samedi 6 janvier 2007
Célébration de la fête Vodoun au Bénin
Son Altesse le Prince Dah Bokpè inaugure la première édition au Temple de la lumière Adjahouto Houta
Dans quelques jours, le Bénin, notamment les vodouisants vont célébrer la fête de la religion traditionnelle vodou.
Ce sera le 10 janvier prochain. Mais avant Son Altesse Le Prince Dah Bokpè entend mettre la célébration de cette année dans le sens de la valorisation du vodoun comme moteur du développement. Il promet une fête éclatante au temple de la lumière Adjahouto Houta sur la route des pêches.
Sessi T.
Le vodoun, n’est pas que retrouvailles, danses, transes et libations. C’est le nouveau combat que Son Altesse Royale le Prinz Dah Bokpè entend mener pour promouvoir autrement l’image du vodoun tant au Bénin en Afrique et dans le monde. Le vodoun pour lui reste un ensemble harmonieux de règles qui régissent le processus de vie et de rayonnement d’une communauté. Il n’est pas question pour lui de ramener la religion vodoun dans des considérations simplistes de « satanisation » ou de négativisme. Pour le défenseur de la cause de la tradition africaine en Europe, le vodoun doit aller de pair avec les principes fondamentaux de développement. A ce niveau, il ne considère pas le développement comme les grandes infrastructures des pays industrialisés, mais comme le processus de maturation des mentalités à procéder à un discernement endogène. C’est pourquoi, il a décidé cette année de célébrer la première édition de la fête vodoun au temple de la lumière « Adjahouto Houta », le long de la route des pêches.
Dès lors il place cette célébration sous le thème : « Appel des forces de la lumière pour la rénovation du Vodoun au Bénin ». Un thème qui pose le problème de la considération entière de la religion traditionnelle Vodoun au Bénin. Le choix de ce thème reste aussi pour lui un prétexte devant poser les bases d’une profonde réflexion sur le Vodoun. Tout en invitant à une prise en compte des données intrinsèques de cette religion, le thème compte lancer un plaidoyer pour une meilleure prise en considération du Vodoun, qui aujourd’hui est systématiquement diabolisé à tort.
L’initiative prise par Son Altesse Royale Le Prince Dah Bokpè, à travers la célébration de la fête vodoun par un thème spécifique, vise la restauration profonde de l’image du Vodoun, aujourd’hui altérée par toutes tendances, qui annihilent les efforts de promotion de cette religion. Il s’agit pour l’initiateur de démontrer les bases scientifiques du Vodoun, qui reste à part entière une religion monothéiste à l’image du Christianisme, de l’islamisme et autres. C’est alors une première étape d’un processus de restauration du Vodoun qui vient d’être amorcée.
A cette première célébration, la cour royale d’Allada fera le déplacement au temple de la lumière avec à sa tête, sa majesté le Roi Kpodégbé Toï Djigla. Aux côtés de la cour royale d’Allada, de nombreux dignitaires en provenance de Ouidah et de Porto Novo. Animations, rituelles, prières pour la paix, chants et danses seront aussi au rendez-vous ce 10 janvier 2007 au temple de la lumière Adjahouto Houta.
Rappelons que Son Altesse Royale Le Prinz Dah Bokpè, sera à cette célébration avec une forte délégation allemande conduite par le Maire de la commune de Nebelschutz en Allemagne dans le Sachs Il s’agit là d’un volet particulièrement axé sur la coopération décentralisée où un jumelage est en vue avec la ville de Ouidah.
« Nous avons alors initié son jumelage avec la ville de Ouidah. C’est l’autre raison de leur visite au Bénin, une visite qui a été encouragé par le Ministre du Tourisme le Dr. TOLEBA lors de son passage en Allemagne, qui y voit un intérêt touristique. Car La commune de Nebelschutz de
Le Temple Adjahouto Houta en quelques mots
Le Temple ADJAHOUTO HOUTA est situé sur la route des pêches au village Adounko à quelques kilomètres d’Avlékété (Ouidah). Il est reste le Temple Vodoun de la lumière de la Cour Royale d'Allada, sous l’Autorité Suprême de Sa Majesté Le Roi KPODEGBE Toyi DJIGLA et dirigé par Son Altesse Royale Le Prince Dah Bokpe, Représentant du Royaume d’Allada en Europe, qui en est l’Autorité administrative Suprême. L’idée du temple est partie du désir d’universaliser le concept de Vodoun, afin d’apporter des explications éclairées au reste du monde
Démarré depuis 1997, à Kpahou dans une sphère familiale, les travaux de recherches ont conduit en 2000 à une mutation,
qui donne l’allure et l’envergue actuelle du Temple. Il est baptisé « Temple de la Lumière Adjahouto Houta ». Un nom qu’il tient de la présence de la divinité d’Adjahouto en son sein. Actuellement le Temple compte une vingtaine de divinités issue de la tradition religieuse de la lignée d’ Adjahouto. Dès lors tout est en place pour apporter des informations authentiques et scientifiques sur le Vodoun.
