lundi 30 octobre 2006
« Tchink system rénové et soyoyo gota » au Bénin
Une innovation musicale du jeune chanteur Cephas en Or
Le marché béninois de disque enregistre une nouvelle production musicale depuis hier. Il s’agit de l’album « Révélation » d’un jeune chanteur du nom de Ahiffon Pierre Cephas alias « Cephas en or ». Vingt six ans et infirmier de son Etat, il avoue cependant ne pas abandonner la blouse blanche et le bistouri pour le micro, mais plutôt donner libre cours à une passion ; assumer un héritage.
Sessi T.
Un premier cri et une innovation. Voilà la trouvaille qui marque l’originalité du jeune chanteur Béninois Céphas en or, qui crée le « tchinck system rénové » pour faire son entrée dans l’arène musical. Fidèle à ses origines Mahi (Savalou à plus de 300 km de Cotonou), il n’est pas allé loin pour trouver son rythme : le tchingoumè. Sur ce rythme déjà travaillé par le roi Stan Tohon en « tchink system », le jeune Céphas en Or, comme pour tisser sa corde au bout de l’ancienne du Roi Tohon crée le « tchink system rénové ». « J’ai équilibré la fusion des instruments modernes avec les instruments traditionnels. Il y a plus de l’acoustique et de la percussion dans ce que j’ai fait. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à faire aussi une symbiose entre la grande gourde « Gota » et le rythme soyoyo et qui donne le rythme soyoyo gota » avance le neveu du chanteur traditionnel « Gbétchéou.
Dans son tout premier album Céphas en or offre aux mélomanes sept titres sur lesquels il sensibilise le public sur les méfaits du sida et de la maladie en général qui emporte le patient dans l’au-delà après avoir rongé ses finances et celles de leurs parents. En bon amoureux, il dévoile son cœur et conte fleurette une fois encore à son âme sœur avec le titre « chérie tché ». Attaché à son Savalou natal, il n’a pas hésité à composer un titre pour la fête de l’igname pilé célébrée tous les ans le 15 août. Combattant et homme d’espérance, Céphas partage à travers cet album son espérance avec le titre « Enawagnon ». Un cocktail savamment orchestré et mise en boite par le label « Musigerme » de André Quenum.
Tiré à 2000 exemplaires dont moitié CD et moitié cassettes, ce premier album a été lancé le dimanche 29 octobre dernier à la villa du 21 Avril en présence des parents et amis, mais aussi des autorités politiques notamment Alexis Hountondji, chargé de mission du chef de l’Etat et Eric Adja, l’assistant du Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. Au cours de cette cérémonie solennelle, le premier cd vendu à l’américaine a été arraché à 500.000 francs cfa.
L’album « Révélation » reste alors le premier cri musical de Céphas, qui a besoin d’une réponse par votre consommation sans modération de l’oeuvre.
Finale du Concours littéraire « Lu pour vous »
Attractions autour des écrivains Gisèle Pineau et de Kangni Alem
La phase finale de la troisième édition du concours littéraire « Lu pour vous » aura lieu le dimanche 05 Novembre 2006 au Palais des Congrès de Cotonou. Mais avant cette date le comité d’organisation donne une conférence publique le jeudi 02 novembre 2006 au Centre culturel de Cotonou, avec la présence effective de deux icônes de la jeune génération de la littérature africaines. Il s’agit de la Guadeloupéenne Gisèle Pineau et du Togolais Kangni Alem.
Sessi T.
L’innovation est toujours au rendez-vous ! C’est du moins ce que l’on puisse affirmer depuis les deux dernières éditions du concours littéraire « Lu pour vous ». Après le grand concert d’ouverture avec les artistes en vogue en avril, le comité d’organisation n’est pas passé par quatre chemins pour offrir sur un plateau d’or deux icônes de la littérature africaine au monde littéraire béninois et au public : la Guadeloupéenne Gisèle Pineau et du Togolais Kangni Alem. Ils seront devant le public Béninois, la presse béninoise et tous les amateurs de belles lettres.
