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Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

mardi 5 décembre 2006

Burkina Faso : Joseph Ki-Zerbo est mort

L’historien et grand opposant politique est décédé lundi des suites d’une longue maladie.

Le grand opposant politique et intellectuel burkinabè Joseph Ki-Zerbo est décédé, lundi matin, à Ouagadougou, des suites d’une maladie. Agé de 84 ans, l’historien renommé avait activement participé à la vie politique et culturelle de son pays et de l’Afrique. Il sera inhumé jeudi dans son village natal de Toma.

Par Habibou Bangré   /  www.afrik.com

JosephLa maladie a eu raison de Joseph Ki-Zerbo. Le grand opposant burkinabè est décédé lundi matin à Ouagadougou, à l’âge de 84 ans. Après l’annonce de la nouvelle, les proches et compagnons politiques se sont succédés pour dire adieu à cet opposant historique et souhaiter toutes leurs condoléances à la veuve et aux enfants du disparu. Le député Malick Yamba Sawadogo, de l’Union pour la renaissance/Mouvement Sankariste (UNIR/MS), a également rendu un hommage respectueux à son ancien adversaire politique sur les ondes de RFI.

Carrière politique riche

Le « baobab », comme certains le surnommaient, avait progressivement quitté le paysage politique, se disant « fatigué et malade ». Ainsi, dès août 2003, il avait renoncé à la présidence du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) qu’il avait créé en 1993. Ce poste est actuellement occupé par Ali Lankouandé et le mandat de député que le Professeur Ki-Zerbo a quitté le 28 août dernier est assuré par Etienne Traoré.

Joseph Ki-Zerbo, né le 21 juin 1922 à Toma (province du Nayala, Ouest), laisse derrière lui une grande carrière politique et culturelle. Il obtient son baccalauréat en 1949 à Dakar et s’envole pour Paris, où il étudiera le droit et les sciences politiques. Son parcours brillant lui vaudra d’être sacré premier agrégé noir-africain d’Histoire à la Sorbonne. Il enseigne en France et dans plusieurs pays africains  et se lance dans l'arène politique.

En 1958, il crée avec d’autres Africains le Mouvement de libération nationale (MLN), qui prônera le « non » au référendum lancé cette même année par le président français Charles De Gaulle. Un référendum qui demandait aux colonies si elles étaient favorables à la création d’une communauté française. Le « oui » l’emporte largement et l’historien part vivre en Guinée, qui a massivement choisi le « non ».

Il retourne dans son pays natal en 1960, lorsque l’indépendance est proclamée. Il participe à la chute du président MauriceKi_Zerbo Yaméogo, est élu député aux premières législatives multipartites de 1970, mais est éliminé lors du premier tour de la présidentielle de 1978. En 1983, il doit trouver l’exil à Dakar, suite au coup d’Etat du général Sankara et laisse derrière lui la direction du Centre d’études sur le développement en Afrique. Il opte pour le Sénégal, où il occupe la chaire d’histoire de la fameuse université Cheick Anta Diop. Pendant ce temps, sa bibliothèque est incendiée : 11 000 ouvrages partent en fumée. Il rentre finalement au pays en 1992 pour reprendre part à la joute politique.

Intellectuel reconnu

Il a par ailleurs été l’une des têtes pensantes du Collectif contre l’impunité, fondé au lendemain de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en décembre 1998. Car l’investissement de Joseph Ki-Zerbo était aussi intellectuel et culturel. Il a été président du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, membre du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et aussi écrivain.

Il écrit des ouvrages sur le continent africain qui font aujourd’hui référence pour de nombreux étudiants : L’Histoire de l’Afrique noire, des origines à nos jours (1972), La natte des autres, pour un développement endogène de l’Afrique (1992), L’histoire générale de l’Afrique (dont il a dirigé deux volumes : ceux de 1972 et 1980) ou A quand l’Afrique (2003).

joseph_ki_zerboContesté pour certaines de ses positions, Joseph Ki-Zerbo a reçu de nombreux prix saluant ses activités. En 1997 le Prix Nobel Alternatif pour ses travaux sur les modèles originaux de développement ou, en 2000, le Prix Kadhafi des droits de l’Homme. Selon Etienne Traoré, qui a remplacé Joseph Ki-Zerbo à l’assemblée nationale, une veillée funèbre aura lieu ce mardi et le défunt devrait être inhumé jeudi dans son village natal.

