre d’affaire par excellence. Toutes choses que les autorités nigérianes notamment le ministre du tourisme et le gouverneur de Cross River n’ont pas manqué de notifier lors de la cérémonie. « Les koras rentrent enfin à la maison » s’exclamait le Sénateur Liyel IMOKE, gouverneur de l’Etat de Cross River. Car, poursuit-il, la venue des koras au Nigéria, reste une opportunité pour « vendre » le Nigéria et célébrer toute la beauté de la Calabar avec sa flore, faune et toute autre attraction.
L’éclat de la soirée a été rehaussé par les prestations musicales des artistes Africains et Américains. On notait la
présence de 50Cent, Awilo, Saunny Okposo, D’Bang et du groupe VIP du Ghana. La compétition débutera au cours du premier trimestre de l’année prochaine.
jeudi 22 novembre 2007
Phase de sélection du concours Lu pour vous 2007
Le compte à rebours à commencer
La seconde étape du concours Lu pour vous a démarré le lundi 19 novembre 2007 dernier et prendra fin le 03 Décembre 2007 prochain délais de rigueur. Pour cette phase les 10 candidats sélectionnés dans chaque catégorie : junior et senior ont reçu leur ouvrage et des conseils des membres du jury.
Lancé officiellement le samedi 29 Avril à Parakou, la quatrième édition du concours traverse actuellement la phase de sélection depuis le lundi 19 novembre 2007 dernier. En prélude à cette phase, le comité d’organisation a initié le samedi 17 novembre 2007 au centre culturel français de Cotonou, une rencontre avec la vingtaine des candidats sélectionnés dans les catégories junior et senior en compagnie des membres du jury dont le professeur Kakpo Mahugnon et Laure Adovèlandé. Au cours de cette rencontre les candidats ont reçu les livres devant servir de matière pour la seconde étape du concours. Il s’agit du roman « la jambe d’Alice » de l’écrivain Tchadien Nimrod pour les junior. Quant aux senior, ils plancheront sur le recueil de nouvelles « la floraison des baobas » de l’écrivain Béninois Hilaire Dovonon, un ancien candidat de ce concours.
La rencontre de samedi, fut aussi une occasion pour les membres de jury de prodiguer des conseils aux candidats pour bien conduire leur travail de compte rendu de lecture. La phase de sélection du concours Lu pour vous, se déroule en deux moments : A l’écrit, phase actuellement en cours les candidats disposent d’un délais de 15 jours pour rendre leur copie de compte rendu, avant de passer devant les membres de jury pour défendre leur devoir. Après cela les 6 finalistes seront connus pour la belle fête de la finale.
Djamila Idrissou Souler, la directrice du concours a profité de cette rencontre pour exhorter les bonnes volontés à soutenir l’événement, qui cette année a connu un léger retard dans son processus d’exécution. Elle a promis toutefois une belle fête de la finale aux accros de la lecture. On retient que les textes inédits sur lesquels les finalistes plancheront en décembre seront écrits par des deux jeunes plumes béninoises : Fernand Nouwligbèto et Hilaire Dovonon.
Sessi T.
9è Festival International de Théâtre du Bénin (Fitheb)
La saison des innovations
Le monde culturel béninois se prépare à recevoir pour la neuvième fois la fête africaine du théâtre du 22 au 30 mars 2008 prochains à travers le festival international de théâtre du Bénin. Une fête, qui annonce plus d’innovations afin de faire du Fitheb un rendez-vous incontournable pour les professionnels des arts vivants en Afrique et dans le monde.
Le théâtre quitte les planches et envahit les rues, les maisons et les entreprises ! C’est la grande innovation de la
prochaine édition du festival international de théâtre du Bénin. Un festival, qui selon son directeur Orden Alladatin, renforcera tous les acquis des précédentes éditions pour explorer d’autres horizons. En dehors de la vingtaine de spectacles classiques en salle, la partie populaire et festive du fitheb consistera faire déplacer le théâtre dans les ménages à travers l’expérimentation de ce qui est appelé « du théâtre à la maison ». Il s’agit, selon le directeur du fitheb au cours de la conférence de presse du lancement tenue le jeudi 15 novembre 2007, d’une « forme légère et nomade de spectacle qui doit se jouer à domicile ».