L’objectif d’un tel choix est simple. Il s’agit pour le comité d’organisation de faire à la fois la promotion de la lecture, du livre et des auteurs. La présence des deux auteurs se justifie par le fait que le monde scolaire actuel en dehors des romans au programme scolaire, ignore tout de l’évolution du monde littéraire au plan national et africain. C’est pourquoi à la suite des auteurs Béninois comme Florent Couao Zoti et Roger Gbégnonvi en 2004, Daves Wilson et Roger Sidonkponhou en 2005, une ouverture est faite sur le continent à l’endroit de Gisèle Pineau de la Guadeloupe et Kangni Alem du Togo. Il s’agit d’auteurs, qui proposent des textes inédits devant servir de support pour la compétition de la phase finale du concours. Une phase qui permettra de départager les trois finalistes dans les catégories
junior et senior.
En attendant le dimanche 05 octobre, le comité donne rendez vous au public le jeudi 02 octobre au ccf de cotonou pour un partage avec Gisèle Pineau et Kangni Alem. Après la conférence publique des séances de dédicace sont prévues pour le bonheur des amoureux du livre.
jeudi 26 octobre 2006
BMG Yari et "le Guerrier Bariba" au Bénin
La musique Rap au Bénin
BMG Yari signe son deuxième album solo « Guerrier bariba »
Après « Bienvenue au Bénin », l’artiste béninois du rap, BMG Yari vient de produire son deuxième album intitulé « Guerrier Bariba ». Un opus entièrement dans la même veine rapologique que le premier. Résolument tourné vers la promotion des valeurs traditionnelles de notre pays, BMG apparaît plus engagé et se passe pour le défenseur de la cause des opprimés et des couches vulnérables.
Sessi T.
Une production d’une dizaine de titres engagés, produit par Alain Ajavon et enregistré sous le label Taka Crew records. Tel est la nature de la seconde réalisation discographique du rappeur Béninois BMG Yari. Natif de Tanguiéta dans le nord du Bénin (à environ 700 km de Cotonou), il n’a pas fini d’exprimer son talent. Au-delà de la fougue d’une jeunesse qui se défoule dans un pareil style de musique, BMG Yari apporte sa touche d’originalité : Défendre le bien et la cause des couches vulnérables. S’inscrivant dans une autre thématique, il révèle aussi dans cet album sa détermination à dénoncer la mauvaise promotion faite à la terre africaine, toujours présentée négativement dans l’opinion publique. C’est ce qu’il chante dans le morceau « farafina ». Pour lui l’Africain, est l’ennemi de l’Afrique, car il qui développe l’orgueil, toujours un facteur du sous développement.
Educateur et observateur de l’évolution des capitales africaine, le rappeur de Tanguiéta dénonce l’effritement des valeurs morales notamment en ce qui concerne la virginité des filles. « Si on fait un retour dans le passé le taux de virginité des jeunes filles est de 85% dans la tranche de 20 et 25 ans. Malheureusement aujourd’hui, il est triste de savoir que à 14 ans nos jeunes filles perdent leur virginité » regrette l’artiste. Dans le titre « J’aime pas ça », il adresse un message de prise de conscience à la couche juvénile féminine africaine. Pour lui, « la pudeur est encore de rigueur dans la profonde Afrique ». Il va plus loin dans ce registre, et dénonce aussi la dépigmentation de la peau chez les femmes africaines. « Je vous préfère avec votre teint café » avoue-t-il dans sa chanson « Mademoizel », qui reste un hymne à la beauté africaine.
Sur tout un autre chapitre de son régal musical, BMG Yari, fait l’éloge de la bravoure du guerrier bariba en la personne du héros Bio Guerra. Toutefois il dénonce, la traîtrise de l’homme noire et sa complicité avec le Colon. « Ces Africains achètent des armes de leurs seigneurs occidentaux pour qu’on s’entretue Ces chiens pillent nos économies en diapason avec les pseudo-sauveurs qui sont les Etats-Unis et l’occident » dégaine-t-il. Il n’est pas non plus resté muet sur l’immigration clandestine et conseille à ses frères africains de retourner le miroir pour regarder autour d’eux et chez eux où règne le véritable Eldorado, plutôt que d’aller mourir à l’image des cabris dans les eaux lointaines à bord des navires de fortune.
