Rechercher sur AfrikBlog

Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

jeudi 5 octobre 2006

"Allo cousin", une série télévisée made in Bénin en tournage

Clovis_AgbahoungbaProduction cinématographique au Bénin

La série télévisée « Allo Cousin » en tournage

Hier, le jeune réalisateur Clovis Agbahoungba a démarré le tournage des 6 premiers épisodes d’une série télévisée appelé  « Allo Cousin ». Un pari pour lui, de combler un temps soit peu le déficit d’images de chez nous sur les écrans de la télévision. Un film typiquement made in Bénin avec une quarantaine d’acteurs émérites de la place. Le premier clap a été donné à Fidjrossè Jacquot.

Sessi T.

« Moteur ! ça tourne ! Clap.  Action ! » Autant de mots d’ordre qui ont précédé le tournage de la première scène du premier épisode « Les débrouillards de la cité »  de la série télévisée « Allo Cousins » du jeune réalisateur Béninois Clovis Agbahoungba. Il sonnait 9heures 15 minutes. Une ambiance de travail s’installe dans le salon de la villa qui accueille le tournage à Fidjrossè Jacquot. Acteurs, cadreurs, assistants réalisateurs, maquilleuses, éclairagistes tous à l’unisson pour une bonne production. La scène se déroule dans une ville où deux parents du village sont venus rendre visite à leur cousin. Ils sont accueillis par la fille du cousin, qui les installe au salon avant de les annoncer à son père. Voilà qui plonge dans l’univers de la série télévisée « Allo cousins ». Un travail de fourmi, qui sans doute apportera du réconfort et de la joie dans les cœurs des téléspectateurs.

Selon le réalisateur, la série télévisée « Allo cousin » est une série de 12 épisodes de 7 minutes instantanés. Chaque épisode de la série est bouclé et indépendant. Le même acteur revient dans chaque épisode et interprète chacun un personnage différent selon l’histoire. Il s’agit d’un sitcom où des faits de société sont mis en relief avec une note d’humour et de tradi-comédie. 

Tout est parti selon Clovis Agbahoungba, d’une histoire de deux cousins, candidats à l’exode rural. Mais le cousin aîné, en raison de son état physique abandonna la course et laissa le plus jeune partir pour la quête du « bonheur ». Une fois en ville, une conversation téléphonique s’installe entre les deux cousins. Le cousin « citadin » informe le cousin « rural » des conditions difficiles de la ville avec les affres et les vices qu’elles entraînent : escroquerie, chômage, prostitution, harcèlement sexuel en milieu scolaire, vol et bien d’autres. Un entretien « aller-retour » qu milieu duquel se trouve le téléspectateur qui vit les faits au travers des épisodes de sept minutes. Il est le témoin des réflexions et du vécu des deux cousins ; vécu dans lequel le téléspectateur se retrouve et s’interroge à partir de la comédie du film. D’où le concept « Allo cousin ». A la fin de chaque épisode l’un des cousins tire une conclusion en qui de leçon de vie. 

« Allo cousin » tout en s’adressant aux jeunes africains, est un témoignage et un appel aux africains à compter sur leurs propres efforts pour leur réel développement. Au nom des six épisodes actuellement en tournage on peut citer : « Les débrouillards  de la cité », « le faux neveu », « un mari apetissant », « adieu million », « Nouveau record du monde », « vol Arrêté ». Dans cette aventure on retrouve les acteurs comme le Major Ayéchro, Sébastien Davo et bien d’autres. La production de cette série est assurée par Sud Action de Hector Singbo.  Le film a bénéficié, par ailleurs d’une aide à la production du Fonds francophone de production audiovisuelle du sud de l’Agence Intergouvernementale de

la Francophonie

en 2004. Vivement que le bout du tunnel soit atteint pour que les téléspectateurs béninois savourent des images « made in Bénin ».

Note sur le réalisateur

Clovis Agbahoungba est un jeune réalisateur béninois. La trentaine, il s’est illustré dans bien de productions à partir de sa formation. Avec le scénario de « Allo cousin », il a bénéficié d’important stage tant au Bénin notamment au Centre International des Radios et Télévisions d’Expression Française (Cirtef), qu’à l’étranger. Il se fait la main au Centre Imagine de Gaston Kaboré à Ouagadougou au Burkina Faso. Talentueux, il se retrouve en Europe et se fait une petite place au milieu des réalisateurs et techniciens audiovisuels notamment à Lyon, Marseille et Paris. Son challenge aujourd’hui est d’envahir les écrans de nos télévisions par des images qui reflètent le vécu des populations.   