Au nombre des activités populaires innovantes de l’édition 2008 du fitheb, on retient le spectacle déambulatoire dans les rues de Cotonou et les quatre autres villes d’accueil du festival à savoir Porto Novo, Ouidah, Parakou et Abomey. Il s’agit d’un spectacle monté par le biais d’une demi dizaine de sculptures géantes qui vont circuler selon une scénographie bien déterminée.
Le troisième axe d’innovation fait appel au projet « Théatre dans la cité » où il sera question de donner un coup de fouet à la création théâtrale au niveau des compagnies béninoises. Pour le conférencier, l’opportunité sera donnée aux professionnels béninois de créer et de représenter des œuvres au siège du fitheb. Ainsi 12 spectacles inédites seront créer dont les deux meilleures seront positionnées pour la biennale. Dans la suite logique du projet, trois autres spectacles bénéficieront d’une tournée à travers le pays. Soulignons que cette activité a reçu le soutien financier du Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées.
Côté intellectuel et professionnalisation, la prochaine édition du fitheb prévoit des ateliers de formations à la fois à l’endroit des professionnels des planches que des régisseurs de son et lumières. Le Brésil et le Vénezuela sont aussi annoncés comme pays invités à cette édition du fitheb.
En amont de tout ceci, le pré festival a enregistré selon Orden Alladation des activités allant dans le sens de la formation et de la co-création.
Le village du fitheb sis à la place du souvenir bénéficiera désormais d'une décoration en matériaux définitifs avec des formes qui rappellent les lieux touristiques du pays.
Autant de nouveautés, qui nécessitent un budget total de 493 millions. Le plan de financement prévoit 220 millions pour le compte de l’Etat béninois et le reste à mobiliser de la part des partenaires et autres institutions.
Sessi T.
Troisième festival des arts plastiques « Miwo nonvi »
Le compte à rebours de la création autour de « Energie vitale »
Dix jours de créations de tableaux autour du thème « Energie vitale ». C’est le défi que se sont donnés dix plasticiens venus du Bénin, du Togo et du Ghana dans le cadre de la troisième édition du festival des arts plastiques « Miwo nonvi », dont le lancement officiel a eu lieu le vendredi 16 novembre 2007 à l’ex-ciné vog. Initié par Ousmane Alédji, metteur en scène et directeur de la galerie Artisttik-Bénin, ce festival s’intéresse un sujet d’actualité, qui touche à la fois les populations béninoises et les créateurs. Ainsi du 15 au 24 novembre 2007 prochain la bande de Segbo Laudamus, de Sœur Henriette, de Syl Paris Kouton, de Adogra, de Makef, d’Avhec, de Chris, de Obéssé, de Ohini, et de Christian proposera au public de belles toiles, qui feront l’objet d’une exposition vente à la partir du 25 novembre à la galerie Artistik.
Pour l’initiateur du festival, le choix du thème de la présente édition s’explique par les multiples interrogations des populations de notre pays, qui ont pris conscience de l’importance de l’énergie suites aux récurrents délestages qu’elles subissent au quotidien. Selon la même source « L’énergie est à la base du développement économique. Mais sa production et sa consommation suscitent de véritables préoccupations techniques, environnementales et sociales, notamment dans les pays en voie de développement comme le Bénin. » Une action qui a bénéficié le soutien de la coopération allemande.
Sessi T.