On retient que BMG Yari a déclenché la fièvre musicale en 1990 après ces premiers pas à la chorale Saint Michel de Natitingou. Ce qui lui ouvre les voies avec une première signature « oya » avec le groupe Constat des Faits (CDF) en 2000. Depuis il prend la route en solo avec le pari d’offrir le meilleur de lui à ses fans.
Coopération Culturelle et économique "Alabma-Bénin"
2è Forum d’affaire et de coopération économique Alabama- Bénin
La participation de la délégation béninoise suspendue
Du 25 au 31 octobre 2006 doit se tenir à Alabama aux Etats Unis, la deuxième édition du forum d’affaire et de coopération économique entre la diaspora noire et le Bénin. Autorisée en conseil des ministres la délégation que devrait conduire le ministre de la culture vient encore d’être suspendue pour des raisons non encore connues.
Sessi T.
Le Bénin répondra absent à la deuxième édition du forum d’affaire et de coopération économique Alabama-Bénin. Ainsi vient de décider le gouvernement béninois par une correspondance en date du 20 octobre 2006. Cependant, la participation d’une délégation béninoise chargée de faire la promotion artistique, culturelle et économique de notre pays a été autorisée en conseil des ministres en sa séance du 11 octobre dernier. Fort de cette décision les artistes et autres membres de la délégation ont dû faire déjà des réservations et autres préparatifs dans le but de rehausser les couleurs de notre pays dans cette sphère de la diaspora noire américaine. Dans cette optique, le gouvernement a instruit formellement le ministre de la culture, qui devrait conduire la délégation béninoise de « faire la promotion culturelle et artistique du Bénin à ce forum ».
Devant cette suspension, il est clair qu’un coup dur vient d’être donné à cette jeune coopération qui vient de naître entre notre pays et l’Etat d’Alabama. On peut se demander aussi si de pareille décision est de nature à encourager le processus de développement culturel dans notre pays. Surtout quand on sait que le fait d’avoir mis le département de la culture dans le giron des sports et loisirs était considéré par nombre d’artistes comme un manque d’intérêt du gouvernement du changement pour la promotion culturelle de notre pays. L’autre fait qui dénote du désintérêt du gouvernement reste le budget 2007 voté pour la culture en 2007 et qui fait 0.14% du budget total de l’Etat.
On rappelle que l’initiative du forum est née avec le processus de la « Réconciliation et développement » démarré avec la diaspora noire par notre pays depuis la conférence des leaders sur la réconciliation et le pardon tenu à Cotonou du 1er au 05 décembre 1999. Suite à cette conférence les leaders politiques, les hommes de foi et de culture ont pris des résolutions dont entre autres la tenue annuelle du festival « Gospels et Racines » et le forum d’affaire et de coopération, qui reste une matérialisation au plan économique de la dynamique de réconciliation et de développement entre le Bénin et la diaspora douloureuse. Ce forum prend en compte cinq domaines dont l’agriculture, les finances et la manufacture, l’éducation et la coopération municipale. En attendant toutes autres explications sur la non participation du Bénin à cette importante rencontre, on espère que la main de la diaspora sera toujours tendue pour accepter le pardon et accompagner le processus de développement de notre pays.
mercredi 25 octobre 2006
Communiqué "Concours Lu pour vous"
COMMUNIQUE
Dans le cadre de la finale de la troisième édition du Concours Lu pour Vous, le comité d’organisation invite au Bénin, les écrivains Togolais Kangni Alem et Guadeloupéenne Gisèle Pineau. A la veille de cette grande finale du 05 novembre prochain au Palais des Congrès, il est organisé une rencontre publique avec ces deux écrivains vivant en France. Vous êtes cordialement conviés à cette rencontre qui se tiendra ce JEUDI 02 NOVEMBRE, SOUS LA PAILLOTE DU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS A 10 HEURES.
L’ACCES EST LIBRE ET GRATUITE.
La Directrice du Concours.
mardi 24 octobre 2006
Une anthologie pour le tchink system
Promotion musicale au Bénin
Une anthologie pour la mémoire du tchink system de Stan Tohon
Le roi du tchink system, Stan Tohon a procédé au lancement officiel d’un coffret de quatre Cd, qui résume son parcours depuis le début de sa carrière musicale. C’était au parking gros porteur du marché Dantokpa.
Sessi T.