Post scriptum: Nous faisons entorse à notre ligne éditoriale pour proposer ce billet à nos lecteurs à cause de la grandeur de cet homme de culture africaine. Immense de par sa culture et son charisme, c'est notre modeste manière de lui rendre un hommage!

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samedi 2 décembre 2006

Eskill Lohento sera inhumé le 9 décembre prochain

Suite à la décision des membres de la famille, le lead vocal du glorieux orchestre les « poly rythmo », Eskill Lohento sera conduit à sa dernière demeure le samedi 09 décembre prochain à Abomey Calavi.

Sessi T.

Hommages traditionnels et officiels. Deux grands détours obligés pour les honneurs à rendre au chanteur, compositeur et arrangeur Eskill Lohento par ses pairs et l’Etat Béninois. Selon le programme des obsèques, les populations et les notables d’Abomey-calavi, s’activent pour rendre à l’illustre artiste des hommages dus à un homme de son rang. Recueillements ; 41 coups de canon, veillées autant de manifestations prévues le vendredi 08 décembre par les notables et sage de Abomey-Calavi pour honorer la mémoire de Eskill Baba Lohento, l’auteur de la célèbre chanson « nini ».

De leurs côtés les artistes s’affairent pour un hommage officiel le samedi 09 décembre au Palais des sports de cotonou, après  la messe corps présent à l’église Saint jean de Cotonou. La Fédération des Associations d’Artistes du Bénin, présidée par Richmir Totah, rassure des formalités administratives en cours pour une organisation réussie de cette partie des hommages. A la suite de l’étape du Palais des sports, Eskill Lohento sera conduit par ses amis à Abomey calavi, où il sera inhumé dans l’intimité familiale.

Rappelons que Eskill Baba Lohento, a rendu l’âme, tôt le matin du vendredi 10 novembre 2006 dernier à son domicile à Gbégamey à cotonou. Il laisse derrière lui un grand héritage musical et une famille de neuf enfants. Vive l’artiste, vive Eskill !Tes oeuvres continueront à parler de toi!

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dimanche 19 novembre 2006

Première édition des « Journées de l’Entreprise Artisanale »

Vers le diagnostic de la responsabilité des entrepreneurs de l’artisanat au Bénin.

Du 27 au 28 novembre 2006 prochains, le Bénin abritera la première édition des « Journées de l’entreprise artisanale ». Ces journées poseront  une fois encore le problème de la responsabilité des entreprises artisanales dans le sens de la continuité et de la pérennité des acquis. Les  professionnels de l’artisanat se donne alors rendez-vous à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin à l’initiative de la Maison de l’entreprise.

Sessi T.

Identifier les chaînons manquant pour le développement de l’entreprise artisanale au Bénin. Telle est la mission fondamentale des premières journées de l’artisanat qui rassembleront tous les acteurs du domaine pour une réflexion sur le développement de l’artisanat au Bénin. Il s’agit d’un atelier technique, qui tout en posant les vraies questions de promotion et de développement du secteur de l’artisanat, proposera les pistes adéquates de solution pour son décollage. Pour Cyr Ngoumba, directeur des programmes de la Maison de l’Entreprise du Bénin, les journées déboucheront sur l’élaboration d’un plan triennal d’actions pour le développement des entreprises artisanales dans notre pays.

La pertinence de cet atelier se justifie, selon la même source, par l’importance de l’artisanat dans l’économie nationale. Pour lui  le secteur artisanal « occupe près de 628.348 personnes de la population active et contribue à hauteur de 12% au Produit intérieur bruit, occupant ainsi la troisième place en tant que pourvoyeur d’emplois derrière l’agriculture et  le commerce. » Une réalité qui impose donc une réorganisation du secteur avec des orientations stratégiques claires. Car selon les initiateurs des journées de l’entreprise Artisanale, les acteurs du secteur s’ignorent dans leur rôle d’entrepreneur. « Au niveau managérial, l’artisan ne se reconnaît pas comme entrepreneur à part entière. Donc une gestion peu rigoureuse de sa carrière et de l’entreprise » s’expliquent les organisateurs.