Les Films africains présélectionnés pour "Quintessence 2008"
Voici la préprogrammation des films africains pour la prochaine édition du Festival Internationale de Cinéma de Ouidah
Longs métrages
- Africa Paradis de sylvestre Amoussou (Bénin)
- Ezra de Général Lancerocket et de Newton Aduaka (Nigeria)
- Il va pleuvoir sur Konakry de Cheik Fantamady Camara (Guinée)
- Juju Factory de Balufu Bakupa Kanyinda (République Démocratique du Congo)
- Daratt de Mahamat Haroun (Tchad)
- Teranga Blues de Moussa Sène Absa (Sénégal)
- Un Matin bonne heure de Gahité Fofana (Guinée)
- Tartina city de Serge Coelo (Tchad)
- Les Saignantes de Jean Pierre Bekolo (Cameroun)
- Making of de Nouri Bouzid (Tunisie)
Courts métrages
- R’Da de Bensouda Mohammed Ahed (Maroc)
- Menged de Danniel Taye Workou (Ethiopie)
- La Pelote de Laine de Fatma Zohra Zamou (Algérie)
- A la recherche de son eau de Serge Armel Sawadogo (Burkina Faso)
- Humanitaire de Adama Roamba (Burkina Faso)
- La Mer de Saadi Rachida (Maroc)
- O’Grande Bazar de Licino Azevedo (Mozambique)
Documentaires
- La Couleur du sacrifice de Mourad Boucif (Maroc)
- Droit de mémoire de Kollo Daniel Sanou et Pierre Rouamba (Burkina Faso)
- Mieux vaut mal vivre que mourir de Justine Bitagoye et Gaudiose Nininahazwé (Burundi)
- Amma, les aveugles de Dakar de Mamadou Sellou Daillo (Sénégal)
- Nosaltres de Moussa Touré (Sénégal)
- Emile Derlin Zinsou de N’Diagne Adechoubou (Bénin)
- Mon beau sourire de Angèle Diabang Brener (Sénégal)
6è Festival International du Film de Ouidah
Tapis rouge pour les productions africaines
La 6è saison du festival international du Film de Ouidah, « Quintessence » s’ouvre du 8 au 12 janvier 2008 prochains avec une place de choix à la sélection de nouveaux films produits par des auteurs Africains. Compte à rebours!

L’appel au cinéma africain! C’est apparemment la nouvelle option de la prochaine édition du festival international du film de Ouidah. Une option qui s’affiche clairement dans la pré programmation annoncée par son délégué général Jean Odoutan lors de la conférence de presse de lancement tenue le samedi 17 novembre 2006 dernier au centre culturel français de Cotonou. Plus de 50% de la programmation sont réservés à la production cinématographique africaine pendant la grande messe du cinéma de Ouidah. Tous les formats sont admis : long et court métrage puis le documentaire. Tout est pris en compte pour offrir de belles projections des productions « made in Africa » aux festivaliers et cinéphiles des différentes villes, qui vont accueillir le festival. Un challenge, qui s’inscrit dans les objectifs de « Quintessence » dont la vocation première est de « favoriser l’accès au cinéma en Afrique subsaharienne par le renforcement de l’identité, la singularité et la créativité des jeunes artistes africains ». Ce festival dans cet élan, précise son délégué général, contribue au développement de la cinématographie en Afrique et notamment en Afrique subsaharienne. Il se positionne comme une plate forme de la création devant faire découvrir le maximum de films et de créateurs au public jeune.
La fiesta du film de Ouidah prévoit au total une cinquantaine de films avec 225 séances de projections à un rythme de 3 par jour sur la quinzaine des sites retenus. Pour cette sixième saison, le festival est resté fidèle à l’innovation relative à la décentralisation de ses activités, amorcée depuis l’édition précédente. En dehors de Ouidah, ville mythique au python, « Quintessence » prend d’assaut les villes de Cotonou et Porto Novo. Les projections en salle seront alternées avec les projections en plein air sur des lieux publics.
Au-delà de l’aspect festif, « Quintessence » entend mettre à la portée des jeunes créateurs toute une programmation pédagogique, dont l’objectif final est de faire profiter aux jeunes cinéastes l’expérience des professionnels aînés. Dans ce registre, plusieurs ateliers de formation sont prévus allant des ateliers de formation en écriture de scénario à la critique de film, avec un point d’honneur aux métiers du cinéma, sans oublier la compétition avec les 5 distinctions à la Python. Une belle saga du 7è art en perspective.