33 titres sur quatre Cd en un coffret. Tel est le produit artistique que le roi du tchink system Stan Tohon a mis sur le marché du disque ce samedi, devant une foule de nombreux curieux et de fans. Ambiance festive. Sonorité du tchink très bien distillée pendant plus de trois heures de concert. Tout le monde se veut être le témoin de cet événement. L’anthologie du Tchink, qui vient d’être lancé, vise à retracer le parcours du quart de siècle de l’artiste aux générations présentes et futurs. « J’ai travaillé dans un style, qui aujourd’hui n’est pas connu des jeunes, il y a aussi des chansons que les mélomanes ne connaissent plus ou ont tendance à oublier. » explique le Roi Tohon Pour lui, il est question de conserver la mémoire du rythme tchink system à travers les chansons de succès et de gloire.
Sur le coffret de Papi Grandé, on retrouve les titres comme « yallow », « Agassa Agassa », « Koudé » et bien d’autres, qui ont fait le bonheur des mélomanes. L’importance de cette œuvre selon l’auteur réside dans la difficulté d’archivage des vinyles. « Cela a été très difficile pour moi de retrouver les disques pour la compilation. C’est grâce à l’artiste Binto Gustave et un Brésilien que j’ai pu arriver à cette anthologie » révèle t-il. On retient que pour ses vingt cinq ans de carrière, Roger Tohon compte 200 titres. C’est pourquoi en offrant les 33 titres, flash back de sa carrière, il a donné cette grande fête musicale sur la place publique du marché Dantokpa. Sur la scène du samedi plusieurs artistes ont défilé de 10 heures à 13 heures, avant que le Roi du tchink ne vienne clôturer la fête en gratifiant le public de quelques chansons.
On rappelle que cette initiative a été portée par la maison de distribution « Top Show biz ».
Après deux séances mensuelles non tenues du « Vendredi des artistes »
Au cours d’un point hier, Richmir Totah, coordinateur du projet « Vendredi des Artistes » a expliqué les raisons fondamentales de la non tenue successives de la séance d’août et de septembre. Toutefois il rassure les acteurs du monde culturel que tout est mis en œuvre pour une pérennité de l’activité.
Sessi T.
La séance mensuelle du projet « Vendredi des artistes » n’a pas pu se tenir au cours des mois d’août et de septembre dernier. Une situation qui selon Richmir Totah, le Coordinateur du projet, s’explique par le manque de moyen financier. Pour lui l’asphyxie financière est due au changement de régime et au décloisonnement du département de la culture du ministère de l’artisanat et du tourisme à celui du sport et loisirs. Cet état de choses n’est pas de nature à faciliter le décaissement des subventions allouées à l’Etat pour ladite activité. « Depuis le début de l’année nous n’avions rien perçu dans cette subvention. Nous avions fonctionné en payant de nos poches. Une fois essoufflés, nous avions décidé d’arrêter pour faire le point et faire entendre à l’autorité que nous sommes vraiment épuisés » a fait entendre le coordinateur. Pour la même source, le processus est actuellement en cours pour qu’une partie des fonds soit débloquée, afin de permettre aux activités reprendre.
Signalons que cette situation dure depuis un moment, où le siège qui abrite la coordination demeure sans électricité et eau, et le bail impayé.
Très optimiste pour le devenir du projet, le coordinateur rassure l’opinion et le monde des acteurs culturels que pour la suite tout sera mis au point pour le rayonnement de la culture au Bénin.
D’ailleurs, il annonce le thème du vendredi 27 octobre prochain qui porte sur le thème : « Culture, démocratie et développement : une trilogie nécessaire à l’éclosion culturelle au Bénin » qui sera développé par Koffi Gahou, artiste plasticien et directeur de la galerie Bikoff.
A la suite de ce thème, promet le coordonnateur, l’expert comptable et consultant des questions culturelles Radji Safiou planchera pour le mois de novembre sur le thème « Les industries culturelles comme levier de croissance économique ». Et pour clôturer en beauté l’année, une nuit de l’artiste est en vue selon Richmir Totah.
