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Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

vendredi 24 août 2007

Bénin: Une loi pour la protection du patrimoine culturel

Porto-Novo (Bénin) - Le Parlement béninois a adopté vendredi nuit, à l’unanimité des députés présents, un projet de loi portant protection de son patrimoine culturel et de son patrimoine naturel à caractère culturel, a constaté APA.

Cette loi vise à définir, inventorier, classer et protéger le patrimoine culturel et le patrimoine naturel à caractère culturel contre la destruction, l’altération, la transformation, les fouilles, l’aliénation, l’exportation, l’importation et le transfert international illicite.

Selon les dispositions de cette loi, ce texte s’applique aux biens culturels immatériels, meubles et immeubles, publics ou privés dont la protection est d’intérêt public.

Interrogé par APA, le président de la Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales du parlement béninois, le député Karimou Chabi Sika, a expliqué le vote de cette nouvelle loi par la nécessité de protéger la richesse du patrimoine culturel du Bénin.

« Le patrimoine culturel béninois demeure le dépositaire d’une parcelle de l’âme de nos peuples et constitue le socle profond sur lequel peut se bâtir durablement le développement socio-économique des communautés nationales du pays », a-t-il expliqué, regrettant la menace de destruction qui plane sur ce bien culturel.

« Malheureusement, ce patrimoine culturel est menacé de destruction et de disparition. Les causes de cet état de fait tiennent en grande partie à l’esprit mercantile de certains marchands du Nord, à la pauvreté et à l’ignorance des nationaux », a-t-il déploré.

Ainsi, a-t-il fait observer, la vente illicite et le pillage des biens culturels sont des phénomènes qui, en l’absence d’un texte réglementaire, prennent de l’ampleur et transforment de plus en plus les valeurs culturelles du pays en simples marchandises.

« La situation actuelle caractérisée par l’inexistence d’un dispositif juridique adéquat ne permet pas aux agents en uniforme et ceux des administrations centrales en charge de la culture de réprimer les criminels mus essentiellement par la recherche effrénée du gain facile », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité pour le pays de se doter d’instruments juridiques de protection des biens culturels.

« Pour mieux préserver et valoriser son patrimoine culturel matériel et immatériel et le protéger des convoitises mercantiles, il s’avère impérieux que le Bénin se dote d’instruments juridiques nouveaux. Ceci contribuera au renforcement des capacités des administrations centrales et décentralisées chargées de le faire respecter », a-t-il expliqué.

MT/od/APA

18-08-2007 

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mercredi 20 juin 2007

26è édition de la fête de la musique

Les artistes Béninois s’approprie enfin l’événement

Deux géants podiums sur l’esplanade du Stade de l’Amitié, ce jour jeudi 21 juin et le samedi 23 juin. Tel est leRichmir_Totah programme de la célébration de la fête de la musique à Cotonou. L’édition 2007 de la fête est coordonnée par Richmir Totah, président de la Fédération des Associations d’Artistes du Bénin, (Faaben).

Sessi T.

Ils ont pris eux-mêmes l’initiative de s’inscrire dans la logique de la fête de la musique. Ils veulent faire de la musique et offrir le meilleur d’eux aux populations béninoises. Une fiesta populaire en sorte. C’est ce qu’on voulu les artistes béninois, cette année pour corriger les mauvais tirs des éditions passées. Il n’est plus question pour cette corporation de se laisser mener par une administration, qui calque des manifestations hors concept.

L’ensemble des artistes musiciens sous la coordination de la Faaben a décidé de donner deux concerts gratuits avec plus de cinquante artistes par plateau sur l’esplanade du Stade de l’amitié. Un programme, qui selon Richmir Totah, président de la Faaben a reçu le soutien du Ministère de la culture, qui accompagne totalement l’initiative des artistes de la chanson au Bénin. Il s’agit d’une initiative, qui ne s’arrête pas seulement à Cotonou a précisé le  Président de la Faaben. Pour lui les artistes des différentes localités du Bénin prendront le relais suivant une planification de leur choix. Toutefois la fête de la musique de cette année recevra un cachet spécial, car le discours officiel du ministre de la culture sera prononcé lors du premier géant concert de ce jour. Un changement positif auquel il importe de souligner, quand on sait que les différentes autorités en charge de la culture s’y dérobent à chaque occasion, laissant les artistes à leur propre sort. Dans cette marche, l’organisation de la fête de la musique 2007 au Bénin a reçu aussi le soutien de la Mairie de Cotonou et de la Société Béninoise de Brasserie. La fête sera donc populaire avec toutes les sonorités ! Un rendez à ne pas rater.

