mercredi 6 mai 2009
Ernest ADJOVI, promoteur des Koras dans les œuvres sociales
« Je veux apporter du positif aux populations vulnérables pour alléger leur souffrance »
Il conjugue désormais promotion de l’excellence artistique avec les œuvres sociales. Il a apporté sa touche aux
populations de trois villages des communes de Bopa et de Houéyogbé par le financement à hauteur de 12 millions de francs cfa et l’inauguration d’importants infrastructures communautaires : 05 hangars de marché à Gbagbonou, atelier moderne de transformation du gari, muni de rappeuse à Atohoué et enfin un grand poulailler d’élevage à Gbèdji comê. Voilà, qui dévoile la nouvelle vocation de Ernest Adjovi, opérateur économique, promoteur des trophées Kora de la musique africaine et désormais dans l’humanitaire. Dans cet entretien, il expose les motivations de son action et lance un appel à l’union et la prise en charge des populations par elles-mêmes. Décryptage !
Propos recueillis par Sessi T.
Quelles sont les raisons qui justifient votre intérêt pour la promotion des œuvres sociales et communautaires à la suite de la distinction des talents de la musique africaine à travers les trophées kora ?
Après avoir vécu très longtemps à ľexterieur, j’ai vu de très belles choses ailleurs et même sur le continent africain si tant décrié. En délocalisant les trophées kora au Nigeria, je manifeste mon intention de me rapprocher du Bénin. Et une fois au Bénin, j’ai la pleine envie d’apporter le peu de positif aux populations vulnérables pour alléger leur souffrance et participer au développement de mon pays pour avoir droit au critique. Car seul celui qui est au cœur de l’action à droit d’être critiqué. Il est aussi question pour moi de mettre en pratique le dicton américain, qui conseille de ne pas s’attendre à ce que son pays fait pour soit, mais de s’attendre plutôt à ce que l’on fait soit même au pays. Le cas du Burkina Faso, pays sahélien aux ressources naturelles limitées, m’épate toujours et reste édifiant à tous égards. Ce pays exporte de la fraise et du haricot vert en direction de l’Europe, et qui sont notamment vendus dans les rayons des épiceries fines comme Fauchon en France. C’est cela, qui a nourrit ma conviction, qu’au Bénin, nous pouvons d’avantage avec les ressources naturelles dont nous disposons. Tout ceci donne envie de prendre une part active dans la vie économique de mon pays.
Dans cet élan, on sait que vous aviez déjà apporté un appui substantiel aux populations béninoises et inauguré le vendredi 1er mai 2009 dernier d’importantes infrastructures les communes de Bopa et de Houéyogbé. Comment expliquez-vous le choix de ces localités ?
Dans le monde, quand on prononce le nom de famille Adjovi, on pense au Bénin et au Bénin on pense à Ouidah. Je pense à
mon tour que les leaders d’opinion doivent faire l’effort de s’éloigner du régionalisme et promouvoir les tendances de rassemblement et non celles de division. Je souhaiterais faire des choses dans l’Atacora, le Borgou, le Zou, l’Atlantique et ailleurs au Bénin. Mais, le choix de Bopa et de Houéyogbé se justifie par la réalisation d’une promesse aux populations pendant les législatives dernières. C’est une façon pour moi de démontrer qu’un homme doit tenir à ses promesses. Nous avions inauguré un marché de 5 hangars, un grand poulailler d’élevage et un atelier moderne de transformation du manioc en gari. Cela va certainement accroître l’autonomisation des groupements de femmes bénéficiaires et propulser la croissance économique au niveau locale. C’est notre façon de contribuer à la réduction de la pauvreté dans notre pays en complément à tout ce qui se fait dans ce sens. Après Bopa, je ferai de belles choses encore avec les autres populations de mon pays.
A combien peut-on estimé le coût total de ces infrastructures communautaires ainsi inaugurés ?
Au total, un budget d’environ dix millions de francs a été consacré à leur construction et une subvention d’accompagnement de deux à trois millions aux groupements de femmes pour les frais de démarrage des activités. Nous entendons dans cette démarche apprendre aux populations de pêcher et non leur offrir à chaque fois du poisson. Et elles ont compris. Puisqu’elles se sont propos appropriés les projets. Elles ont pris une part très active à la construction à travers l’offre de la main d’œuvres, par le transport du ciment, du sable et autre matériaux de construction. C’est très édifiant.
Un message pour conclure cet entretien !
