mardi 16 janvier 2007
Bilan culturel 2006 au Bénin
Et c’était l’année 2006
Du dimanche 1er janvier au dimanche 31 décembre ; c’était l’année 2006. Une année s’achève et une nouvelle démarre. 2006 ; une année entière ; douze (12) mois de bonheur, de stress, d’improvisations ; 2006, c’était le rendez-vous des défis culturels. Mais que peut-on alors retenir de cette année 2006 et que peut-on attendre de cette nouvelle année 2007 ? Voilà les deux (02) questions auxquelles cette première chronique de l’année répondra.
Cette année 2006 qui vient de finir a été de bons moments où beaucoup d’événements culturels et pas les moindres étaient au rendez-vous.
Depuis bientôt 5 ans, c’est le Festival International de film de Ouidah Quintessence qui a toujours ouvert le bal des manifestations culturelles. C’est ainsi qu’en première semaine de cette année qui vient de s’achever, la 4ème édition du Festival International de Film de Ouidah Quintessence sous la direction effective de son initiateur Jean Odoutan a eu lieu pendant 5 jours à Ouidah. Une 4ème édition qualifiée d’édition d’innovation puisque c’est à partir de cette édition qu’il a été initié l’atelier de critique et de lecture de film, un atelier réservé uniquement aux journalistes culturels. Pendant 5 jours Ouidah a vécu aux couleurs du 7ème art.
Après Quintessence 2006, l’autre événement international qui a fait vibrer le Bénin près d’une dizaine de jours est le Fitheb, cet événement tant attendu. C’était la 8ème édition du Festival International de Théâtre du Bénin qui s’est déroulée du 11 au 19 février 2006 à travers cinq (05) villes béninoises. Une édition de défi qui a permis à Orden Alladatin, le directeur de renouer une confiance avec le public et de plus en plus de partenaires. A travers cette édition 2006, le Fitheb est aujourd’hui sur la voie de retrouver ses lettres de noblesses. Pour cela on ne peut que dire bravo à ceux-là qui se sont véritablement battus pour qu’on en arrive à ce résultat.
Alexandre Atindoko, directeur de a Compagnie de théâtre Tout-Terrain n’a pas manqué le rendez-vous culturel de cette année qui s’est achevée. Il était présent au théâtre de verdure et au pavillon du Hall des Arts de Cotonou avec la tenue effective de son festival rencontre sur Tout-Terrain. C’était la 5ème édition, une édition qui a encore fait des révélations en théâtre et en conte. Au moment où ce festival fêtait sa 5ème édition, la compagnie elle-même fêtait ses 10 ans d’existence. 2006 aura été pour Alèmèdjè et ses collaborateurs une bonne année de grandes réjouissances. Fissc, Festival International de spectacle solo de Cotonou. Le Centre Culturel Français de Cotonou et l’Espace Culturel Ori ont vécu l’édition N°3 de ce festival international qui a connu la participation du Sénégal, Burkina-Faso, France, Gabon, Mali pour ne citer que ces pays. Rappelons que cette édition a été parrainée par la bénino-sénégalaise Germaine Acogny.
Madou, la Gazelle comme elle se faisait appeler au début de sa carrière musicale était au rendez-vous avec son dixième anniversaire. Dix ans après son parcours dans cet univers musical, cette fierté de la musique béninoise s’est arrêtée pour faire un premier bilan. Ce bilan était la célébration de son 10ème anniversaire et cela se passait le vendredi 10 novembre dernier au siège du Fitheb. Une soirée au cours de laquelle, Madou a fait revivre au public invité ses débuts en musique, son parcours. Une célébration qui a permis à Madou de se faire entourer de beaucoup de ses amis artistes et de certaines sommités comme Stan Tohan, Clément Mèlomè, Vincent Ahéhéhinnou etc. Avant de continuer avec les événements heureux de cette année 2006, il convient de rappeler que notre univers culturel et artistique a connu une page noire et cette dernière est le décès inattendu de Eskill Baba Lohento, artiste musicien, arrangeur, membre fondateur de Poly-Rythmo et c’était le vendredi 10 novembre 2006 en son domicile à Cotonou. Ainsi va le monde ; puisqu’il faut vivre pour mourir on ne peut qu’accepter cette loi de la nature et nous disons bon repos et salut à notre artiste.
