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Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

jeudi 22 novembre 2007

Les Films africains présélectionnés pour "Quintessence 2008"

Voici la préprogrammation des films africains pour la prochaine édition du Festival Internationale de Cinéma de Ouidah
Longs métrages
- Africa Paradis de sylvestre Amoussou (Bénin)
- Ezra de Général Lancerocket  et de Newton Aduaka (Nigeria)
- Il va pleuvoir sur Konakry de Cheik Fantamady Camara (Guinée)
- Juju Factory de Balufu Bakupa Kanyinda (République Démocratique du Congo)
- Daratt de Mahamat Haroun (Tchad)
- Teranga Blues de Moussa Sène Absa (Sénégal)
- Un Matin bonne heure de Gahité Fofana (Guinée)
- Tartina city de Serge Coelo (Tchad)
- Les Saignantes de Jean Pierre Bekolo (Cameroun)
- Making of de Nouri Bouzid (Tunisie)

Courts métrages
- R’Da de Bensouda Mohammed Ahed (Maroc)
- Menged de Danniel Taye Workou (Ethiopie)
- La Pelote de Laine de Fatma Zohra Zamou (Algérie)
- A la recherche de son eau de Serge Armel Sawadogo (Burkina Faso)
- Humanitaire de Adama Roamba (Burkina Faso)
- La Mer  de Saadi Rachida (Maroc)
- O’Grande Bazar de Licino Azevedo (Mozambique)

Documentaires
- La Couleur du sacrifice de Mourad Boucif (Maroc)
- Droit de mémoire de Kollo Daniel Sanou et Pierre Rouamba (Burkina Faso)
- Mieux vaut mal vivre que mourir de Justine Bitagoye et Gaudiose Nininahazwé (Burundi)
- Amma, les aveugles de Dakar de Mamadou Sellou Daillo (Sénégal)
- Nosaltres de Moussa Touré (Sénégal)
- Emile Derlin Zinsou de N’Diagne Adechoubou (Bénin)
- Mon beau sourire de Angèle Diabang Brener (Sénégal)

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6è Festival International du Film de Ouidah

Tapis rouge pour les productions africaines 

La 6è saison du festival international du Film de Ouidah, « Quintessence » s’ouvre du 8 au 12 janvier 2008 prochains avec une place de choix à la sélection de nouveaux films produits par des auteurs Africains. Compte à rebours!

Jean_Odoutan_1_
L’appel au cinéma africain! C’est apparemment la nouvelle option de la prochaine édition du festival international du film de Ouidah. Une option qui s’affiche clairement dans la pré programmation annoncée par son délégué général Jean Odoutan lors de la conférence de presse de lancement tenue le samedi 17 novembre 2006 dernier au centre culturel français de Cotonou. Plus de 50% de la programmation sont réservés à la production cinématographique africaine pendant la grande messe du cinéma de Ouidah. Tous les formats sont admis : long et court métrage puis le  documentaire. Tout est pris en compte pour offrir de belles projections des productions « made in Africa » aux festivaliers et cinéphiles des différentes villes, qui vont accueillir le festival. Un challenge, qui s’inscrit dans les objectifs de « Quintessence » dont la vocation première est de « favoriser l’accès au cinéma en Afrique subsaharienne par le renforcement de l’identité, la singularité et la créativité des jeunes artistes africains ». Ce festival dans cet élan, précise son délégué général, contribue au développement de la cinématographie en Afrique et notamment en Afrique subsaharienne. Il se positionne comme une plate forme de la création devant faire découvrir le maximum de films et de créateurs au public jeune.

La fiesta du film de Ouidah prévoit au total une cinquantaine de films avec 225 séances de projections à un rythme de 3 par jour sur la quinzaine des sites retenus. Pour cette sixième saison, le festival est resté fidèle à  l’innovation relative à la décentralisation de ses activités, amorcée depuis l’édition précédente. En dehors de Ouidah, ville mythique au python, « Quintessence » prend d’assaut les villes de Cotonou et Porto Novo. Les projections en salle seront alternées avec les projections en plein air sur des lieux publics.