Autres détails sur la fête de la musique

Une fête de toutes les musiques pour tous les publics

Elle mêle tous les genres musicaux et s'adresse à tous les publics, avec pour objectif de populariser la pratique musicale et de familiariser jeunes et moins jeunes de toutes conditions sociales à toutes les expressions musicales. Elle est l'occasion de dialoguer librement en musique.

Une fête gratuite et ouverte

Les musiciens sont invités à se produire bénévolement, et toutes les manifestations sont gratuites pour le public, qu'elles aient lieu dans les salles ou en extérieur. Son territoire privilégié est le plein air, les rues, les places, les jardins, les cours d'immeubles, de musées, ou de châteaux... mais la Fête de la Musique est également l'occasion de suggérer aux grandes institutions musicales (orchestres, opéras, choeurs, etc.) de sortir de leurs murs, ou au contraire d'accueillir d'autres genres musicaux.

Elle offre la possibilité de créer des courants d'échanges entre les centres-villes et leur périphérie, de proposer des concerts dans les hôpitaux ou dans les prisons, de développer les rencontres et les échanges.

Lancée en France, en 1982, la Fête de la Musique est devenue une fête européenne et internationale, présente aujourd'hui dans plus de 100 pays sur les cinq continents, chaque 21 juin.

Si l’impulsion et le dynamisme du réseau culturel français à l’étranger (service culturel des Ambassades de France, Instituts et Centres culturels français et Alliances Françaises) ont contribué fortement à ce développement international, nombreux sont les acteurs locaux (Ministères de la Culture, Municipalités, Régions, professionnels de la musique, associations artistiques, etc.) qui s’impliquent désormais dans l’organisation de l’événement. Par exemple, en Europe, un réseau d'opérateurs et de structures institutionnelles s'est constitué et forme l'association de la Fête européenne de la Musique. Parallèlement, les initiatives foisonnent en dehors de ce réseau.  En s’adaptant aux spécificités culturelles de chaque pays, la Fête a su s’inventer, se réinventer et devenir une manifestation musicale internationale emblématique.

Source : www.fetedelamusique.culture.fr

La Fête de la Musique n'est  pas un festival. C'est une grande manifestation populaire, gratuite, ouverte à tous les participants amateurs ou professionnels, qui souhaitent s'y produire et accessible chaque année à des millions de personnes qui constituent le plus curieux et le plus disponible des publics.

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mardi 19 juin 2007

Appui aux initiatives culturelles au Bénin

Le Psicd lance le premier appel aux projetsbanni_re_psicd

La structure opérationnelle du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles décentralisées (Psicd) a procédé vendredi 25 mai dernier au lancement du premier appel à projets pour évaluation pour le compte de l’année 2007. C’était à l’occasion de la séance mensuelle du mois de mai du « Vendredi des Artistes ».

Sessi T.

Du 25 mai au 31 juillet 2007. C’est la période retenue par la structure opérationnelle du programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées (Psicd) pour recevoir les projets des acteurs culturels pour évaluation. Ce programme dispose en  effet au titre de l’année 2007, d’une enveloppe de trois cent (300) millions de francs cfa pour subventionner les projets retenus. Pour Babacar Ndiaye, coordonnateur du Psicd, les critères de sélection se reposent sur le principe de la transparence et de l’égalité de chance, qui reste une des exigences de l’Union Européenne, qui finance le programme. Selon la même source, il sera aussi tenu compte de la clause de répartition géographique. Dans ses explications le premier responsable du Psicd au bénin a fait savoir qu’il s’agit d’une subvention en cofinancement où le Pscid supporte 85% du coût éligible et le porteur de projet 15%. Dans ce schéma le plancher des budgets éligibles est de dix millions avec un plafond de 30 millions. L’éligibilité des projets prend aussi en compte de la durée des actions, qui doivent être comprises entre 3 et 12 mois.  Seules les structures organisées dans le domaine de la culture sont éligibles à cette opération d’appui aux actions culturelles au Bénin.