Sessi T.
jeudi 18 octobre 2007
un milliard pour la promotion culturelle au Bénin
Une lueur d'espoir se pointe à l'horizon
Le monde culturel béninois jubile depuis quelques semaines où le gouvernement a décidé de porté à un milliard de francs le montant alloué au Fonds d'Aide à la culture. Une action, qui témoigne de la volonté de promouvoir la création artistique et culturelle au Bénin.
Ouf! On jubile. A dieu les saupoudrages dont son victimes les projets de créations déposés par les artistes au Fonds d'Aide à la culture. Le gouvernement béninois vient d'octroyer une augmentation subséquente du montant de ce fonds, qui passe désormais de 230 millions à un milliard de francs cfa, à partir de l'année prochaine. Une hausse, qui sème la joie dans tous les coeurs des créateurs des oeuvres de l'esprit. "Depuis dix ans, nous venons de gagner une bataille dans le combat pour l'avènement du milliard culturel" s'exclame Richmir Totah, président de la Fédération des Associations d'Artistes du Bénin (Faaben). Pour lui, il s'agit de l'aboutissement d'une longue lutte que les artistes ont déclanché il y a un moment.
Le Fonds d'Aide à la Culture reste en effet, la seule structure étatique, qui accorde une subvention à la création au Bénin. Seulement les artistes n'ont jamais cessé de se plainte de la modicité de l'appui financier à eux octroyé par ce fonds. "Quelque soit ce le montant sollicité en rapport avec la taille de votre projet, le montant élevé est de cinq cent milles francs" s'indigne un artiste. Selon la même source, il s'agit d'un dilemme, car les fonds ne couvre pas toutes les dépenses, du moment, où le mécénat n'est pas bien développé dans le pays. Conclusion: des créations inachevées et des contre performences enregistrées au sein de la corporation. Pas un véritable décollage de l'industrie culturelle.
Il est clair, qu'avec cette augmentation sensible, la promotion de la culture couplée avec l'amélioration des conditions de travail et de vie des acteurs culturels seront plus efficientes. Seulement la transparence de la gestion et la soumission de projets à valeur ajoutée restent le défis à relever au sein des acteurs culturels.
Sessi T.
vendredi 24 août 2007
Bénin: Une loi pour la protection du patrimoine culturel
Porto-Novo (Bénin) - Le Parlement béninois a adopté vendredi nuit, à l’unanimité des députés présents, un projet de loi portant protection de son patrimoine culturel et de son patrimoine naturel à caractère culturel, a constaté APA.
Cette loi vise à définir, inventorier, classer et protéger le patrimoine culturel et le patrimoine naturel à caractère culturel contre la destruction, l’altération, la transformation, les fouilles, l’aliénation, l’exportation, l’importation et le transfert international illicite.
Selon les dispositions de cette loi, ce texte s’applique aux biens culturels immatériels, meubles et immeubles, publics ou privés dont la protection est d’intérêt public.
Interrogé par APA, le président de la Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales du parlement béninois, le député Karimou Chabi Sika, a expliqué le vote de cette nouvelle loi par la nécessité de protéger la richesse du patrimoine culturel du Bénin.
« Le patrimoine culturel béninois demeure le dépositaire d’une parcelle de l’âme de nos peuples et constitue le socle profond sur lequel peut se bâtir durablement le développement socio-économique des communautés nationales du pays », a-t-il expliqué, regrettant la menace de destruction qui plane sur ce bien culturel.
« Malheureusement, ce patrimoine culturel est menacé de destruction et de disparition. Les causes de cet état de fait tiennent en grande partie à l’esprit mercantile de certains marchands du Nord, à la pauvreté et à l’ignorance des nationaux », a-t-il déploré.
Ainsi, a-t-il fait observer, la vente illicite et le pillage des biens culturels sont des phénomènes qui, en l’absence d’un texte réglementaire, prennent de l’ampleur et transforment de plus en plus les valeurs culturelles du pays en simples marchandises.
