mardi 28 novembre 2006
Prix découvertes Rfi à Douala, le 30 novembre
Patrick Ruffino à deux doigts de la gloire
Le chanteur béninois Partick Rufino s’est envolé hier vers le Cameroun et planche le 30 novembre prochain à Douala pour le prix Rfi découvertes.
Alban CODJIA
S’il réussissait à le gagner, Patrick Ruffino entrerait dans l’histoire en tant que premier béninois à remporter le prix découvertes Rfi. Mais le plus beau reste incontestablement pour lui, le coup de pouce que cette distinction va donner à sa jeune carrière d’auteur interprète compositeur. Point n’est besoin de rappeler que ce prix propulse au devant de la scène internationale, de nombreux talents qui font aujourd’hui la fierté de leur pays et de l’Afrique. Les exemples de Tchéka, de Tiken Jah Fakoly, de la camerounaise Sally Nyolo sont quelques unes parmi les nombreuses stars révélées par les prix Rfi découvertes en 25 éditions. Le 30 novembre à Douala, Patrick Ruffino affrontera ses pairs finalistes : le haïtien Bélo, auteur compositeur , interprète et le groupe congolais Lang’i composé de sept membres, un groupe fondé en 2003 à Brazzaville. Le vainqueur sera désigné à l’issue du spectacle.
A Douala, la fête promet d’être beau notamment avec la prestation d’artistes locaux, Grâce Decca, Nguea Laroute, Koppo, Patou Bass au cours de la soirée de distinction mais également l’enregistrement en public des émissions radio : " Médias d'Afrique ", d'Alain Foka, " Plein Sud ", d'Amobé Mévégué, " Couleurs tropicales " de Claudy Siar, et " Appels sur l'actualité " de Juan Gomez, l’une des émissions les de Rfi les plus écoutées en Afrique.
Le lauréat du prix Rfi découvertes 2006 recevra 7000 euros (environ 4,6 millions francs Cfa) et une bourse d'aide au développement de sa carrière d’une valeur de 12 500 euros (un peu plus de 8 millions de francs Cfa) lui sera accordé par le ministère français des Affaires étrangères. Espérons que Patrick aura plus de chance que sa sœur n’en a eu au concours de la star Academy.
Des Belges à la rencontre du Bénin
Partis de la Belgique pour traverser l’Afrique
Une soixantaine de touristes achèvent leur périple au Bénin
(Un plus pour la promotion de la destination Bénin)
Partis de Bruxelles le 27 octobre dernier, une soixantaine de touristes a parcouru l’Afrique à bord de 2 chevaux. Ils ont achevé leur périple au Bénin samedi dernier où ils ont été officiellement accueillis par le ministre Soumanou Séibou Toléba, au cours d’une cérémonie au palais des congres de Cotonou.
Alban CODJIA
Samedi 16h 20 environ, un véhicule noir portant une plaque d’immatriculation officielle s’immobilise au pied de l’esplanade du palais des congrès. La soixantaine de touristes, les hommes de médias et surtout l’animateur de séance, Joël Kuégah avaient deviné la présence à bord du véhicule du ministre de l’artisanat et du tourisme Soumanou Seibou Toléba. A sa descente, le patron du tourisme qui eut droit aux salutations chaleureuses des touristes prononce quelques mots à leur endroit avant de regagner son siège : « Je tiens à remercier tous ceux qui ont fait le déplacement de la terre hospitalière du Bénin. Je leur souhaite la bienvenue au nom du chef de l’Etat, le Dr Thomas Boni yayi. Et je souhaite également qu’ils puissent revenir, 16, 20 voire 40 fois». La cérémonie d’accueil des touristes démarre quelques minutes après. Avec le speech du responsable de cette aventure touristique dénommée Rallye Touareg Trail 2006, M. Gert Duson. « Nous sommes content d’être accueilli par la ville de Cotonou, On n’est pas un Rallye comme les autres (…) C’est un rallye sympathique, un rallye culturel. Le but est que les gens apprennent à connaître la culture locale des villes qu’ils traversent » déclare t-il en donnant quelques précisions sur l’accueil des populations béninoises. Pour le ministre Toléba, le passage du rallye touareg Trail au Bénin revêt un intérêt à la fois social et touristique et a permis le rapprochement des peuples et le brassage des civilisations entre les touristes et les populations béninoises.
