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Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

mardi 24 octobre 2006

Après deux séances mensuelles non tenues du « Vendredi des artistes »

Le coordonnateur rassure de la reprise des activités

Au cours d’un point hier, Richmir Totah, coordinateur du projet « Vendredi des Artistes » a expliqué les raisons  fondamentales de la non tenue successives de la séance d’août et de septembre. Toutefois il rassure les acteurs du monde culturel que tout est mis en œuvre pour une pérennité  de l’activité. 

Sessi T.

La séance mensuelle du projet « Vendredi des artistes » n’a pas pu se tenir au cours des mois d’août et de septembre dernier. Une situation qui selon Richmir Totah, le Coordinateur du projet, s’explique par le manque de moyen financier. Pour lui l’asphyxie financière est due au changement de régime et au décloisonnement du département de la culture du ministère de l’artisanat et du tourisme à celui du sport et loisirs. Cet état de choses n’est pas de nature à faciliter le décaissement des subventions allouées à l’Etat pour ladite activité. « Depuis le début de l’année nous n’avions rien perçu dans cette subvention. Nous avions fonctionné en payant de nos poches. Une fois essoufflés,  nous avions décidé d’arrêter pour faire  le  point et faire entendre à l’autorité que nous sommes vraiment épuisés » a fait entendre le coordinateur. Pour la même source, le processus est actuellement en cours pour qu’une partie des fonds soit débloquée, afin de permettre aux activités reprendre. 

Signalons que cette situation dure depuis un moment, où le siège qui abrite la coordination demeure sans électricité et eau, et le bail impayé.

Très optimiste pour le devenir du projet, le coordinateur rassure l’opinion et le monde des acteurs culturels que pour la suite tout sera mis au point pour le rayonnement de la culture au Bénin.

D’ailleurs, il annonce le thème du vendredi 27 octobre prochain qui porte sur le thème : « Culture, démocratie et développement : une trilogie nécessaire à l’éclosion culturelle au Bénin » qui sera développé par Koffi Gahou, artiste plasticien et directeur de la galerie Bikoff.

A la suite de ce thème, promet le coordonnateur, l’expert comptable et consultant des questions culturelles Radji Safiou planchera pour le mois de novembre sur le thème « Les industries culturelles comme levier de croissance économique ». Et pour clôturer en beauté l’année, une nuit de l’artiste est en vue selon Richmir Totah.

Il est clair que les autorités politiques notamment le ministre de la culture fasse diligence pour redonner espoir à la culture, moteur de développement économique et social.

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mardi 17 octobre 2006

Littérature au Bénin

Le lieutenant Oké publie son recueil de poèmes « Ici et maintenant »

Le paysage littéraire  béninois s’est enrichi une fois encore d’une nouvelle production. Un recueil de poème bilingue (français allemand) écrit par un homme de rang en la personne du lieutenant Ismaël Idrissou Oké. Publié aux Editions du Flamboyant, le recueil « Ici et maintenant » se révèle comme à la fois comme un hymne à l’amour et une révolution au niveau de l’armée béninoise qui depuis lors se plie à la loi de silence.

Sessi T.

De beaux vers. Une thématique riche et variée suivie d’illustrations. Respect approximatif des règles de la versification française et allemande. Voilà les attraits du premier recueil de poèmes de 88 pages publié par le lieutenant Ismaël Oké. Un recueil dont l’originalité tient à la fois  des histoires comptées et de l’origine professionnelle de l’auteur. « Depuis l’existence de l’armée béninoise, c’est pour la première fois qu’un officier en fonction publie un ouvrage. Le lieutenant Oké, vient de donner une leçon à nous ses aînés et à ses collègues. » a fait comprendre le général Mathieu Boni lors de la soirée dédicace qui a eu lieu hier au quartier général de l’Etat major des forces armées béninoises. Une cérémonie  fort simple et solennelle qui a permis à l’auteur de présenter son œuvre au public et ses motivations d’écriture. « J’ai écrit le premier poème de ce recueil suite à un refus des autorités de l’ambassade canadienne en Allemagne d’aller voir mon grand frère qui y vit et que j’ai vu il y a 15 ans. Après toutes les tentatives, le visa m’a été refusé par trois fois. Suite à cela, j’ai pris ma plume pour écrire le poème « Pourquoi ? »  a expliqué le militaire poète. Ce fut pour lui le début d’une aventure merveilleuse qui a donné vie au recueil « Ici et maintenant ». Toujours soucieux de l’équilibre de ses milieux de travail, il décide aussi de traduire son œuvre en allemand afin de permettre à la fois à ses collègues du monde francophone que germanophone de le lire.