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jeudi 16 novembre 2006

Entretien avec Richmir TOTAH, Coordinateur du Vendredi des Artistes

« J’invite les artistes à l’union pour relever les grands défis de la promotion de la culture au Bénin »Richmir_Totah_web

Mis en place depuis cinq ans, le projet « Vendredi des artistes » reste un creuset d’information et de rencontre des artistes Béninois. Dans la foulée des activités de fin d’année Richmir TOTAH, promoteur culturel et coordinateur du projet revient dans cet entretien sur le concept du projet, les motivations, le parcours et les perspectives. Il n’a pas non plus ocultuer de souligner les actions phares qu’il entend mener pour son nouveau mandat de président de la Fédération des Associations d’artistes du Bénin.

Pouvez-vous nous dire ce que l’on doit comprendre du projet Vendredi des Artistes ?

Le projet a été mis en place en sepltembre 2000 par le ministre Gaston Zossou, alors ministre de la culutre et de la communication. Il existait en ce moment un grand déficit communicationnel entre les artistes d’un côté et les administratifs de l’autre côté. Impossible était donc le dialogue où chacun de son côté spéculait. Les artistes surtout n’ayant pas accès aux informations de la politique culturelle du gouvernement tempêtaient. Les acteurs étatiques n’ayant pas non plus des interlocuteurs ignoraient les aspirations réelles des artistes. Le projet est née de cet état de chose pour corriger un temps soit peu le grand fossé de communication. Alors à chaque dernier vendredi du mois mois un thème est choisi et débattu avec un orateur principal et les artistes. C’est aussi un canal pour permettre alors aux autorités en charge de la culture de livrer des informations stratégiques sur la polituque culturelle de notre pays. Après cinq ininterompus d’activités, je suis bien fier de vous dire que la mission assignée au projet est bien remplie au point où une nouvelle orientation vient de lui être donnée notamment pour assurer la formation des artistes par des thèmes spécifiques.

Eh bien parlez-nous justement de cette nouvelle vision du projet vendredi des Artistes !

Dans le soucis de capitaliser la notoriété acquise par le projet, grâce à la qualité des intervenants, la pertinence  thématique des différentes séances, les artistes ont souhaité de lui ajouter une autre prérogative. Celle d’assurer des formations spécifiques notamment dans la gestion des entreprises culturelles. Dès lors après avoir permis aux différents acteurs culturels de reprendre langue, Vendredi des Artistes est devenue une autre école d’apprentissage et de prise de responsabilité des artistes, qui découvrent aujourd’hui toutes les opportunités qui leur sont offertes dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Par ailleurs par manque de financment le processus de décentralisation des séances n’a pu voir le voir. Car l es artistes de l’intérieur du pays ont à maintes reprises demandé que des séances se déroulent également in situ dans leur localité. Toutefois j’ai confiance que avec le gouvernement du changement, nous y arriverons.

Quel bilan peut-on faire après ce long parcours de combattant ?

Le chemin parcouru est peu mais à la fois long. Peu parce que en cinq ans tout ne peut pas être fait. Cependant nous avions pu avec le soutien du ministère de la culture, des artistes et surtout des journalistes culturels, obtenus des résultats concrets. D’abord sur les relations entre artistes et autorités du minstère de la culture est devenue des plus normales au point où le climat de suspision est totalement apaisé. Les artistes sont de plus en plus écoutés et associés aux processus de prise de décision les concernant. Dans la foulée le Vendredi des artistes a favorisé aussi la mise sur pied de la Fédération des Associations d’Artistes du Bénin, du Conseil national des Arts, du la mutuelle de crédit. Nous avions asurer aux artistes des formations sur l’entreprenariat culturel et les processus d’élaboration de projets culturels bancables avec à la clé les différents circuits de financement. Par ailleurs beaucoup beaucoup de personnalités et d’experts sont en permence sollicités pour apporter leur savoir faire aux artistes. D’ailleurs on attend pour la fin du mois de novembre un expert du suivi des projets culturel qui doit entretenir les artistes sur le thème : « les entreprises culturelles comme levier de croissance économique ». Au mois de juin nous avions reçu aussi l’économique Victor Fakèyè, qui une fois encore a démontré comment l’art et la culture restent une matière première pour l’entreprise culturelle. La liste est bien longue. Toutefois le chemin est long car les difficultés de toutes sortes n’ont pas manqué d’entraver le bon fonctionnement des activités. Le plus réccurents est la mise à disposition des subventiosn de l’Etat et le mécanisme de déblocage des fonds.