Il est clair que les autorités politiques notamment le ministre de la culture fasse diligence pour redonner espoir à la culture, moteur de développement économique et social.
mardi 17 octobre 2006
Littérature au Bénin
Le lieutenant Oké publie son recueil de poèmes « Ici et maintenant »
Le paysage littéraire béninois s’est enrichi une fois encore d’une nouvelle production. Un recueil de poème bilingue (français allemand) écrit par un homme de rang en la personne du lieutenant Ismaël Idrissou Oké. Publié aux Editions du Flamboyant, le recueil « Ici et maintenant » se révèle comme à la fois comme un hymne à l’amour et une révolution au niveau de l’armée béninoise qui depuis lors se plie à la loi de silence.
Sessi T.
De beaux vers. Une thématique riche et variée suivie d’illustrations. Respect approximatif des règles de la versification française et allemande. Voilà les attraits du premier recueil de poèmes de 88 pages publié par le lieutenant Ismaël Oké. Un recueil dont l’originalité tient à la fois des histoires comptées et de l’origine professionnelle de l’auteur. « Depuis l’existence de l’armée béninoise, c’est pour la première fois qu’un officier en fonction publie un ouvrage. Le lieutenant Oké, vient de donner une leçon à nous ses aînés et à ses collègues. » a fait comprendre le général Mathieu Boni lors de la soirée dédicace qui a eu lieu hier au quartier général de l’Etat major des forces armées béninoises. Une cérémonie fort simple et solennelle qui a permis à l’auteur de présenter son œuvre au public et ses motivations d’écriture. « J’ai écrit le premier poème de ce recueil suite à un refus des autorités de l’ambassade canadienne en Allemagne d’aller voir mon grand frère qui y vit et que j’ai vu il y a 15 ans. Après toutes les tentatives, le visa m’a été refusé par trois fois. Suite à cela, j’ai pris ma plume pour écrire le poème « Pourquoi ? » a expliqué le militaire poète. Ce fut pour lui le début d’une aventure merveilleuse qui a donné vie au recueil « Ici et maintenant ». Toujours soucieux de l’équilibre de ses milieux de travail, il décide aussi de traduire son œuvre en allemand afin de permettre à la fois à ses collègues du monde francophone que germanophone de le lire.
Avec ses vers, le poète nous plonge dans un voyage idyllique dans l’univers de l’amour, de la tolérance, de la rigueur dans l’armée, de la paix, de la patience et bien d’autres histoires pleines de philosophies et d’humour.
Optimiste et pragmatique, le lieutenant poète partage dans son recueil son sens du pragmatisme qui d’ailleurs transparaît dans le titre : « Ici et maintenant ». Une invite à positiver et à agir en lieu et place des complaintes et des accumulations.
Ecrit dans un style fluide et accessible, le recueil reste plus qu’un coup d’essai. C’est un de coup de maître. Vivement qu’à la suite de ce recueil d’autres littératures « militaires » envahissent le paysage littéraire de notre pays.
De nationalité Béninoise, Idrissou Oké a fait ses études primaires à Cotonou et Bemberèkè. Ancien élève du prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal, il revient au Bénin en 1989 pour continuer au Prytanée militaire de Bembèrèkè. Il obtient le baccalauréat en 1994. Il fut rappelé à l’armée par voie de recrutement. Il fait sa formation d’officier du génie en Allemagne. Après un court séjour au pays, il repart en Allemagne où il poursuit actuellement ses études en génie civil.
mercredi 11 octobre 2006
Entretien avec Soumanou Toléba, ministre Béninois de l’Artisant et du tourisme
« Le Bénin dispose d’importants sites touristiques dont la viabilisation apporterait une valeur ajoutée substantielle aux économies locales »
Le Bénin regorge d’un potentiel touristique impressionnant. Pourtant le secteur enregistre des contre-performances notables. Pourquoi un tel paradoxe et comment inverser la tendance ? Soumanou Toléba, ministre béninois de l’artisanat et du tourisme répond. Entretien.
Monsieur le ministre, Pouvez-vous nous faire l’état des lieux en matière de tourisme au Bénin ?