Pour ce premier appel à projet, seuls les domaines relatifs à l’animation des espaces culturels, du livre et l’écrit ; des arts vivants et de la production audiovisuelle sont retenus par le programme. Babacar Ndiaye a rassuré les acteurs culturels de toutes les dispositions communicationnelles afin d’assurer une large diffusion de l’information. Il a par ailleurs signalé que des séances d’informations et de conseils seront aussi organisées à l’intention des acteurs culturels. Autant d’éléments qui peuvent aussi être consultés sur le site Internet du programme à l’adresse www.psicd-benin.net. Aux acteurs culturels, il ne reste qu’à dire : à vos initiatives ; prêts partez !

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dimanche 10 juin 2007

Après la révolution dans la production audiovisuelle au Bénin

Le groupe Laha installe sa machine de distributionlaha

Le samedi 09 avril dernier, le label béninois de production audiovisuelle « Laha productions » a procédé à l’ouverture officielle de sa boutique de vente en gros de cd de musique et de films et le lancement de son réseau de distribution. C’était au nouveau siège du groupe sis au quartier Agla dans le 13è arrondissement.

Sessi T.

Solennité et Sonorités ! Coupure symbolique de ruban et remise d’attestation de droit de distribution. Autant de moments qui ont jalonnés la cérémonie officielle de l’ouverture de la boutique laha et de la mise en place du réseau de distribution. Une cérémonie fort simple marquée par la présence des figures incontournable du monde la culture au Bénin et une animation remarquable des artistes de l’écurie Laha productions. On cite Kurin, Aglouza band, Youss Adé et Master cool avec sa comédie musicale MST entendez maladie sexuellement transmissible, à couper le souffle.

La stratégie commerciale du label Laha productions repose encore sur une innovation. Après l’idée originale de la distribution de ses produits par la poste du Bénin, ce label, porté par un jeune Béninois du nom de Abdel Akim Amzat, investit le réseau des élus locaux. Une stratégie qui tout en faisant des chefs d’arrondissements et quartiers de grands vecteurs de distribution-vente, approche résolument les produits des consommateurs. Il s’agit en effet, d’une action de proximité dont l’objectif final est de permettre à chaque chef quartier l’organisation de la vente des cd audiovisuels dans leur zone, par le recrutement des vendeurs ambulants griffés Laha productions. C’est aussi une politique de création d’emploi à petite échelle, qui encourage la vitalité des industries culturelles dans notre pays. L’opération lancée le samedi 09 juin dernier prend en compte 50 chefs quartiers de 09 arrondissements de Cotonou, 15 chefs quartiers de la commune d’Abomey Calavi et un chef quartier du 4è arrondissement de la ville de Porto Novo. La seconde paire de manche de cette politique est tendue aux tenanciers de bars et restaurants.

Cette initiative a été saluée par Prosper Gbaguidi, Chef du 13è arrondissement, qui tout en exprimant sa fierté, a exhorté les autres élus locaux à y adhérer. Même son de cloche avec Cyr Abadagan, directeur commercial du groupe Laha, qui y voit une action de proximité dont le but est de lutter contre la piraterie. Quant à Samuel Ahokpa directeur du Bureau Béninois du Droit d’Auteur, le groupe Laha, vient d’intégrer le maillon manquant de sa chaîne de production. « Tant que tout ce passera dans la légalité, je vous garantit le soutien du Bubedra » a-t-il fait entendre.

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lundi 5 mars 2007

Babacar Ndiaye, coordonnateur national du Psicd Bénin

« Nous avons besoin du soutien de tous les acteurs culturels pour la bonne marche du programme au Bénin »BNdiaye_Cord_psicd

Le Sénégalais Babacar Ndiaye est le coordonnateur national du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées. A l’issue du lancement officiel des activités de ce programme, il revient dans cet entretien pour dévoiler les grandes lignes d’action pour l’année 2007. Il profite de cette occasion pour exhorter tous les acteurs culturels béninois à une collaboration sans faille pour la réussite du programme, dont la finalité est de contribuer à l’émergence et au renforcement durable des acteurs décentralisés.

Vous venez de procéder au lancement officiel des travaux du Psicd au Bénin, que peut on retenir du concept du projet et de ses objectifs ?