Sourire
Partis de Bruxelles, le 27 octobre dernier, les participants du rallye ont atteint l’Afrique par bateau après un tour à Luxembourg et en Italie. L’aventure du rallye Touareg 2006 démarre concrètement en Tunisie avec les légendaires voitures 2 chevaux (25) et 4 véhicules 4x4 dont l’itinéraire s’est dessiné à travers la Tunisie, la Libye. L’ambition de la caravane était de gagner le Burkina par la frontière entre la Libye et le Niger. Seulement la frontière avait été fermée deux jours avant leur arrivée en raison d’incidents survenus. Bloqués en Libye pendant huit jours, les aventuriers prennent finalement la décision de visiter le Bénin, pays que Gert Duson a trouvé formidable et culturellement riche pour y être venu, il y a quatre ans. Les 2 chevaux et les 4x4 atterrissent alors par avion à Niamey d’où les touristes partent pour visiter différentes localités des communes de Natitingou, Bassila, Grand-popo et de Cotonou. Différents sites touristiques du pays les ont accueillis : le parc de la Pendjari, les tata somba, les couvents et palais d’Abomey sans oublier la forêt de Bantè dans laquelle ils ont passé une nuit et la plage de Grand-Popo. Durant le parcours, les caravaniers auront été séduits par l’accueil des populations. «J’ai traversé 30 pays en Afrique, mais je n’ai jamais vu un pays aussi sympathique où les gens sont accueillants, vous gratifient d’un sourire surtout les enfants au passage des voitures dans les villages », a déclaré M. Gert Duson. « Cela m’a donné envie de prendre par la main chaque enfant belge et lui faire découvrir en toute spontanéité ce qu’est le sourire des Béninois », renchérit un autre touriste.
Promotion de la destination Bénin
Le rallye a été possible grâce à l’appui de la communauté belge en collaboration avec l’actuel gouvernement. Objectif, une meilleure promotion de la destination Bénin en matière de tourisme. Un objectif atteint à plusieurs titres. Si cette édition a été une réussite, elle ne sera pas la dernière puisque une autre aventure touristique en direction du Bénin est déjà prévue pour mars 2007.En plus de cela M. Gert Duson, au regard de la beauté touristique du Bénin promet de passer désormais la grande partie de son temps au Bénin, histoire de mettre en place avec les autorités en charge du tourisme, un plan de développement du tourisme béninois. Un tourisme basé sur le contact avec les populations et la solidarité avec celles-ci.
jeudi 23 novembre 2006
Prix RFI Découvertes 2006
Patrick Ruffino en finale du prix RFI le 30 novembre
Lundi 13 novembre, ont été présentés les trois finalistes de l'édition 2006 du Prix RFI Découvertes. Cette année, vont
concourir Bélo (Haïti), Patrick Ruffino (Bénin) et enfin Lang'i (Congo). La finale aura lieu à Doula au Cameroun le 30 novembre prochain.
Vingt-cinq ans que RFI traque les talents émergents de l'Afrique et de la Caraïbe. Vingt-cinq ans que l'on voit grandir des artistes de grande qualité. De Zao à Tiken Jah Fakoly en passant par Rokia Traoré, les plus grands ont participé à ce concours unique en son genre.
Pour le prix Découvertes 2006, la finale aura lieu à Douala le jeudi 30 novembre au cours d'un concert au St John's Plaza, présenté par Claudy Siar. A l'issue du concert, les membres du jury, présidé cette année par Meiway, éliront le lauréat 2006, lequel se produira le 2 décembre au stade Mbappé Lépé de Douala.
Cette année, pour la première fois, les internautes ont la possibilité de voter pour leur artiste préféré en écoutant en ligne des extraits de leurs titres : Voir la page sur le site rfi.fr.
A l'occasion du prix Découvertes 2006, RFI sera présente au Cameroun grâce à plusieurs émissions qui seront enregistrées à Douala les 28, 29 et 30 décembre.
dimanche 19 novembre 2006
Wènin, la nouvelle tendance musicale à Cotonou
Show biz au Bénin
« Wènin », le style musical de fin d’année
Pour ces prochaines fêtes de fin d’année le public béninois va vibrer au rythme d’une démesure musicale avec un nouveau mouvement baptisé : « Wenin ». En langue mina, cela signifie « fait lui ça ». Une danse faite de coups de rein et de déhanchement sexy. C’est la trouvaille du groupe musical « Zenith sound », qui en avant première à présenter le single à la presse le mercredi dernier au bar restaurant le Repaire de Bacchus.