Mon message est celui de l’union. Je demanderai à tous de rester loin de la division et pratiquer l’esprit de l’union et
d’entraide mutuelle dans la famille. La femme fait partie intégrante de la famille au même titre que les enfants et les hommes. Et depuis des lustres, le devoir de s’occuper de la famille lui incombe. Elle donne vie et nourrit les enfants et la famille. Il nous faut la soutenir pour maintenir le noyau familial soudé. Le défaut de soutien rend la femme plus vulnérable devant le chômage des hommes et la maladie des enfants. Nos soutiens doivent contribuer à une meilleure prise en charge des populations, qui doivent être à l’abri de la disette pour contribuer efficacement à l’édification d’une nation forte et économiquement prospère. C’est désormais notre challenge.
jeudi 27 novembre 2008
Saison artistique et musicale 2008 chez « Guru Records »
Le cap désormais mis sur l’international
Un an après sa première rentrée musicale, le label « Guru Records » tente le second coup. Il mettra à nouveau à la
disposition des mélomanes une dizaine de sonorités aux couleurs des grosses cylindrées de la musique africaine. Ce sera le vendredi 21 novembre 2008 prochain au Palais des Congrès de Cotonou.
Sessi T.
Il a ratissé large. Et il met le cap sur l’international. Après le succès promotionnel des artistes de la saison 2007, faits en majorité de Béninois, la maison de production « Guru Records » prend le large avec la signature d’artistes africains. Pour le compte de la saison 2008, on compte des signatures avec Petits Pays, Dali Kimoko et en toile de fond le Guinéen Cano, qui tend la main à la jeune étoile montante Fafa Ruffino. Au total, « Guru Records » offrira aux mélomanes béninois une dizaine de nouveautés au plan continental. En matière de représentation, un Béninois du monde du show biz en la personne de Hubert Quenum défendra désormais les couleurs de Guru Records en Europe. « Nous avons un contrat avec LC2 International, qui nous assure la promotion du côté des Etats-Unis » a fait entendre Prosper Gogognin Akouegnon, directeur général du label Guru. C’est pourquoi, un clin d’œil est fait à l’endroit des artistes de la diaspora béninoise. Des albums audio et audio de Kim Asas, de Patrick Ruffino et de Assoh Babylas. Il s’agit d’une nouvelle aventure, qui place cette jeune maison de production sur orbite, avec à la clé la distribution des artistes comme Sidney du Ghana, Petit Pays et Chantal Aissy du Cameroun et King nee du Togo.
« Nous avons invité des oreilles avertis de la musique à la cérémonie du vendredi prochain pour leur fait entendre ce que nous produisons au Bénin » a confié Monsieur Ahounoun, le directeur artistique et commercial de la structure. En terme de personnalité invité à la rentrée artistique du vendredi 21 novembre 2008 prochain on peut citer le commissaire général du festival panafricain de la musique (fespam) et les responsables du Conseil africain de la musique.
Dans sa quête de restaurer la mémoire visuelle des artistes « monuments » de la chanson béninoise, le label confirmé « Guru Records » a réalisé des compilations vidéo à l’endroit des artistes comme GG Vickey, Assah Cica, et Sagbohan Danialou. Une compilation baptisée « houénouho ». Ce qui signifie en français « l’histoire ». Il s’agit pour cette maison de production musicale de contribuer à l’écriture et à l’archivage de l’histoire musicale de notre pays. Les nostalgiques reverrons l’adulé Vickey dans les titres comme « Gentleman GG Vickey et Vive les mariés ». La première femme de la musique moderne béninoise Edia Sophie fait aussi une cure de jouvence avec des clips vidéo, qui remet au goût du jour les anciennes gloires des ces stars qui ont fait la fierté du Bénin, jadis Dahomey. Cette compilation « Houénouho » offrira aussi au public les belles de l’artiste de tous les âges Sagbohan Danialou. En dehors des aînés, des jeunes artistes en début de carrière donneront au public une autre compilation intitulée « Alafia », qui signifie la paix. On compte des jeunes pousses comme Djffa, Alena Tosleh, Kadya Mabei et Tolouwa Lashe.
Une place de choix a été aussi accordée à la musique traditionnelle béninoise. A cette rentrée les disques des artistes Adizé et Adisso seront mis à la disposition des amoureux de la musique traditionnelle. Comme rien n’est laissé au hasard dans la quête de la professionnalisation et le désir de satiation du public au niveau de cette structure de production musicale.
mercredi 22 octobre 2008
Edwige Dossi Gbèffè, la nouvelle voix de la musique béninoise
Un album sorti en Juin 2006 dernier sous le label « Guru Records », et quelques concerts à travers le pays font
aujourd’hui de Dossi, une artiste de la chanson adulée du public béninois. Toutefois, elle promet d’offrir toujours le meilleur d’elle pour la sortie de son deuxième album musical.
Sessi T.