C’est vrai que nous venons de lancer officiellement le programme, mais nous avions commencé effectivement les travaux depuis le mois d’avril 2006. Il a été question pour nous de faire l’état des lieux de l’environnement culturel au Bénin pour ensuite déterminer les besoins réels du secteur. Ce qui, nous a permis de procéder à cette étape de lancement officiel des activités.

En  fait le Psicd est issue de l’accord de partenariat entre les Etats Acp et l’Union européenne, qui a inscrit le secteur culturel comme un des domaines d’appui au développement social et humain. C’est dans ce cadre qu’après plusieurs pays comme le Sénégal en 1995 puis  la Côte d’ivoire, le Togo, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, le Bénin a sollicité ce programme dans le cadre de la coopération avec l’Union européenne. Dès lors, le 9è Fonds Européen de Développement a mis à la disposition du Bénin pour la période de 2006 à 2009 la somme de deux millions neuf cent quarante Euros soit Un milliard neuf cents vingt huit millions cinq cents vingt huit mille. Il s’agit d’un appui direct pour les acteurs culturels non étatiques du Bénin.

L’objectif fondamental du programme est de renforcer le dynamisme et la professionnalisation des acteurs culturels au Bénin. Cet aspect prend en compte toutes les filières culturelles et s’intéresse aux questions de développement local. Il est question en fait pour le Psicd de promouvoir les identités et  la créativité, afin d’élargir l’accès des populations aux produits culturels.

Pouvez vous nous dévoiler les grandes lignes de vos actions pour l’année en cours ?

A l’issue de l’inventaire, que nous avions eu du secteur culturel au bénin, nous avions envisagé, un programme axé sur trois points fondamentaux et qui est validé déjà. Nous allons nous investir dans un premier temps à informer le plus largement possible les acteurs culturels de nos activités. Ceci passe par la mise en place d’un site Internet du programme, un bulletin d’information trimestriel et un portail culturel béninois. Dans un second temps, notre plan d’action va se focaliser sur la formation des acteurs culturels. Nous avions prévus au total six séances de formation dont trois sessions  sur l’entreprenariat culturel, une session à l’intention des journalistes culturels et sur la critique d’art et deux autres sur le thème de « décentralisation et culture ». Le troisième point fort de notre action cette année est le financement des projets des acteurs culturels. Tout ceci va démarrer prochainement et le calendrier sera rendu publique.

Comment les acteurs culturels peuvent-ils voir leur projet financer par votre programme ?

Il sera procédé à un appel à proposition de projet selon des thèmes sur l’ensemble du territoire national à la suite des séances d’information sur les conditions d’accès au financement du Psicd. A la fin de l’opération les  meilleures propositions seront financées suite à un processus de sélection qui l’implique des évaluateurs indépendants. Pour cette année, nous avions retenus les thèmes relatifs à l’animation des espaces culturels, le livre et l’écrit, les arts vivants et  la production audiovisuelle. C’est un appel ouvert à tous  les acteurs culturels non étatiques. C’est pourquoi, nous avons besoins du soutien de tous pour la bonne marche du programme au Bénin.

Propos recueillis par Sessi T.

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Défense de la diversité culturelle au Bénin

Une coalition nationale est née

Notre pays le Bénin, dispose depuis samedi 24 février 2007 dernier d’une coalition dont le but principal reste laVincent_Ah_h_1 promotion de la l’identité culturelle nationale. Baptisé « Coalition Béninoise pour la Diversité Culturelle » en abrégé CBDIC, ce creuset est représenté par un bureau exécutif national de 7 membres avec à sa tête Vincent Ahéhéhinnou.

Sessi T.

Contribuer à l’émergence d’une identité culturelle forte au plan national pour promouvoir la diversité culturelle au plan international. Tel est le credo de la Coalition Béninoise pour la Diversité Culturelle portée sur les fonds baptismaux le samedi 24 février dernier à l’issue d’une assemblée générale constitutive au siège de l’agence Fifa Médiation à Gbèdjromèdé. Selon son coordonnateur, Vincent Ahéhéhinnou, la nécessité de la mise en place de cette coalition s’explique par la perte de l’affirmation de notre culture dans ses multiples formes d’expressions. Il se justifie par l’envahissement de nos petits écrans par les télénovelas brésiliennes, qui ne véhiculent aucune réalité culturelle de notre pays, mais décriées pour dans les émissions interactives comme la « Grogne ».