« Gbodjo alinmin » ! Relâche les reins pour bien les bouger ! Tel est intitulé le titre du premier maxi single du groupe Zenith Sound. Un rythme pas assez original. Une rumba déguisée sur un fond de soyoyo et un mélange de soukouss. Musique d’ambiance, le single s’estompe dans un tempo langoureux et aussi endiablé. Tout y mis pour lancer le phénoménal mouvement dansant de fin d’année 2006. La danse qui accompagne le mouvement musical « wenin » est basée sur des coups de reins à plusieurs vitesses. De la plus lente à la plus grande vitesse le rythme musical s’harmonise avec les faits et gestes du couple danseurs, venus faire la démonstration. Une attraction à couper le souffle. Chaude ambiance des plus sexy en perspective. Le mouvement est né, selon le chef d’orchestre de Zenith Sound, dans les folles ambiances du week end au bar restaurant « le Repère de Bacchus ». C’est une façon pour nous de semer la joie et la gaieté dans le cœur des clients de ce bar, qui caracole d’ambiance pour les fêtards de cotonou. Alors mélomanes et amateurs du show, à vos reins prêts partez pour le mouvement « Wenin ».
Sessi T.
Première édition des « Journées de l’Entreprise Artisanale »
Vers le diagnostic de la responsabilité des entrepreneurs de l’artisanat au Bénin.
Du 27 au 28 novembre 2006 prochains, le Bénin abritera la première édition des « Journées de l’entreprise artisanale ». Ces journées poseront une fois encore le problème de la responsabilité des entreprises artisanales dans le sens de la continuité et de la pérennité des acquis. Les professionnels de l’artisanat se donne alors rendez-vous à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin à l’initiative de la Maison de l’entreprise.
Sessi T.
Identifier les chaînons manquant pour le développement de l’entreprise artisanale au Bénin. Telle est la mission fondamentale des premières journées de l’artisanat qui rassembleront tous les acteurs du domaine pour une réflexion sur le développement de l’artisanat au Bénin. Il s’agit d’un atelier technique, qui tout en posant les vraies questions de promotion et de développement du secteur de l’artisanat, proposera les pistes adéquates de solution pour son décollage. Pour Cyr Ngoumba, directeur des programmes de la Maison de l’Entreprise du Bénin, les journées déboucheront sur l’élaboration d’un plan triennal d’actions pour le développement des entreprises artisanales dans notre pays.
La pertinence de cet atelier se justifie, selon la même source, par l’importance de l’artisanat dans l’économie nationale. Pour lui le secteur artisanal « occupe près de 628.348 personnes de la population active et contribue à hauteur de 12% au Produit intérieur bruit, occupant ainsi la troisième place en tant que pourvoyeur d’emplois derrière l’agriculture et le commerce. » Une réalité qui impose donc une réorganisation du secteur avec des orientations stratégiques claires. Car selon les initiateurs des journées de l’entreprise Artisanale, les acteurs du secteur s’ignorent dans leur rôle d’entrepreneur. « Au niveau managérial, l’artisan ne se reconnaît pas comme entrepreneur à part entière. Donc une gestion peu rigoureuse de sa carrière et de l’entreprise » s’expliquent les organisateurs.
jeudi 16 novembre 2006
Entretien avec Richmir TOTAH, Coordinateur du Vendredi des Artistes
« J’invite les artistes à l’union pour relever les grands défis de la promotion de la culture au Bénin »
Mis en place depuis cinq ans, le projet « Vendredi des artistes » reste un creuset d’information et de rencontre des artistes Béninois. Dans la foulée des activités de fin d’année Richmir TOTAH, promoteur culturel et coordinateur du projet revient dans cet entretien sur le concept du projet, les motivations, le parcours et les perspectives. Il n’a pas non plus ocultuer de souligner les actions phares qu’il entend mener pour son nouveau mandat de président de la Fédération des Associations d’artistes du Bénin.
Pouvez-vous nous dire ce que l’on doit comprendre du projet Vendredi des Artistes ?
