dimanche 13 juillet 2008
Finale de la quatrième édition du concours lu pour vous
Colbert Dossa et Jean Florentin Agbona consacrés lauréats
La quatrième édition du concours littéraire « lu pour vous » a connu son épilogue dimanche 6 juillet 2008 dernier dans la
salle bleue du Palais des Congrès de Cotonou. Une finale qui a mis aux prises les six finalistes des deux catégories junior et senior devant les membres du jury et le public.
Tchékpémi Ahoudjo
Ils s’appellent Colbert Dossa et Jean Florentin Agbona. Deux heureux lecteurs respectivement de la catégorie junior et senior déclarés à la suite de la compétition finale du dimanche 6 juillet 2008 comptant pour la quatrième édition du concours littéraire « Lu pour Vous ». Un concours dont le but est de promouvoir le livre à travers la lecture. Un défi que la directrice du concours Djamila Idrissou Souler s’attelle à relever malgré toutes les péripéties depuis bientôt cinq ans.
Cette finale est intervenue après les phases de lancement, de présélection et de sélection démarrées depuis Avril 2007. A l’issue de la sélection, trois finalistes dans la section junior et senior ont été admis. Il s’agit pour les junior de : Freud Vadislas Guedou, Eustache Da Allada et de Colbert Dossa et de Maurice Dekoun, Jean Florentin Agbona et Robert Asdé pour le compte des senior.
La finale, un prétexte à une émission télévisée, a consacré le titre de lauréats ce dimanche 6 juillet 2008 à deux finalistes junior et senior. Il s’agit de Colbert Dossa, étudiant à l’université d’Abomey Calavi, consacré lauréat dans la catégorie junior après avoir planché sur le texte inédit de l’écrivain Béninois Fernand Nouwligbèto, intitulé « Colline aux serpents ». Confrontés au texte également inédit titré « Femmes mystiques » du jeune écrivain Hilaire Dovonon, les seniors finalistes ont octroyé la palme à Jean Florentin Agbona, archiviste documentaliste, venu de Bohicon. Une compétition déroulée dans une bonne ambiance sous la surveillance de jury composé de trois membres dont les écrivains Adélaïde Fassinou et Florent Couao Zotti, puis présidé par le critique littéraire Kakpo Mahugnon.
Enfin le moment solennel ! Congratulation et remise de parchemins d’excellence et de lots aux deux meilleurs des deux catégories, sans oublier la consolation des autres finalistes. Ovation du public ! La cérémonie reprend de l’énergie et du souffle. En dehors des lauréats, l’organisation à remercier symboliquement quelques partenaires dont le ministère en charge de la culture par un trophée du meilleur sponsor, remis officiellement au ministre de la culture par la directrice du concours. Une ambiance festive en somme, qui n’a pas empêché la directrice du Concours de déplorer le manque criard des centres de lecture dans les différents collèges, lycées et universités du Bénin. Par la même occasion, elle a invité le ministre de la culture a procédé à la réhabilitation des bibliothèques départementales. Madame Djamila Souler a lancé enfin, un appel aux autorités en charge de l’éducation à trouver une place de promotion pour les romans et nouvelles publiés par des auteurs de la jeune génération au niveau du monde scolaire de notre pays, aux côtés des ouvrages « classiques » de Jean Pliya, de Olympe Bêhly Quenum et bien d’autres. « Il importe d’investir davantage dans l’éducation et la formation, dans la construction des routes du savoir » a laissé entendre l’initiatrice du concours.
En réponse aux préoccupations de la directrice du concours, Soumanou Seibou Toléba, ministre de la culture a salué
l’initiative, qui participe de la renaissance littéraire au Bénin et en Afrique. Le patron béninois de la culture a promis désormais de faire preuve de compréhension et d’attention à l’endroit des écrivains. « C’est pourquoi, mon ministère s’apprête à promouvoir le livre à travers le salon national du livre, qui se tiendra en octobre prochain ici à Cotonou » a-il laissé entendre.