La naissance de CBDIC s’explique aussi selon les initiateurs par la nécessité pour notre pays de conserver et de développer les traits distinctifs qui le singularise des autres, pour mieux s’imposer dans le concert des autres nations, notamment dans la globalisation des échanges.

Dès lors, la coalition entend s’atteler à la promotion des valeurs et les richesses de la diversité culturelle comme une contribution de chacun à l’édification d’un monde de paix loin des logiques d’intérêts économiques et marchandes. Il s’agit aussi pour la CBDIC de renforcer le processus de dialogue des identités culturelles à travers la facilitation des expressions culturelles.

Aux côtés des pouvoirs publics, cette coalition naissante compte plaider pour l’affirmation du droit souverain du Bénin à concevoir une politique culturelle solidaire impliquant des facteurs de développement durable à l’endroit des acteurs culturels et des populations. De concert avec les autres organisations sous-régionales, la coalition béninoise pour la défense de la diversité culturelle projette de conduire à terme le processus de ratification par les pouvoirs publics africains de la convention sur la diversité culturelle et met un point d’honneur sur le respect de son contenu dans chaque pays africains.

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lundi 26 février 2007

Appui au secteur culturel au Bénin

Le Psicd démarre officiellement ses travauxtribune_lancement_psicd

Après le Burkina Faso,

la Guinée

, le Sénégal et la côte d’ivoire, le Bénin connaît son Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées (Psicd). Le démarrage officiel des activités a été marqué vendredi 22 février 2007 au siège du programme à Cotonou. C’était la fiesta de la culture animée de main de maître par  l’artiste Sagbohan Danialou, en présence du ministre de la culture, de

la Chargé

d’Affaire par Intérim représentant le chef de

la Délégation

de

la Commission

de l’Union Européenne et toute la famille des artistes Béninois.

Sessi T.

Environ deux milliards de francs cfa répartis sur trois ans couvrant  la période de 2006 à 2009. C’est le montant de l’enveloppe financière alloué au Bénin par le 9è Fonds européen de développement pour le soutien direct aux acteurs du monde culturel. Pour Ndiaye Babacar, coordonnateur national du Psicd, il s’agit d’un outil efficace qui renforce la coopération bilatérale entre l’Union Européenne et le Bénin. Cet outil souligne t-il reste aussi celui du développement culturel durable à  la hauteur de la diversité culturelle de notre pays. Selon la même source trois axes majeurs constituent le mode de fonctionnement du programme. Il s’agit d’abord de la formation des acteurs culturels, du financement  des initiatives des opérateurs culturels béninois non étatiques et de  la structuration du secteur pour son développement durable. Tout ceci il faut le noter sera porté par une puissante machine d’information et de communication matérialisée par la mise en place d’un portail culturel national.

« Le Psicd du Bénin est un programme à la fois original et ambitieux comme le témoigne ses objectifs principaux » s’explique madame Catherine Pravin, Chargée d’Affaire, représentante de Madame Elisabeth Feret, chef de

la Délégation

de

la Commission

Européenne

au Bénin. Pour elle l’aboutissement du Psicd est « le fruit d’un long travail du gouvernement et des services de

la Commission

Européenne

en étroite collaboration avec de nombreux interlocuteurs du secteur culturel béninois ». Toute chose que Dieu Donné Assogba, directeur adjoint de cabinet du ministère du développement de l’économie et des finances a confirmé avant d’inviter tous les acteurs culturels à une franche collaboration avec l’équipe de pilotage pour sa réussite totale.

Avant de prononcer le démarrage officiel des travaux du programme, Théophile Montcho, Ministre de la culture, des sports et loisirs a dit qu’il s’agit « d’une bouffée d’oxygène apportée à tous ceux qui oeuvrent au quotidien pour l’affirmation de notre culture et son rayonnement au plan international. »

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mardi 16 janvier 2007

Bilan culturel 2006 au Bénin

Et c’était  l’année 2006

Jacques LALEYE Jacques

Du dimanche 1er janvier au dimanche 31 décembre ; c’était l’année 2006. Une année s’achève et une nouvelle démarre. 2006 ; une année entière ; douze (12) mois de bonheur, de stress, d’improvisations ; 2006, c’était le rendez-vous des défis culturels. Mais que peut-on alors retenir de cette année  2006 et que peut-on attendre de cette nouvelle année 2007 ? Voilà les deux (02) questions auxquelles cette première chronique de l’année répondra.