Le Bénin dispose d’énormes potentialités touristiques notamment : les sites naturels attractifs (belvédères, chutes d’eau, plage, voies navigables, etc.), les musées et les vestiges des royaumes, le patrimoine historique (route de l’esclave), les religions et fêtes traditionnelles (Sakpata, Hebiosso, Egungun, Gaani, etc.), les parcs naturels (Pendjari, W). Le pays peut miser également sur la référence démocratique et la sécurité. C’est dire que toutes les bases matérielles existent pour faire du Bénin une destination privilégiée et très compétitive en Afrique. Cependant, les performances restent bien en deçà de ce qu’elles doivent réellement être. Malgré donc ces 23 milliards de FCFA de recettes moyennes annuelles, le secteur touristique contribue seulement pour environ 2% au Produit Intérieur Brut. Il s’agit là d’un taux très faible qui mérite d’être doublé voire quintuplé ! C’est notre rêve.
Comment expliquez-vous cette contre performance ?
Il faut avant tout comprendre qu’au Bénin, il n’existe pas un cadre d’encadrement juridique adéquat pour bien sécuriser le secteur du tourisme. De plus, le déficit de partenariat public- privé dans le secteur de même que l’inexistence d’un marketing efficace et proactif de la destination Bénin auprès des cibles étrangères anéantit l’effort que consent le gouvernement pour faire décoller ledit secteur. A tout ceci il faudrait ajouter le faible dynamisme du tourisme domestique et les coûts non compétitifs des transports en direction du Bénin.
Quelles sont vos priorités dans ce domaine ?
Elles sont de plusieurs ordres. Mais les plus importantes à attaquer à court et à moyen terme sont les suivantes : La Mise en place définitive des bases structurelles d’une croissance durable du secteur du tourisme, l’élaboration du plan de communication globale en vue d’assurer une promotion réelle de la destination Bénin, la mise en place d’un marketing efficace et proactif de la destination du Bénin, la mobilisation des moyens financiers pour le développement et la promotion du tourisme, l’achèvement de tous les projets inscrits au PIP en souffrance, l’accélération de la réalisation du projet de développement de la route des pêches, la sensibilisation des nationaux à s’approprier leur patrimoine en visitant massivement les différents sites et les nombreux musées de notre pays. Pour ce faire des contrats seront initiés avec des structures cibles.
Quelle est à votre avis, l’importance du secteur touristique dans l’économie du Bénin ?
Le tourisme béninois, si l’on parvenait à le rendre plus dynamique devrait avoir des incidences directes sur l’entrée de devises, la création d’emplois directs et indirects de même que sur les infrastructures immobilières et routières qui seront à coup sur densifiées.
A votre avis, le tourisme peut-il favoriser un égal accès des communes à la richesse nationale ?
Cette question pose avant tout la problématique de l’apport du tourisme à la production locale. Il faut en effet noter que le tourisme, selon les textes de loi sur la décentralisation, est l’un des domaines de compétences de la Commune. Elle est habileté à créer l’environnement nécessaire à son éclosion et son développement. De ce fait, les revenus directs ou indirects générés par l’activité touristique sont au profit de la Commune dans une certaine proportion. Les emplois créés et autres activités induites sont le signe patent de l’apport du tourisme à la création de la richesse communale. Par ailleurs, les diverses interventions de l’Etat dans les Communes à travers la mise en place des infrastructures communautaires constituent l’autre facette de redistribution de la richesse nationale dont celle issue du tourisme. En somme, on ne saurait parler d’un égal accès à la richesse nationale par le biais du tourisme mais plutôt d’un accès équitable de toutes les communes à cette richesse à travers un mécanisme de redistribution efficace et efficient
Quant on parle de tourisme au Bénin, on pense à l’insuffisance des infrastructures et au réaménagement de certains sites de même qu’à la qualité des services. Quel est votre avis à propos ?
Cette observation est réelle, mais depuis quelques années un effort est fait dans le cadre de la formation et du recyclage du personnel de nos restaurants et hôtels. Egalement, des formations sur des techniques d’accueil et de guidage sont organisées à l’endroit des guides touristiques Tout ceci pour améliorer la qualité des services.
Peut-on dresser une liste exhaustive des sites touristiques au Bénin ?
Il faut avant tout préciser que le Bénin regorge d’importants sites touristiques dont la viabilisation apporterait une valeur ajoutée substantielle aux économies locales et de facto à l’économie nationale. Certes, les importants sites identifiés sont en étude pour être totalement viabilisés selon leur niveau de rentabilité, mais il faut tout de même noter qu’il n’existe pas encore à la date d’aujourd’hui, un répertoire de tous les sites susceptibles de mériter attention et réflexion de la part des autorités nationales et locales, l’opération d’identification étant en cours dans nos différents départements.
