Rechercher sur AfrikBlog

Blog de Sessi

Ce blog est dédié à la Culture, aux Arts et au Tourisme du Bénin.

mardi 5 décembre 2006

Burkina Faso : Joseph Ki-Zerbo est mort

L’historien et grand opposant politique est décédé lundi des suites d’une longue maladie.

Le grand opposant politique et intellectuel burkinabè Joseph Ki-Zerbo est décédé, lundi matin, à Ouagadougou, des suites d’une maladie. Agé de 84 ans, l’historien renommé avait activement participé à la vie politique et culturelle de son pays et de l’Afrique. Il sera inhumé jeudi dans son village natal de Toma.

Par Habibou Bangré   /  www.afrik.com

JosephLa maladie a eu raison de Joseph Ki-Zerbo. Le grand opposant burkinabè est décédé lundi matin à Ouagadougou, à l’âge de 84 ans. Après l’annonce de la nouvelle, les proches et compagnons politiques se sont succédés pour dire adieu à cet opposant historique et souhaiter toutes leurs condoléances à la veuve et aux enfants du disparu. Le député Malick Yamba Sawadogo, de l’Union pour la renaissance/Mouvement Sankariste (UNIR/MS), a également rendu un hommage respectueux à son ancien adversaire politique sur les ondes de RFI.

Carrière politique riche

Le « baobab », comme certains le surnommaient, avait progressivement quitté le paysage politique, se disant « fatigué et malade ». Ainsi, dès août 2003, il avait renoncé à la présidence du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS) qu’il avait créé en 1993. Ce poste est actuellement occupé par Ali Lankouandé et le mandat de député que le Professeur Ki-Zerbo a quitté le 28 août dernier est assuré par Etienne Traoré.

Joseph Ki-Zerbo, né le 21 juin 1922 à Toma (province du Nayala, Ouest), laisse derrière lui une grande carrière politique et culturelle. Il obtient son baccalauréat en 1949 à Dakar et s’envole pour Paris, où il étudiera le droit et les sciences politiques. Son parcours brillant lui vaudra d’être sacré premier agrégé noir-africain d’Histoire à la Sorbonne. Il enseigne en France et dans plusieurs pays africains  et se lance dans l'arène politique.

En 1958, il crée avec d’autres Africains le Mouvement de libération nationale (MLN), qui prônera le « non » au référendum lancé cette même année par le président français Charles De Gaulle. Un référendum qui demandait aux colonies si elles étaient favorables à la création d’une communauté française. Le « oui » l’emporte largement et l’historien part vivre en Guinée, qui a massivement choisi le « non ».

Il retourne dans son pays natal en 1960, lorsque l’indépendance est proclamée. Il participe à la chute du président MauriceKi_Zerbo Yaméogo, est élu député aux premières législatives multipartites de 1970, mais est éliminé lors du premier tour de la présidentielle de 1978. En 1983, il doit trouver l’exil à Dakar, suite au coup d’Etat du général Sankara et laisse derrière lui la direction du Centre d’études sur le développement en Afrique. Il opte pour le Sénégal, où il occupe la chaire d’histoire de la fameuse université Cheick Anta Diop. Pendant ce temps, sa bibliothèque est incendiée : 11 000 ouvrages partent en fumée. Il rentre finalement au pays en 1992 pour reprendre part à la joute politique.

Intellectuel reconnu

Il a par ailleurs été l’une des têtes pensantes du Collectif contre l’impunité, fondé au lendemain de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en décembre 1998. Car l’investissement de Joseph Ki-Zerbo était aussi intellectuel et culturel. Il a été président du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, membre du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et aussi écrivain.

Il écrit des ouvrages sur le continent africain qui font aujourd’hui référence pour de nombreux étudiants : L’Histoire de l’Afrique noire, des origines à nos jours (1972), La natte des autres, pour un développement endogène de l’Afrique (1992), L’histoire générale de l’Afrique (dont il a dirigé deux volumes : ceux de 1972 et 1980) ou A quand l’Afrique (2003).

joseph_ki_zerboContesté pour certaines de ses positions, Joseph Ki-Zerbo a reçu de nombreux prix saluant ses activités. En 1997 le Prix Nobel Alternatif pour ses travaux sur les modèles originaux de développement ou, en 2000, le Prix Kadhafi des droits de l’Homme. Selon Etienne Traoré, qui a remplacé Joseph Ki-Zerbo à l’assemblée nationale, une veillée funèbre aura lieu ce mardi et le défunt devrait être inhumé jeudi dans son village natal.

Post scriptum: Nous faisons entorse à notre ligne éditoriale pour proposer ce billet à nos lecteurs à cause de la grandeur de cet homme de culture africaine. Immense de par sa culture et son charisme, c'est notre modeste manière de lui rendre un hommage!

Posté par tsessi à 19:48 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour la Présentation de sa collection 2007

La Marque « Wrangler » dans tous ses états

La discothèque du Palais des congrès de Cotonou est devenue pour la nuit du vendredi soir dernier la plate-forme de démonstration du show-wrangler. Une soirée riche en attractions et effets vestimentaires.wrangler

Sessi T.

Sonorités en vogue ! Parades de mannequins griffés « Wrangler ». Une ambiance de fête et de rêve régnait simplement dans  la discothèque du Palais des Congrès, désodorisée solennellement par des extraits de plante aromatisés. Tout était mis pour une belle fête de présentation de la collection 2007 de wrangler. Une collection déclinable en trois catégories dont : sport, décontracté chic et classique. La marque wrangler a profité de cette soirée pour dissiper  le cliché qui la classe simplement dans la ligne des « blue jeans ». Non !

La  soirée spécial show wrangler apporte un démenti formel à cette idée fixe. La marque « Wrangler » s’impose comme une marque qui accompagne le consommateur dans tous ses états et dans tous ses besoins de se vêtir. Des sorties classiques au pique nique en passant par les besoins vestimentaires au quotidien, la marque « Wrangler » est présente et apporte son savoir-faire, son originalité et sa classe. Bref sa signature de « branché ».

C’est d’ailleurs ce qui justifie  le caractère festif de la cérémonie de présentation de la dite collection. Tous les goûts musicaux étaient au rendez-vous. De l’ambiance « night club » pour le show des jeunes aux musiques classiques du 3è âge, rien n’a échappé à la beauté de la soirée.

La crème de la musique béninoise a été sollicitée pour assurer la bonne humeur aux spectateurs, qui loin de passer une soirée traditionnelle, où ils sont souvent scotchés sur  leur siège, ont dû se lever pour prendre d’assaut  la piste de danse. Exercice exceptionnel et amusant. Ovation en guise de satisfaction. Tour à tour le groupe féminin Terriba, Espoir, le ballet Ori, Naomi, les frères de la jeunesse, Love Affo et le chouchou des mélomanes Petit Miguelito ont assuré le show. Les spectateurs sont rentrés aussi les mains chargées de cadeaux surprises de « Wrangler ».

Posté par tsessi à 19:16 - Mode - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1