Justement vous évoquiez le nom de la Faaben, nous savons aussi que vous veniez d’être élu par vos pairs président de cette prestigieuse fédération. Dites nopus avant qu’on mette un terme à cet entretien vos priorité pour cette nouvelle fonction ?

Je voudrais d’abord signaler que la Faaben est une organisation faitière qui aujourd’hui regroupe une vingtaine d’associations d’artistes d’envergue nationale de toute corporation et constituent une force de propostion  et action. Il est clair que sans union nous ne pouvons pas parler d’une seule voix pour défendre les causes corporatistes. C’est pourquoi ma première priorité est de tenter et de réussir sur la base d’un dialogue francs et d’ouverture d’esprit l’union de la grande famille des artistes. A ce sujet précisément, j’invite les artistes à l’union pour relever les grands défis de la promotion de la culture au Bénin. L’autre chantier serait aussi de participer aux grands débbats culturels dans le monde où chaque peuple tend à protéger sa culture avec le concept d’identité culturelle. Nous déteminerons la part du Bénin dans ce débat qui invite aussi les peuples avec la diversité culturelle. De façon conrète, il est primordiale pour nous d’organiser avant la fin de l’année, la semaine de l’artiste qui sera fait de débats de table ronde de spectales et toutes autres manifestions d’expressions artistique et culturelle dans le but d’expliquer au public le rôle de la culture dans le développement. Il s’agit aussi d’imprimer aux artistes une nouvelle vision de la gestion des activités culturelles. Lentement nous parviendrons à des saisons artistiques et culturelles pour que les artistes soient désormais acteurs de leur destin. Notre combat sera aussi d’éviter aux autorités d’envoyer n’inporte qui à la tête du ministère de la culture. Nous parviendrons à l’image des autres ministère à avoir des hommes de culture pour conduire la destinée de la culture. Cela reste un travail de longue haleine qui implique la participation de tous.

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vendredi 10 novembre 2006

Finale Concours "Lu Pour vous" 2006

Quand la littérature rime avec le ludique

Dans la fièvre de la journée internationale de l’écrivain africain, le Bénin a connu le dimanche 05 novembreDjamila_Souler dernier l’épilogue de la troisième édition du concours littéraire « Lu pour vous ». C’était dans la somptueuse salle bleue du palais des congrès de Cotonou devant de nombreux invités et amoureux de belles, où Godfried Dougnon et Constantin Amoussou ont été sacrés champignons respectivement dans la catégorie junior et senior.

Sessi T.

Réconfort  et sourire. C’est qui frappe ce soir du dimanche 05 novembre dans la salle bleue du Palais des congrès de Cotonou, devenue trop petite pour la masse des participants à la finale du concours « Lu pour vous ». Un décor solennel, sobre et beau accueillait le premier regard des invités. Composé dans le fond d’une plume montée sur un socle, ce décor disposait de trois pupitres à gauche en biais pour la composition des finalistes. Juste en face se trouvaient les sièges des membres du jury composé pour la circonstance de Florent Couao-Zotti et de Mahugnon Kapkpo. La salle donnait l’écho d’une belle mélodie musicale qui apaisait les esprits des invités installés dans leur fauteuil, feuilletant le journal de la finale du concours. Ce bulletin donne toutes les informations sur le concours et notamment les deux textes inédits de la compétition. Rédigé par la Guadeloupéenne Gisèle Pineau, le texte de la catégorie Junior s’intitule « Garde du corps », tandis que le Togolais Kangni Alem signait « Le sandwich de Britney Spears pour le compte des finalistes senior.

Enfin tout est prêt pour la compétition. La voie envoûtante de l’animatrice de la cérémonie Raissa Gbédji annonce les couleurs. Ici musique, danse, lecture et compte rendu de lecture ont eu simplement le temps d’un beau mariage en parfaite harmonie. La compagnie « Les As du Bénin » a usé de toute sa créativité pour offrir au public la diversité et la richesse du patrimoine des chants et danses du Bénin. Sans pour autant démérité les groupes artistiques « Africa Voice » et « les frères Sossa »,  de l’écurie « Laha Productions » ont aussi donné de la voie pour égayer le public.