Créant une passerelle entre la littérature et la musique, la soirée a été agrémentée par des prestations musicales de Falyssa la jeune révélation du sahel, la découverte du jeune slameur Kamal Djissa, sans oublier le récital poétique de la troupe théâtrale du lycée Mathieu Bouké de Parakou. A la grande satisfaction du public témoin, se referme la quatrième finale, qui fait le lit pour la cinquième saison de la grande compétition de lecture au Bénin.
lundi 14 avril 2008
Babacar NDIAYE, Coordonnateur du PSICD, à propos du second appel à projets
« Le deuxième Appel à propositions est lancé depuis le 03 Avril 2008 »
Démarré officiellement au Bénin depuis mars 2006, le programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées (PSICD) reste un outil de développement du secteur culturel, issu de la coopération entre le Bénin et l’Union Européenne. Il est financé par le 9è Fonds Européen de Développement. Cette année, ce programme exécute son deuxième devis programme, avec à la clé le lancement du deuxième Appel à propositions, une opération dont la finalité est le financement des projets soumis par les acteurs culturels béninois. Dans cet entretien, le Sénégalais Babacar NDIAYE, coordonnateur du Psicd, explique tous les détails cette activité et les autres axes d’intervention de son Programme. Interview !
Votre programme a lancé son deuxième Appel à projet au cours d’une conférence de presse il y a quelques jours. Que peut-on retenir de cette activité pour laquelle vous demander l’adhésion des acteurs culturels Béninois ?
L’appel à projet que nous avions lancé le 03 Avril 2008 dernier à la salle de conférence du Chant d’oiseau, est une activité très importante du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées. Elle consiste simplement à demander aux acteurs culturels de soumettre leurs projets pour bénéficier de subventions dans un délais qui court jusqu’au 3 juin 2008 prochain à 16 heures. Cette activité constitue le deuxième axe d’intervention du programme après le renforcement de capacité des acteurs. Pour ce deuxième appel à projets du programme, il faut retenir que nous avons introduit un second guichet pour accroître la chance du plus grand nombre au financement. Ce guichet s’adresse aux projets à budget réduits dont la taille de subvention est comprise entre 2 et 5 millions de francs Cfa. Tandis que le premier guichet concerne les projets plus grands dont la taille de subvention oscillent entre 15 et 30 millions de francs Cfa.
Pouvez vous nous expliquer davantage le contenu du programme que vous dirigez et qui est baptisé « Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées » au Bénin?
Comme vous le savez, l’accord de partenariat entre les Etats ACP et l’Union Européenne inscrit le secteur culturel comme un des domaines d’appui au développement social et humain. C’est dans ce cadre que le Gouvernement béninois, à l’instar d’autres pays de la sous région, a décidé la mise en place d’un Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées (PSICD) dans le cadre de la coopération avec l’Union Européenne. La Convention de financement signée le 10 août 2005 entre le Bénin et la Commission Européenne, prévoit une enveloppe financière de deux millions neuf cent quarante mille (2.940.000) euros sur le 9ème Fonds Européen de Développement (FED) destinée à appuyer le développement du secteur culturel pour une durée de 3 ans. Le Psicd est placé sous la tutelle du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme qui assure la présidence du Comité de Pilotage Dans son ensemble, le programme vise à renforcer le dynamisme et la professionnalisation des acteurs culturels non étatiques béninois. Il prend en compte toutes les filières culturelles et s’intéresse aux questions de développement local. Sa mission est de promouvoir aussi les identités et la créativité artistique, d’élargir l’accès des populations aux produits culturels et d’encourager le dialogue entre les différentes cultures. Dans cette optique, il contribue à l’émergence et au renforcement durable des acteurs non étatiques en même temps qu’il soutient la structuration et l’organisation du secteur culturel béninois.
Nous avons démarré les activités le 27 mars 2006 et avons déjà bouclé le premier devis programme. Actuellement, nous sommes à plein régime dans la phase de croisière. Le premier devis programme, nous a permis, après un état des lieux et l’identification des besoins du secteur culturel béninois, de travailler essentiellement en 2007 sur deux axes à savoir le renforcement des capacités par la formation de 150 acteurs culturels et l’appui financier à onze projets culturels répartis sur toute l’étendue du territoire national. Pour cette année, nous nous efforçons à maintenir cette dynamique de structuration du secteur et de professionnalisation des acteurs.
Quels sont les types de projets que vous accompagnez ?
Nous soutenons des projets culturels portés par des acteurs culturels béninois. Comme je le disais tantôt, nous avions subventionné onze projets suite au premier appel à propositions pour un volume de financement de 300 millions de francs cfa. Il s’agissait de projets structurants à grand impact sur le secteur culturel béninois. Ces projets ont obtenu des subventions variant entre 20 millions et 30 millions. C’est vous dire que notre vision est d’éviter le saupoudrage pour aboutir à des résultats probants, capables d’impulser un développement réel du secteur culturel au Bénin. Les termes de référence de ce premier appel se sont intéressés aux domaines culturels tels que le cinéma et l’audiovisuel, les arts vivants, le livre et l’écrit sans oublier l’animation des espaces culturels et le patrimoine. Ces projets financés sont en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire.