Le projet a été mis en place en sepltembre 2000 par le ministre Gaston Zossou, alors ministre de la culutre et de la communication. Il existait en ce moment un grand déficit communicationnel entre les artistes d’un côté et les administratifs de l’autre côté. Impossible était donc le dialogue où chacun de son côté spéculait. Les artistes surtout n’ayant pas accès aux informations de la politique culturelle du gouvernement tempêtaient. Les acteurs étatiques n’ayant pas non plus des interlocuteurs ignoraient les aspirations réelles des artistes. Le projet est née de cet état de chose pour corriger un temps soit peu le grand fossé de communication. Alors à chaque dernier vendredi du mois mois un thème est choisi et débattu avec un orateur principal et les artistes. C’est aussi un canal pour permettre alors aux autorités en charge de la culture de livrer des informations stratégiques sur la polituque culturelle de notre pays. Après cinq ininterompus d’activités, je suis bien fier de vous dire que la mission assignée au projet est bien remplie au point où une nouvelle orientation vient de lui être donnée notamment pour assurer la formation des artistes par des thèmes spécifiques.
Eh bien parlez-nous justement de cette nouvelle vision du projet vendredi des Artistes !
Dans le soucis de capitaliser la notoriété acquise par le projet, grâce à la qualité des intervenants, la pertinence thématique des différentes séances, les artistes ont souhaité de lui ajouter une autre prérogative. Celle d’assurer des formations spécifiques notamment dans la gestion des entreprises culturelles. Dès lors après avoir permis aux différents acteurs culturels de reprendre langue, Vendredi des Artistes est devenue une autre école d’apprentissage et de prise de responsabilité des artistes, qui découvrent aujourd’hui toutes les opportunités qui leur sont offertes dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Par ailleurs par manque de financment le processus de décentralisation des séances n’a pu voir le voir. Car l es artistes de l’intérieur du pays ont à maintes reprises demandé que des séances se déroulent également in situ dans leur localité. Toutefois j’ai confiance que avec le gouvernement du changement, nous y arriverons.
Quel bilan peut-on faire après ce long parcours de combattant ?
Le chemin parcouru est peu mais à la fois long. Peu parce que en cinq ans tout ne peut pas être fait. Cependant nous avions pu avec le soutien du ministère de la culture, des artistes et surtout des journalistes culturels, obtenus des résultats concrets. D’abord sur les relations entre artistes et autorités du minstère de la culture est devenue des plus normales au point où le climat de suspision est totalement apaisé. Les artistes sont de plus en plus écoutés et associés aux processus de prise de décision les concernant. Dans la foulée le Vendredi des artistes a favorisé aussi la mise sur pied de la Fédération des Associations d’Artistes du Bénin, du Conseil national des Arts, du la mutuelle de crédit. Nous avions asurer aux artistes des formations sur l’entreprenariat culturel et les processus d’élaboration de projets culturels bancables avec à la clé les différents circuits de financement. Par ailleurs beaucoup beaucoup de personnalités et d’experts sont en permence sollicités pour apporter leur savoir faire aux artistes. D’ailleurs on attend pour la fin du mois de novembre un expert du suivi des projets culturel qui doit entretenir les artistes sur le thème : « les entreprises culturelles comme levier de croissance économique ». Au mois de juin nous avions reçu aussi l’économique Victor Fakèyè, qui une fois encore a démontré comment l’art et la culture restent une matière première pour l’entreprise culturelle. La liste est bien longue. Toutefois le chemin est long car les difficultés de toutes sortes n’ont pas manqué d’entraver le bon fonctionnement des activités. Le plus réccurents est la mise à disposition des subventiosn de l’Etat et le mécanisme de déblocage des fonds.
Justement vous évoquiez le nom de la Faaben, nous savons aussi que vous veniez d’être élu par vos pairs président de cette prestigieuse fédération. Dites nopus avant qu’on mette un terme à cet entretien vos priorité pour cette nouvelle fonction ?