Au-delà  de l’aspect festif, « Quintessence » entend mettre à la portée des jeunes créateurs toute une programmation pédagogique, dont l’objectif final est de faire profiter aux jeunes cinéastes l’expérience des professionnels aînés. Dans ce registre, plusieurs ateliers de formation sont prévus allant des ateliers de formation en écriture de scénario à la critique de film, avec un point d’honneur aux métiers du cinéma, sans oublier la compétition avec les 5 distinctions à la Python. Une belle saga du 7è art en perspective.

Sessi T.

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mardi 10 juillet 2007

Edition spéciale du Marché des Arts du Spectacle Africain

Sagbohan Danilaou et la compagnie « Agbo N’koko » défendent les couleurs du Bénin sagbohanportail

Après moult reports, le Marché des Arts du Spectacle Africain (Masa) aura enfin lieu à travers une édition spéciale du 28 juillet au 12 Août 2007 dans cinq villes. Un appel à l’union et à

la Paix

par la culture. Seulement la sélection internationale a retenu deux artistes béninois pour la présente édition. Le monument de la musique béninoise Sagbohan Danialou  et la compagnie Agbo n’koko de Ousmane Alédji.

Sessi T.

A événement spécial cachet spécial! Après avoir sauvé le Masa des périples de reports multiples de dates et des risques de délocalisation,

la Côte

d’Ivoire s’engage enfin à poursuivre la marche de la plus grande rencontre culturelle en Afrique. Une édition spéciale à travers cinq ville : Bouaké, Korhogo, Man, Daloa et Abidjan. La particularité de ce Masa reste aussi la partie intellectuelle qui s’ajoute aux festivités artistiques. De source proche de la direction générale du Masa, on apprend que la ville de Yamoussokro abritera du 23 au 27 juillet 2007, une table ronde internationale réunissant plusieurs intellectuels de divers horizons, autour du thème « Démocratie, culture démocratique : sortie de crise et paix en Afrique ». Les autres villes selon la même source accueilleront les spectacles de musique, à l’exception d’Abidjan qui se taille part du lion avec les toutes les disciplines comme la danse de création, le théâtre et  la musique.

A cette édition spéciale le Bénin sera présent par deux grosses pointues du monde culturel. L’artiste de la chanson Sagbohan Danialou défendra les couleurs musicales de notre pays à cette spéciale messe culturelle, symbole de

la Paix

retrouvée en Côte d’Ivoire.

De son côté, la coqueluche des planches, Ousmane Alédji, comédien, metteur en scène et écrivain fera parlé de lui avec sa compagnie « Agbo n’koko » dans sa dernière création « Omon mi », qui signifie « mon enfant ».

Le masa reste en effet, une rencontre réunissant diffuseurs, acheteurs, artistes, promoteurs, manager, bref toute l’artillerie de la promotion artistique de par la monde. Tout en préservant son caractère traditionnel de marché, d’espace festif et de rencontre pour les professionnels des arts vivants, la programmation du MASA 2007 propose des créations inédites sorties du dernier cru africain en théâtre, danse de création et musique. Déjà on dénombre pour la programmation provisoire, 23 groupes artistiques sélectionnés, provenant de 17 pays africains dont : 9 en théâtre, 4 en danse de création et 10 en musique.

Logo_Masa

Les sélections à la loupe

THEATRE

1.        L’œil du cyclone

de Luis Marquès, Mise en scène : Vagba Obou de Sales par YMAKO TEATRI – Côte d’Ivoire

2.        J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne

Texte de jean Luc Lagarce ; Mise en scène : Astrid Mamina ; par UTAFIKA THEATRE – République Démocratique du Congo