Quelle est la procédure pour bénéficier des subventions du programme ?
Pour le financement des initiatives culturelles, l’appel à propositions est le principe retenu. Il consiste à lancer un processus permettant aux demandeurs de soumettre au PSICD des projets culturels susceptibles de bénéficier de subvention suivant des conditions contenues dans un document appelé « lignes directrices ». Selon nos méthodes d’intervention, le demandeur n’est pas une personne physique, mais plutôt une personne morale de type association culturelle, Ong ou agence dont les projets sont à but non lucratif. Une fois les projets soumis, le programme commet des assesseurs nationaux ou non Béninois qui évaluent les propositions selon des critères préalablement vulgarisés. Ce travail est enfin validé par un comité d’évaluation présidé par le Ministre de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme et composé des représentants de la Délégation de la Commission Européenne, du Ministère de l’Economie et des Finances et des acteurs culturels non étatiques. Après cela et avant la signature d’accords de partenariat avec les bénéficiaires, des séances d’information et de formation sur les procédures et règles de gestion de subvention du Fonds Européen de Développement (FED) sont organisées à l’endroit des bénéficiaires. Le programme a aussi un rôle d’accompagnement, de suivi technique et financier des porteurs de projets dès le démarrage de la mise en œuvre de leurs initiatives. Je voudrais préciser que tout le processus d’évaluation, de sélection et d’octroi des subventions repose sur des principes clairs comme la transparence, la mise en concurrence et l’égalité des chances.
Que répondez-vous à ceux qui se plaignent de ce que vos procédures sont trop lourdes ?
D’abord, je voudrais faire comprendre, qu’il s’agit d’une subvention, à travers des fonds publics, non remboursables, mis à la disposition des acteurs culturels béninois porteurs d’initiatives qui ont des objectifs de développement clairement identifiés et ciblés. A ce titre, il nous parait indispensable de définir un minimum de critères, de règles et de méthodes aptes à garantir non seulement les principes de transparence, de libre concurrence que je viens d’évoquer, mais aussi, à vérifier la pertinence de l’action, les résultats escomptés, les activités prévues, les coûts etc. Il est vrai que cela requiert des notions basiques, des capacités en gestion ou en planification de projets mais encore une fois, il y a nécessairement lieu de créer des synergies entres acteurs de diverses compétences ou des partenariats pour augmenter les capacités opérationnelles et multiplier les chances d’accès au financement. La gestion des affaires culturelles est aussi une spécialisation. Ceci dit, les règles et conditions applicables à la gestion des subventions sont préalablement définies par le bailleur. A ce propos, il convient de signaler que des efforts importants ont été faits pour alléger et adapter certaines dispositions des procédures à la réalité du champ culturel et au contexte du secteur au Bénin. Dès lors, il revient aux demandeurs de se conformer aux règles pour pouvoir bénéficier des appuis du programme. Néanmoins, nous avons démarré depuis l’année dernière un vaste programme de renforcement de capacité des acteurs culturels pour leur permettre d’acquérir des outils ainsi qu’un savoir faire dans des domaines précis dont la gestion de projets.
Par ailleurs, en dehors des séances prévues annuellement, la structure opérationnelle que je dirige a toujours été disponible pour assurer un encadrement et un appui techniques à tous les acteurs et opérateurs qui se sont adressés a elle.
Nous espérons que tous ces efforts conjugués contribueront à mieux outiller les acteurs de façon à leur permettre de profiter davantage des opportunités de financement disponibles au PSICD et au sein d’autres organismes.
Propos recueillis par Sessi T.
mercredi 13 février 2008
Apprentissage des danses traditionnelles dans les écoles primaires au Bénin
L’association « Walô » dans la cadence de la relève
Assurer une bonne relève et une conservation du répertoire de nos danses traditionnelles. Telle est la nouvelle mission, que s’est assignée l’association béninoise pour la redynamisation des arts de la scène « Walô ». Depuis le mois de janvier 2008, elle organise des sessions de formation des formateurs devant assurer cet apprentissage dans les écoles au Bénin. Une action rendue possible grâce à la coopération entre le Nuffic, organisation néerlandaise pour la Coopération Internationale dans l'Enseignement Supérieur et la fondation Le Grand Cru. Un bel exemple de la coopération culturelle.