Avec ses vers, le poète nous plonge dans un voyage idyllique dans l’univers de l’amour, de la tolérance, de la rigueur dans l’armée, de la paix, de la patience et bien d’autres histoires pleines de philosophies et d’humour. 

Optimiste et pragmatique, le lieutenant poète partage dans son recueil son sens du pragmatisme qui d’ailleurs transparaît dans le titre : « Ici et maintenant ». Une invite à positiver et à agir en lieu et place des complaintes et des accumulations.

Ecrit dans un style fluide et accessible, le recueil reste plus qu’un coup d’essai. C’est un de coup de maître. Vivement qu’à la suite de ce recueil d’autres littératures « militaires » envahissent le paysage littéraire de notre pays.

Ok__Po_teQui est ismael Oké

De nationalité Béninoise, Idrissou Oké a fait ses études primaires à Cotonou et Bemberèkè. Ancien élève du prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal, il revient au Bénin en 1989 pour continuer au Prytanée militaire de Bembèrèkè. Il obtient le baccalauréat en 1994. Il fut rappelé à l’armée par voie de recrutement. Il fait sa formation d’officier du génie en Allemagne. Après un court séjour au pays, il repart en Allemagne où il poursuit actuellement ses études en génie civil.

couv_ok_

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jeudi 5 octobre 2006

Littérature au Bénin

« La  Marraine française »

Le nouveau roman de Denis Avimadjessi Couverture_Avimadjessi 

L’écrivain Béninois Dénis Avimadjessi vient de publier chez Publibook en France son tout dernier roman baptisé  « La Marraine française ». Une œuvre illustrée d’une soixantaine de pages environ a été inspirée d’un fait réel de trahison et d’abus de confiance par une intermédiaire, devant servir de relais entre un pauvre enfant soutenu dans ses études par une organisation humanitaire internationale. Décryptage !

Sessi T.

« Maman, dit-il à Adinassé, j’ai compris… que nos meilleurs amis peuvent être parmi les personnes les plus différentes de nous, alors que nos pires ennemis peuvent être parmi les personnes qui nous ressemblent à tout point de vue. » Cet extrait du nouveau roman de l’écrivain Denis Avimadjessi,  pose en soi le véritable problème de crise de confiance entre ses proches amis. Un fait de société qui se pose de façons récurrentes notamment dans les pays en développement.

« La marraine française » relate l’histoire de madame Laurence Dupont, une européenne, qui une fois de passage en Afrique décida de prendre en charge les études de Amousso L. Cocou, un enfant en situation difficile. De retour chez elle, elle a tenu promesse en octroyant une aide financière mensuelle à  Amousso par le biais de sa directrice d’école, qui au finish n’a rien fait d’autre que de détourner l’argent, avec à  la clé des mensonges fabriquées de tout pièces à l’endroit des deux parties.  Pour la marraine, la directrice adresse de fausses informations, tandis qu’elle hésite pas un  seul instant à vilipender la race blanche, histoire de dérouter l’enfant des promesses de fonds, qu’il devrait espérer. « Je te répète avec force que les Blancs sont tous des menteurs (…) La preuve voici la lettre que vient de m’envoyer ta fameuse marraine, Madame Dupont. Elle n’a même pas parlé de toi. Elle t’a déjà bien oubliée comme je te l’ai dit » pouvait-on lire. Ce pendant, Amousso, aidé de quelques notables  du village décide de percer l’abcès pour la manifestation de la vérité. Parviendra-t-il ? N’est-ce pas une lutte dont la suite est connue d’avance, à l’image de celle de David contre Goliath ? Puisque la directrice reste une force politique dans le village.  Intrigue. Rebondissement. Suspens. Autant d’atouts d’écritures propres à l’auteur pour tenir en halène son lecteur du début à la fin du roman. 