Djamila Idrissou Souler, initiatrice et directrice du concours a exprimé toute sa gratitude à tous les acteurs, partenaires et  sponsors qui ont œuvré depuis trois ans, pour le rayonnement de la lecture au Bénin. Elle a profité de la même occasion pour exhorter d’autres partenaires à soutenir l’initiative dans son effort  pour son institutionnalisation. Martin Lougbénon, secrétaire général du Ministère de la culture sport et loisirs, représentant le ministre, a confirmé, une fois encore le soutien de son ministère au concours « Lu pour vous », avant d’inviter les finalistes à une émulation saine.

Mérite et récompense

famille_finaliste_LPV_06La compétition a permis tour à tour aux six finalistes des deux catégories de faire une critique des textes en présence des membres du jury et des auteurs qui ont fait spécialement le déplacement de Cotonou. Une activité qui a précédée la lecture collective avec  le public pendant une dizaine de minutes.

Les finalistes juniors ont ouvert la balle. Successivement Nicaise Bamidélé,  Séraphine Tohoué et Godfried Dougnon ont « décortiqué » les lignes du texte « Garde du corps » de Gisèle Pineau. De leur côté les seniors ont offert au public l’opportunité de savourer l’ardeur critique de Eugène Kouglénou, de Judith Bidouzo et de Constantin  Amoussou. Une phase très haletante et exaltante. Encouragement du public. Expression fluide ou hésitante des candidats. Tout y passe.

Le jury ne s’est pas fait prier pour donner le verdict. Du côté des juniors, Dougnon Godfried prend la première place devant Nicaise Bamidélé et Séraphine Tohoué. En face des juniors, « la terreur » (pseudonyme du candidat en question) de Constantin Amoussou a fini par plaquer la détermination de Judith Bidouzo et Eugène Kouglénou qui occupe respectivement la deuxième et troisième place. Couronné de succès  les six finalistes sont repartis les mains remplies de cadeaux dont trophées « Lu pour vous », des lots de livres, des postes téléviseurs, des ventilateurs, des kits de connexion et des portables.  La chance a permis aussi aux participants de gagner grâce à  la tombola, un billet d’avion Cotonou Paris offert par Air France, des tee-shirts et casquettes griffés « malta guiness » et des recharges téléphoniques. Le rideau tombe sur la troisième édition. Rendez-vous est donc pris pour la quatrième édition l’année prochaine. Lisez et lisez toujours.

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mercredi 8 novembre 2006

Marcelle Johnson, responsable accueil de Open Services International (OSI)

« J’invite les Béninois à jouer nombreux à la loterie visa USA pour accroître le taux de succèsmarcelle_J de notre pays »

Partir pour les Etats-Unis légalement n’est plus un rêve, mais plutôt une réalité avec la loterie visa que lance chaque année le Département d’Etat Américain. Cette année l’opération a démarré depuis le début du mois d’octobre et s’achèvera le 03 décembre prochain. Mais avant la fin de l’opération, Marcelle Johnson, responsable accueil de Open Services International, une des sociétés conseil et assistance pour la transmission des dossiers, nous donne volontiers dans cette interview plus d’éclairage sur ce qu’est la loterie visa des Etats-Unis et le processus de participation au jeu. Tout en rassurant la population béninoise de la qualité des prestations de sa société, elle l’invite à jouer massivement dans les meilleurs délais pour éviter les désagréments de dernière minute. Marcelle Johnson revient aussi sur les différents produits qu’elle met à la disposition de la clientèle pour maximiser les chances de succès à la loterie. Décryptage !

Quelles sont  les objectifs de la loterie Visa qui constitue l’essentiel de votre activité sur votre site du Hall des Arts ?