Sessi T.
Toc toc tac ! Et des pas de danses couplés avec des gestes et mouvements d’ondulation des corps. Tout pour raconter une histoire. Celle des zémidjan (taxi moto) à Cotonou. En position de conducteur, les danseurs se tiennent à la queue leu leu pour offrir une belle scène de danse à la zémidjan avec des séquences de dénonciation de la pollution et de surcharge. Puis d’autres encore avec un processus de modulation et de reconditionnement des corps. Un spectacle qu’offre la vingtaine des danseurs stagiaires en formation de danse de création depuis janvier dernier au siège du festival international de théâtre du Bénin. Sous la supervision des experts Hollandais, Feri de Geus et Noortje Bijvoets de la fondation Le grand Cru, des scènes de danse s’improvisent, s’affinent, se composent, se décomposent et se reconstruisent avec un rythme soutenu et haletant. Les corps s’échauffent et deviennent moites de sueur. L’exercice vaut la peine, car il s’agit du renforcement des capacités des formateurs devant assumer l’enseignement des danses traditionnelles dans les écoles primaires au Bénin.
Une nouvelle expérience
« Nous visons la transmission de nos valeurs culturelles à nos enfants à travers nos danses » précise Richmir Totah, président de l’association Walô. Un objectif que poursuit cette association béninoise de dynamisation des arts de scène depuis l’année dernière avec une session de trois semaines de formation en danse de création à l’endroit des danseurs professionnels de notre pays. Dans cette nouvelle dynamique, il est clair que la mission actuelle est plus grande que celle de l’année dernière. C’est pourquoi explique le président, « nous avons un programme dense subdivisé en quatre saisons pour bien atteindre nos objectifs ». Deux saisons s’ouvrent en effet, en janvier et février pour la professionnalisation des danseurs avec un point d’honneur sur les techniques d’apprentissage avec les enfants. « Dans ma pratique, j’essaie de communiquer beaucoup avec les stagiaires sur les méthodes d’enseignement des enfants. J’ai une expérience appréciable avec les enfants en Europe, aux Etats-Unis. Il revient alors aux formateurs béninois de choisir la méthode convenable. J’ai remarqué d’ailleurs que les enfants au Bénin sont très disciplinés, mais ne sont pas très actifs à faire des choses individuellement, ce qui n’est pas le cas en Europe. Il serait judicieux d’être ouvert et de s’adapter à l’environnement avec des automatismes. Donc de la flexibilité » conseille la chorégraphe et formatrice Noortje Bijvoets. Toutefois, elle avoue que l’apprentissage de la danse aux enfants est une excellente chose initiée par l’association Walô. Puisque, selon elle, la danse, stimulant la créativité chez l’enfant et lui enseigne à la fois la discipline de la vie et la souplesse du corps.
La troisième saison du programme de formation prévue pour le mois d’Avril prochain concerne le renforcement de capacités des membres de l’association en Hollande en matière de gestion et de management de projets et d’associations culturels. Et la quatrième saison enfin, qui s’ouvre au Bénin en Avril et mai prochains, envisage aussi bien la formation des formateurs que celle des régisseurs de lumière pour les spectacles de danse. Cependant, rassure le président, toutes les saisons seront couronnées le 17 Mai 2008 à Cotonou par la création et la présentation d’un spectacle de fin de formation.
La qualité de la formation et le rythme soutenu ont permis aux stagiaires aussi de se rendre compte qu’il faut plus de temps pour assimiler les notions et acquérir de nouveaux automatismes. « Les stagiaires eux-mêmes font la différence et apprécient mieux la qualité du travail » apprécie Noortje Bijvoets avant de notifier qu’ils sont dans une démarche de recherche, susceptible d’associer les pièces positives de la danse contemporaine à la danse traditionnelle du Bénin, sans dénaturer le danseur béninois. Rachelle Agbossou, chorégraphe danseuse professionnelle et directrice de la compagnie de danse « Walô » n’est pas d’avis contraire. Mais ajoute que son association est ancrée dans un processus de formation des futurs danseurs du Bénin. Une initiative, qui du reste apportera de la valeur ajoutée à l’industrie culturelle de notre pays. D’ailleurs cette action contribuera à coup sûr à la naissance d’une nouvelle race de danseurs capables de mieux exploiter toute la richesse du patrimoine de danse que possède notre pays. Toute la dynamique de création d’un nouveau corps d’enseignants spécialisés dans la danse de création dans notre pays, n’est pas à occulter d’ailleurs. Autant d’actions positives, qui s’inscrivent aussi dans la lutte contre la pauvreté que la sauvegarde du riche patrimoine de danses de notre pays. Elles ont été soutenues par l’Ambassade du Danemark l’année dernière. Cette année, elles bénéficient de l’appui financier du Nuffic à hauteur de 79.610.700 FCFA. La noblesse de l’initiative fait appel alors à toutes les autres forces pour son renforcement et sa pérennisation.