Une voix mélodieuse et envoûtante ! Une prestance scénique et voilà le public envoûté et enivré d’une grande joie de satisfaction par les pas de danse et les coups de hanches du « soyoyo noudjiwou » de la chanteuse Dossi. Tel un phénomène de catharsis, les prestations de Dossi délivre le public de ses maux de par les messages que véhiculent ses chansons. Espoir, courage, patience et pardon. Des thèmes récurrents, qui constituent la trame de ses compositions. « Je fais ressortir les problèmes de la vie et exhorte à l’espérance, » confie Edwige Dossi Gbeffè, la nouvelle voix de la musique béninoise. Dossi délivre ces messages, avec une voix emprunte de chaleur, de douceur. Sa chanson « Enawadjo », qui l’a révélée au public en dit long. Le titre de ce morceau, qui continue d’occuper les platines, signifie l’inévitable en langue fon. Philosophe de son temps, l’étoile ascendante de la chanson béninoise apporte du réconfort à celui qui a perdu un être cher.
Elle apaise et explique que devant le malheur et les vicissitudes de la vie, seul le courage est indispensable et demeure l’unique recours. Autant de paramètres, qui font que Dossi est confiante d’un public qui l’écoute et qui l’admire. « J’ai apporté quelque chose sur la scène. Des gens m’ont acceptée positivement et m’encouragent. Cela nourrit aussi mon ambition d’exceller dans la musique pour offrir à ce public le meilleur de moi-même » se défend-t-elle. Un meilleur, qu’elle cuisine actuellement au studio avec tous les soins possibles afin de mériter toujours la confiance de ses mélomanes. Il s’agira d’un second album toujours préparer au goût du « soyoyo noudjiou », la même tendance amusante et égayante que le premier. Mais attention avertit-elle : « je prends tout mon temps au studio pour une version améliorée et plus professionnelle. Ce sera une merveilleuse surprise pour le public ».
La promotion continue…
Mais avant d’apporter la nouvelle cuisine à la table du public, Dossi s’affaire actuellement a faire consommer tout le bonheur de son premier album musical riche de six titres et baptisé « remerciement ». Elle prépare la sortie imminente du clip vidéo du titre « ninkinanssi », chanté en baatonu et qui déplore le mariage forcé. Ce choix se justifie, selon la dame au front garni de cauris par le souci de satisfaire le public du nord du Bénin. A la suite de ce clip vidéo, Dossi va enchaîner avec le tournage de deux autres titres tels que « sokèm », qui invite au pardon et « révélation ». Autant de programmes, qui augurent la mise en œuvre d’un projet de promotion de la conquête du public africain par une tournée musicale. Comme quoi, talent rime avec succès !
Ce talent de chanteuse, Dossi l’a développé grâce au concours à la fois de sa grand-mère et du décès précoce de son père Dorothée Gbèffè, originaire de Zè, dans le département de l’Atlantique. Orpheline à l’âge de 5 ans, Edwige trouvait refuge dans la chanson pour se calmer et se doper le moral. Dès lors sa grand-mère, d’origine baatonou, convaincue de ses potentialités en interprétation, lui a appris presque toutes les chansons de son répertoire. C’est le début timide d’une préparation à la musique. Edwige a continué de s’illustrer notamment à l’école primaire et au secondaire au collège Sègbèya de Cotonou, où en classe de sixième, elle occupe la première place au concours inter collège d’interprétation de chanson. Pour la petite histoire, elle adorait interpréter les chansons de la vedette Kiri Kanta. Le virus de la chanson ainsi, inoculé dans son sang, Dossi a mis en place en classe de 3è une formation musicale de trois filles, baptisée Tec.
Tout se précise. Dossi sait que désormais sa voix est capable de produire de la belle mélodie. « Le ciel m’a doté d’une belle voix, capable de chanter pour égayer les cœurs » chante-elle dans l’une de ses compostions.
Elle prend ainsi sa carrière musicale au sérieux, et alla solliciter l’aide des aînés en la personne de l’artiste SK Punto. Avec l’aide de ce dernier et l’assistance de Fiacre Aïdomehou, le morceau « fétiche » « Enawadjo » fut composé et enregistré au studio de Marc Bolouvi. Avec ce single, Dossi a commencé par se frayer son chemin dans l’arène musicale du Bénin. Le bout du tunnel fut atteint, quand elle intégra l’écurie de « Guru Records » qui a fait sorti son premier bébé musical « Remerciement » en été 2006. Apothéose ! Adulation du public. La mission est enfin accomplie. Elle a trouvé sa voie par sa voix aux côtés des professionnels de la chanson au Bénin.