3.        Omon mi (Mon enfant)

de Ousmane Alédji ; Mise en scène : Ousmane Alédji par

la Compagnie

AGBO

N’KOKO – Bénin

4.        Big shoot

de Koffi Kwahulé ; Mise en scène : Souleymane Bah ; par

la Compagnie

LES

SARDINES DE CONAKRY – Guinée

5.        Domin et Zêzê

une légende de Frédéric Bruly Bouabré ; Adaptation et mise en scène : Claude Gnakouri

par YMAKO TEATRI – Côte d’Ivoire

6.        La royauté se mérite

de Adama Bacco ; Mise en scène : Adama Bacco ; par

la Compagnie

BOUAM

– Togo

7.        Refusé par la mort

Adaptation de « La mort ne veut pas de moi » de Yolande Mukagasana, par Ignace Alomo ; Mise en scène : Sylvain Gbaka ; par

la Compagnie

SEKEDOUA

– Côte d’ivoire

8.       

La Femme

et le colonel

de Emmanuel Bounzéki Dongala ; Mise en scène : Jacques Eric Victorien Mampouya ; par le Théâtre de l’IMAGINAIRE – Congo

9.        Otages

de Leila Toubel ; Mise en scène : Ezzeddine Gannoun ; par EL HAMRA – Tunisie

2 - DANSE DE CREATION

1.        Bûudu

Chorégraphie : Auguste OUEDRAOGO ; par

la Compagnie

TA

– Burkina Faso

2.        Dentro de mim outra ilha (Inside of me another island)

Chorégraphie : Panaïbra Gabriel ; par CULTURARTE - Mozambique

3.        Temporament

Chorégraphie : Karima Mansour ; par

la Compagnie

MAAT

– Egypte

4.        Impro-Visé_2

Chorégraphie : Andréya Ouamba ; par

la Compagnie

1er TEMPS – Sénégal

  3 - MUSIQUE

1.        Gabriel Tchiema – Angola

2.        Les Go de Kotéba – Côte d’Ivoire

3.        Malouma – Mauritanie

4.        Yeleen – Burkina Faso

5.        Wola-Faith – Congo/Cameroun

6.        Suzanna Owiyo – Kenya

7.        Adama Yalomba – Mali

8.        Groupe lokas – République Démocratique de Congo

9.        Lang’i – Congo

10.    Groupe Sôgha – Niger

11.    Sagbohan Danialou - Bénin

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mardi 19 juin 2007

Djimon Hounsou, un Africain à Hollywood

L’acteur franco-béninois en interview exclusive sur Afrik.com Djimon_Hounsou1

Premier Africain nomminé aux Oscars

Djimon Hounsou a tourné, à Hollywood, devant la caméra de réalisateurs prestigieux tels que Steven Spielberg ou Riddley Scott. Cette année, il a été nominé aux Oscars pour son rôle dans Blood Diamond, d’Edward Zwick. Quels sont ses projets ? Quel regard porte-t-il sur l’Afrique et le cinéma africain ? Met-il sa renommée au service du continent ? L’acteur franco-béninois, de passage à Cannes, répond aux questions d’Afrik.com.

Djimon Hounsou, 43 ans, est aujourd’hui l’acteur africain de référence à Hollywood. Originaire du Bénin, il s’est installé à Paris à l’âge de 13 ans. Quelques années plus tard, remarqué par le couturier Thierry Mugler pour son incontestable beauté plastique, il est devenu mannequin. Puis, rêvant de devenir acteur, il est parti à Hollywood où il a dès son arrivée, en 1990, commencé à tourner. Il a été révélé au grand public en 1997 par Amistad, de Steven Spielberg, dans lequel il a joué le rôle Cinque, un africain capturé au XIXe siècle par des négriers et qui s’est révolté. Puis il a fait plusieurs apparitions remarquées dans des super productions, dont Gladiator de Ridley Scott, en 2000. Nominé une première fois aux Oscars en 2004, pour son rôle de peintre dans In America, il l’est une seconde fois cette année, dans la catégorie Meilleur second rôle, pour sa prestation dans Blood Diamond. Un film qui dépeint la violence dans laquelle l’exploitation et le commerce des diamants ont plongé

la Sierra Leone.