mardi 5 février 2008
Encore quelques photos de la fête du vodoun au Bénin
Voici une fois encore quelques images pour vous permettre de vous replonger dans le vodoun. Vous pouvez voir des séquences d'immolation de bélier, la danse des Egungun (Revenants), la prosternation devant Egungun, qui bénit; la divinité Zangbéto, et quelques dignitaires vodoun dont le roi Oduduwa des Yoruba nago et le roi Adjahouto dodo. Bonne dégustation donc !
lundi 4 février 2008
Quelques photos de la fête vodoun
Vous êtes nombreux, chers Internautes et lecteurs de ce site, qui aviez manifestez le désir de vous faire vivre des images de la fête vodoun. Vous avez raison. Je me fais le devoir de voir offrir quelques unes des images prises par moi lors de mes randonnées de ce 10 janvier au Bénin. Dès lors nous prendrons la mesure de votre demande, pour vous apporter plus d'illustrations. Bonne visualisation!
Adeptes "Vodounssi en pleine procession
jeudi 31 janvier 2008
La Fondation "Dah Bokpè" pour la restauration du Vodoun
Entretien avec Son Altesse Le Prince Dah Bokpè
« J’exhorte les Béninois à s’adonner à la religion que Dieu leur a donné qui est le Vodoun !»
Inlassable dans son combat pour la promotion et la reconnaissance des valeurs traditionnelles africaines et notamment
béninoise, Le Prince Dah Bokpè n’a pas finit dire son dernier mot. Après avoir construit le temple de la lumière « Adjahouto Houta », initié en janvier 2007 un programme de restauration du culte vodoun, il a profité de la deuxième édition de ce programme lors de la célébration de la fête des religions traditionnelles le 10 janvier dernier pour annoncer la création d’une fondation pour poursuivre l’œuvre à travers la mobilisation des moyens et ressources nécessaires. Dans cet entretien, Dah Bokpè, dévoile les motivations profondes de son action et les stratégies à développer pour les concrétiser. Il n’a pas manqué d’inviter les Béninois à s’approprier le vodoun comme une religion à part entière. Interview !
En début d’année 2007, vous aviez lancé un programme de restauration du Vodoun. Peut on savoir les raisons qui ont motivé cette action ?
Dah Bokpè : Je suis Béninois vivant à l’étranger et le vodoun porte une image désagréable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de notre pays. Alors qu’au fonds de moi et dans la pratique le vodoun est une technique spirituelle de rapprochement de l’âme vers Dieu. Il est bien enseigné dans le vodoun et dans les rituels que « Mahou Adimou » (NDLR appellation en langue fon du Dieu suprême) est au dessus de tout. A ce titre il ne peut qu’être favorable aux actions des hommes et du bien être du monde. Donc le vodoun est source de bien et œuvre pour le bien être de l’humain. Mais comme, l’homme incarnent à la fois le bien et le mal, il est clair que le libre pouvoir d’arbitre qu’il détient est un couteau à double tranchant, qui pourra détruire, s’il n’est pas contrôlé.
Dès lors que le vodoun est au service de l’homme pour l’aider à sa réintégration dans l’unité divine ce qui n’a pas encore réalisé dans les conditions normale, j’ai trouvé ainsi la nécessité d’une résurrection légitime. D’où le programme de restauration. Ceci nécessite des moyens étant donné que cela incarne du travail, qui n’est rien d’autre qu’une force en action dans un temps déterminé.
L’idée d’une fondation de droit allemand répond t-il convenablement à la poursuite de votre programme ?