Le vélo matinal en dehors du micro
Toutefois, une autre paire de manche reste à jouer pour Dossi. Celle de l’entretien de sa voix. « Je fais l’expérience de ne pas beaucoup parler à la veille des mes concerts et en temps libre de fais des exercices de voix à la plage » dévoile-t-elle. Bien potelée et haut de ses 1m60, elle assume son poids et sa forme physique par le sport d’entretien notamment le vélo. « Je fais le vélo tous les matins et la gymnastique pour maintenir ma forme, c’est mon seul loisir, puisque je ne fréquente pas les night club, » affirme la chanteuse au teint noir ébène, qui aime attirer l’attention par son look, fait d’un cauris au front noué à ses cheveux.
Elevée par une grand-mère baatonu, Dossi adore manger un bon plat d’igname pilé à la sauce d’arachide et boire de la malta guiness. Chez l’homme, elle aime l’élégance et les échanges, mais déteste le mensonge. Pour ses fans, la chanteuse à la voix envoûtante promet ne jamais les décevoir. Un pari pour assurer la relève musicale au Bénin.
jeudi 6 mars 2008
Angélique avec son Grammy Awards sur la tête
Chers lecteurs
Nous vous donnons l'opportunité de voir, de contempler la diva de la musique béninoise, Angélique Kidjo, savourant sa consécration à la 50è édition de la soirée de récompense des talents de la musique aux Etats Unis. Plusieurs fois nominée, Angélique Kidjo a décroché enfin le 10 février 2008 dernier son premier Grammy dans la catégorie du meilleur album de musique du monde contemporain à la 50ème cérémonie annuelle des prix Grammy avec son opus "Djin Djin". Cela se passait le 10 février dernier au Staples Center de Los Angeles, aux Etats-Unis. Comme quoi le succès vient toujours au bout des efforts et sacrifices. Courage et félicitations Angélique!
Sessi T.
Heureuse et fière de sa consécration, Angélique porte son trophée sur la tête comme les jeunes filles béninoises revenant de la fontaine la bassine remplie d'eau sur le coussinet et jouant à l'équilibrisme. Le Bénin est fier de TOI ANGELIQUE!
mercredi 5 mars 2008
Premier album de Manuella
Du zouk langoureux pour dire tout l’amour de son être
Manuella. C’est le vocable sous lequel, la nouvelle « zoukeuse de charme » permettra au public béninois de goûter
les belles et langoureuses mélodies de son premier album musical baptisé « Tout mon amour ».
Sessi T.
Douce et envoûtante. Elle ensorcelle par la voix et la mélodie, qui accompagnent ses chansons, rythmées en style zouklove et kompa. Un pur produit de la culture antillaise, savamment orchestré pour chanter tout l’amour de son être. Difficile de coller ce premier album de Manuella à une production béninoise. Un format à la Jocelyne Labil ou Tanya St Val. Cela tranche ! Pas d’afro zouk. Non, elle s’est évertuée à prendre son plaisir dans le zouk « made in Les Antilles ». Dans un cocktail de Créole et du français, l’album « Tout mon amour » de Manuella reste une expression de tendresse dans un style langoureux. Une belle romance, en somme, qui vous emporte dans l’ambiance des plages ensoleillées et bordées de cocotiers des îles caribéennes. Morceaux choisis à la piste 2 de l’album: « Tu sais que je t’aime, oui c’est vrai que tu ne sais pas, j’ai besoin de toi et que tu es dans ma peau, oui tu es ma raison de vire et que j’ai besoin de toi. Tu me demandes ce que je ne peux pas te donner, tu ne sais pas. Tu es mon coq à moi, ma raison de vivre. Mwen léou ayaya yayi mwen tou seul doudou ». Une vraie déclaration d’amour d’un cœur plein de tendresse, de bonté et de bonheur.
C’est la façon pour Emmanuelle de Souza, fille de la chanteuse Béninoise « Vivi l’Internationale », de mettre pied dans l’arène musicale et affirmer une identité. Elle contraste, tant par le choix du zouk comme style musical que par la voix avec la musique de variété pratiquée par sa mère et sa sœur cadette Marlène Zinsou. Par le zouk, Manuella tente d’honorer la mémoire des Noirs déportés par la traite des esclaves. Elle affirme d’ailleurs que « le Zouk n’est pas une musique étrangère ». Pour la dame au cœur tendre, « c’est une musique des peuples noires d’Afrique, une musique de revendication et d’appartenance historique et idéologique, aux valeurs ancestrales qui caractérisent la race noire». Une raison, pour elle de plaider pour la cause des femmes noires, qui souffrent sur le continent. Dans sa chanson « Mamail africa », la première de l’album, elle se fait l’avocat des femmes et réclame un changement de leur condition de vie. Un peu loin, Manuella dénonce à la fois en fon et en mina, langues parlées au Bénin et au Togo, le pouvoir immense de l’argent, qui a déshumanisé le monde. Le manque d’argent, s’indigne-t-elle, devient source de misère, de divorce, de discorde dans les familles. Elle exprime avec tendresse des sentiments de bonheur et de douleur, de joie et de tristesse, qui en soi doit faire prendre conscience pour l’amélioration des conditions de vie des peuples. En optant pour le zouk, Manuella, rejoint ainsi, le collège des zoukeurs Béninois comme Martin Hod, Richard Flash, Francis Edia et Hervé Kossi. Cette production, riche de sept titres, qui selon la chanteuse, a déjà envahit le milieu black de Paris, sera à la portée du public béninois à partir du dimanche 9 mars 2008 prochain.