Un pays où l’œuvre a été projetée pour la première fois au début du mois, à l’initiative du Programme alimentaire mondial (PAM) associé à

la Warner Bros.

Le tournage de Blood Diamond en Afrique a marqué Djimon Hounsou. En vacances à Cannes, en marge du Festival (il ne joue dans aucun film en compétition), il a répondu à nos questions.

Le film Blood Diamond a été un succès planétaire. Que tirez-vous de cette expérience ?

Dans le film, j’ai été un instrument qui a servi à dévoiler le problème de la production des diamants en Afrique, à toucher certaines réalités qui déchirent le continent : l’exploitation des enfants, les personnes déplacées… J’ai toujours voulu être dans une histoire qui pouvait dénoncer ces fléaux, dénoncer aussi la façon dont certains businessmen se conduisent. Alors, j’ai sauté sur ce rôle.

Dans le film, vous interprétez le rôle de Solomon, un père qui, au péril de sa vie, part à la recherche de son fils capturé par des militaires et transformé en enfant-soldat. Je suppose que ce rôle été très éprouvant…

En tant qu’acteur, ça a été bouleversant. Ca a été l’un des rôles les plus difficiles que j’ai jamais joué. De plus, cette expérience a été très dérangeante. Le tournage a eu lieu essentiellement en Afrique du sud et au Mozambique. Et après le travail, c’était très dur, très éprouvant de voir dans quelles conditions vivaient les Africains qui nous aidaient à tourner le film.

DjimonHoolywood s’intéresse de plus en plus à l’Afrique. Récemment, il y a eu la sortie de Blood Diamond, mais aussi Le Dernier roi d’Ecosse de Kevin Macdonald qui dresse le portrait du dictateur ougandais Idi Amin Dada. Certains disent que les studios américains font des films sur l’Afrique et ses plaies juste pour se remplir les poches, et qu’ils ne règlent aucun problème. Qu’en pensez-vous ?


Oui, l’Afrique est peut-être une nouvelle source d’argent pour eux. Mais Hollywood n’est pas là pour régler des problèmes qui sont là depuis des siècles. Je ne vois vraiment ce que Hollywood peut arranger. Au mieux, les films peuvent éduquer, dévoiler certains problèmes au grand public. Mais Hollywood n’a pas la prétention de résoudre les soucis des Africains. L’ONU est là pour ça. Chacun son rôle.

Certains acteurs hollywoodiens s’engagent en faveur de l’Afrique. George Clooney, Don Cheadle et Angelina Joly, par exemple, défendent la cause des réfugiés du Darfour. Est-ce que, vous aussi, vous vous servez de votre renommée pour aider l’Afrique ?

Une action humanitaire ? Oui. Depuis que Bono (le chanteur du groupe de rock U2, ndlr) m’a demandé de l’aider à convaincre les pays développés d’annuler la dette des pays pauvres, je me suis engagé. Je milite au sein de l’organisation OXFAM qui travaille à équilibrer les échanges entre pays pauvres et pays riches. Il y a quelques semaines, j’étais à Washington pour faire prendre conscience aux parlementaires de ce qui se passe au niveau de l’Organisation mondiale du commerce et du mal que ça fait à l’Afrique et au tiers-monde. Pour l’octroi de subventions, les Etats riches changent les règles quand ça les arrange. Donc les pays pauvres qui cultivent le riz, le coton, etc., de vendre leurs produits moins cher que leur prix de revient. Il faudra prendre en compte ce problème pour établir de nouvelles lois du commerce.

Après avoir été nominé aux Oscars en 2004 pour votre rôle de peintre mystérieux dans In America, vous l’avez été une nouvelle fois cette année pour l’Oscar du meilleur second rôle dans Blood Diamond. Que vous a apporté cette distinction ?

Cette nomination m’a permis d’être un peu plus respecté à Hollywood. Quand vous êtes nominé une première fois, tout le monde dit : « quelle chance ! » Mais lorsque vous l’êtes une seconde fois, vous êtes pris au sérieux.