Le roman de Denis Avimadjessi, reste à la fois un témoignage d’un fait vécu et un appel à l’endroit des « généreux donateurs » pour leur notifier que leur bien ne vont pas toujours vers les réels bénéficiaires. Loin de toute complication linguistique et syntaxique, ce roman est adapté à tout lecteur moyen et coule de source.

Note sur l’auteur

Denis Avimadjessi est un  cadre du ministère des Affaires étrangères en République du Bénin et un passionné des belles lettres. Lauréat de plusieurs prix littéraires nationaux au Bénin, sa plume lui a valu une reconnaissance internationale en 1997 par le Prix international de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie pour son roman « Le Jeu de Carlos ». Il vit et travaille depuis peu en Belgique.

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Grand Prix d’Auteur dramatique Francophone 2006

Le metteur en scène Euloge Béo Aguir lauréat

Dans la nuit du dimanche 24 septembre 2006, à Paris, notre compatriote Euloge Béo Aguiar a décroché le Grand prix d’auteur francophone de théâtre radiophonique. C’est suite à une décision unanime du jury lors de la cinquième édition du festival des fictions dramatiques radiophoniques francophones.

En compétition le dramaturge et metteur en scène a été retenu pour sa pièce intitulée « Papieritudes 2 » devant une cinquantaine de pays francophones concurrents. Une pièce qui a traite une fois encore de la question de l’immigration. Seulement pour Euloge, il n’est  pas question de partir de chez soi, tant qu’il reste encore à faire. Une position forte, qu’il a défendu dans sa pièce et qui lui vaut aujourd’hui une grande reconnaissance au plan international. « On ne s'installe pas de force chez l'autre, surtout quand il reste beaucoup à faire chez soi. » décrie-t-il. « Papieritudes 2 » a été écrite par Euloge Béo Aguiar sous la direction artistique de Janvier Nougloi. Ce succès l’artiste le dédie déjà à tout le peuple Béninois qui a fait de lui ce qu’il est en acceptant ses créations. « Par ce prix c'est tout le Bénin qui se trouve honoré et j'en suis très flatté » se réjouit-il tôt ce matin.

Toujours au cours de ce festival, le dramaturge Béninois a été invité à plusieurs débats sur des thématiques relatifs à la relation entre les auditeurs et  le théâtre radiophonique: On retient des questionnements suivants : « Où en est le théâtre radiophonique dans les pays francophones? Quels sont aujourd'hui les échanges entre les radios de ces différents pays? Les moyens sont-ils en relation avec la demande des auditeurs? Pourrait-on les développer? A ces questions, l’artiste a apporté ses éclairages aux côtés d’éminentes hommes et femmes de la culture dont Eugénie Diecky, directrice des programmes de Radio Africa n°1, Bashir Bah, coordonnateur de l'URTNA (les radios rurales en Afrique de l'Ouest), Yves Gerbaulet, directeur du festival, et Yves Nilly, administrateur SACD délégué à la radio.

Avant son retour sur Cotonou, Euloge Béo Aguiar animera dans le cadre du Festival International de Théâtre Action, un atelier de formation sur le théâtre rituel.

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mardi 3 octobre 2006

John Arcadius en concert Vendredi prochain

Arcadius_2Musique et action humanitaire

John Arcadius déclenche l’opération  « Soins pour tous » par un concert ce vendredi

Faciliter l’accès aux soins gratuit aux enfants de 0 à 10 ans au Bénin. Telle est la vision que l’artiste Béninois de la chanson John Arcadius, traduira en acte concret à partir du vendredi 06 octobre prochain au cours d’un géant concert live au Palais des congrès de Cotonou en compagnie des grosse cylindré comme Sagbohan Danialou et Nel Oliver. Il l’a fait savoir hier au restaurant « comme chez moi » au travers d’une conférence de presse.