Cette année 2006 qui vient de finir a été de bons moments où beaucoup d’événements culturels et pas les moindres étaient au rendez-vous.

Depuis bientôt 5 ans, c’est le Festival International de film de Ouidah Quintessence qui a toujours  ouvert le bal des manifestations culturelles. C’est ainsi qu’en première semaine de cette année qui vient de s’achever,  la 4ème édition du Festival International de Film de Ouidah Quintessence sous la direction effective de son initiateur Jean Odoutan a eu lieu pendant 5 jours à Ouidah. Une 4ème édition qualifiée d’édition d’innovation puisque c’est à partir de cette édition qu’il a été initié l’atelier de critique et de lecture de film, un atelier réservé uniquement aux journalistes culturels. Pendant 5 jours Ouidah a vécu aux couleurs du 7ème art.

Après Quintessence 2006, l’autre événement international qui a fait vibrer le Bénin près d’une dizaine de jours est le Fitheb, cet événement tant attendu. C’était la 8ème édition du Festival  International de Théâtre du Bénin qui s’est déroulée du 11 au 19 février 2006 à travers cinq (05) villes béninoises. Une édition de défi qui a permis à Orden Alladatin, le directeur de renouer une confiance avec le public et de plus en plus de partenaires. A travers cette édition 2006, le Fitheb est aujourd’hui sur  la voie de retrouver ses lettres de noblesses. Pour cela on ne peut que dire bravo à ceux-là qui se sont véritablement battus pour qu’on en arrive à ce résultat.

Alexandre Atindoko, directeur de a Compagnie de théâtre Tout-Terrain n’a pas manqué le rendez-vous culturel de cette année qui s’est achevée. Il était présent au théâtre de verdure et au pavillon du Hall des Arts de Cotonou avec la tenue effective de son festival rencontre sur Tout-Terrain. C’était la 5ème édition, une édition qui a encore fait des révélations en théâtre et en conte. Au moment où ce festival fêtait sa 5ème édition, la compagnie elle-même fêtait ses 10 ans d’existence. 2006 aura été pour Alèmèdjè et ses collaborateurs une bonne année de grandes réjouissances. Fissc, Festival International de  spectacle solo de Cotonou. Le Centre Culturel Français de Cotonou et l’Espace Culturel Ori ont vécu l’édition N°3 de ce festival international qui a connu la participation du Sénégal, Burkina-Faso, France, Gabon, Mali pour ne citer que ces pays. Rappelons que cette édition a été parrainée par la bénino-sénégalaise Germaine Acogny.

Madou, la Gazelle comme elle se faisait appeler au début de sa  carrière musicale était au rendez-vous avec son dixième anniversaire. Dix ans après son parcours dans cet univers musical, cette fierté de la musique béninoise s’est arrêtée pour faire un premier bilan. Ce bilan était la célébration de son 10ème anniversaire et cela se passait le vendredi 10 novembre dernier au siège du Fitheb. Une soirée au cours de laquelle, Madou a fait revivre au public invité ses débuts en musique, son parcours. Une célébration qui a permis à Madou de se faire entourer de beaucoup de ses amis artistes et de certaines sommités comme Stan Tohan, Clément Mèlomè, Vincent Ahéhéhinnou etc. Avant de continuer avec les événements heureux de cette année 2006, il convient de rappeler que notre univers culturel et artistique a connu une page noire et cette dernière est le décès inattendu de Eskill Baba Lohento, artiste musicien, arrangeur, membre fondateur de Poly-Rythmo et c’était le vendredi 10 novembre 2006 en son domicile à Cotonou. Ainsi va le monde ; puisqu’il faut vivre pour mourir on ne peut qu’accepter cette loi de la nature et nous disons bon repos et salut à notre artiste.

L’année 2006 a aussi permis au directeur du Bubedra, ses collaborateurs et certaines sommités de la musique béninoise de faire des descentes inopinées et musclées dans le réseau des pirates pour purifier le marché des disques. La dernière en date est celle du jeudi 21 décembre dernier où plus 500.000 Cd piratés ont été saisis avec une dizaine de vendeurs indélicats. Cette guerre déclenchée entre les artistes et certains pirates reconnus connaîtra une suite en début de cette année 2007 qui vient de démarrer. Vivement que les gens s’entendent pour le bonheur de nos artistes et pour notre plaisir.