La vie d’acteur à Hollywood vous plaît ?

Il n’y a pas grand-chose à ne pas aimer dans la vie que je mène à Hollywood. La seule chose que je regrette c’est la difficulté que j’ai à tourner dans des histoires qui m’intéressent. Mais ça, c’est valable pour tout le monde. Non, franchement, ma vie est belle. Je suis le premier africain nominé aux Oscars, donc j’espère que ça m’aidera à faire de belles histoires.

Mercredi, au Festival de Cannes, des réalisateurs et producteurs africains ont regretté publiquement l’absence de film africain dans la compétition officielle. Ils ont aussi souligné que depuis 10 ans, aucun film africain n’a été sélectionné pour

la Palme

d’or. Est-ce que cet état de fait vous choque ?



Non, ça ne me choque pas vraiment. Il n’y a pas énormément de films produits en Afrique. Ce qui me choque c’est plutôt que personne ne finance de films africains capables d’intéresser l’Europe et les Etats-Unis. C’est à nous de voir comment faire pour y arriver, et c’est une entreprise difficile. Vous savez, aux Etats-Unis, Blood Diamond a bien marché, mais nous nous attendions à mieux que ça. Heureusement, le film a eu beaucoup de succès dans le reste du monde, ce qui a compensé les chiffres un peu décevants des Etats-Unis.

L’on ne vous voit pas dans les films africains. Pourquoi ? Est-ce parce que vous êtes devenu un acteur trop cher ?Djimon_Hounsou

Ce n’est pas qu’une question d’argent. Ce qui me pose problème, c’est surtout l’intégrité des projets. Maintenant, je veux faire des films de haut niveau, pas des films minables. Je me suis donné beaucoup de mal pour arriver là où je suis maintenant. Je ne vois pas quel intérêt j’ai à faire de petits films sans dimension. Donc tant que des Africains ne me proposeront pas de films sérieux et ambitieux, j’éviterai de travailler avec eux.

Mais essayez-vous, personnellement, de développer le cinéma africain ?

Oui, j’ai une compagnie de production, Belly Serpent Productions, qui développe des projets. L’un d’entre eux sera tourné par un grand réalisateur. Je ne peux pas encore en parler. Mais si je suis à Cannes en ce moment ce n’est pas que pour me reposer. J’y suis aussi pour prendre quelques rendez-vous et rencontrer des personnes qui pourront m’aider à concrétiser ces ambitions.

Source : www.afrik.com

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Tournage du film « Pourquoi moi »

La révolution du septième art continue chez « Laha Production »

Après le succès retentissant du film « Abéni » son premier long métrage, la machine de production du label « Laha films » passe à la vitesse supérieure  avec la fin du tournage d’un sixième film intitulé « Pourquoi moi ». Une révolution qui s’opère avec la complicité  du prolixe réalisateur nigérian Tundé Kelani.

Sessi T.

Silence ça tourne ! Répété autant de fois depuis le 25 avril dernier sur les plateaux du tournage, ce bout de phrasegowou_dans_le_r_le_de_boladji enfantera dans les tout prochains jour le sixième film « Pourquoi moi » produit par le label       « Laha Production ». Il s’agit d’une mutation qui s’opère de par la qualité et la quantité de la production de films chez cette jeune structure de production. Elle exprime aussi la passion d’un homme, dont la vision est de faire du Bénin, un carrefour du cinéma en Afrique.