Sessi T.

« Je voudrais mobiliser le public et les meilleurs musiciens du bénin pour l’accès aux soins médicaux en faveurs des enfants » Ainsi résumait l’artiste John Arcadius sa nouvelle vocation humanitaire  partir de son art. Musicien engagé à penser les  plaies de sa société, il décide de mobiliser à partir de la musique des moyens pour appuyer les soins des enfants de 0 à 10 ans au Bénin. Et  il n’est pas allé loin pour trouver la première source de financement : un concert live à Cotonou en compagnie des dinosaures de la musique béninoise comme Sagbohan Danialou et Nel Oliver. Sur cette même scène, il tend la main à  la nouvelle génération parmi laquelle vont défiler des icônes comme Tchalé, le groupe féminin « Terriba » et le salséro Gobi du Black Santiago.

Pour le conférencier, le concert de vendredi sera le point de départ de l’initiative « Soins Pour tous », une association à but non lucratif qui recevra l’intégralité des recettes du concert. Ce fonds servira selon la même source à installer au Centre national hospitalier et universitaire  de Cotonou une pharmacie et des équipements plus performants. Toute chose, qui éviteront des cas de décès pour certaines opérations qui ne se font pas dans ce centre faute de matériels. Un fait qui découle de la révolte de l’artiste face au mutisme et à l’inconscience des dirigeants Africains, qui se font soigner dans les grands centres médicaux en Europe et aux Etats-Unis et qui sont incapables d’instaurer un bon environnement d’accès aux soins à leur peuple. « Je suis peiné de voir investir des milliards de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment pour la présidence de la république en face du CNHU, qui est dépourvu de l’essentiel pour le traitement des malades » s’indigne John Arcadius.

Arcadius_1Le concert de vendredi prochain reste aussi, un prétexte pour l’artiste de dévoiler au public béninois le titre « Akli » de son troisième album, baptisé « Ouidah blues ». Ce morceau dont le titre « Akli » signifie en français la gale, reste un sévère réquisitoire de l’artiste à l’endroit des autorités du Bénin, devant la déliquescence des soins de santé et de l’état du Cnhu, qui est comparable à une « boucherie humaine ». Il sera aussi mis en vente ce single dont la moitié des recettes ira vers l’association « Soins Pour tous ». C’est pourquoi, il sera demandé pendant trois jours, aux bonnes volontés d’emboîter le pas à John  en complétant le montant de « ce fonds par des sommes de leur choix ».

On rappelle que le « jazz man » Arcadius vit en Belgique et depuis son premier album « Agada », il n’a cessé de s’illustrer positivement, dans par son art, sa musique et ses engagements pour  des causes bonnes et justes. Pour le concert de vendredi, il sera sur scène avec tous les membres de son orchestre qui ont fait déjà le déplacement de cotonou. Il ne reste qu'au public béninois de faire le sien vers le Palais des congrès, pour joindre l’utile à l’agréable.

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samedi 30 septembre 2006

Ouanilo et zones d'ombre autour du caveau de Bordeaux

Ouanilo et zones d’ombre autour du caveau de Bordeaux 

Les ossements qui nous reviennent du chef-lieu de la Gironde en France ont failli rester à tout jamais oubliés des Français et des Béninois. On espère d’ailleurs que les os en question sont les bons. Au demeurant la question de leur authenticité ne se pose pas à partir du moment où la foi des détecteurs français rencontre celle des récipiendaires béninois et que les deux se croisent en une cristallisation de forte certitude au-dessus du caveau de Bordeaux. 

Une petite précision, cependant, sur le nom. Pour un peu plus de clarté, il s’orthographierait aujourd’hui Waninyilo, ce qui signifierait à peu près ‘‘puisse ton acte devenir proverbe’’, signification qui renverrait peu ou prou au très fameux impératif catégorique de Kant, ‘‘agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d’une législation universelle’’. Trop loin chercher ? Venons-en donc à des considérations plus terre-à-terre. 