« La situation actuelle caractérisée par l’inexistence d’un dispositif juridique adéquat ne permet pas aux agents en uniforme et ceux des administrations centrales en charge de la culture de réprimer les criminels mus essentiellement par la recherche effrénée du gain facile », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité pour le pays de se doter d’instruments juridiques de protection des biens culturels.
« Pour mieux préserver et valoriser son patrimoine culturel matériel et immatériel et le protéger des convoitises mercantiles, il s’avère impérieux que le Bénin se dote d’instruments juridiques nouveaux. Ceci contribuera au renforcement des capacités des administrations centrales et décentralisées chargées de le faire respecter », a-t-il expliqué.
MT/od/APA
18-08-2007
mardi 14 août 2007
Angélique Kidjo : une Béninoise à la rencontre du monde
Entretien avec l’artiste à l’occasion de la sortie de son dernier album "Djin Djin"
Angélique Kidjo n’est rien d’autre que notre chanteuse béninoise préférée. Son engagement d’artiste, notamment aux côtés de l’Unicef, n’a d’égal que son talent. Djin Djin, dans les bacs en France depuis lundi et aux Etats-Unis ce mardi, sonne le retour d’Angélique à ses racines béninoises qu’elle fait découvrir à pléthore d’artistes. Ils l’accompagnent dans cette ballade au cœur des rythmes du Bénin profond. Entretien.
Alicia Keys, Amadou & Mariam, Branford Marsalis, Carlos Santana, Josh Groban, Joss Stone, Peter Gabriel et Ziggy Marley se sont joints à Angélique Kidjo pour son dernier opus. Guidés par sa voix et les percussions de Crespin Kpitiki et de Benoît Avihoue du groupe béninois Gangbé Brass Band, ils font de cet album une oeuvre plurielle et métissée sur les plans culturel et musical. On regrette pourtant l’absence de cette énergie explosive dont Angélique Kidjo est devenue le synonyme.
Vous nous revenez avec votre dernier album Djin Djin sur lequel on retrouve de grands noms de la musique internationale. Qu’est-ce qui a motivé ces rencontres ?
Certains m’ont toujours posé des questions sur les rythmes que l’on retrouvait dans ma musique. Alors quand ils ont su que je préparais cet album, ils ont souhaité m’accompagner dans cette aventure musicale.
Djin Djin est une œuvre qui essaie aussi de passer des messages. Ae Ae dénonce, par exemple, le fait que les jeunes soient obligés de fuir le continent pour espérer un avenir meilleur, parfois au péril de leur vie…
Pourquoi, nous les Africains, sommes toujours obligés de sortir de chez nous pour nous réaliser ? Pourquoi devons-nous toujours souffrir de l’inconséquence de nos dirigeants ? Nos parents se saignent pour nous offrir la possibilité de réussir. Ce qui est bien n’est pas forcément à l’extérieur. La solution est peut-être aussi chez nous. Mais on n’encourage personne à les trouver. Il faudrait par conséquent encourager les initiatives locales. J’ai rencontré des jeunes qui me disaient qu’ils avaient des projets, mais que nulle part ils ne trouvaient d’aide. En Afrique, il faut qu’on apprenne à protéger les initiatives des autochtones au lieu d’ouvrir grand nos portes aux investisseurs étrangers sans qu’on ne leur demande rien en contrepartie. Comme exiger d’eux qu’ils aient un partenaire local. Nous sommes envahis par les produits chinois... Je ne suis pas contre la mondialisation, mais il faut un peu de régulation. Il ne faudrait pas que l’Afrique soit victime, encore une fois, de l’esclavage, cette fois-ci économique. C’est certes notre faute, mais encore plus celle de nos gouvernants.
La pochette de Djin Djin véhicule beaucoup de féminité, une espèce de sérénité…L’heure des bilans a-t-elle sonné avec Djin Djin ?