Où en est-on concrètement avec le projet de la Route des pêches ?
La Routes des pêches est le plus grand et le plus important projet touristique de mon département. Aujourd’hui, ce projet est entré dans sa phase active. Entre autres actions déjà exécutées, nous pouvons citer le volet maîtrise foncière avec la finalisation du répertoire des propriétaires et présumés propriétaires de la zone retenue pour ce projet, le volet aménagement des sites qui comprend plusieurs activités dont le plus important est l’élaboration des plans d’urbanisation détaillés pour tous les sites touristiques, le volet communication et marketing qui continue de vendre le projet aux investisseurs nationaux et étrangers, et le volet recherche de financement qui a permis de prendre des contacts avec des institutions bancaires au plan national et sous-régional. On peut citer à titre illustratif la Banque Ouest Africaine de Développement, (Boad), la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la Financial Bank, Ecobank, Bank of Africa, Banque Régionale de Solidarité ...
Propos recueillis par Fabrice ROKO www.nvleco.info
ROUTE DES PECHES, UN OUTIL ESSENTIEL
Avec un effort soutenu de tous les acteurs du secteur, nous pourrons faire du tourisme le premier pourvoyeur de devises dans les dix prochaines années. Le projet Route des pêches en serait d’ailleurs un outil essentiel. En effet, pour une dépense totale d’investissement d’environs 140 milliards de francs CFA que l’Etat béninois devra faire, il est attendu environ 200 milliards de francs CFA de recettes directes au bout de dix ans d’exploitation. Le démarrage effectif du projet Route des pêches, entre Cotonou et Ouidah, constitue d’ailleurs un des axes majeurs de mon programme d’actions. Ce projet devra générer à lui tout seul, plus 9.000 emplois directs et va constituer un levier pour plusieurs activités créatrices de revenus communautaires dans les domaines de la pêche maritime et continentale, du maraîchage, de la saliculture, de la filière des BTP, etc
mardi 10 octobre 2006
Aneho et le festival des divintés noires
Premier festival des divinités noires
La ville d’Aneho accueille les manifestations le 13 octobre prochain
Pendant trois jours les localités d’Aneho et de Glidji au Togo vont vibrer aux rythmes des danses, chants et incantations des couvents. Une manifestation, qui se situe dans le cadre de la première édition du festival des divinités noires. Initié par « Acofin », l’association pour la sauvegarde du patrimoine et des cultures traditionnelles d’Afrique, ce festival connaitra la participation d’une trentaine de couvents en provenance de cinq pays le long du Golfe de la Guinée.
Sessi T.
Restaurer le vodoun ! Un mot d’ordre de l’association « Acofin » à travers le festival des divinités noires. Réjouissance populaire ; chants traditionnels, danses rituelles, procession des adeptes des différentes divinités, conférence publique sur « le peuple Guin » sont autant de manifestations qui vont se dérouler du 13 au 15 octobre 2006 prochain à Anèho et Glidji dans la préfecture des lacs en république du Togo, dans le cadre de la toute première édition du festival des divinités noires. Il s’agit pour l’association de faire respecter la culture et la tradition africaine et assurer également sa transmission aux générations futures. L’association « Acofin » veut transmettre un héritage spirituel aux jeunes générations tout en les aidant à mieux vivre dans leur quotidien.
En initiant ce festival, les responsables de « acofin » entendent vénérer les divinités comme « Zangbéto », « Mami » ; « Mama colé », « akesse », « Agbozoumè » et bien d’autres. Selon les organisateurs du festival, la ville spirituelle de Ouidah sera à l’honneur avec une dizaine de couvents. A côté du Bénin, le Nigeria, le Ghana, et la Côte d’Ivoire seront présents au Togo. Au total, une trentaine de couvents avec plusieurs divinités seront à la fête de Aneho.
Evénement hautement médiatique, le festival sera couvert par des médias internationaux avec le gratin des animateurs vedettes. Une manière pour les promoteurs de faire partager au reste du monde la richesse de la culture et de la tradition africaine.