Et ce sera essentiellement pour faire observer qu’en dehors du fait d’avoir été le fils de son monarque de père, Waninyilo n’aura pas fait grand-chose pour enrichir la panoplie de nos proverbes. Les historiens le présentent comme le ‘‘fils préféré’’ que son père emmena avec lui en 1894 dans son exil martiniquais où l’accompagnèrent également l’une de ses filles et cinq de ses épouses dont la mémoire, dans la glorieuse histoire, est passée royalement par pertes et profits. En exil, le roi aura dicté au petit prince sa version des raisons ultimes de la conquête du Dahomey par les Français, version publiée à Lyon en 1905 par le journaliste guadeloupéen Adolphe Lara. Et il est vrai que onze années de scolarité à la Martinique ont été largement suffisantes pour faire du fils le parfait secrétaire bilingue de son royal père. Celui-ci ne survécut pas longtemps à la publication de sa version de son fiasco, il mourut un an plus tard, en 1906, officiellement à Blida en Algérie. En 1928, la dépouille royale fut rapatriée à Abomey au milieu d’un cortège solennel où figurait naturellement le ‘‘fils préféré’’ devenu entre-temps avocat au barreau de Bordeaux. Sur la route du retour, le jeune avocat mourut à l’escale de Dakar. A propos de cette mort aussi subite que surprenante, l’historien Dunglas écrit le plus sérieusement du monde que ‘‘les Dahoméens sont intimement persuadés que Dada, le roi défunt, a rappelé à lui son fils tendrement aimé’’. Sans que personne à Abomey y ait poussé le monarque défunt en inoculant au fils tendrement aimé et vivant quelque philtre puissant à effet lent et non foudroyant, philtre administré pendant les obsèques aboméennes dont l’histoire dit qu’elles furent pompeuses ? Question inopportune et malheureuse ? Venons-en donc à des considérations moins inopportunes et plus heureuses. 

Et ce sera pour passer opportunément sous silence la question inopportune deouanilo_caveau savoir pourquoi le cadavre princier n’a pas été immédiatement rapatrié à Abomey mais d’abord à Bordeaux après avoir séjourné longuement à Dakar. Toujours est-il que son retour au palais 78 années plus tard ne soulève pas l’enthousiasme des foules, ni béninoises ni danhoméennes. Ignorance ou indifférence ? Peut-être un peu de chacun de ces ingrédients pour le silence que l’on entend et qui est proche du mutisme. La presse de Cotonou, d’habitude si bavarde, ne s’étrangle ni ne s’époumone à faire du débarquement des ossements de Waninyilo un événement national. Régional dans une partie du Littoral-Atlantique et local dans l’ensemble d’Abomey ? Même pas ! Il faut dire que les situations ont tellement évolué et que les populations ont tellement de chats vivants à fouetter qu’elles en sont devenues capables de passer à côté d’octogénaires ossements sans s’arrêter. Un petit problème, par exemple, ce sont les deux rois coincés aujourd’hui sur l’unique trône abandonné par l’unique père de Waninyilo. S’ils vont ensemble à l’accueil solennel des ossements princiers, quelle rancœur et quels regards courroucés ! Ambiance. Et si, retrouvant spectaculairement vigueur et faconde, le jeune avocat mort déchirait le voile de la grande hypocrisie et, dans un effet de manche forcément spectral, envoyait paître tous les hypocrites et exigeait le retour immédiat de ses ossements dans le caveau de Bordeaux aux multiples zones d’ombre ! Ambiance.

(Par Roger Gbégnonvi)ouanilo_cerceuil6 

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vendredi 29 septembre 2006

Les 20 préselectionnés du Concours Lu Pour Vous 2006

Troisième édition du concours « Lu pour vous »

Les 20 sélectionnés sont connus pour la suite de la compétition

Suite à la délibération du jury à la fin du mois d’août, les candidats sélectionnés pour poursuivre la compétition de la critique littéraire du concours « Lu pour vous » sont connus. Lancé en mai dernier, le concours littéraire « Lu pour vous » est cette année à sa troisième année.