Je voudrais d’abord signaler que la Faaben est une organisation faitière qui aujourd’hui regroupe une vingtaine d’associations d’artistes d’envergue nationale de toute corporation et constituent une force de propostion et action. Il est clair que sans union nous ne pouvons pas parler d’une seule voix pour défendre les causes corporatistes. C’est pourquoi ma première priorité est de tenter et de réussir sur la base d’un dialogue francs et d’ouverture d’esprit l’union de la grande famille des artistes. A ce sujet précisément, j’invite les artistes à l’union pour relever les grands défis de la promotion de la culture au Bénin. L’autre chantier serait aussi de participer aux grands débbats culturels dans le monde où chaque peuple tend à protéger sa culture avec le concept d’identité culturelle. Nous déteminerons la part du Bénin dans ce débat qui invite aussi les peuples avec la diversité culturelle. De façon conrète, il est primordiale pour nous d’organiser avant la fin de l’année, la semaine de l’artiste qui sera fait de débats de table ronde de spectales et toutes autres manifestions d’expressions artistique et culturelle dans le but d’expliquer au public le rôle de la culture dans le développement. Il s’agit aussi d’imprimer aux artistes une nouvelle vision de la gestion des activités culturelles. Lentement nous parviendrons à des saisons artistiques et culturelles pour que les artistes soient désormais acteurs de leur destin. Notre combat sera aussi d’éviter aux autorités d’envoyer n’inporte qui à la tête du ministère de la culture. Nous parviendrons à l’image des autres ministère à avoir des hommes de culture pour conduire la destinée de la culture. Cela reste un travail de longue haleine qui implique la participation de tous.
Décès de l’artiste Eskill Lohento
Le Bénin perd son « rossignol »
Dans la consternation totale, la famille des artistes béninois a appris, le vendredi 10 novembre 2006 dernier, la mort de Eskill Lohento, chanteur principal du Tout Puissant Poly Rythmo, l’orchestre musical des années de gloire du marxisme léninisme béninois. Un décès survenu tôt le matin à suite d’un malaise. Et pourtant, il venait de faire son dernier show musical à la clôture de la fête de la bière le 1er novembre 2006. Les mélomanes Béninois s’en souviendront toujours.
Sessi T.
Le rideau est tombé ! Une page vient d’être tournée pour l’orchestre « Poly Rythmo » de Cotonou, par le décès de Eskill Lohento. A 57 ans, il vient de laisser derrière lui tout un héritage musical pour cet orchestre qui a fait la gloire et la fierté du Bénin dans les années 70. Quand j’ai eu la chance de l’interviewer chez lui dans le cadre de la sortie du disque « Poly Rythmo Nouvelle formule », un dimanche après midi du mois de mai 2004, il me confiait avec joie qu’il n’a pas dit son dernier mot dans l’arène musical : « le Poly Rythmo n’est pas mort et on n’a pas fini de chanter » concluait-il. Il n’a vraiment pas fini quand on sait que le mercredi 1er novembre dernier, il faisait un grand show musical à la clôture de la fête de la bière sur la scène du centre de promotion de l’artisanat.
Seulement, l’auteur de la chanson mythique « Nini » ne peut plus reprendre son show qui embrase la scène. Il vient de tourner le dos à cette scène pratiquement le micro à la main, laissant derrière lui une famille de 9 enfants. Les mélomanes se souviendront toujours de sa voie de rossignol qui ensorcelle et envoûte le cœur des spectateurs. Ils se souviendront encore et toujours de ses pas de danse qui font de lui une véritable bête de scène.
Les circonstances du décès
La mort de Eskill Lohento est intervenue tôt le matin à sept heures le vendredi 10 novembre 2006. Sentant des malaises, il demanda à son fils d’aller lui chercher le médecin. A cet instant, ce dernier fit signe à son grand frère qui lui indiquait d’aller chez le médecin et qu’au cas où il serait indisponible de louer un taxi pour l’amener dans une clinique. Mais entre la quête du médecin et l’arrivée du grand frère, l’artiste rendit simplement l’âme dans son lit. Selon des sources proches de la famille, tout s’est très vite passé en l’espace d’un quart d’heure. La même source indiquait que l’artiste ne présentait aucun signe de maladie, ni de malaise la veille.
Qui est Eskill Lohento ?
Compagnon fidèle de Clément Mèlomé, Eskill Lohento a été de tous les combats de l'orchestre Tout Puissant Poly Rythmo dont il est le vocaliste principal. Il a partagé les bons moments de gloire, d'apothéose et de morosité de cet orchestre. Né en 1951 à Cotonou, il fut très tôt orphelin de mère à l'âge de dix ans. Faute de soutien, Eskill s'adonne à la musique pour se maintenir.
Découvert par l'accordéoniste Clément Mèlomé, il a commencé par s'illustrer en 1964. Sa participation active à l'émission récréative des enfants à radio Dahomey avec Cécile Robert, l'a révélé au public. En 1965, il intégra le groupe « Sunny Black Band » de Crépi Wallace. Et ce fut le début d'une aventure sans fin, qui a fait de lui, un rossignol de la chanson béninoise dans les années 60 et 70.