L’année 2006 a aussi permis au directeur du Bubedra, ses collaborateurs et certaines sommités de la musique béninoise de faire des descentes inopinées et musclées dans le réseau des pirates pour purifier le marché des disques. La dernière en date est celle du jeudi 21 décembre dernier où plus 500.000 Cd piratés ont été saisis avec une dizaine de vendeurs indélicats. Cette guerre déclenchée entre les artistes et certains pirates reconnus connaîtra une suite en début de cette année 2007 qui vient de démarrer. Vivement que les gens s’entendent pour le bonheur de nos artistes et pour notre plaisir.
La 4ème édition des trophées Tam-Tam d’Afrique de Aziz Abdoulaye, la 7ème édition du BGA de Wassi Sissy Alli, la 9ème édition de Conavab de Patrice Ahouloumè, l’atelier d’échanges et de formation initié par l’Association Walô du Bénin en collaboration avec
L’année 2006 n’aurait pas totalement vécu si elle n’avait pas connu l’élection de la plus belle fille du pays. Le samedi 30 décembre 2006 à la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou. C’était Miss Bénin 2006 ; dernier grand événement de l’année. Il sonnait exactement 3h20 mn quand le jury managé par Réckiath Madougou faisait découvrir au charmant public béninois le tiercé gagnant de l’année. Il s’agit de Ibtisam Busari du Plateau 2ème Dauphine, Stéphane Akohouendo du Mono 1ère Dauphine, et Kéhindé Busari de l’Atacora Miss Bénin 2006. Il faut préciser que Ibtisam et Kéhindé sont des soeurs jumelles.
Voilà chers amis lecteurs et inconditionnels de cette page culturelle, l’essentiel de ce qu’il faut retenir de l’année 2006 et on espère que 2007 sera aussi une année très bien mouvementée sur le plan culturel et que les trous laissés par 2006 seront comblés par 2007 pour le succès de notre univers culturel et artistique. C’est sur ces mots d’espoir que nous mettons un point final à cette chronique pour jouer au wait and see !.
la Fondation Le Grand Cru des Pays-Bas et beaucoup d’autres événements non moins importants sont autant de manifestations qui ont meublé le programme culturel de cette année 2006 qui vient de fermer définitivement ses portes pour nous ouvrir celles de 2007. L’autre événement qui a aussi marqué cette année est ce faux rendez-vous du samedi 02 décembre 2006 où le public était invité pour vivre une compétition musicale et amicale à l’issue de laquelle devrait être choisi le successeur de feu Gnonnas Pédro. Un événement tant attendu mais qui a déçu le public, les amis mélomanes et même les artistes en compétition. On espère qu’une telle mascarade culturelle ne sera plus au rendez-vous pour ne pas jeter de discrédit sur l’univers culturel et artistique béninois. Tout est bien qui finit bien.
samedi 6 janvier 2007
Célébration de la fête Vodoun au Bénin
Son Altesse le Prince Dah Bokpè inaugure la première édition au Temple de la lumière Adjahouto Houta
Dans quelques jours, le Bénin, notamment les vodouisants vont célébrer la fête de la religion traditionnelle vodou.
Ce sera le 10 janvier prochain. Mais avant Son Altesse Le Prince Dah Bokpè entend mettre la célébration de cette année dans le sens de la valorisation du vodoun comme moteur du développement. Il promet une fête éclatante au temple de la lumière Adjahouto Houta sur la route des pêches.
Sessi T.
Le vodoun, n’est pas que retrouvailles, danses, transes et libations. C’est le nouveau combat que Son Altesse Royale le Prinz Dah Bokpè entend mener pour promouvoir autrement l’image du vodoun tant au Bénin en Afrique et dans le monde. Le vodoun pour lui reste un ensemble harmonieux de règles qui régissent le processus de vie et de rayonnement d’une communauté. Il n’est pas question pour lui de ramener la religion vodoun dans des considérations simplistes de « satanisation » ou de négativisme. Pour le défenseur de la cause de la tradition africaine en Europe, le vodoun doit aller de pair avec les principes fondamentaux de développement. A ce niveau, il ne considère pas le développement comme les grandes infrastructures des pays industrialisés, mais comme le processus de maturation des mentalités à procéder à un discernement endogène. C’est pourquoi, il a décidé cette année de célébrer la première édition de la fête vodoun au temple de la lumière « Adjahouto Houta », le long de la route des pêches.