Plusieurs activités spirituelles se mènent au temple dans le sens de la procuration du bonheur et du bien être des populations et des pratiquants du Temple. Consultation, initiation, guérison, prières d’assistance et autres. Déjà la liaison du Temple avec l’extérieur a permis la visite de près de 3.000 visiteurs étrangers, issus des pays germanophones.
mercredi 3 janvier 2007
Concert de lancement du nouvel album de O’nel Mala
Le show des privilégiés
Le chantre de l’Eternel, O’nel Mala a donné le vendredi 29 décembre dernier au palais des sports du stade de l’amitié de Cotonou, un concert live de présentation de son tout nouvel album, Lousha. Un show époustouflant en dépit du petit nombre de spectateurs.
Alban CODJIA
« C’est la première fois que O’nel Mala donnera ce concert au monde pour un album qui n’est même pas encore sorti en
côte d’ivoire. » La présentation de Ahouefa Randolphe traduit pour l’essentiel le cadre du concert. Mais cette fois le Bénin ne porte pas chance à l’artiste. Le palais des sports ne se remplira pas. Le démarrage tardif de la soirée n’y a rien pu. Le concert est prévu pour 20 heures. 23 heures, pas de mouvement sur scène. En haut, les gradins ont un maigre occupant. La cabine technique diffuse des mélodies chrétiennes. Pas d’activité au sol sinon les va-et-vient des hôtesses, tantôt pour installer un invité ou proposer de l’eau minérale à acheter à quelqu’un. D’un instant à l’autre, Fafa, la présentatrice circule. 20 minutes s’écoulent, lorsqu’elle hèle: Sion ! Sion ! Elle voulait le groupe Sion. Sem Dossou, un artiste bien connu dans le monde de la chanson chrétienne lui répond, « ils sont dans les coulisses ». Et à elle de dire « Ben, on va commencer hein ! ». « Que ceux qui sont dans les gradins descendent pour remplir le bas ».
Le pasteur Elvis Dagba veut réunir les spectateurs avant la prière pour le bon déroulement du concert. La prière marche. Le petit nombre n’empêchera pas le show car « Dieu ne travaille pas avec la quantité mais avec la qualité ». Les personnes qui sont là sont des personnes de qualité. L’orchestre aussi. Un orchestre panafricain avec des ivoiriens, un togolais et un béninois, habitués à travailler avec l’artiste vu la prestation et l’harmonie entre les deux ce soir là. La présentation des membres de l’orchestre dure une dizaine de minutes.
Délire
00h environ. O’nel s’amène. Le peuple est debout. Beaucoup de cris d’admiration dès le lancement de la première chanson : plus que l’or. Le chant est connu du public. « C’est vous qui chantez », harangue l’homme pour qui « Dieu est bon ». L’animateur de télévision Mikaila Saka danse. Le peuple chante la gloire de Dieu et la défaite du diable. C’était une première alerte. L’ambiance devient un peu plus calme. Le chant qui suit est tiré du nouvel album : Lousha (Je te guérirai). Un album de 14 titres vendu sur place à 2500f
Le délire qui s’en suit est aussi grand que le bain de foule que s’offre O’nel après le départ de l’autre. 1h30 plus tard, la joie emprunte du chemin du non retour. Les spectateurs se lèvent à nouveau. Le concert prend définitivement son envol. Fafa peut se laisser aller sur un air de Rumba. L’hôtesse toujours à ses côtés bat des mains. Mikaila danse encore. En compagnie de Sem Dossou. Les deux hommes se congratulent. Au pied du podium, O’nel est dans ses œuvres. De temps en temps, il glisse des messages d’exhortation à la foi, au pardon, à l’amour de Dieu. Le concert est pour tous les âges, tous les artistes qu’ils soient chrétiens ou pas, toutes les races, sans distinction. Une dame est invitée à chanter le refrain : Dieu est bon. Le public rit et applaudit. Hommage est ensuite rendu à Yiemandja, le messager qui venait de s’en aller, à Sem Dossou et autres. La gaieté a pris ses quartiers au palais des sports et refuse d’en partir. Au milieu de la foule, deux hommes font de la roulette. Leurs cris dominent le reste des spectateurs. Aux alentours, on désapprouve. Mais lorsqu’ils se retrouvent au pied du podium avec O’nel Mala, la roulette continue de plus belle avec l’artiste. Après quelques chansons, le concert prend fin sur une prophétie : « Dieu va vous étonner en 2007 », dixit O’nel Mala.