D’une grande taille portée par une peau claire, Emmanuelle de Souza a fait dos aux côtes béninoises pour s’installer sur les rives de la Seine depuis son adolescence. Une fois à Lyon, sa ville de résidence, elle a développé son talent latent de chanteuse avec des formations musicales comme «Kamalogo», «Kango Kango» et les «Trois magies des Antilles» avec laquelle elle a d’ailleurs enregistré ce album. Puisque, ses premiers jours à Cotonou ont été bercés tant par les mélodies de sa mère que celles d’autres artistes Béninois comme Sagbohan, Stan Tohon et Nel Oliver.
Convaincue de la qualité de sa production et de son talent, elle débarque à nouveau à Cotonou pour conquérir le cœur des mélomanes, férus du zouk au Bénin. Même, si l’album « Tout mon amour » se laisse écouter sans modération, il pose néanmoins une fois encore le problème d’identité de rythmes modernes béninois prêts à l’exportation à l’image du ndombolo congolais et du « coupé décalé » ivoirien. La question reste toujours posée, en dépit de la qualité irréprochable du travail.
dimanche 24 février 2008
Trophée Grammy Awards pour Angélique Kidjo
Angélique Kidjo meilleure artiste du monde contemporain
Trophée Grammy Awards : le Bénin à l’honneur
Angélique Kidjo vient de recevoir la plus prestigieuse distinction honorifique dans le monde en matière de musique. Ils
sont très rares les musiciens africains à accéder à cette sphère de la haute société. Celle qu’on cite souvent comme exemple phare est la diva Miriam Makeba. De ce fait, ce prix constitue un honneur pour tout le Bénin, en commençant par les artistes qui doivent prendre exemple sur elle pour redoubler d’ardeur dans leur travail.
J .B. Fidèle ADOUKONOU
Le dimanche 10 février dernier, Angélique a été lauréate du prix de la meilleure musique du monde contemporaine grâce à son dernier album intitulé : « Djin Djin » aux Oscars Grammy Awards des Etats-Unis. Le prix lui a été décerné lors d’une soirée prestigieuse à Los Angeles. Au total, cent dix (110) catégories ont marqué cette cinquantième (50ème) édition Grammy Awards qui sont à la musique ce que représentent les Oscars dans le monde du cinéma. Angélique Kidjo vient donc de recevoir la plus prestigieuse distinction honorifique dans le monde en matière de musique. Ils sont très rares les musiciens africains a accédé à cette sphère de la haute société. Celle qu’on cite souvent comme exemple phare est la diva Miriam Makeba. De ce fait, ce prix constitue un honneur pour tout le Bénin, en commençant par les artistes qui doivent prendre exemple sur elle pour redoubler d’ardeur dans leur travail.
Angélique Kidjo en effet a beaucoup travaillé pour en arriver là. Avant cette édition d’or, elle a déjà été nominée par trois fois au moins au cours des années antérieures surtout avec sont précédent album titré « Oyaya ». Mais le trophée ne lui est pas parvenu. Et sans se décopurager, il a poursuivi l’œuvre parce qu’elle a foi de pouvoir gagner le pari. C’est chose faite désormais et la diva nationale qui cartonne dans le monde devient une lumière internationale.
Les débuts de Angélique Kidjo dans la musique remonte aux années 1990. A pas de féline et dans des tenues d’apparat calquées sur le pelage des gracieuses panthères, elle réussit à s’imposer rapidement comme l’une des figures emblématiques de la musique Africaine « Internationale ». En 2002, elle sera récupérée par l’Unicef qui fait d’elle une « ambassadrice itinérante ». Sa popularité mondiale ainsi que son engagement personnel en faveur des enfants sont très utiles à l’Unicef et aux enfants du monde entier. « Pour moi, l’éducation est cruciale parce qu’elle entraîne tout le reste, comme une politique et un développement sains. Lorsque je regarde les enfants d’Afrique, je rêve que tout est possible. Un jour, éducation et bonne santé permettront à mon continent de s’envoler. » Une déclaration qui sonnerait creuse dans la bouche d’un homme politique mais qui révèle chez Angélique Kidjo tout son combat pour un meilleur sort des enfants africains.
lundi 24 décembre 2007
Les trophées Kora quittent l'Afrique du Sud pour le Nigéria
Après 10 ans à Sun City en Afrique du Sud
Les trophées « Kora » s’installent au Cross River State au Nigeria
Suite à dix années de célébration de l’excellence de la musique africaine, les trophées « Kora » entament une
délocalisation pour siéger pendant les cinq prochaines années au grand centre touristique de Tinapa à Calabar dans l’état de Cross River au Nigeria. L’annonce officielle a été faite jeudi 20 décembre dernier lors d’une cérémonie de lancement à Abuja.