Comme vous pouvez vous en rendre compte, le département d’Etat Américain organise chaque année grâce à « Diversity Visa Lottery » un jeu pour permettre à des citoyens non américains d’obtenir le visa américain à vie pour étudier, travailler et même résider en permanence aux Etats-Unis en toute légalité et à titre gracieux. Cette année il sera délivré 55.000 visa d’entrée permanente aux USA. Notre rôle ici sur le site du Hall des arts consiste à apporter assistance et conseil aux populations afin qu’elles puissent envoyer des dossiers de qualité conformes aux normes du département d’Etat des Etats-Unis. Car nous nous sommes spécialisés au niveau de la société Open Services International dans la préparation et la soumission des candidatures auprès du département d’état Américain. Cette année l’opération est lancée par le programme DV électronique depuis le 04 octobre et prendra fin le 03 décembre 2006.

espalanade_hallComment participe t-on alors au jeu de la loterie visa USA?

Il suffit de faire le déplacement au Hall des arts sur notre site, remplir la fiche d’inscription, obtenir sa photographie et payer les frais de service qui s’élèvent à trois mille francs cfa. Une fois l’opération terminée nous transmettons les informations et le joueur reçoit immédiatement en quelques minutes son accusé de réception.

Quelle est alors l’issue de cette opération ?

A la clôture de l’opération, il est procédé à une présélection des dossiers conformes puis à une sélection. A cette étape les postulants retenus par le département d’Etats des USA reçoivent  un courrier postal, qui le leur notifie, et ils prennent toutes  les dispositions pour leur départ en terre américaine. Je voudrais signaler aussi que depuis que nous exerçons dans ce domaine, la qualité de notre travail fait que tous nos dossiers sont toujours présélectionnés. Car l’exigence du dossier reste la photographie. Nous avons sur notre site des spécialistes de photographie numérique qui garantissent la qualité excellente des images. Ce qui fait que la plupart de nos dossiers est présélectionné.

Comment pouvez-vous certifier cela ?

« A bon vain point d’enseigne » dit-on. Nous respectons simplement les normes demandées par le département d’Etatssite_de_jeu des Etats-Unis. D’ailleurs, je vous indique que des clients qui ont l’équipement Internet à la maison n’ont pas pu envoyer leur dossier. Mais après avoir fait un tour chez nous le dossier est transmis en 10 minutes. Par ailleurs le dimanche 29 octobre 2006 dernier nous avions reçus la visite inopinée des officielles de l’ambassade des Etats-Unis, qui après nous avoir écouté ont témoigné du sérieux et de la qualité de nos prestations. Par ailleurs nous avons beaucoup de gagnants qui ont aussi témoigner de leur succès à la loterie.

Peut- on avoir une idée des différents produits que vous proposez aux clients ?

Nous avons environ cinq types de produits pour permettre aux différents membres d’une famille d’accroître leur chance. En dehors du produit simple pour une seule personne, les couples disposent du jeu simple ou croisé. Le premier qui permet à un élément du couple de jouer avec un seul dossier, le second offre la possibilité aux deux membres du couple de jouer avec deux dossiers. Il est aussi possible aux couples de jouer avec le même principe en rapport à leur enfant.

Marcelle_JohsonUn message à l’endroit des populations béninoises !

Je demande simplement aux Béninois de sortir massivement pour venir jouer et accroître les chances de réussite. Car plus le volume de participation augmente plus la probabilité de nombreux gagnants serait forte. Il faut noter que le Béninois ne jouent pas autant comme les autres. Comme statistique on retient qu’en 2005, seulement 218 Béninois ont été sélectionnés contre 1592 pour le Togo, 9849 pour le Nigeria, 3088 pour le Maroc, 7229 pour l’Egypte et 6871 pour l’Ethiopie.   

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Séance du « Vendredi des artistes » du mois d’Octobre

Les artistes Béninois démontrent aux gouvernants la portée de la culture dans le développement

Comment la culture peut réellement contribuer au développement du Bénin. Telle a été la préoccupation de la séance mensuelle du « Vendredi des artistes » du mois d’octobre, qui a eu pour conférencier Koffi Gahou, artiste sculpteur, comédien et directeur de  la galerie Bikoff. C’était vendredi dernier au siège du Fitheb à l’ex ciné vog.

Sessi T.