La 4ème édition des trophées Tam-Tam d’Afrique de Aziz Abdoulaye, la 7ème édition du BGA de Wassi Sissy Alli, la 9ème édition de Conavab de Patrice Ahouloumè, l’atelier d’échanges et de formation initié par l’Association Walô du Bénin en collaboration avec

L’année 2006 n’aurait pas totalement vécu si elle n’avait pas connu l’élection de la plus belle fille du pays. Le samedi 30 décembre 2006 à la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou. C’était Miss Bénin 2006 ; dernier grand événement de l’année. Il sonnait exactement 3h20 mn quand le jury managé par Réckiath Madougou faisait découvrir  au charmant public béninois le tiercé gagnant de l’année. Il s’agit de Ibtisam Busari du Plateau 2ème Dauphine, Stéphane Akohouendo du Mono 1ère Dauphine,  et Kéhindé Busari de l’Atacora Miss Bénin 2006. Il faut préciser que Ibtisam et Kéhindé sont des soeurs jumelles.

Voilà chers amis lecteurs et inconditionnels de cette page culturelle, l’essentiel de ce qu’il faut retenir de l’année 2006 et on espère que 2007 sera aussi une année très bien mouvementée sur le plan culturel et que les trous laissés par 2006 seront comblés par 2007 pour le succès de notre univers culturel et artistique. C’est sur ces mots d’espoir que nous mettons un point final à cette chronique pour jouer au wait and see !.

la Fondation Le Grand Cru des Pays-Bas et beaucoup d’autres événements non moins importants sont autant de manifestations qui ont meublé le programme culturel de cette année 2006 qui vient de fermer définitivement ses portes pour nous ouvrir celles de 2007. L’autre événement qui a aussi marqué cette année est ce faux rendez-vous du samedi 02 décembre 2006 où le public était invité pour vivre une compétition musicale et amicale à l’issue de laquelle devrait être choisi le successeur de feu Gnonnas Pédro. Un événement tant attendu mais qui a déçu le public, les amis mélomanes et même les artistes en compétition. On espère qu’une telle mascarade culturelle ne sera plus au rendez-vous pour ne pas jeter de discrédit sur  l’univers culturel et artistique béninois. Tout est bien qui finit bien.

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mardi 5 décembre 2006

Burkina Faso : Joseph Ki-Zerbo est mort

L’historien et grand opposant politique est décédé lundi des suites d’une longue maladie.

Le grand opposant politique et intellectuel burkinabè Joseph Ki-Zerbo est décédé, lundi matin, à Ouagadougou, des suites d’une maladie. Agé de 84 ans, l’historien renommé avait activement participé à la vie politique et culturelle de son pays et de l’Afrique. Il sera inhumé jeudi dans son village natal de Toma.

Par Habibou Bangré   /  www.afrik.com

JosephLa maladie a eu raison de Joseph Ki-Zerbo. Le grand opposant burkinabè est décédé lundi matin à Ouagadougou, à l’âge de 84 ans. Après l’annonce de la nouvelle, les proches et compagnons politiques se sont succédés pour dire adieu à cet opposant historique et souhaiter toutes leurs condoléances à la veuve et aux enfants du disparu. Le député Malick Yamba Sawadogo, de l’Union pour la renaissance/Mouvement Sankariste (UNIR/MS), a également rendu un hommage respectueux à son ancien adversaire politique sur les ondes de RFI.

Carrière politique riche

Le « baobab », comme certains le surnommaient, avait progressivement quitté le paysage politique, se disant « fatigué et malade ». Ainsi, dès août 2003, il avait renoncé à la présidence du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) qu’il avait créé en 1993. Ce poste est actuellement occupé par Ali Lankouandé et le mandat de député que le Professeur Ki-Zerbo a quitté le 28 août dernier est assuré par Etienne Traoré.

Joseph Ki-Zerbo, né le 21 juin 1922 à Toma (province du Nayala, Ouest), laisse derrière lui une grande carrière politique et culturelle. Il obtient son baccalauréat en 1949 à Dakar et s’envole pour Paris, où il étudiera le droit et les sciences politiques. Son parcours brillant lui vaudra d’être sacré premier agrégé noir-africain d’Histoire à la Sorbonne. Il enseigne en France et dans plusieurs pays africains  et se lance dans l'arène politique.