Posté par tsessi à 20:45 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Littérature au Bénin

« La  Marraine française »

Le nouveau roman de Denis Avimadjessi Couverture_Avimadjessi 

L’écrivain Béninois Dénis Avimadjessi vient de publier chez Publibook en France son tout dernier roman baptisé  « La Marraine française ». Une œuvre illustrée d’une soixantaine de pages environ a été inspirée d’un fait réel de trahison et d’abus de confiance par une intermédiaire, devant servir de relais entre un pauvre enfant soutenu dans ses études par une organisation humanitaire internationale. Décryptage !

Sessi T.

« Maman, dit-il à Adinassé, j’ai compris… que nos meilleurs amis peuvent être parmi les personnes les plus différentes de nous, alors que nos pires ennemis peuvent être parmi les personnes qui nous ressemblent à tout point de vue. » Cet extrait du nouveau roman de l’écrivain Denis Avimadjessi,  pose en soi le véritable problème de crise de confiance entre ses proches amis. Un fait de société qui se pose de façons récurrentes notamment dans les pays en développement.

« La marraine française » relate l’histoire de madame Laurence Dupont, une européenne, qui une fois de passage en Afrique décida de prendre en charge les études de Amousso L. Cocou, un enfant en situation difficile. De retour chez elle, elle a tenu promesse en octroyant une aide financière mensuelle à  Amousso par le biais de sa directrice d’école, qui au finish n’a rien fait d’autre que de détourner l’argent, avec à  la clé des mensonges fabriquées de tout pièces à l’endroit des deux parties.  Pour la marraine, la directrice adresse de fausses informations, tandis qu’elle hésite pas un  seul instant à vilipender la race blanche, histoire de dérouter l’enfant des promesses de fonds, qu’il devrait espérer. « Je te répète avec force que les Blancs sont tous des menteurs (…) La preuve voici la lettre que vient de m’envoyer ta fameuse marraine, Madame Dupont. Elle n’a même pas parlé de toi. Elle t’a déjà bien oubliée comme je te l’ai dit » pouvait-on lire. Ce pendant, Amousso, aidé de quelques notables  du village décide de percer l’abcès pour la manifestation de la vérité. Parviendra-t-il ? N’est-ce pas une lutte dont la suite est connue d’avance, à l’image de celle de David contre Goliath ? Puisque la directrice reste une force politique dans le village.  Intrigue. Rebondissement. Suspens. Autant d’atouts d’écritures propres à l’auteur pour tenir en halène son lecteur du début à la fin du roman. 

Le roman de Denis Avimadjessi, reste à la fois un témoignage d’un fait vécu et un appel à l’endroit des « généreux donateurs » pour leur notifier que leur bien ne vont pas toujours vers les réels bénéficiaires. Loin de toute complication linguistique et syntaxique, ce roman est adapté à tout lecteur moyen et coule de source.

Note sur l’auteur

Denis Avimadjessi est un  cadre du ministère des Affaires étrangères en République du Bénin et un passionné des belles lettres. Lauréat de plusieurs prix littéraires nationaux au Bénin, sa plume lui a valu une reconnaissance internationale en 1997 par le Prix international de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie pour son roman « Le Jeu de Carlos ». Il vit et travaille depuis peu en Belgique.

Posté par tsessi à 20:38 - Actualités - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grand Prix d’Auteur dramatique Francophone 2006

Le metteur en scène Euloge Béo Aguir lauréat

Dans la nuit du dimanche 24 septembre 2006, à Paris, notre compatriote Euloge Béo Aguiar a décroché le Grand prix d’auteur francophone de théâtre radiophonique. C’est suite à une décision unanime du jury lors de la cinquième édition du festival des fictions dramatiques radiophoniques francophones.

En compétition le dramaturge et metteur en scène a été retenu pour sa pièce intitulée « Papieritudes 2 » devant une cinquantaine de pays francophones concurrents. Une pièce qui a traite une fois encore de la question de l’immigration. Seulement pour Euloge, il n’est  pas question de partir de chez soi, tant qu’il reste encore à faire. Une position forte, qu’il a défendu dans sa pièce et qui lui vaut aujourd’hui une grande reconnaissance au plan international. « On ne s'installe pas de force chez l'autre, surtout quand il reste beaucoup à faire chez soi. » décrie-t-il. « Papieritudes 2 » a été écrite par Euloge Béo Aguiar sous la direction artistique de Janvier Nougloi. Ce succès l’artiste le dédie déjà à tout le peuple Béninois qui a fait de lui ce qu’il est en acceptant ses créations. « Par ce prix c'est tout le Bénin qui se trouve honoré et j'en suis très flatté » se réjouit-il tôt ce matin.