Sessi T. envoyé spécial à Abuja
Abuja ! Capitale administrative du Nigeria.19h 30 ce jeudi 20 décembre 2008. Climat brumeux mélangé à la fraîcheur de l’harmattan. Une impressionnante valse de voitures des prestigieuses invités à la cérémonie officielle de lancement des trophées kora de la musique africaine. Un événement qui s’installe pour une demie décennie au Nigeria. Décor solennel pour un événement spécial. Tout y est pour donner à cette cérémonie toute son importance : célébrer la délocalisation des kora de l’Afrique du sud au Nigeria et lancer la phase des compétitions de l’édition 2008. Une édition, qui selon Ernest Adjovi, initiateur et producteur exécutif des Koras, connaîtra son épilogue le 06 décembre 2008 à Tinapa à Kalaba dans l’Etat de Cross River.
La délocalisation des koras n’enlève rien à son caractère de célébration de l’excellence de la musique africaine. Un point capital que le producteur exécutif a souligné dans son speech de la soirée de lancement. Pour coller à cette réalité, le meilleur artiste africain de l’année 2008 recevra désormais en dehors du trophée, la mirobolante somme d’un million de dollars. Une annonce qui a fait bouger toute la salle. De quoi surtout fait naître une saine émulation entre les artistes du continent. L’autre challenge des promoteurs des Kora est de faire la promotion de Tinapa, un grand centre touristique à fort potentiel d’attraction naturel avec une vocation de centre d’affaire par excellence. Toutes choses que les autorités nigérianes notamment le ministre du tourisme et le gouverneur de Cross River n’ont pas manqué de notifier lors de la cérémonie. « Les koras rentrent enfin à la maison » s’exclamait le Sénateur Liyel IMOKE, gouverneur de l’Etat de Cross River. Car, poursuit-il, la venue des koras au Nigéria, reste une opportunité pour « vendre » le Nigéria et célébrer toute la beauté de la Calabar avec sa flore, faune et toute autre attraction.
L’éclat de la soirée a été rehaussé par les prestations musicales des artistes Africains et Américains. On notait la
présence de 50Cent, Awilo, Saunny Okposo, D’Bang et du groupe VIP du Ghana. La compétition débutera au cours du premier trimestre de l’année prochaine.
mardi 14 août 2007
Angélique Kidjo : une Béninoise à la rencontre du monde
Entretien avec l’artiste à l’occasion de la sortie de son dernier album "Djin Djin"
Angélique Kidjo n’est rien d’autre que notre chanteuse béninoise préférée. Son engagement d’artiste, notamment aux côtés de l’Unicef, n’a d’égal que son talent. Djin Djin, dans les bacs en France depuis lundi et aux Etats-Unis ce mardi, sonne le retour d’Angélique à ses racines béninoises qu’elle fait découvrir à pléthore d’artistes. Ils l’accompagnent dans cette ballade au cœur des rythmes du Bénin profond. Entretien.
Alicia Keys, Amadou & Mariam, Branford Marsalis, Carlos Santana, Josh Groban, Joss Stone, Peter Gabriel et Ziggy Marley se sont joints à Angélique Kidjo pour son dernier opus. Guidés par sa voix et les percussions de Crespin Kpitiki et de Benoît Avihoue du groupe béninois Gangbé Brass Band, ils font de cet album une oeuvre plurielle et métissée sur les plans culturel et musical. On regrette pourtant l’absence de cette énergie explosive dont Angélique Kidjo est devenue le synonyme.
Vous nous revenez avec votre dernier album Djin Djin sur lequel on retrouve de grands noms de la musique internationale. Qu’est-ce qui a motivé ces rencontres ?
Certains m’ont toujours posé des questions sur les rythmes que l’on retrouvait dans ma musique. Alors quand ils ont su que je préparais cet album, ils ont souhaité m’accompagner dans cette aventure musicale.