Long métrage à l’image de « Abèni », le film « Pourquoi moi » enseigne les valeurs de la tolérance et de la dignité. Il a rapport aux  questions existentielles comme l'amour, la trahison, l'amitié, mais surtout le pardon. Toujours fidèle à sa logique de brassage interculturel et de promotion du panafricanisme, Abdel Akim, promoteur de « Laha Production » a ouvert le casting à des acteurs de diverses nationalités. Ainsi, en dehors de Zack Ordji du Nigeria, on y retrouvera des acteurs comme : Nastou et Gowou de la Côte d'Ivoire. Il a été également fait appel à Sébastien Davo et Euloge Béo Aguiar, des comédiens bien connus du public béninois.

les_acteurs_principaux_et_le_r_alisateurDans l’esprit de Abdel Hakim AMZAT, PDG du Groupe LAHA, et acteur principal de « Abéni » et de « Pourquoi moi », il est important d’ouvrir les castings et de faire collaborer des acteurs de différentes nationalités africaines, pour que l’unité africaine tant prônée par les politiques et qui tarde à se concrétiser, trouve un bout de réalité à travers la culture, notamment le cinéma.

A sa sortie Pourquoi moi, tourné en HD, fera le tour des grandes salles de cinéma en Afrique avant d’être disponible en format home vidéo. L'équipe tourne actuellement à Cotonou, la capitale économique du pays. D'autres scènes seront également tournées dans une des grandes villes du Nord du pays, notamment Parakou. De bons moments de cinéma en perspective !

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lundi 11 juin 2007

Le Doyen des cinéastes africains a cassé sa pipe

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L'Eternel Sembène Ousmane

Sembène Ousmane, un dinausore de la littérature et du cinéma en Afrique a tiré sa révérence à 84 ans, le samedi 09 juin dernier, dans son Dakar natal. S'il est vrai qu'en Afrique, "un viellard, qui meurt est une bibliothèque qui brûle", nous estimons que Sembène ne consume pas avec sa bibliothèque. Il a su légué un héritage inépuisable, qu'il nous revient de péréniser et de transmettre aux générations futures. Tel doit être le combat pour honorer la mémoire du "Doyen".

Sur ce blog c'est déjà notre façon de lui rendre un  hommage mérité en offrant à nos lecteurs une information, qui sort de notre ligne informationnelle. Ce fut aussi le cas sur le blog de notre ami écrivain Alem Kangni, qui écrit tout gentiment: "Fin de mandat pour Sembène Ousmane". Une fin de mandat bien mérité et bien accomplie, nous plait-il de compléter. Sembène Ousmane le mérite. Salut l'artiste! Eternel soit tes oeuvres!

Voici l'article de l'Agence de Presse Sénégalais qui annonce sa mort.

Décès du cinéaste-écrivain Sembène Ousmane 

Dakar, 9 juin (APS) - Le cinéaste-écrivain Sembène Ousmane est décédé samedi soir à son domicile à Yoff à l'âge de 84 ans, a annoncé à l'APS son assistant Clarence Delgado.

Sembène Ousmane était malade ces temps derniers, a précisé M. Delgado, joint au moment où la dépouille du cinéaste était en train d'être acheminée à la morgue de l'hôpital Principal.

Né à Ziguinchor, Sembène Ousmane qui était un autodidacte a commencé par l'écriture en publiant des romans comme "le Docker noir'', "les Bouts de dois de Dieu'', "l'Harmattan'' et "le Mandat''. La plupart de ses écrits tel "Le Mandat'' seront portés à l'écran par Sembène Ousmane lui-même considéré dans ce domaine comme l'une des pionniers du cinéma africain.

Ainsi, il a tourné son premier court métrage "Borom Saret'' en 1963, suivi une année plus tard de Niaye. En 1966, il réalise "La Noire de ...'', son premier long métrage qui remporte, la même année, le Tanit d'or au Festival de Carthage. Ce film lui vaudra également en 1966 le prix du meilleur réalisateur africain au Festival mondial des arts nègres à Dakar.

Prolixe, il tourne ensuite en 1968 "Le Mandat'', "Emitai'' en 1971, "Xala'' en 1974, "Ceddo'' en 1977, "Camp de Thiaroye'' en 1988, "Guelewar'' en 1992, "Faat Kiné'' en 2000 et "Molaadé'' en 2004.
 