Evidemment oui. Car pour toute action sérieuse, il faut un cadre formel et juridiquement bien clair dans notre société actuelle. Et pour répondre au besoin d’un programme de si grande envergure, il n’y a pas mieux à trouver. C’est pourquoi, nous avons choisi un instrument comme une fondation de droit allemand, garantissant une continuité et un contrôle ferme des mouvements de financement. La seule structure qui pourra répondre à cette demande n’est rien d’autre qu’une fondation. Et comme vous le savez les fondations ont souvent complété et servi les Etats sur le plan social pour répondre au besoin des populations déshéritées souvent oubliées.
Vous n’êtes pas sans savoir aussi que les fondations ont toujours joué leur rôle et le contexte judiciaire ne leur ont jamais permis de faire faillite. Une fondation alors pour poursuivre un programme d’action de la restauration du vodoun ne peut qu’être condamné à la réussite pour le bonheur de la postérité. C’est là notre vision ferme qui demeure infaillible depuis le 19 avril 2007. Nous sommes persuadés qu’avec la naissance de cette fondation des hommes de clairvoyance, de bonne volonté et de lumière viendront accompagner personnellement, financièrement et matériellement l’action, afin que nous puissions répondre à l’impératif indiqué : la restauration du vodoun , d’abord au Bénin, en Afrique de l’Ouest et dans le monde.
Quels seront alors le rôle fondamental de la fondation « Dah Bokpè » et ses grandes lignes d’actions pour le futur ?
La fondation s’occupera la promotion des valeurs essentielles pour le développement de l’Afrique à travers deux volets : la promotion des jeunes talents et de la restauration du Vodoun. Car, je me suis rendu compte après mes trente années de vie en Allemagne, que toutes les grandes avancées notable dans tous les domaines sont portées par des hommes avant tout ignorés. Je pense à Mozart, à Einstein, qui a développé la théorie de la relativité, à Pythagore, sans oublier Otto Lienthal, qui fait que je puisse me déplacer en avion d’Allemagne au Bénin en si peu de temps. L’inspiration de ces hommes a contribué à l’amélioration des conditions de vie des hommes. Et je crois, qu’il existe de ces hommes en Afrique, mais il faudra les découvrir dès les bas âges, afin qu’ils ne soient pas désorientés. En tout premier plan j’ai recommandé à ce que la fondation puisse découvrir ces jeunes génies en Afrique, les accompagner, afin que le continent puisse apporter à la connaissance universelle ce dont elle est capable depuis des lustres.
A côté de ce programme de base, la fondation va s’atteler à des actions de réflexion divergée et définir d’abord les grands axes nécessaires pour une restauration profonde de la religion vodoun. C’est pour cela que je fais appel à tous les sages soucieux de voir grandir une telle idée à s’ajouter à nous, dans toute notre humilité, pour l’honneur des mânes de nos ancêtres et du bien être universel. Toute chose qui contribue à la volonté divine.
Quel regard portez vous sur le culte vodoun au Bénin en général ?
Je pense et constate qu’aujourd’hui qu’il y a une « pensée-action » double relative à la façon dont les intellectuels béninois et africains abordent le vodoun. Ils s’adonnent aux religions importées, que je considère personnellement avec tout le respect du fond de mon cœur en temps joyeux, mais curieusement et brutalement et en même temps ces individus implorent le vodoun aux grands moments de difficultés. Je voudrais bien faire comprendre à mes compatriotes que l’homme n’est pas né dans un hasard sur une terre définie et à un moment précis. Dieu a voulu que les hommes puissent faire leur expérience selon le temps où ils sont nés. Alors que le vodoun est donné par Dieu particulièrement aux Noirs, j’exhorte les Béninois et les Africains, malgré les grandes difficultés existantes, à s’adonner à la religion que Dieu leur a donnée. Je profite de l’occasion pour inviter tous les Béninois en particulier les Africains en général à un petit moment de réflexion. Ceci apportera son fruit.
Un mot pour conclure cet entretien !
Pour finir cet entretien, je dirai que la religion vodoun est une religion à part entière donnée par Dieu pour les Africains et le monde entier et le Bénin à un grand rôle à jouer pour sa valorisation. Pour cela je veux porter ici une petite attention à l’endroit du gouvernement béninois et l’inviter à consacrer une petite dizaine de minutes d’une session de conseil des ministres à ce sujet.
Propos recueillis par Sessi T.
mercredi 26 décembre 2007
Bientôt un portail Internet pour la promotion de la culture béninoise
Bientôt un portail Internet pour la promotion de la culture béninoise
La culture de notre pays sera bientôt présente sur la toile mondiale. C’est la marche entreprise vendredi dernier
par quelques acteurs culturels en collaboration étroite avec le Programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées au cours d’un atelier de validation de l’étude de réalisation de cet outil. C’était au siège du PSICD à Cotonou.