Je ferai un bilan quand je serai morte ! La sérénité, je l’ai toujours eue et je suis de plus en plus sereine. Je n’en suis pas moins sensible au fait que notre monde vit un tournant. On a l’impression d’être au bord d’un gouffre, entre la paix et la guerre. Quand on voit l’évolution du monde et qu’on a des enfants, on ne peut que s’inquiéter. Dans ce contexte, je fais mon maximum pour aider mon continent. Ma musique me sert à partager et à exprimer tout cela. Ce n’est absolument pas l’heure des bilans, mais je me remets beaucoup en question. Je me lance des défis parce que je ne veux pas que ma musique devienne quelque chose qui se fasse machinalement.
Vous êtes ambassadrice itinérante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) depuis 2002. Comment cette prise de conscience s’est éveillée en vous ?
Elle a toujours été présente dans ma vie. Mes parents étaient des gens toujours à l’écoute des autres. Parfois, nous revenions de l’école et ils n’étaient pas là parce qu’on avait eu besoin d’eux. A la fin du secondaire, j’avais décidé de devenir une avocate spécialisée dans les droits de l’Homme. L’abus de pouvoir m’a toujours mise hors de moi, il tue beaucoup plus que toutes ces drogues, l’alcool contre lesquels on ne cesse de lutter…Des gens tuent des milliers de personnes sans jamais être inquiétés. Ce qui m’a poussée vers l’Unicef, c’est l’envie de faire comprendre que la vie est au dessus de tout.
Les moyens dont vous disposez aujourd’hui ne sont pas ceux de vos premiers albums. Estimez-vous qu’il vous a manqué quelque chose qui pourrait être source de regrets aujourd’hui ?
Rien ne m’a manqué. Je les ai fait à des âges différents, à des endroits différents. Pretty, mon premier album, a été enregistré incognito quand j’étais au lycée. L’enthousiasme qui m’a animée alors, cet enthousiasme qui vous prend aux tripes ne m’a jamais quittée depuis. Seulement, on grandit parce qu’il y a la vie, les rencontres : on évolue tout simplement. Je ne regrette aucun de mes albums !
Famille et carrière ont-ils toujours cohabité en bonne intelligence ?
J’ai épousé un musicien, nous étions amis avant de devenir des amoureux. On a tourné ensemble pendant dix ans. Un jour, il a décidé qu’il en avait marre de dormir chaque nuit dans un hôtel différent, de prendre des avions à 3h du matin, qu’il voulait passer du temps avec sa fille. De 10 jours à 5 ans, notre fille nous a accompagnés dans tous nos déplacements. Quand l’école a commencé, il fallait un parent à la maison. Cela a été son choix. Les choses se passent bien quand on les organise. Lorsqu’on veut mener à bien une relation, on s’en donne les moyens et j’ai instauré dès le début le dialogue. La communication est omniprésente dans notre relation. Le principe vaut, pour moi, aussi bien dans le privé que dans le travail.
Je parlais de féminité tout à l’heure. Que représente ce petit papillon qui traîne dans vos cheveux sur la photo qui illustre votre album ?
C’est le logo de ma fondation, la Fondation Batonga la Fondation La Fondation La Fondation
Pour continuer à parler d’Afrique, on a l’impression de ne pas vous voir y voir souvent… 
J’étais récemment en Afrique de l’Est. Il n’y a malheureusement que 12 mois dans l’année et il faut que chacun ait un peu de moi. Je fais par conséquent ce que je peux. Cependant tourner en Afrique n’est pas toujours facile et il est hors de question de faire des concerts au rabais.
Quand Angélique Kidjo ne chante pas, que fait-elle ?
Je passe du temps avec ma famille…J’adore cuisiner et je fais beaucoup de sport. J’aime le sport, ça me libère la tête, ça me libère du stress et des frustrations. Je faisais de l’athlétisme et de la natation au Bénin. J’ai toujours fait du sport parce que je suis asthmatique et ma mère avait compris très tôt, contre l’avis de tous, que le sport était la seule solution pour vivre normalement.