Succession de compositions, d'interprétation et de sorties sur scène dans les différents night club de Cotonou dont « la canne à sucre ». Malgré sa première composition « Gbèminho » en 1965, c'est plutôt avec la chanson « Agbaza min mè » que Eskill a connu un franc succès à partir de 1977, après le festival « Festac » de Lagos avec le T.P Poly Rythmo. Entre 1978 et 1980, il donnait de la sueur froide à Johnny Halliday quand il interprétait sa chanson « Le Pénitencier ». « Quand je chantais « le Pénitencier » Johnny me donnait de l'argent. » confit-il.
Une chose est sûre, sa voix a bercé beaucoup de mélomanes et lui a valu l'estime de bon nombre d'artistes de la chanson française de l'époque. On se rappelle encore ses interprétations en fon de la chanson « le film est triste » et qui a donné le célèbre morceau « Nini ».
Eskill Lohento en chiffres, c'est une quinzaine de compositions, plusieurs grandes apparitions sur scène au Bénin, en Afrique et au Cuba. Marié, il est père de neuf enfants dont deux filles.
vendredi 10 novembre 2006
8è édition de la fête de la Bière à Cotonou
Les Béninois invités une fois encore à sacrifier à la tradition allemande
Le restaurant « Berlin » dirigé par Volker Heese donne encore rendez-vous aux amoureux de la bière et de la bonne
bouffe les 10 et 11 novembre prochain pour la 8è édition de la fête de la bière. Au-delà des quatre géants buffets le public aura droit à une attraction musicale des artistes de la chanson béninoise comme Nel Oliver, Sagbohan Danialou, Petit Miguelito en live avec l’orchestre « Black Santiago » et la compagnie de danse « Les super Anges ». C’est ce qu’on retient de la conférence de presse donnée vendredi dernier au restaurant « Berlin » en présence de l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne Dr Albrecht Conze.
Sessi T.
Deux mille cinq litres de bière. Deux mille kilos de viande dont 30 méchouis sur quatre géants buffets avec 9 Entrées, 12 plats de résistance et 6 desserts. C’est le contenu de l’attraction culinaire de la 8è édition de la fête de la fête de la bière organisée par le restaurant « Berlin ». Un événement qui aujourd’hui reste une référence pour les amateurs de la bonne bière et de la bouffe. Dans un cadre à la hauteur des attractions, les fêtards auront droit selon leur désir à partager le jardin et la terrasse avec une vue panoramique sur la lagune de cotonou. « Même si nous n’avons pas les ambitions de la fête en Allemagne, la fête de la bière est devenue une réalité culturelle au Bénin. Toutes les années, la fête se déroule fin octobre au Titanic et mobilise 1.500 personnes.» indique Volker Heese.
Par ailleurs, selon le conférencier, le décalage de la date cette année est pour éviter de pénaliser les musulmans qui étaient en période de jeun. « Si nous avons reporté la fête cette année au 10 et 11 novembre, c’est pour permettre à nos amis musulmans de sortir du carême et de participer massivement à cette fête où il n’y a pas que la bière, mais toutes sortes de boissons et quatre buffets géants » s’explique-t-il.
L’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne Dr. Albrecht Conze, a fait à la presse l’historique de la fête de la bière dans son pays. Pour lui la fête, qui cette année est à sa 173è édition est née le 12 octobre 1810. Tout est partie selon l’histoire d’une fête populaire que le prince héritier Ludwig, devenu plus tard le roi Louis 1er de la Bavière, a donné en honneur à son mariage et à celle de la princesse Thérèse. La réussite de cette a conduit à la décision d’une reprise annuelle. Ce qui donne la fête de la bière ou Oktoberfest. Avis alors aux amateurs de la belle mousse blanche.
Finale Concours "Lu Pour vous" 2006
Quand la littérature rime avec le ludique
Dans la fièvre de la journée internationale de l’écrivain africain, le Bénin a connu le dimanche 05 novembre
dernier l’épilogue de la troisième édition du concours littéraire « Lu pour vous ». C’était dans la somptueuse salle bleue du palais des congrès de Cotonou devant de nombreux invités et amoureux de belles, où Godfried Dougnon et Constantin Amoussou ont été sacrés champignons respectivement dans la catégorie junior et senior.
Sessi T.