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lundi 9 avril 2007

Festival « Laguimages » 2007

Le cinéma béninois à l'honneur

La quatrième édition du festival international de films et de télévision « Laguimages » déroulera le tapis aux productions inédites béninoises avec un parallèle sur les efforts de production du Cameroun, qui d’ailleurs est le pays invité de ce millésime 2007. Une saga de la production audiovisuelle béninoise et africaine en perspective.visuel_lag_07

Sessi T.

26 films au total dont 10 productions inédites béninoises, 5 mini rétrospectives du Cameroun, hommage à Jean Pierre Bekolo avec ses trois films avec à la clé « les Saignantes » sa dernière réalisation. C’est le contenu filmique de la programmation du quatrième festival « Laguimages ». Une édition,  qui avec le thème « L’année du Bénin », tient à tirer chapeau à l’effervescence de la production audiovisuelle qui se remarque ces dernières années au Bénin. Selon Monique Phoba, initiatrice et promotrice de ce festival, « quelque chose est en train de  bouger dans le paysage audiovisuel béninois ». C’est pourquoi il revient à « Laguimages » d’y mettre la lumière, afin que l’éclosion soit totale. Elle prend appui sur deux jeunes talents béninois, qui avec des moyens de bord tentent de prendre la relève en matière de série télévisée. Il s’agit de Clovis Agbahoungba avec sa série « Allo Cousin » et de Christiane Chabi Kao avec « Les inséparables ». Les efforts de production de films entrepris par la maison « Laha productions » par l’entremise de l’expertise du réalisateur nigérian Tundé Kélani, ne sont pas occultés. C’est d’ailleurs, ce qui justifie  la présence du film « Abèni 1 » dans la programmation de cette année. Le choix de ce thème s’explique aussi selon les promoteurs du festival par les distinctions de quelques films béninois au dernier festival panafricain de cinéma de Ougadougou. Allusion est faite au film « Africa paradis » de Sylvestre Amoussou et du documentaire « Un trésor dans la poubelle » de Mariette Chantal Mélé, sans oublié « Juste un peu d’amour » de Jemima Catrayé, sélectionné à l’espace doc du fespaco. Le festival sera aussi l’occasion de la première sortie du film « Entre la coupe et les élections » de Monique Phoba et de Guy Kabeya. Une réalisation qui rend hommage aux premiers footballeurs congolais ayant participé à la coupe du monde de 1979 avec un échec de 9 buts.

En parallèle à cette révolution dans le paysage audiovisuel du Bénin, la quatrième édition du festival « Laguimages » a tendu la main au Cameroun comme pays invité, afin de partager les expériences de coproduction locale entre les télévisions privées et les jeunes talents camerounais, qui  avec des moyens dérisoires aboutissent à des productions de bonne facture. Ce sera au cours d’un atelier télévisuel d’échanges entre professionnels de l’audiovisuel sous la thématique : "Le nouvel Eldorado, l’Afrique investit dans ses images". A cet atelier, précise Monique Phoba, plusieurs invités de marques du paysage audiovisuel africain sont attendues dont Charles Mensah de la Fédération panafricaine de cinéma, le réalisateur camerounais Jean Pierre Bekolo, Lambert Nzana, président de l’association des producteurs indépendants du cameroun, et bien d’autres. Cerise sur le gâteau, l’édition 2007 offre l’inédit avec Jean Pierre Bekolo, qui animera la séance « Leçon public du cinéma ».

Une programmation, qui augure déjà une belle saga des récentes productions cinématographiques  africaines.

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jeudi 5 octobre 2006

"Allo cousin", une série télévisée made in Bénin en tournage

Clovis_AgbahoungbaProduction cinématographique au Bénin

La série télévisée « Allo Cousin » en tournage

Hier, le jeune réalisateur Clovis Agbahoungba a démarré le tournage des 6 premiers épisodes d’une série télévisée appelé  « Allo Cousin ». Un pari pour lui, de combler un temps soit peu le déficit d’images de chez nous sur les écrans de la télévision. Un film typiquement made in Bénin avec une quarantaine d’acteurs émérites de la place. Le premier clap a été donné à Fidjrossè Jacquot.