Source : www.afrik.com
mardi 10 juillet 2007
Edition spéciale du Marché des Arts du Spectacle Africain
Sagbohan Danilaou et la compagnie « Agbo N’koko » défendent les couleurs du Bénin 
Après moult reports, le Marché des Arts du Spectacle Africain (Masa) aura enfin lieu à travers une édition spéciale du 28 juillet au 12 Août 2007 dans cinq villes. Un appel à l’union et à la Paix
Sessi T.
A événement spécial cachet spécial! Après avoir sauvé le Masa des périples de reports multiples de dates et des risques de délocalisation, la Côte
A cette édition spéciale le Bénin sera présent par deux grosses pointues du monde culturel. L’artiste de la chanson Sagbohan Danialou défendra les couleurs musicales de notre pays à cette spéciale messe culturelle, symbole de la Paix
De son côté, la coqueluche des planches, Ousmane Alédji, comédien, metteur en scène et écrivain fera parlé de lui avec sa compagnie « Agbo n’koko » dans sa dernière création « Omon mi », qui signifie « mon enfant ».
Le masa reste en effet, une rencontre réunissant diffuseurs, acheteurs, artistes, promoteurs, manager, bref toute l’artillerie de la promotion artistique de par la monde. Tout en préservant son caractère traditionnel de marché, d’espace festif et de rencontre pour les professionnels des arts vivants, la programmation du MASA 2007 propose des créations inédites sorties du dernier cru africain en théâtre, danse de création et musique. Déjà on dénombre pour la programmation provisoire, 23 groupes artistiques sélectionnés, provenant de 17 pays africains dont : 9 en théâtre, 4 en danse de création et 10 en musique.
THEATRE
1. L’œil du cyclone
de Luis Marquès, Mise en scène : Vagba Obou de Sales par YMAKO TEATRI – Côte d’Ivoire
2. J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne
Texte de jean Luc Lagarce ; Mise en scène : Astrid Mamina ; par UTAFIKA THEATRE – République Démocratique du Congo
3. Omon mi (Mon enfant)
de Ousmane Alédji ; Mise en scène : Ousmane Alédji par la Compagnie AGBO
4. Big shoot
de Koffi Kwahulé ; Mise en scène : Souleymane Bah ; par la Compagnie LES
5. Domin et Zêzê
une légende de Frédéric Bruly Bouabré ; Adaptation et mise en scène : Claude Gnakouri
par YMAKO TEATRI – Côte d’Ivoire
6. La royauté se mérite
de Adama Bacco ; Mise en scène : Adama Bacco ; par la Compagnie BOUAM
7. Refusé par la mort
Adaptation de « La mort ne veut pas de moi » de Yolande Mukagasana, par Ignace Alomo ; Mise en scène : Sylvain Gbaka ; par la Compagnie SEKEDOUA
8. La Femme
de Emmanuel Bounzéki Dongala ; Mise en scène : Jacques Eric Victorien Mampouya ; par le Théâtre de l’IMAGINAIRE – Congo
9. Otages
de Leila Toubel ; Mise en scène : Ezzeddine Gannoun ; par EL HAMRA – Tunisie
2 - DANSE DE CREATION
1. Bûudu
Chorégraphie : Auguste OUEDRAOGO ; par la Compagnie TA
2. Dentro de mim outra ilha (Inside of me another island)
Chorégraphie : Panaïbra Gabriel ; par CULTURARTE - Mozambique
3. Temporament
Chorégraphie : Karima Mansour ; par la Compagnie MAAT
4. Impro-Visé_2
Chorégraphie : Andréya Ouamba ; par la Compagnie
3 - MUSIQUE
1. Gabriel Tchiema – Angola
2. Les Go de Kotéba – Côte d’Ivoire
3. Malouma – Mauritanie
4. Yeleen – Burkina Faso
5. Wola-Faith – Congo/Cameroun
6. Suzanna Owiyo – Kenya
7. Adama Yalomba – Mali
8. Groupe lokas – République Démocratique de Congo
9. Lang’i – Congo
10. Groupe Sôgha – Niger
11. Sagbohan Danialou - Bénin