Sessi T.

Sur près de deux cent candidats sur la ligne de départ, 20 sont  sélectionnés pour la prochaine étape du concours « Lu pour vous ». Il s’agit de 10 retenus pour les deux catégorises du concours notamment les juniors et les seniors. Ils sont  élèves, étudiants, diplomates, juriste et enseignants à manifester leur amour aux belles lettres et ont retenus l’attention des membres du jury, devant accéder à la phase de sélection. Cette phase consiste, suite à un atelier sur la critique littéraire, à remettre à chaque catégorie, deux différents romans choisis par le comité d’organisation aux candidats ainsi sélectionnés. Les candidats sont tenus de rendre leur travail après deux semaines de travail. Vient ensuite la phase orale de la sélection où  les candidats défendent leur texte devant les membres du jury, qui ont le devoir de retenir les trois meilleurs finalistes par catégorie. Selon le comité d’organisation l’atelier de critique aura lieu le 16 septembre prochain au centre culturel français de Cotonou. Les candidats sélectionnés vont déposé leur travaux le mardi 02 octobre pour passer la phase orale le samedi 07 octobre 2006.  Que le mérite triomphe de la passion des belles lettres.

C O N C O U R S  L U  P O U R  V O U S  2 0 0 6 - Résultats de la phase de Présélection

Le Comité d’organisation du concours « Lu pour vous » informe que le jury de la deuxième édition du concours, a rendu son verdict le mercredi 23 août 2006.

Le Comité d’organisation est donc heureux de rendre publics les résultats de la phase de présélection qui s’est déroulée du 13 mai au 13 juin 2006, et a enregistré la participation de 196 candidats répartis sur l’ensemble du territoire national. Les noms des 20 candidats présélectionnés sont :

Nom

Prénoms 

Age

Contacts

Les Seniors

1

Amoussou

Cocou  Constantin

26

21 30 75 24/ 95 34 02 20

2

Vieyra

Jules Omer

33

95 28 17 46

3

Bidouzo

Nounagnon judith

28

95 28 16 93

4

Hindeme

Agossou Cosme

27

97 64 62 46

5

Ayedoun

Yaï Cyrille

33

97 60 80 46

6

Djouamon

Sylvestre

36

90 03 20 32/ 97 60 20 72

7

Kougblenou

N. Eugène

27

95 85 89 74

8

Ouorou Coubou

Osséni

40

23 61 00 65/ 95 45 59 27

9

Sagbohan

Wilfried

28

21 38 07 15/ 95 05 40 49

10

Vitonou Valla

Hyacinthe Donukun

27

21 33 85 41/ 97 31 32 60

                                           Les Juniors

1

Olou

Bamidélé Nicaise B.

25

97 29 69 33

2

Dougnon

Gofried

21 36 09 47/ 97 88 10 91

3

Dangou

Naimatoulahi

15

23 80 00 35 / 97 07 86 92/93 01 39 41

    4

Adamou

Issifou

18

22 46 31 35

5

Adimi

Euloge Chabi O.

21

21 35 33 86

6

Tohoué

Séraphine

17

21 32 76 09 / 97 38 92 00

7

Dossa

Colbert

21

21 39 18 62

8

Tchalla

Abdoulaye

25

95 28 55 01

9

Amoussou

Gilles

24

22 51 12 96/ 95 84 54 46

10

Berate

Sotima

20

85 78 90 78

La suite du concours se déroulera suivant le programme ci-après :

  • Samedi 16 septembre 2006 : a- Atelier d’initiation à la critique littéraire au Centre culturel français                          

                                                           b- Début de la phase de sélection. (remise à chacun des candidats des romans à lire pour la phase de sélection)

  • Mardi 02 octobre 2006 :        Date limite de dépôt des textes (fin de la phase de s