Koffi_GahouLa culture est au début et à  la fin de tout processus de développement. Voilà la trame de la plaquette intitulée « Culture Développement Démocratie au Bénin » et qui a fait l’objet de la rencontre mensuelle des artistes baptisée « Vendredi des artistes ». L’orateur Koffi Gahou,  avec sa verve habituelle, n’est pas allé par quatre chemins, pour démontrer comment la culture est le socle du développement et par conséquent, ne mérite pas le peu d’attention qu’on lui donne aujourd’hui par les différents gouvernements depuis le renouveau démocratique. « Il existe un mot, un concept très brièvement évoqué dans les discours et préoccupations politiques. C’est le substantif Culture. De gros efforts sont souvent faits pour le citer –juste pour le citer- une formalité qui ne connaît pas un développement conséquent. Pourtant c’est la culture qui se  trouve à  la base du développement et aussi de la démocratie » constate-t-il d’entrée.

Un constat bien déplorable lorsqu’on sait, rappelle le conférencier que « les grands systèmes économiques sont accrochés à des données culturelles bien spécifiques ». Pour lui le Bénin ne décollera si ses autorités politiques ne revoient pas leur copie en cessant de considérer la culture comme la dernière roue de la charrette ou comme une donnée abstraite illusoire. « La culture n’est pas aussi abstraite qu’on l’imagine. C’est un concept dense et palpable. Ce sont des comportements traditionnels fondamentaux, classiques et contemporains lisibles sous différents aspects dans la société béninoise où  le développement véritable tarde à progresser… » explique – t-il.

Prenant appui sur la culture de la paix et l’esprit de tolérance, Koffi Gahou a démontré comment la culture reste une donnée fondamentale dans la réussite du processus démocratique au Bénin. Par transposition, il indique qu’elle reste un puissant outil pour le décollage économique de notre pays.

Il exhorte à ce sujet, les autorités à accorder une attention plus soutenue aux « travailleurs culturels » en parlant desplaquette_Gahou artistes, qui sont considérés dans notre société comme des oisifs  ou des moins que rien. Il a plaidé pour que le statut de l’artiste béninois soit une réalité afin que les « travailleurs culturels » disposent des prérogatives à l’image des autres corps socio professionnels du Bénin.

Richmir Totah, coordinateur du projet a, de son côté, souligné les difficultés qui ont conduit à  la suspension pendant 2 mois des séances du « Vendredi des artistes ». Il a aussi remercié  le ministre de la culture pour la diligence avec laquelle il a pris en main le dossier afin que le budget soit débloqué pour faciliter le bon déroulement des séances. Il a porté à l’attention des artistes que le prochain thème portera sur les industries culturelles comme leviers de croissance économique.

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lundi 30 octobre 2006

Finale du Concours littéraire « Lu pour vous »

Attractions autour des écrivains Gisèle Pineau et de Kangni Alem

La phase finale de  la troisième édition du concours littéraire « Lu pour vous » aura lieu le dimanche 05 Novembre 2006 au Palais des Congrès de Cotonou. Mais avant cette date le comité d’organisation donne une conférence publique  le jeudi 02 novembre 2006 au Centre culturel de Cotonou, avec la présence effective de deux icônes de la jeune génération de la littérature africaines. Il s’agit de la Guadeloupéenne Gisèle Pineau et du Togolais Kangni Alem. 

Sessi T.

Gisele_PineauL’innovation est toujours au rendez-vous ! C’est du moins ce que l’on puisse affirmer depuis les deux dernières éditions du concours littéraire « Lu pour vous ». Après le grand concert d’ouverture avec les artistes en vogue en avril, le comité d’organisation n’est pas passé par quatre chemins pour offrir sur un plateau d’or deux icônes de la littérature africaine au monde littéraire béninois et au public : la Guadeloupéenne Gisèle Pineau et du Togolais Kangni Alem. Ils seront devant le public Béninois, la presse béninoise et tous les amateurs de belles lettres.

L’objectif d’un tel choix est simple. Il s’agit pour le comité d’organisation de faire à la fois la promotion de la lecture, du livre et des auteurs. La présence des deux auteurs se justifie par le fait que le monde scolaire actuel en dehors des romans au programme scolaire, ignore tout de l’évolution du monde littéraire au plan national et africain. C’est pourquoi à la suite des auteurs Béninois comme Florent Couao Zoti et Roger Gbégnonvi en 2004, Daves Wilson et Roger Sidonkponhou en 2005, une ouverture est faite sur le continent à l’endroit de Gisèle Pineau de la Guadeloupe et Kangni Alem du Togo. Il s’agit d’auteurs, qui proposent des textes inédits devant servir de support pour la compétition de la phase finale du concours. Une phase qui permettra de départager les trois finalistes dans les catégoriesAlemkangni3 junior et senior.