Sessi T.
www.artbenin.com. Voilà le point d’entrée dans l’univers des arts et de la culture au Bénin, dès que le processus de fabrication du site portail culturel sera terminé. Tel a été le choix des acteurs culturels présents vendredi 16 novembre 2007 dernier à l’atelier de validation de l’étude de faisabilité. Une action qui rentre dans la logique de la structuration du secteur culturel au Bénin et du renforcement de capacité des acteurs. L’un des objectifs du programme de soutien aux initiatives culturels décentralisées, sur la base de l’état des lieux réalisé en octobre 2006. L’objectif de ce portail culturel est d’offrir plus de visibilité aux acteurs culturels de notre pays en positionnant cet espace comme le carrefour des informations culturelles sur le Bénin. Un vœu qui doit se réaliser à partir d’une étude de faisabilité produite par l’agence Marion and Murphy Corporate (mmc). La séance de validation a permis aux acteurs culturels de compléter différents aspects non élucider de l’étude. Il s’agit de la charte graphique, du nom du site et des différents points d’entrée du site portail. Selon l’étude les créations artistiques seront mise en relief, ainsi que les différentes manifestations culturelles, qui meuble le show biz au Bénin. Par ailleurs, les différentes structures en charge de l’administration culturelle dans notre pays auront une visibilité avec un clin d’œil à tous les textes de lois régissant le domaine des arts et la culture. Un véritable carrefour d’informations en gestation pour le rayonnement du Bénin dans sa richesse et diversité culturelle. Par ailleurs, les questions relatives à la gestion et à la pérennisation de cet outil n’ont pas été occultées. Il est aussi possible pour chaque acteur culturel de disposer désormais avec ce portail culturel, un espace pour mettre en ligne ses données et son actualité.
Autant d’atouts, sur lesquels s’est appuyé Babacar Ndiaye, coordonnateur du programme, pour rappeler que la conception de ce portail répond fondamentalement aux besoins de visibilité des acteurs culturels sur Internet. Il a aussi émis le vœu que les résolutions de l’atelier puissent contribuer à faire de cet outil la vitrine de la culture béninoise. Babacar Ndiaye a enfin lancé un appel aux acteurs culturels béninois de s’approprier le portail afin de le nourrir en informations afin qu’il devienne un véritable lieu de rencontre et d’échange.
Michel Nahoan, directeur de cabinet du ministère de la culture de l’artisanat et du tourisme, a indiqué pour sa part que la culture reste le moteur de tout développement. Tout en confiant son impatience à recevoir les résolutions de l’atelier de validation, le directeur de cabinet a souligné tout l’attachement du gouvernement à la promotion et au rayonnement de la culture béninoise en Afrique et dans le monde.
jeudi 22 novembre 2007
Phase de sélection du concours Lu pour vous 2007
Le compte à rebours à commencer
La seconde étape du concours Lu pour vous a démarré le lundi 19 novembre 2007 dernier et prendra fin le 03 Décembre 2007 prochain délais de rigueur. Pour cette phase les 10 candidats sélectionnés dans chaque catégorie : junior et senior ont reçu leur ouvrage et des conseils des membres du jury.
Lancé officiellement le samedi 29 Avril à Parakou, la quatrième édition du concours traverse actuellement la phase de sélection depuis le lundi 19 novembre 2007 dernier. En prélude à cette phase, le comité d’organisation a initié le samedi 17 novembre 2007 au centre culturel français de Cotonou, une rencontre avec la vingtaine des candidats sélectionnés dans les catégories junior et senior en compagnie des membres du jury dont le professeur Kakpo Mahugnon et Laure Adovèlandé. Au cours de cette rencontre les candidats ont reçu les livres devant servir de matière pour la seconde étape du concours. Il s’agit du roman « la jambe d’Alice » de l’écrivain Tchadien Nimrod pour les junior. Quant aux senior, ils plancheront sur le recueil de nouvelles « la floraison des baobas » de l’écrivain Béninois Hilaire Dovonon, un ancien candidat de ce concours.
La rencontre de samedi, fut aussi une occasion pour les membres de jury de prodiguer des conseils aux candidats pour bien conduire leur travail de compte rendu de lecture. La phase de sélection du concours Lu pour vous, se déroule en deux moments : A l’écrit, phase actuellement en cours les candidats disposent d’un délais de 15 jours pour rendre leur copie de compte rendu, avant de passer devant les membres de jury pour défendre leur devoir. Après cela les 6 finalistes seront connus pour la belle fête de la finale.