Dès lors il place cette célébration sous le thème : « Appel des forces de la lumière pour la rénovation du Vodoun au Bénin ». Un thème qui pose le problème de la considération entière de la religion traditionnelle Vodoun au Bénin. Le choix de ce thème reste aussi pour lui un prétexte devant poser les bases d’une profonde réflexion sur le Vodoun. Tout en invitant à une prise en compte des données intrinsèques de cette religion, le thème compte lancer un plaidoyer pour une meilleure prise en considération du Vodoun, qui aujourd’hui est systématiquement diabolisé à tort.
L’initiative prise par Son Altesse Royale Le Prince Dah Bokpè, à travers la célébration de la fête vodoun par un thème spécifique, vise la restauration profonde de l’image du Vodoun, aujourd’hui altérée par toutes tendances, qui annihilent les efforts de promotion de cette religion. Il s’agit pour l’initiateur de démontrer les bases scientifiques du Vodoun, qui reste à part entière une religion monothéiste à l’image du Christianisme, de l’islamisme et autres. C’est alors une première étape d’un processus de restauration du Vodoun qui vient d’être amorcée.
A cette première célébration, la cour royale d’Allada fera le déplacement au temple de la lumière avec à sa tête, sa majesté le Roi Kpodégbé Toï Djigla. Aux côtés de la cour royale d’Allada, de nombreux dignitaires en provenance de Ouidah et de Porto Novo. Animations, rituelles, prières pour la paix, chants et danses seront aussi au rendez-vous ce 10 janvier 2007 au temple de la lumière Adjahouto Houta.
Rappelons que Son Altesse Royale Le Prinz Dah Bokpè, sera à cette célébration avec une forte délégation allemande conduite par le Maire de la commune de Nebelschutz en Allemagne dans le Sachs Il s’agit là d’un volet particulièrement axé sur la coopération décentralisée où un jumelage est en vue avec la ville de Ouidah.
« Nous avons alors initié son jumelage avec la ville de Ouidah. C’est l’autre raison de leur visite au Bénin, une visite qui a été encouragé par le Ministre du Tourisme le Dr. TOLEBA lors de son passage en Allemagne, qui y voit un intérêt touristique. Car La commune de Nebelschutz de
Le Temple Adjahouto Houta en quelques mots
Le Temple ADJAHOUTO HOUTA est situé sur la route des pêches au village Adounko à quelques kilomètres d’Avlékété (Ouidah). Il est reste le Temple Vodoun de la lumière de la Cour Royale d'Allada, sous l’Autorité Suprême de Sa Majesté Le Roi KPODEGBE Toyi DJIGLA et dirigé par Son Altesse Royale Le Prince Dah Bokpe, Représentant du Royaume d’Allada en Europe, qui en est l’Autorité administrative Suprême. L’idée du temple est partie du désir d’universaliser le concept de Vodoun, afin d’apporter des explications éclairées au reste du monde
Démarré depuis 1997, à Kpahou dans une sphère familiale, les travaux de recherches ont conduit en 2000 à une mutation,
qui donne l’allure et l’envergue actuelle du Temple. Il est baptisé « Temple de la Lumière Adjahouto Houta ». Un nom qu’il tient de la présence de la divinité d’Adjahouto en son sein. Actuellement le Temple compte une vingtaine de divinités issue de la tradition religieuse de la lignée d’ Adjahouto. Dès lors tout est en place pour apporter des informations authentiques et scientifiques sur le Vodoun.