En attendant le dimanche 05 octobre, le comité donne rendez vous au public le jeudi 02 octobre au ccf de cotonou pour un partage avec Gisèle Pineau et Kangni Alem. Après la conférence publique des séances de dédicace sont prévues pour le bonheur des amoureux du livre. 

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jeudi 26 octobre 2006

Coopération Culturelle et économique "Alabma-Bénin"

2è Forum d’affaire et de coopération économique Alabama- Bénin

La participation de la délégation béninoise suspendue

Du 25 au 31 octobre 2006 doit se tenir à Alabama aux Etats Unis, la deuxième édition du forum d’affaire et de coopération économique entre  la diaspora noire et le Bénin. Autorisée en conseil des ministres la délégation que devrait conduire le ministre de la culture vient encore d’être suspendue pour des raisons non encore connues.

Sessi T.

Le Bénin répondra absent à la deuxième édition du forum d’affaire et de coopération économique Alabama-Bénin. Ainsi vient de décider le gouvernement béninois par une correspondance en date du 20 octobre 2006. Cependant, la participation d’une délégation béninoise chargée de faire  la  promotion artistique, culturelle et économique de notre pays a été autorisée en conseil des ministres en sa séance du 11 octobre dernier. Fort de cette  décision les artistes et autres membres de la délégation ont dû faire déjà des réservations et autres préparatifs dans le but de rehausser les couleurs de notre pays dans cette sphère de la diaspora noire américaine. Dans cette optique, le gouvernement a instruit formellement le ministre de la culture, qui devrait conduire la délégation béninoise de « faire la promotion culturelle et artistique du Bénin à ce forum ».

Devant cette suspension, il est clair qu’un coup dur vient d’être donné à cette jeune coopération qui vient de naître entre notre pays et l’Etat d’Alabama. On peut se demander aussi si de pareille décision est de nature à encourager le processus de développement culturel dans notre pays. Surtout quand on sait que le fait d’avoir mis  le département de la culture dans le giron des sports et loisirs était considéré par nombre d’artistes comme un manque d’intérêt du gouvernement du changement pour la promotion culturelle de notre pays. L’autre fait qui dénote du désintérêt du gouvernement reste le budget 2007 voté pour la culture en 2007 et qui fait 0.14% du budget total de l’Etat.

On rappelle que l’initiative du forum est née avec le processus  de la « Réconciliation et développement » démarré avec la diaspora noire par notre pays depuis la conférence des leaders sur la réconciliation et le pardon tenu à Cotonou du 1er au 05 décembre 1999. Suite à cette conférence les leaders politiques, les hommes de foi et de culture ont pris des résolutions dont entre autres la tenue annuelle du festival « Gospels et Racines » et le forum d’affaire  et de coopération, qui reste une matérialisation  au plan économique de la dynamique de réconciliation et de développement entre le Bénin et la diaspora douloureuse.  Ce forum prend en compte cinq domaines dont l’agriculture, les finances et la manufacture, l’éducation et la coopération municipale. En attendant toutes autres explications sur la non participation du Bénin à cette importante rencontre, on espère que la main de la diaspora sera toujours tendue pour accepter le pardon et accompagner le processus de développement de notre pays.

montcho_theophile

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mercredi 25 octobre 2006

Communiqué "Concours Lu pour vous"

COMMUNIQUE

Dans le cadre de la finale de la troisième édition du Concours Lu pour Vous, le comité d’organisation invite au Bénin, les écrivains Togolais Kangni Alem et Guadeloupéenne Gisèle Pineau. A la veille de cette grande finale du 05 novembre prochain au Palais des Congrès, il est organisé une rencontre publique avec ces deux écrivains vivant en France. Vous êtes cordialement conviés à cette rencontre qui se tiendra ce JEUDI 02 NOVEMBRE, SOUS LA PAILLOTE DU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS A 10 HEURES.

L’ACCES EST LIBRE ET GRATUITE.

La Directrice du Concours.

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