Djamila Idrissou Souler, la directrice du concours a profité de cette rencontre pour exhorter les bonnes volontés à soutenir l’événement, qui cette année a connu un léger retard dans son processus d’exécution. Elle a promis toutefois une belle fête de la finale aux accros de la lecture. On retient que les textes inédits sur lesquels les finalistes plancheront en décembre seront écrits par des deux jeunes plumes béninoises : Fernand Nouwligbèto et Hilaire Dovonon.
Sessi T.
Troisième festival des arts plastiques « Miwo nonvi »
Le compte à rebours de la création autour de « Energie vitale »
Dix jours de créations de tableaux autour du thème « Energie vitale ». C’est le défi que se sont donnés dix plasticiens venus du Bénin, du Togo et du Ghana dans le cadre de la troisième édition du festival des arts plastiques « Miwo nonvi », dont le lancement officiel a eu lieu le vendredi 16 novembre 2007 à l’ex-ciné vog. Initié par Ousmane Alédji, metteur en scène et directeur de la galerie Artisttik-Bénin, ce festival s’intéresse un sujet d’actualité, qui touche à la fois les populations béninoises et les créateurs. Ainsi du 15 au 24 novembre 2007 prochain la bande de Segbo Laudamus, de Sœur Henriette, de Syl Paris Kouton, de Adogra, de Makef, d’Avhec, de Chris, de Obéssé, de Ohini, et de Christian proposera au public de belles toiles, qui feront l’objet d’une exposition vente à la partir du 25 novembre à la galerie Artistik.
Pour l’initiateur du festival, le choix du thème de la présente édition s’explique par les multiples interrogations des populations de notre pays, qui ont pris conscience de l’importance de l’énergie suites aux récurrents délestages qu’elles subissent au quotidien. Selon la même source « L’énergie est à la base du développement économique. Mais sa production et sa consommation suscitent de véritables préoccupations techniques, environnementales et sociales, notamment dans les pays en voie de développement comme le Bénin. » Une action qui a bénéficié le soutien de la coopération allemande.
Sessi T.
jeudi 18 octobre 2007
un milliard pour la promotion culturelle au Bénin
Une lueur d'espoir se pointe à l'horizon
Le monde culturel béninois jubile depuis quelques semaines où le gouvernement a décidé de porté à un milliard de francs le montant alloué au Fonds d'Aide à la culture. Une action, qui témoigne de la volonté de promouvoir la création artistique et culturelle au Bénin.
Ouf! On jubile. A dieu les saupoudrages dont son victimes les projets de créations déposés par les artistes au Fonds d'Aide à la culture. Le gouvernement béninois vient d'octroyer une augmentation subséquente du montant de ce fonds, qui passe désormais de 230 millions à un milliard de francs cfa, à partir de l'année prochaine. Une hausse, qui sème la joie dans tous les coeurs des créateurs des oeuvres de l'esprit. "Depuis dix ans, nous venons de gagner une bataille dans le combat pour l'avènement du milliard culturel" s'exclame Richmir Totah, président de la Fédération des Associations d'Artistes du Bénin (Faaben). Pour lui, il s'agit de l'aboutissement d'une longue lutte que les artistes ont déclanché il y a un moment.
Le Fonds d'Aide à la Culture reste en effet, la seule structure étatique, qui accorde une subvention à la création au Bénin. Seulement les artistes n'ont jamais cessé de se plainte de la modicité de l'appui financier à eux octroyé par ce fonds. "Quelque soit ce le montant sollicité en rapport avec la taille de votre projet, le montant élevé est de cinq cent milles francs" s'indigne un artiste. Selon la même source, il s'agit d'un dilemme, car les fonds ne couvre pas toutes les dépenses, du moment, où le mécénat n'est pas bien développé dans le pays. Conclusion: des créations inachevées et des contre performences enregistrées au sein de la corporation. Pas un véritable décollage de l'industrie culturelle.
Il est clair, qu'avec cette augmentation sensible, la promotion de la culture couplée avec l'amélioration des conditions de travail et de vie des acteurs culturels seront plus efficientes. Seulement la transparence de la gestion et la soumission de projets à valeur ajoutée restent le défis à relever au sein des acteurs culturels.
Sessi T.