Djin Djin est une œuvre qui essaie aussi de passer des messages. Ae Ae dénonce, par exemple, le fait que les jeunes soient obligés de fuir le continent pour espérer un avenir meilleur, parfois au péril de leur vie…
Pourquoi, nous les Africains, sommes toujours obligés de sortir de chez nous pour nous réaliser ? Pourquoi devons-nous toujours souffrir de l’inconséquence de nos dirigeants ? Nos parents se saignent pour nous offrir la possibilité de réussir. Ce qui est bien n’est pas forcément à l’extérieur. La solution est peut-être aussi chez nous. Mais on n’encourage personne à les trouver. Il faudrait par conséquent encourager les initiatives locales. J’ai rencontré des jeunes qui me disaient qu’ils avaient des projets, mais que nulle part ils ne trouvaient d’aide. En Afrique, il faut qu’on apprenne à protéger les initiatives des autochtones au lieu d’ouvrir grand nos portes aux investisseurs étrangers sans qu’on ne leur demande rien en contrepartie. Comme exiger d’eux qu’ils aient un partenaire local. Nous sommes envahis par les produits chinois... Je ne suis pas contre la mondialisation, mais il faut un peu de régulation. Il ne faudrait pas que l’Afrique soit victime, encore une fois, de l’esclavage, cette fois-ci économique. C’est certes notre faute, mais encore plus celle de nos gouvernants.
La pochette de Djin Djin véhicule beaucoup de féminité, une espèce de sérénité…L’heure des bilans a-t-elle sonné avec Djin Djin ?
Je ferai un bilan quand je serai morte ! La sérénité, je l’ai toujours eue et je suis de plus en plus sereine. Je n’en suis pas moins sensible au fait que notre monde vit un tournant. On a l’impression d’être au bord d’un gouffre, entre la paix et la guerre. Quand on voit l’évolution du monde et qu’on a des enfants, on ne peut que s’inquiéter. Dans ce contexte, je fais mon maximum pour aider mon continent. Ma musique me sert à partager et à exprimer tout cela. Ce n’est absolument pas l’heure des bilans, mais je me remets beaucoup en question. Je me lance des défis parce que je ne veux pas que ma musique devienne quelque chose qui se fasse machinalement.
Vous êtes ambassadrice itinérante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) depuis 2002. Comment cette prise de conscience s’est éveillée en vous ?
Elle a toujours été présente dans ma vie. Mes parents étaient des gens toujours à l’écoute des autres. Parfois, nous revenions de l’école et ils n’étaient pas là parce qu’on avait eu besoin d’eux. A la fin du secondaire, j’avais décidé de devenir une avocate spécialisée dans les droits de l’Homme. L’abus de pouvoir m’a toujours mise hors de moi, il tue beaucoup plus que toutes ces drogues, l’alcool contre lesquels on ne cesse de lutter…Des gens tuent des milliers de personnes sans jamais être inquiétés. Ce qui m’a poussée vers l’Unicef, c’est l’envie de faire comprendre que la vie est au dessus de tout.
Les moyens dont vous disposez aujourd’hui ne sont pas ceux de vos premiers albums. Estimez-vous qu’il vous a manqué quelque chose qui pourrait être source de regrets aujourd’hui ?
Rien ne m’a manqué. Je les ai fait à des âges différents, à des endroits différents. Pretty, mon premier album, a été enregistré incognito quand j’étais au lycée. L’enthousiasme qui m’a animée alors, cet enthousiasme qui vous prend aux tripes ne m’a jamais quittée depuis. Seulement, on grandit parce qu’il y a la vie, les rencontres : on évolue tout simplement. Je ne regrette aucun de mes albums !
Famille et carrière ont-ils toujours cohabité en bonne intelligence ?
J’ai épousé un musicien, nous étions amis avant de devenir des amoureux. On a tourné ensemble pendant dix ans. Un jour, il a décidé qu’il en avait marre de dormir chaque nuit dans un hôtel différent, de prendre des avions à 3h du matin, qu’il voulait passer du temps avec sa fille. De 10 jours à 5 ans, notre fille nous a accompagnés dans tous nos déplacements. Quand l’école a commencé, il fallait un parent à la maison. Cela a été son choix. Les choses se passent bien quand on les organise. Lorsqu’on veut mener à bien une relation, on s’en donne les moyens et j’ai instauré dès le début le dialogue. La communication est omniprésente dans notre relation. Le principe vaut, pour moi, aussi bien dans le privé que dans le travail.
Je parlais de féminité tout à l’heure. Que représente ce petit papillon qui traîne dans vos cheveux sur la photo qui illustre votre album ?
C’est le logo de ma fondation, la Fondation Batonga la Fondation La Fondation La Fondation
Pour continuer à parler d’Afrique, on a l’impression de ne pas vous voir y voir souvent… 
J’étais récemment en Afrique de l’Est. Il n’y a malheureusement que 12 mois dans l’année et il faut que chacun ait un peu de moi. Je fais par conséquent ce que je peux. Cependant tourner en Afrique n’est pas toujours facile et il est hors de question de faire des concerts au rabais.