En 1958, il crée avec d’autres Africains le Mouvement de libération nationale (MLN), qui prônera le « non » au référendum lancé cette même année par le président français Charles De Gaulle. Un référendum qui demandait aux colonies si elles étaient favorables à la création d’une communauté française. Le « oui » l’emporte largement et l’historien part vivre en Guinée, qui a massivement choisi le « non ».

Il retourne dans son pays natal en 1960, lorsque l’indépendance est proclamée. Il participe à la chute du président MauriceKi_Zerbo Yaméogo, est élu député aux premières législatives multipartites de 1970, mais est éliminé lors du premier tour de la présidentielle de 1978. En 1983, il doit trouver l’exil à Dakar, suite au coup d’Etat du général Sankara et laisse derrière lui la direction du Centre d’études sur le développement en Afrique. Il opte pour le Sénégal, où il occupe la chaire d’histoire de la fameuse université Cheick Anta Diop. Pendant ce temps, sa bibliothèque est incendiée : 11 000 ouvrages partent en fumée. Il rentre finalement au pays en 1992 pour reprendre part à la joute politique.

Intellectuel reconnu

Il a par ailleurs été l’une des têtes pensantes du Collectif contre l’impunité, fondé au lendemain de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en décembre 1998. Car l’investissement de Joseph Ki-Zerbo était aussi intellectuel et culturel. Il a été président du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, membre du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et aussi écrivain.

Il écrit des ouvrages sur le continent africain qui font aujourd’hui référence pour de nombreux étudiants : L’Histoire de l’Afrique noire, des origines à nos jours (1972), La natte des autres, pour un développement endogène de l’Afrique (1992), L’histoire générale de l’Afrique (dont il a dirigé deux volumes : ceux de 1972 et 1980) ou A quand l’Afrique (2003).

joseph_ki_zerboContesté pour certaines de ses positions, Joseph Ki-Zerbo a reçu de nombreux prix saluant ses activités. En 1997 le Prix Nobel Alternatif pour ses travaux sur les modèles originaux de développement ou, en 2000, le Prix Kadhafi des droits de l’Homme. Selon Etienne Traoré, qui a remplacé Joseph Ki-Zerbo à l’assemblée nationale, une veillée funèbre aura lieu ce mardi et le défunt devrait être inhumé jeudi dans son village natal.

Post scriptum: Nous faisons entorse à notre ligne éditoriale pour proposer ce billet à nos lecteurs à cause de la grandeur de cet homme de culture africaine. Immense de par sa culture et son charisme, c'est notre modeste manière de lui rendre un hommage!

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samedi 2 décembre 2006

Eskill Lohento sera inhumé le 9 décembre prochain

Suite à la décision des membres de la famille, le lead vocal du glorieux orchestre les « poly rythmo », Eskill Lohento sera conduit à sa dernière demeure le samedi 09 décembre prochain à Abomey Calavi.

Sessi T.

Hommages traditionnels et officiels. Deux grands détours obligés pour les honneurs à rendre au chanteur, compositeur et arrangeur Eskill Lohento par ses pairs et l’Etat Béninois. Selon le programme des obsèques, les populations et les notables d’Abomey-calavi, s’activent pour rendre à l’illustre artiste des hommages dus à un homme de son rang. Recueillements ; 41 coups de canon, veillées autant de manifestations prévues le vendredi 08 décembre par les notables et sage de Abomey-Calavi pour honorer la mémoire de Eskill Baba Lohento, l’auteur de la célèbre chanson « nini ».

De leurs côtés les artistes s’affairent pour un hommage officiel le samedi 09 décembre au Palais des sports de cotonou, après  la messe corps présent à l’église Saint jean de Cotonou. La Fédération des Associations d’Artistes du Bénin, présidée par Richmir Totah, rassure des formalités administratives en cours pour une organisation réussie de cette partie des hommages. A la suite de l’étape du Palais des sports, Eskill Lohento sera conduit par ses amis à Abomey calavi, où il sera inhumé dans l’intimité familiale.

Rappelons que Eskill Baba Lohento, a rendu l’âme, tôt le matin du vendredi 10 novembre 2006 dernier à son domicile à Gbégamey à cotonou. Il laisse derrière lui un grand héritage musical et une famille de neuf enfants. Vive l’artiste, vive Eskill !Tes oeuvres continueront à parler de toi!

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