Sessi T.

« Moteur ! ça tourne ! Clap.  Action ! » Autant de mots d’ordre qui ont précédé le tournage de la première scène du premier épisode « Les débrouillards de la cité »  de la série télévisée « Allo Cousins » du jeune réalisateur Béninois Clovis Agbahoungba. Il sonnait 9heures 15 minutes. Une ambiance de travail s’installe dans le salon de la villa qui accueille le tournage à Fidjrossè Jacquot. Acteurs, cadreurs, assistants réalisateurs, maquilleuses, éclairagistes tous à l’unisson pour une bonne production. La scène se déroule dans une ville où deux parents du village sont venus rendre visite à leur cousin. Ils sont accueillis par la fille du cousin, qui les installe au salon avant de les annoncer à son père. Voilà qui plonge dans l’univers de la série télévisée « Allo cousins ». Un travail de fourmi, qui sans doute apportera du réconfort et de la joie dans les cœurs des téléspectateurs.

Selon le réalisateur, la série télévisée « Allo cousin » est une série de 12 épisodes de 7 minutes instantanés. Chaque épisode de la série est bouclé et indépendant. Le même acteur revient dans chaque épisode et interprète chacun un personnage différent selon l’histoire. Il s’agit d’un sitcom où des faits de société sont mis en relief avec une note d’humour et de tradi-comédie. 

Tout est parti selon Clovis Agbahoungba, d’une histoire de deux cousins, candidats à l’exode rural. Mais le cousin aîné, en raison de son état physique abandonna la course et laissa le plus jeune partir pour la quête du « bonheur ». Une fois en ville, une conversation téléphonique s’installe entre les deux cousins. Le cousin « citadin » informe le cousin « rural » des conditions difficiles de la ville avec les affres et les vices qu’elles entraînent : escroquerie, chômage, prostitution, harcèlement sexuel en milieu scolaire, vol et bien d’autres. Un entretien « aller-retour » qu milieu duquel se trouve le téléspectateur qui vit les faits au travers des épisodes de sept minutes. Il est le témoin des réflexions et du vécu des deux cousins ; vécu dans lequel le téléspectateur se retrouve et s’interroge à partir de la comédie du film. D’où le concept « Allo cousin ». A la fin de chaque épisode l’un des cousins tire une conclusion en qui de leçon de vie. 

« Allo cousin » tout en s’adressant aux jeunes africains, est un témoignage et un appel aux africains à compter sur leurs propres efforts pour leur réel développement. Au nom des six épisodes actuellement en tournage on peut citer : « Les débrouillards  de la cité », « le faux neveu », « un mari apetissant », « adieu million », « Nouveau record du monde », « vol Arrêté ». Dans cette aventure on retrouve les acteurs comme le Major Ayéchro, Sébastien Davo et bien d’autres. La production de cette série est assurée par Sud Action de Hector Singbo.  Le film a bénéficié, par ailleurs d’une aide à la production du Fonds francophone de production audiovisuelle du sud de l’Agence Intergouvernementale de

la Francophonie

en 2004. Vivement que le bout du tunnel soit atteint pour que les téléspectateurs béninois savourent des images « made in Bénin ».

Note sur le réalisateur

Clovis Agbahoungba est un jeune réalisateur béninois. La trentaine, il s’est illustré dans bien de productions à partir de sa formation. Avec le scénario de « Allo cousin », il a bénéficié d’important stage tant au Bénin notamment au Centre International des Radios et Télévisions d’Expression Française (Cirtef), qu’à l’étranger. Il se fait la main au Centre Imagine de Gaston Kaboré à Ouagadougou au Burkina Faso. Talentueux, il se retrouve en Europe et se fait une petite place au milieu des réalisateurs et techniciens audiovisuels notamment à Lyon, Marseille et Paris. Son challenge aujourd’hui est d’envahir les écrans de nos télévisions par des images qui reflètent le vécu des populations.   

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