Quand Angélique Kidjo ne chante pas, que fait-elle ?
Je passe du temps avec ma famille…J’adore cuisiner et je fais beaucoup de sport. J’aime le sport, ça me libère la tête, ça me libère du stress et des frustrations. Je faisais de l’athlétisme et de la natation au Bénin. J’ai toujours fait du sport parce que je suis asthmatique et ma mère avait compris très tôt, contre l’avis de tous, que le sport était la seule solution pour vivre normalement.
Source : www.afrik.com
lundi 5 mars 2007
Dixième édition de Conavab
Sous le signe des innovations La dixième édition de la Coupe Nationale
« Nous allons expérimenter pour deux ans à partir de la dixième édition le couple de la formule téléphonique et départementale ». C’est par ces propos que Patrice Ahloumè, promoteur de Conavab a annoncé les grandes innovations devant régir les prochaines éditions de cette compétition qui pour la dixième édition s’adresse aux artistes de la musique traditionnelle. Désormais la compétition ne sera plus faite uniquement par téléphone sur la radio nationale, mais sera décentralisée avec la participation des radios privées sur l’ensemble du territoire national avec une radio centrale qui sera radio planète. Ainsi les compétitions seront lancées simultanément sur toutes les radios partenaires de 8h 30 à 9h 30, avec la proclamation en direct des scores réalisés par artistes. Un jeu de feedback orchestré par la radio centrale et les six radios départementales. Selon les nouvelles dispositions, les radios départementales recevront par compétition une vingtaine de coup de fil, tandis que la radio centrale en recevra vingt et un. Pour plus de transparence, il est désormais permis aux artistes en compétition d’envoyer un représentant suivre le jeu en direct dans les studios des radios.
Sur le starting bloc de cette dixième édition qui débute le 1er mai 2007 64 artistes sont attendus pour 08 finalistes, dont 16 pour les départements de l’Atlantique-littoral et du Zou-collines et 8 pour les autres départements du pays. La grande compétition de la finale aura lieu le 1er septembre 2007 a
Ces innovations, explique monsieur Ahloumè, visent à offrir plus de promotion aux artistes au travers des médias, tout en réduisant voire minimiser les risques de fraudes, qui conduisent à des grincements de dents ou des contestations.
Palmarès de Conavab en 10 ans de vie
1er édition : Sagbohan Danilaou
2è édition : Somadjè Gbèsso
3è édition : Gbessi Zolawadji
4è édition : Adjignon Hanbladji
5è édition : Man Dev
6è édition : Alèvi
7è édition : El Nasito
8è édition : Dah Tamadaho
9è édition : Simba Franco Junior
vendredi 8 décembre 2006
« Dunya », le premier album de Fallyssa
Une nouvelle voix dans l'arène musicale au Bénin
Elle entend briller dans le ciel musical béninois avec son premier album intitulé « Dunya », officiellement dédicacé
le jeudi 07 décembre 2006 au complexe hôtelier « Le Chevalier» de Cotonou. Elle, c’est la jeune chanteuse Fallyssa ayant bénéficié de l’encadrement technique de Nel Oliver, une icône de la musique béninoise.
Sessi T.
Une voie et une originalité musicale faite de la fusion entre la musique moderne et mandingue. Voilà qui caractérise la qualité musicale du premier album de la jeune Fallyssa, qui a été présentée à la presse en avant première à la médiathèque des Diaspora le mardi dernier. Fallyssa reste à tout point de vue une affirmation d’un profond désir de chanter et de faire carrière dans la musique. C’est pourquoi, elle s’est donnée tout le temps nécessaire pour sortir un produit, qui selon elle plairait au public. Elle offre ainsi au public le fruit de ses recherches : de belles sonorités mandingue en couplage avec la musique moderne. « En 2003 j’ai exprimé fortement mon désir de chanter et de m’affirmer en tant que chanteuse. Ce qui m’a conduit à des recherches avec des musiciens traditionnels du rythme mandingue et une appropriation de la maîtrise vocale », affirme la jeune étoile de la musique béninoise.
Comme le nom de l’album « Dunya », qui signifie la vie dans plusieurs langues du Sahel, Falilatou El Hadj Issa, son nom à l’état civil, appréhende la vie dans tous ses détails. Sur les neuf chansons qui constituent le produit, la technicienne supérieure en marketing, fait le tour des thèmes comme l’amour, la nostalgie, la mesquinerie, la mort bref des émotions fortes qui hantent le quotidien de l’homme. « Je chante les faits de société qui ne sont pas forcément des faits vécus par moi » confie-t-elle. Une savante dose de philosophie chantée en langue dendi, bariba, fon et français. Elle justifie par ailleurs le choix de la fusion du mandingue à la musique moderne par ses origines peulh.