Réconfort et sourire. C’est qui frappe ce soir du dimanche 05 novembre dans la salle bleue du Palais des congrès de Cotonou, devenue trop petite pour la masse des participants à la finale du concours « Lu pour vous ». Un décor solennel, sobre et beau accueillait le premier regard des invités. Composé dans le fond d’une plume montée sur un socle, ce décor disposait de trois pupitres à gauche en biais pour la composition des finalistes. Juste en face se trouvaient les sièges des membres du jury composé pour la circonstance de Florent Couao-Zotti et de Mahugnon Kapkpo. La salle donnait l’écho d’une belle mélodie musicale qui apaisait les esprits des invités installés dans leur fauteuil, feuilletant le journal de la finale du concours. Ce bulletin donne toutes les informations sur le concours et notamment les deux textes inédits de la compétition. Rédigé par la Guadeloupéenne Gisèle Pineau, le texte de la catégorie Junior s’intitule « Garde du corps », tandis que le Togolais Kangni Alem signait « Le sandwich de Britney Spears pour le compte des finalistes senior.
Enfin tout est prêt pour la compétition. La voie envoûtante de l’animatrice de la cérémonie Raissa Gbédji annonce les couleurs. Ici musique, danse, lecture et compte rendu de lecture ont eu simplement le temps d’un beau mariage en parfaite harmonie. La compagnie « Les As du Bénin » a usé de toute sa créativité pour offrir au public la diversité et la richesse du patrimoine des chants et danses du Bénin. Sans pour autant démérité les groupes artistiques « Africa Voice » et « les frères Sossa », de l’écurie « Laha Productions » ont aussi donné de la voie pour égayer le public.
Djamila Idrissou Souler, initiatrice et directrice du concours a exprimé toute sa gratitude à tous les acteurs, partenaires et sponsors qui ont œuvré depuis trois ans, pour le rayonnement de la lecture au Bénin. Elle a profité de la même occasion pour exhorter d’autres partenaires à soutenir l’initiative dans son effort pour son institutionnalisation. Martin Lougbénon, secrétaire général du Ministère de la culture sport et loisirs, représentant le ministre, a confirmé, une fois encore le soutien de son ministère au concours « Lu pour vous », avant d’inviter les finalistes à une émulation saine.
Mérite et récompense
La compétition a permis tour à tour aux six finalistes des deux catégories de faire une critique des textes en présence des membres du jury et des auteurs qui ont fait spécialement le déplacement de Cotonou. Une activité qui a précédée la lecture collective avec le public pendant une dizaine de minutes.
Les finalistes juniors ont ouvert la balle. Successivement Nicaise Bamidélé, Séraphine Tohoué et Godfried Dougnon ont « décortiqué » les lignes du texte « Garde du corps » de Gisèle Pineau. De leur côté les seniors ont offert au public l’opportunité de savourer l’ardeur critique de Eugène Kouglénou, de Judith Bidouzo et de Constantin Amoussou. Une phase très haletante et exaltante. Encouragement du public. Expression fluide ou hésitante des candidats. Tout y passe.
Le jury ne s’est pas fait prier pour donner le verdict. Du côté des juniors, Dougnon Godfried prend la première place devant Nicaise Bamidélé et Séraphine Tohoué. En face des juniors, « la terreur » (pseudonyme du candidat en question) de Constantin Amoussou a fini par plaquer la détermination de Judith Bidouzo et Eugène Kouglénou qui occupe respectivement la deuxième et troisième place. Couronné de succès les six finalistes sont repartis les mains remplies de cadeaux dont trophées « Lu pour vous », des lots de livres, des postes téléviseurs, des ventilateurs, des kits de connexion et des portables. La chance a permis aussi aux participants de gagner grâce à la tombola, un billet d’avion Cotonou Paris offert par Air France, des tee-shirts et casquettes griffés « malta guiness » et des recharges téléphoniques. Le rideau tombe sur la troisième édition. Rendez-vous est donc pris pour la quatrième édition l’année prochaine. Lisez et lisez toujours.
mercredi 8 novembre 2006
Marcelle Johnson, responsable accueil de Open Services International (OSI)
« J’invite les Béninois à jouer nombreux à la loterie visa USA pour accroître le taux de succès
de notre pays »
Partir pour les Etats-Unis légalement n’est plus un rêve, mais plutôt une réalité avec la loterie visa que lance chaque année le Département d’Etat Américain. Cette année l’opération a démarré depuis le début du mois d’octobre et s’achèvera le 03 décembre prochain. Mais avant la fin de l’opération, Marcelle Johnson, responsable accueil de Open Services International, une des sociétés conseil et assistance pour la transmission des dossiers, nous donne volontiers dans cette interview plus d’éclairage sur ce qu’est la loterie visa des Etats-Unis et le processus de participation au jeu. Tout en rassurant la population béninoise de la qualité des prestations de sa société, elle l’invite à jouer massivement dans les meilleurs délais pour éviter les désagréments de dernière minute. Marcelle Johnson revient aussi sur les différents produits qu’elle met à la disposition de la clientèle pour maximiser les chances de succès à la loterie. Décryptage !