Toujours au cours de ce festival, le dramaturge Béninois a été invité à plusieurs débats sur des thématiques relatifs à la relation entre les auditeurs et  le théâtre radiophonique: On retient des questionnements suivants : « Où en est le théâtre radiophonique dans les pays francophones? Quels sont aujourd'hui les échanges entre les radios de ces différents pays? Les moyens sont-ils en relation avec la demande des auditeurs? Pourrait-on les développer? A ces questions, l’artiste a apporté ses éclairages aux côtés d’éminentes hommes et femmes de la culture dont Eugénie Diecky, directrice des programmes de Radio Africa n°1, Bashir Bah, coordonnateur de l'URTNA (les radios rurales en Afrique de l'Ouest), Yves Gerbaulet, directeur du festival, et Yves Nilly, administrateur SACD délégué à la radio.

Avant son retour sur Cotonou, Euloge Béo Aguiar animera dans le cadre du Festival International de Théâtre Action, un atelier de formation sur le théâtre rituel.

Posté par tsessi à 20:29 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 3 octobre 2006

John Arcadius en concert Vendredi prochain

Arcadius_2Musique et action humanitaire

John Arcadius déclenche l’opération  « Soins pour tous » par un concert ce vendredi

Faciliter l’accès aux soins gratuit aux enfants de 0 à 10 ans au Bénin. Telle est la vision que l’artiste Béninois de la chanson John Arcadius, traduira en acte concret à partir du vendredi 06 octobre prochain au cours d’un géant concert live au Palais des congrès de Cotonou en compagnie des grosse cylindré comme Sagbohan Danialou et Nel Oliver. Il l’a fait savoir hier au restaurant « comme chez moi » au travers d’une conférence de presse.

Sessi T.

« Je voudrais mobiliser le public et les meilleurs musiciens du bénin pour l’accès aux soins médicaux en faveurs des enfants » Ainsi résumait l’artiste John Arcadius sa nouvelle vocation humanitaire  partir de son art. Musicien engagé à penser les  plaies de sa société, il décide de mobiliser à partir de la musique des moyens pour appuyer les soins des enfants de 0 à 10 ans au Bénin. Et  il n’est pas allé loin pour trouver la première source de financement : un concert live à Cotonou en compagnie des dinosaures de la musique béninoise comme Sagbohan Danialou et Nel Oliver. Sur cette même scène, il tend la main à  la nouvelle génération parmi laquelle vont défiler des icônes comme Tchalé, le groupe féminin « Terriba » et le salséro Gobi du Black Santiago.

Pour le conférencier, le concert de vendredi sera le point de départ de l’initiative « Soins Pour tous », une association à but non lucratif qui recevra l’intégralité des recettes du concert. Ce fonds servira selon la même source à installer au Centre national hospitalier et universitaire  de Cotonou une pharmacie et des équipements plus performants. Toute chose, qui éviteront des cas de décès pour certaines opérations qui ne se font pas dans ce centre faute de matériels. Un fait qui découle de la révolte de l’artiste face au mutisme et à l’inconscience des dirigeants Africains, qui se font soigner dans les grands centres médicaux en Europe et aux Etats-Unis et qui sont incapables d’instaurer un bon environnement d’accès aux soins à leur peuple. « Je suis peiné de voir investir des milliards de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment pour la présidence de la république en face du CNHU, qui est dépourvu de l’essentiel pour le traitement des malades » s’indigne John Arcadius.

Arcadius_1Le concert de vendredi prochain reste aussi, un prétexte pour l’artiste de dévoiler au public béninois le titre « Akli » de son troisième album, baptisé « Ouidah blues ». Ce morceau dont le titre « Akli » signifie en français la gale, reste un sévère réquisitoire de l’artiste à l’endroit des autorités du Bénin, devant la déliquescence des soins de santé et de l’état du Cnhu, qui est comparable à une « boucherie humaine ». Il sera aussi mis en vente ce single dont la moitié des recettes ira vers l’association « Soins Pour tous ». C’est pourquoi, il sera demandé pendant trois jours, aux bonnes volontés d’emboîter le pas à John  en complétant le montant de « ce fonds par des sommes de leur choix ».

On rappelle que le « jazz man » Arcadius vit en Belgique et depuis son premier album « Agada », il n’a cessé de s’illustrer positivement, dans par son art, sa musique et ses engagements pour  des causes bonnes et justes. Pour le concert de vendredi, il sera sur scène avec tous les membres de son orchestre qui ont fait déjà le déplacement de cotonou. Il ne reste qu'au public béninois de faire le sien vers le Palais des congrès, pour joindre l’utile à l’agréable.

Posté par tsessi à 14:32 - Actualités - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1