Clovis_AgbahoungbaProduction cinématographique au Bénin

La série télévisée « Allo Cousin » en tournage

Hier, le jeune réalisateur Clovis Agbahoungba a démarré le tournage des 6 premiers épisodes d’une série télévisée appelé  « Allo Cousin ». Un pari pour lui, de combler un temps soit peu le déficit d’images de chez nous sur les écrans de la télévision. Un film typiquement made in Bénin avec une quarantaine d’acteurs émérites de la place. Le premier clap a été donné à Fidjrossè Jacquot.

Sessi T.

« Moteur ! ça tourne ! Clap.  Action ! » Autant de mots d’ordre qui ont précédé le tournage de la première scène du premier épisode « Les débrouillards de la cité »  de la série télévisée « Allo Cousins » du jeune réalisateur Béninois Clovis Agbahoungba. Il sonnait 9heures 15 minutes. Une ambiance de travail s’installe dans le salon de la villa qui accueille le tournage à Fidjrossè Jacquot. Acteurs, cadreurs, assistants réalisateurs, maquilleuses, éclairagistes tous à l’unisson pour une bonne production. La scène se déroule dans une ville où deux parents du village sont venus rendre visite à leur cousin. Ils sont accueillis par la fille du cousin, qui les installe au salon avant de les annoncer à son père. Voilà qui plonge dans l’univers de la série télévisée « Allo cousins ». Un travail de fourmi, qui sans doute apportera du réconfort et de la joie dans les cœurs des téléspectateurs.

Selon le réalisateur, la série télévisée « Allo cousin » est une série de 12 épisodes de 7 minutes instantanés. Chaque épisode de la série est bouclé et indépendant. Le même acteur revient dans chaque épisode et interprète chacun un personnage différent selon l’histoire. Il s’agit d’un sitcom où des faits de société sont mis en relief avec une note d’humour et de tradi-comédie. 

Tout est parti selon Clovis Agbahoungba, d’une histoire de deux cousins, candidats à l’exode rural. Mais le cousin aîné, en raison de son état physique abandonna la course et laissa le plus jeune partir pour la quête du « bonheur ». Une fois en ville, une conversation téléphonique s’installe entre les deux cousins. Le cousin « citadin » informe le cousin « rural » des conditions difficiles de la ville avec les affres et les vices qu’elles entraînent : escroquerie, chômage, prostitution, harcèlement sexuel en milieu scolaire, vol et bien d’autres. Un entretien « aller-retour » qu milieu duquel se trouve le téléspectateur qui vit les faits au travers des épisodes de sept minutes. Il est le témoin des réflexions et du vécu des deux cousins ; vécu dans lequel le téléspectateur se retrouve et s’interroge à partir de la comédie du film. D’où le concept « Allo cousin ». A la fin de chaque épisode l’un des cousins tire une conclusion en qui de leçon de vie. 

« Allo cousin » tout en s’adressant aux jeunes africains, est un témoignage et un appel aux africains à compter sur leurs propres efforts pour leur réel développement. Au nom des six épisodes actuellement en tournage on peut citer : « Les débrouillards  de la cité », « le faux neveu », « un mari apetissant », « adieu million », « Nouveau record du monde », « vol Arrêté ». Dans cette aventure on retrouve les acteurs comme le Major Ayéchro, Sébastien Davo et bien d’autres. La production de cette série est assurée par Sud Action de Hector Singbo.  Le film a bénéficié, par ailleurs d’une aide à la production du Fonds francophone de production audiovisuelle du sud de l’Agence Intergouvernementale de

la Francophonie

en 2004. Vivement que le bout du tunnel soit atteint pour que les téléspectateurs béninois savourent des images « made in Bénin ».

Note sur le réalisateur

Clovis Agbahoungba est un jeune réalisateur béninois. La trentaine, il s’est illustré dans bien de productions à partir de sa formation. Avec le scénario de « Allo cousin », il a bénéficié d’important stage tant au Bénin notamment au Centre International des Radios et Télévisions d’Expression Française (Cirtef), qu’à l’étranger. Il se fait la main au Centre Imagine de Gaston Kaboré à Ouagadougou au Burkina Faso. Talentueux, il se retrouve en Europe et se fait une petite place au milieu des réalisateurs et techniciens audiovisuels notamment à Lyon, Marseille et Paris. Son challenge aujourd’hui est d’envahir les écrans de nos télévisions par des images qui reflètent le vécu des populations.