Plusieurs activités spirituelles se mènent au temple dans le sens de la procuration du bonheur et du bien être des populations et des pratiquants du Temple. Consultation, initiation, guérison, prières d’assistance et autres. Déjà la liaison du Temple avec l’extérieur a permis la visite de près de 3.000 visiteurs étrangers, issus des pays germanophones.
mercredi 3 janvier 2007
Concert de lancement du nouvel album de O’nel Mala
Le show des privilégiés
Le chantre de l’Eternel, O’nel Mala a donné le vendredi 29 décembre dernier au palais des sports du stade de l’amitié de Cotonou, un concert live de présentation de son tout nouvel album, Lousha. Un show époustouflant en dépit du petit nombre de spectateurs.
Alban CODJIA
« C’est la première fois que O’nel Mala donnera ce concert au monde pour un album qui n’est même pas encore sorti en
côte d’ivoire. » La présentation de Ahouefa Randolphe traduit pour l’essentiel le cadre du concert. Mais cette fois le Bénin ne porte pas chance à l’artiste. Le palais des sports ne se remplira pas. Le démarrage tardif de la soirée n’y a rien pu. Le concert est prévu pour 20 heures. 23 heures, pas de mouvement sur scène. En haut, les gradins ont un maigre occupant. La cabine technique diffuse des mélodies chrétiennes. Pas d’activité au sol sinon les va-et-vient des hôtesses, tantôt pour installer un invité ou proposer de l’eau minérale à acheter à quelqu’un. D’un instant à l’autre, Fafa, la présentatrice circule. 20 minutes s’écoulent, lorsqu’elle hèle: Sion ! Sion ! Elle voulait le groupe Sion. Sem Dossou, un artiste bien connu dans le monde de la chanson chrétienne lui répond, « ils sont dans les coulisses ». Et à elle de dire « Ben, on va commencer hein ! ». « Que ceux qui sont dans les gradins descendent pour remplir le bas ».
Le pasteur Elvis Dagba veut réunir les spectateurs avant la prière pour le bon déroulement du concert. La prière marche. Le petit nombre n’empêchera pas le show car « Dieu ne travaille pas avec la quantité mais avec la qualité ». Les personnes qui sont là sont des personnes de qualité. L’orchestre aussi. Un orchestre panafricain avec des ivoiriens, un togolais et un béninois, habitués à travailler avec l’artiste vu la prestation et l’harmonie entre les deux ce soir là. La présentation des membres de l’orchestre dure une dizaine de minutes.
Délire
00h environ. O’nel s’amène. Le peuple est debout. Beaucoup de cris d’admiration dès le lancement de la première chanson : plus que l’or. Le chant est connu du public. « C’est vous qui chantez », harangue l’homme pour qui « Dieu est bon ». L’animateur de télévision Mikaila Saka danse. Le peuple chante la gloire de Dieu et la défaite du diable. C’était une première alerte. L’ambiance devient un peu plus calme. Le chant qui suit est tiré du nouvel album : Lousha (Je te guérirai). Un album de 14 titres vendu sur place à 2500f
Le délire qui s’en suit est aussi grand que le bain de foule que s’offre O’nel après le départ de l’autre. 1h30 plus tard, la joie emprunte du chemin du non retour. Les spectateurs se lèvent à nouveau. Le concert prend définitivement son envol. Fafa peut se laisser aller sur un air de Rumba. L’hôtesse toujours à ses côtés bat des mains. Mikaila danse encore. En compagnie de Sem Dossou. Les deux hommes se congratulent. Au pied du podium, O’nel est dans ses œuvres. De temps en temps, il glisse des messages d’exhortation à la foi, au pardon, à l’amour de Dieu. Le concert est pour tous les âges, tous les artistes qu’ils soient chrétiens ou pas, toutes les races, sans distinction. Une dame est invitée à chanter le refrain : Dieu est bon. Le public rit et applaudit. Hommage est ensuite rendu à Yiemandja, le messager qui venait de s’en aller, à Sem Dossou et autres. La gaieté a pris ses quartiers au palais des sports et refuse d’en partir. Au milieu de la foule, deux hommes font de la roulette. Leurs cris dominent le reste des spectateurs. Aux alentours, on désapprouve. Mais lorsqu’ils se retrouvent au pied du podium avec O’nel Mala, la roulette continue de plus belle avec l’artiste. Après quelques chansons, le concert prend fin sur une prophétie : « Dieu va vous étonner en 2007 », dixit O’nel Mala.