Quelles sont les objectifs de la loterie Visa qui constitue l’essentiel de votre activité sur votre site du Hall des Arts ?
Comme vous pouvez vous en rendre compte, le département d’Etat Américain organise chaque année grâce à « Diversity Visa Lottery » un jeu pour permettre à des citoyens non américains d’obtenir le visa américain à vie pour étudier, travailler et même résider en permanence aux Etats-Unis en toute légalité et à titre gracieux. Cette année il sera délivré 55.000 visa d’entrée permanente aux USA. Notre rôle ici sur le site du Hall des arts consiste à apporter assistance et conseil aux populations afin qu’elles puissent envoyer des dossiers de qualité conformes aux normes du département d’Etat des Etats-Unis. Car nous nous sommes spécialisés au niveau de la société Open Services International dans la préparation et la soumission des candidatures auprès du département d’état Américain. Cette année l’opération est lancée par le programme DV électronique depuis le 04 octobre et prendra fin le 03 décembre 2006.
Comment participe t-on alors au jeu de la loterie visa USA?
Il suffit de faire le déplacement au Hall des arts sur notre site, remplir la fiche d’inscription, obtenir sa photographie et payer les frais de service qui s’élèvent à trois mille francs cfa. Une fois l’opération terminée nous transmettons les informations et le joueur reçoit immédiatement en quelques minutes son accusé de réception.
Quelle est alors l’issue de cette opération ?
A la clôture de l’opération, il est procédé à une présélection des dossiers conformes puis à une sélection. A cette étape les postulants retenus par le département d’Etats des USA reçoivent un courrier postal, qui le leur notifie, et ils prennent toutes les dispositions pour leur départ en terre américaine. Je voudrais signaler aussi que depuis que nous exerçons dans ce domaine, la qualité de notre travail fait que tous nos dossiers sont toujours présélectionnés. Car l’exigence du dossier reste la photographie. Nous avons sur notre site des spécialistes de photographie numérique qui garantissent la qualité excellente des images. Ce qui fait que la plupart de nos dossiers est présélectionné.
Comment pouvez-vous certifier cela ?
« A bon vain point d’enseigne » dit-on. Nous respectons simplement les normes demandées par le département d’Etats
des Etats-Unis. D’ailleurs, je vous indique que des clients qui ont l’équipement Internet à la maison n’ont pas pu envoyer leur dossier. Mais après avoir fait un tour chez nous le dossier est transmis en 10 minutes. Par ailleurs le dimanche 29 octobre 2006 dernier nous avions reçus la visite inopinée des officielles de l’ambassade des Etats-Unis, qui après nous avoir écouté ont témoigné du sérieux et de la qualité de nos prestations. Par ailleurs nous avons beaucoup de gagnants qui ont aussi témoigner de leur succès à la loterie.
Peut- on avoir une idée des différents produits que vous proposez aux clients ?
Nous avons environ cinq types de produits pour permettre aux différents membres d’une famille d’accroître leur chance. En dehors du produit simple pour une seule personne, les couples disposent du jeu simple ou croisé. Le premier qui permet à un élément du couple de jouer avec un seul dossier, le second offre la possibilité aux deux membres du couple de jouer avec deux dossiers. Il est aussi possible aux couples de jouer avec le même principe en rapport à leur enfant.
Un message à l’endroit des populations béninoises !
Je demande simplement aux Béninois de sortir massivement pour venir jouer et accroître les chances de réussite. Car plus le volume de participation augmente plus la probabilité de nombreux gagnants serait forte. Il faut noter que le Béninois ne jouent pas autant comme les autres. Comme statistique on retient qu’en 2005, seulement 218 Béninois ont été sélectionnés contre 1592 pour le Togo, 9849 pour le Nigeria, 3088 pour le Maroc, 7229 pour l’Egypte et 6871 pour l’Ethiopie.

